Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Paris, vers 1973 (10,8/8,5 cm).
Reference : 1253
Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu
Actualités
M. Daniel Azoulay
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Balzac, Mérimé, Stendhal, Napoléon, St. Vincent de Paul, Casanova, Edgar Poe, Paul de Molènes, Henry IV, Ch. Baudelaire.
Reference : 31668
Maxilien Vox, 1944/1945, Collection "Brins de Plume", In/6 broché, oblong, couverture remplié, tirage mille exemplaires sur B.F.K. Rives tiré pard Daniel-Luxe à Lille pour Union Bibliophile de France, tirage numéroté. N° 1 Les Caprices de la Gina, par H. de Balzac, texte retrouvées par Marcel Bouteron, 63 pages (tache sur la couverture) - N° 2.- Viccolo di madama Lucrezia, par Mérimée 74 pages - N° 3 Vanina Vanini : chronique italienne, par Stendhal, 80 pages - N° 4 Lettres de Napoléon à Joséphine, 56 pages - N° 5 L'Évangile selon Saint Vincent de Paul d'après les entretiens spirituels, 56 pages - N° 6 Mon cher Casanova : lettres d'amour, de Manon Balletti, 58 pages - N° 7 Le Corbeau, par Edgar Allan Poe ; traduit par Ch. Baudelaire, 58 pages - N° 8 Réflexions sur l'Imitation de N.S.J.C., par Paul de Molènes ; (préf. de Barbey d'Aurevilly et postface par le général du Barail) 56pages - N° 9 - Lettres d'Henry IV à Corysande : 1585-1597, 56 pages - N° 10 Mon coeur mis à nu : journal intime, par Ch. Baudelaire, 69 pages.
Paris, Librairie Plon, de la Bibliothèque Elzévirienne, 1889. In-12, CXXV (préface)- 338 pp.-[2]. Fac-similé en frontispice d'un tiers de page du manuscrit autographe de Restif de la Bretonne. Reliure éditeur pleine percaline rouge, dos lisse titré en lettres dorées et orné de la sphère elzévirienne dorée, plats ornés de filets d'encadrement et de fleurons d'angles à froid. Belle impression sur papier vergé. ( coiffes un peu fripées).
Seconde édition établie par Paul Cottin, publiée une première fois dans la Revue Rétrospective en 1886. Journal que Restif commença à rédiger vers 1785, dont le manuscrit fut découvert dans le dépôt des archives de la Bastille, à la Bibliothèque de l'Arsenal, une centaine d'années plus tard. (Rives Childs L, p. 344 ; Daval, Bibliographie de la Bibliothèque elzévirienne, 69). Bon exemplaire. Photos sur demande.
1928 / 227 pages. Broché. Editions Stock.
Couverture piqué, pied de dos rogné, intérieur présentant des rousseurs plus ou moins fortes selon les pages. Accompagné d'un lettre de la famille Constant.
Paris, E. Plon, Nourrit, 1889 in-16, [2] ff. n. ch., cxxv pp., 338 pp., un f. n. ch., avec un fac-similé hors texte, percaline cerise, dos et plats ornés de décors dorés et à froid (reliure de l'éditeur). Dos frotté.
Édition originale posthume de ce journal quotidien, reconstitué à partir des graffitis que Restif avait l'habitude de laisser sur différents supports au cours de ses excursions parisiennes ."Restif commençait à écrire ces Inscripcions le 1er septembre 1785. Le manuscrit a été découvert dans le dépôt des archives de la Bastille, à la Bibliothèque nationale, une centaine d'années plus tard". (Rives Childs)Rives Childs, 344. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.