Reference : DJA28JB
ISBN : B00442HF6W
Grasset Broch D'occasion bon tat 01/01/1930 150 pages
Fenêtre sur l'Asie
M. Alexis Chevalier
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France
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S.l. [Paris] s.d. [vers 1730] in-4 en feuille, premier feuillet sali
3 pp. In fine : "Ces eaux se débitent aux Carmes déchaussez, près le Palais du Luxembourg, Fauxbourg Saint-Germain, à Paris".Un des prospectus publicitaires parisiens pour le remède traditionnel de l'Eau des Carmes, préparation alcoolisée à base de mélisse, de 23 autres ingrédients et d'eau distillée, à la composition presque inchangée depuis 1611. Il s'agit ici de la version du père Damien, commercialisée par les Carmes réformés de la rue de Vaugirard, en concurrence directe avec le couvent des Grands Carmes (de la place Maubert).La préparation est toujours commercialisée de nos jours en pharmacie : si, en 1797, les Carmes de la place Maubert en confièrent la recette à la Société des Pharmaciens de Paris, ce n'est pas par ce biais qu'elle est parvenue jusqu'à nous. En effet, c'est en mars 1824, qu'un acte de société fut passé entre les carmes survivants de la rue de Vaugirard, au nom de frère Antoine-Laurent Paradis. En 1829, le frère Paradis, dernier des Carmes, s’associa avec son neveu Antoine Royer. Enfin, en 1834, Amédée Boyer épousa la veuve Royer et devint l’unique propriétaire de la société et l’unique détenteur du secret du dernier frère des Carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, fondant ainsi la Société de l’Eau de mélisse des Carmes Boyer. Cette société existe toujours, installée à Courbevoie en 1844, puis à Carrières-sur-Seine en 1990, et s'appelle aujourd'hui "Eau de Mélisse des Carmes"
Marseille, Veuve de Henry Martel, 1708. 3 parties en 1 vol. in-12 de 401-(8) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Nouvelle édition de la règle du Tiers-Ordre carmélite refondé en 1708 à Marseille sous le nom de "Tiers-Ordre de la Sainte-Vierge du Mont Carmel et de la Sainte Thérèse de Jésus". Le premier coutumier de l'ordre avait paru en 1637 et la troisième édition était publiée en 1695 à Paris par Urbain Coustelier sous le titre La règle et les statuts du Tiers Ordre de Nostre-Dame du Mont-Carmel. Fondé par des ermites sur le mont Carmel en Palestine à la fin du XIIe siècle, les premiers Carmes quittent leurs ermitages au début du XIIIe siècle pour établir leur ordre monastique en Europe, bientôt divisé en Grands Carmes et en Carmes déchaux, ces derniers issus de la réforme instituée par Thérèse d'Avila au XVIe siècle : dans sa bulle du 23 mars 1594, le pape Clément VIII étend aux Carmes déchaux les privilèges accordés précédemment à l'ordre du Carmel d'organiser des groupes de laïcs dénommés "Tiers-Ordre carmélite" - car créé dans un troisième temps. La règle du Tiers-Ordre est définie en 1637 par les Carmes chaussés et conservée jusqu'en 1708 où une nouvelle règle spécifique est définie. Le Tiers-Ordre est alors renommé en "Tiers-Ordre de la Sainte-Vierge du Mont Carmel et de la Sainte Thérèse De Jésus". Cette règle restera en vigueur jusqu'en 1921 où elle sera revue et mise à jour.Bois gravés pleine page répété au verso des feuillets de titre des deuxième et troisième parties. Ex-libris gravé sur le premier contreplat : Christ en croix avec la légende "O Crux ave, spes unica". Pâle mouillure marginale, reliure partiellement épidermée.
COUVENT DES CARMES DECHAUSSES (LYON) - EX-LIBRIS - EXLIBRIS - BOOK PLATE.
Reference : 15783
Lot de 6 imprimés de pharmacie du XVIIIe siècle - Thériaque de Venise, Eau de Mélisse des Carmes - Boule d'Acier d'Alsace, Eau de Cologne, Onguent de Dom Le Clerc, Eau du Sieur Guindre - 1776 Ensemble de six imprimés publicitaires de pharmacie et de parfumerie datant du XVIIIe siècle, provenant de sources et de régions variées, témoignage vivant du commerce des remèdes et cosmétiques d'Ancien Régime. La pièce la plus notable est sans doute l'Eau de Mélisse des Carmes Déchaussés de Vaugirard (1776), dont l'authenticité découle d'un Brevet du Roi en bonne et due forme : L'extrait des registres de la Commission Royale de Médecine rapporte que « les Prieur & Religieux pourroient continuer à composer, vendre & débiter comme ci-devant [...] ladite Eau de Mélisse », permission ensuite confirmée par Louis XVI lui-même, dont la signature figure en fac-similé typographique : « Signé, Louis. & plus bas, de Lamoignon. » Il s'agit de l'ancêtre direct de l'Eau de Mélisse des Carmes, remède encore commercialisé aujourd'hui. « Cette Eau est d'un prompt secours dans les foiblesses, syncopes, évanouissemens, & dans la léthargie. Dans ces accidens, il faut en donner une cuillerée pure aux Malades, qui se trouvent ordinairement soulagés aussi-tôt qu'ils en ont pris. » L'Eau et Sel Désopilant du feu Sieur Guindre (1er juin 1790) : Offre un instantané saisissant des débuts de la Révolution appliqués à la vie commerciale ordinaire : le neveu de l'inventeur y explique avoir dû quitter son ancien logement, « pour se conformer à la Loi sur les Maisons royales », le Grand-Commun de Versailles où résidait la famille Guindre étant repris par l'administration révolutionnaire. « ... moyen qui m'a fait arriver aujourd'hui premier Juin 1790 à 88 ans... » « Dans les maladies des enfans, qui tiennent leur origine du bas-ventre ; & vers l'estomac & des intestins, maux des yeux, gale à la tête & au visage, jaunisse, amaigrissement, ou atrophie, rachitis, ou maladie des os, & dans les convulsions des germes des dents. » La Boule d'Acier de la Chartreuse de Molsheim : Remède monastique alsacien nécessairement antérieur à 1791 (suppression de l'établissement), justifie ses vertus par une référence savante : « l'aimant prouve qu'il y en a [du fer] dans le sang humain, tellement qu'on peut dire avec Boerhaave, que le fer dont la partie terrestre approche le plus de la terre des végétaux & animaux, [...] en forme proprement le constitutif fondamental. » « Les Officiers & Cavaliers s'en servent avec succès pour les chevaux. » L'Eau Admirable ou Eau de Cologne : Se présente comme « un esprit volatil, extrait des simples les plus rares & les plus exquises », aux vertus fortifiantes et régénératrices, avec un usage aussi bien interne (dilué dans le vin) qu'externe. « Ranime les esprits vitaux, aide aux coctions & en chasse puissamment tous les excréments. » L'Onguent de Dom Le Clerc : Religieux bénédictin de l'abbaye normande du Bec, il est présenté comme un remède externe universel : « Il tire & guérit tous les abcès du corps qui y sont attachés, quoiqu'ils ne paroissent point au dehors. » « Il tire des Plaies tous les corps étrangers ; comme le bois, les épines, le fer, le plomb, les Esquilles des os, sans qu'il soit besoin de faire ouverture avec les instrumens de Chirurgie ; & cela ordinairement en moins de vingt-quatre heures, & sans douleur. » Enfin, la Thériaque d'Andromaque le Vieux : Composée à Venise par l'apothicaire Jérôme Mantovani, résume à elle seule la réputation multiséculaire de ce remède universel : « C'est un antidote salutaire contre la Peste, & un excellent perservatif de toutes sorte de maux contagieux [...] Elle rend l'homme joyeux, fortifie le coeur & en calme les palpitations & les passions. » Fait notable, ce placard imprimé à Venise l'est intégralement en français, signe d'une destination commerciale tournée vers une clientèle francophone. « On passe sous silence plusieurs autres qualités qui lui sont propres, lesquelles pour être manifestées à tout le monde en rendroient le détail aussi ennuyeux que superflu. »
Paris EAU DE MELISSE DES CARMES PROSPER DUMONT 1865 Une Chromolithographie Originale en couleurs , Format : 15 centimètres de haut par 10,6 centimètres de large, sur carton, sans date (1865) Paris EAU DE MELISSE DES CARMES PROSPER DUMONT, 58, Rue de Rivoli, PARIS Éditeur,
SUPERBE LITHOGRAPHIE EN COULEURS .......... TRÉS RARE ........ en trés bon état (very good condition). trés bon état