Reference : 44786VCSL
ISBN : B001853HUQ
Hachette Broch D'occasion tat correct 01/01/1914 150 pages
Fenêtre sur l'Asie
M. Alexis Chevalier
49 rue Gay Lussac
75005 Paris
France
01 43 29 11 00
Par correspondance ou en librairie (sur rendez-vous). Envoi possible par Mondial Relay pour limiter les frais de port (nous le signaler). Modes de règlement : - Paypal - Chèque (à l'ordre de "Fenêtre sur l'Asie" à expédier à Librairie Gay Lussac, 49 rue Gay Lussac, 75005 Paris - Virement (nous contacter pour obtenir notre RIB)
E.Deman, Libraire-Editeur Bruxelles 1904 In-8 ( 235 X 155 mm ) de 183 pages, demi-percaline bronze à la bradel, dos lisse janséniste avec pièce de titre de basane grenat, couverture conservé. Illustrations et fac-similés hors-texte. EDITION ORIGINALE. Bel exemplaire.
Alphonse Lemerre Paris 1880 In-12 ( 160 X 100 mm ) de 413 pages, broché sous couverture imprimée. Couvertures effrangées.
1848-1902 Alfred de Musset (1810-1857) est rongé par le "mal du siècle". Après sa liaison tumultueuse avec George Sand, il sombre dans l'alcoolisme, en proie à la dépression, et mène une vie sentimentale dissolue. Sa mère qui est veuve depuis 1832 trouve refuge auprès de sa fille cadette à Angers, elle doit faire appel en 1847 à une gouvernante pour s'occuper de son "cher Alfred".Après avoir été la première femme de chambre de la princesse de Salm, Adèle Colin (1816-1907) va devenir le principal témoin de la vie du poète dans ses dernières années, son infirmière et sa secrétaire, participant plus tard à sa gloire posthume avec deux livres de souvenirs signés de son nom d'épouse, Adèle Martellet : "Dix ans chez Alfred de Musset" (Chamuel, 1899), puis "Alfred de Musset intime" (Juven, 1906).Ces archives, pieusement conservées par la gouvernante, comptent 10 lettres adressées à Alfred de Musset lui-même : six par sa mère entre 1854 et 1856 (5 enveloppes conservées), une par son frère Paul, une facture de vétérinaire pour la pension de son chien Marzot en 1852 (!) et deux très belles lettres signées de Cristina Trivulzio Belgiojoso (1808-1871), écrivaine issue de l'aristocratie italienne dont le poète était follement épris et qui deviendra une figure du Risorgimento. La première est une cinglante lettre de rupture de la fin des années 1830 (3 p. in-8). Lui demandant s’il n’aurait pas "mieux fait d’abdiquer un peu", la princesse Belgiojoso invite Musset à "oublier quelquefois [sa] géante personne, à la soumettre, à en laisser à d’autres la direction", lui rappelle qu’il existe "une satisfaction dans le sacrifice" puis achève avec une lassitude assassine : "Je ne puis vous écrire davantage parce que j’ai mal aux yeux et je n’y vois goutte. Et d’ailleurs, m’écoutez-vous jamais ?" Une dizaine d'années plus tard, tout est pardonné, elle lui adresse de chaleureuses félicitations en février 1849 pour sa nouvelle comédie créée au Théâtre-Français : "Je ne puis résister au besoin de vous dire que vous venez de faire un petit chef d'oeuvre. Votre "Louison" est admirable de grâce, de vérité, de finesse et de sensibilité. Vous pensez et sentez comme Shakespeare, et parlez comme Marivaux. C'est un étrange amalgame, dont l'effet est très saisissant. Vous ne vous souvenez peut-être plus que j'existe ; n'importe vous avez trouvé un bon moyen pour perpétuer votre souvenir même dans l'esprit le plus oublieux." (3 pages in-18, enveloppe conservée).Dans ses 6 lettres à son fils, Edmée de Musset se préoccupe surtout de sa santé. L'une d'elles est d'ailleurs envoyée à l'établissement des bains de mer du Croisic où le poète suit une cure en septembre 1854. Mais le plus sûr moyen pour obtenir des renseignements est de passer par la gouvernante, comme en témoigne une bonne partie des 80 lettres adressées par Mme de Musset à Adèle Colin entre 1848 et 1863 : "Me sachant consignée à la porte de mon fils comme un créancier incommode et poussée par mon inquiétude, je prends le parti de vous écrire…" (22 janvier 1853). "Il n’aime point à écrire, ne répond pas à mes lettres, et ce n’est que rarement que j’ai des nouvelles par son frère" (8 octobre 1856). Un autre jour, le poète ayant congédié sans préavis la jeune servante, Mme de Musset fait tout pour la retenir : "Les hommes sont changeants, mais dans tous les temps et à tous les âges, ils ont besoin de soins, d’attachement et croyez-moi, il reviendra toujours à apprécier les vôtres. Je vous recommande donc beaucoup de patience, la plus grande douceur (…) surtout ne vous plaignez pas et parlez-lui toujours avec amitié" (13 juin 1849).La mère suit aussi avec attention la vie littéraire et veut savoir tout ce qu'on dit de son fils, notamment lors de son élection à l’Académie française en 1852. La mort du poète en 1857, loin de les distendre, renforce les relations de la gouvernante avec le clan Musset. Après une longue lettre d'explication avec la mère dont elle a conservé le brouillon (11 pages in-8), Adèle Colin devient une intime de son frère Paul (qui lui adresse 56 lettres entre 1857 et 1880), puis de sa soeur Hermine (20 lettres entre 1863 et 1902).Le culte posthume d'Alfred de Musset est au coeur de ces échanges : sa sépulture au cimetière du Père Lachaise, les articles et chroniques de la "Revue des Deux Mondes" ou du "Journal des Débats" où se façonne sa légende, la publication en 1859 du livre événement de George Sand, "Elle et lui", et la réponse immédiate de Paul de Musset, "Lui et elle", puis la véritable hagiographie donnée par le frère en ouverture des "Oeuvres complètes", les reprises de ses différentes pièces, sans oublier le sévère conflit opposant la famille à l’éditeur Gustave Charpentier qui prétendait avoir convaincu Musset de lui céder ses droits d'auteur moyennant une rente viagère...On trouve en complément une quarantaine de lettres et cartes adressées à Adèle Colin par diverses personnalités, dont la princesse de Salm-Kyrbourg (4 lettres), Ulric Guttinger (9), l'éditeur Gustave Charpentier (3), Emile Augier (6), l'écrivaine Élise de Pressensé (5), Paul Déroulède (8), Sully Prudhomme, Jules Claretie, etc.ENSEMBLE UNIQUE auquel on joint les deux livres de souvenirs sur Musset signées Adèle Martellet, ainsi que la biographie d'Alfred de Musset par son frère Paul.
Charpentier L. Hebert Paris 1884 In-8 ( 245 X 160 mm ) demi chagrin marron. Dos à 4 nerfs ornés d'un filet à froid. Titres dorés sur pièces de basane marron clai. Fleurons dorés entre-nerfs.372 pages.Portrait de Paul de Musset en frontispice sous serpente.Avec fragments inédits en prose et en vers et lettres inédites.Une gravure d'après un dessin de Emile Bayard.
L’une des plus élégantes éditions collectives des œuvres d’Alfred de Musset éditée par A. Lemerre en 1876-1877. 1876-1877.11 volumes in-12 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., 1 frontispice, 404 pp., 4 gravures hors texte, (1) f., (1) f.bl.; II/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait en double état, 335 pp., (1) p., (1) f.bl., 5 gravures hors texte ; III/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait en double état, 453 pp., (3) pp., (1) f.bl., 6 gravures hors texte ; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 405 pp., (3) pp., (1) f.bl., 3 gravures hors texte ; V/ (1) f.bl., (2) ff., 413 pp., (3) pp., (2) ff. bl., 6 gravures hors texte ; VI/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait en double état, 391 pp., (5) pp., (1) f.bl., 3 gravures hors texte ; VII/ (1) f.bl., (2) ff., 390 pp., (2) ff., (1) f.bl., 5 gravures hors texte ; VIII/ (1) f.bl., (2) ff., 351 pp., (5) pp., (1) f.bl., 6 gravures hors texte ; IX/ (1) f.bl., (2) ff., 436 pp., (1) f., (1) f.bl. ; X/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait en double état, 275 pp., (2) pp., (1) f.bl., 3 gravures hors texte ; XI/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait en double état, 361 pp., (4) pp., (1) f.bl.Plein maroquin havane, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque signée de Pagnant.160 x 87 mm.
1°) Œuvres de Alfred de Musset.- Poésies. 1828-1833. Contes d’Espagne et d’Italie. – Poésies diverses. – Spectacle dans un fauteuil. Namouna. Ibid., id., (Impr. J. Claye), MDCCCLXXVI (1876), petit in-12.2°) Œuvres… Poésies, 1833-1852. - Rolla. - Les Nuits. - Poésies nouvelles- Contes en vers . Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), petit in-12.3°) Œuvres… Comédies et proverbes. - La Nuit vénitienne. - André del Sarto. - Les Caprices de Marianne. - Fantasio. - On ne badine pas avec l'amour. - Barberine. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), pet. in-12. 4°) Œuvres... Comédies et proverbes. - Lorenzaccio. - Le Chandelier. - Il ne faut jurer de rien. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), pet. in-12.5°) Œuvres... Comédies et proverbes. - Un Caprice. - Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. - Louison. - On ne saurait penser à tout. - Carmosine. - Bettine. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), pet. in-12. 6°) Œuvres... La Confession d'un enfant du siècle. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), pet. in-12. 7°) Œuvres ..... Nouvel1es. – Les deux Maîtresses. - Emmeline. - Le fils du Titien. - Frédéric et Bernerette. - Croisilles. – Margot. Ibid., id., MDCCCLXXII (1876), pet. in-12.8°) Œuvres ..... Contes et Nouvelles. - Croisilles. - Le Merle blanc. - Pierre et Camille. – Le secret de Javotte. - Mimi Pinson. – La Mouche. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), petit in-12. 9°) Œuvres ..... Mélanges de littérature et de critique. - Le Tableau d'église. - Revue fantastique. - L'Art moderne. - Salon de 1836. - Lettres de Dupuis et Cotonet. - Faire sans dire. - De la tragédie. – Mlle Pauline Garcia. —Discours de réception à l'Académie française. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), pet. in-12. 10°) Œuvres ..... Œuvres posthumes. - Poésies diverses. - Un souper chez Mlle Rachel. - Faustine, - L'Ane et le Ruisseau. - Lettres. Ibid., id., MDCCCLXXVI (1876), Pet. in-12.Cette édition est complète en 10 volumes ; on y joint généralement un onzième volume, la Biographie de Alfred de Musset, par son frère Paul de Musset.160 x 87 mm.L’une des plus élégantes éditions collectives des œuvres d’Alfred de Musset éditée par A. Lemerre en 1876-1877.Précieux exemplaire du tirage de luxe imprimé sur papier de Chine portant le numéro 62 sur un tirage de 110.Il a été tiré 42 eaux-fortes, dessinées par Henri Pille et gravées par Monziès, pour illustrer cette édition. L’exemplaire est enrichi de plusieurs portraits tirés sur Chine en double état avant lettre, en noir et sanguine.Alfred de Musset a laissé une œuvre considérable ; l'étonnant dans son cas est que le meilleur et le plus profond de cette œuvre a été écrit entre dix-neuf et vingt-huit ans. On ne peut que s'étonner de la précocité non seulement de son talent de poète, mais surtout de sa connaissance de l’homme. Relativement rédigé dans sa grande période de création, il pourra cependant voir naître sa gloire, surtout à partir de 1850. Il reste par son éloquence, sa chaleur, sa sensibilité, celui de nos poètes romantiques qui parle le plus directement au cœur, un des plus modernes, malgré l'imperfection de la forme, par le drame moral et intellectuel qu'il a vécu ; son théâtre, longtemps méconnu, a trouvé au XXè siècle une audience considérable et presque unique. En particulier, au cours des années 1920-1935, aucun auteur français n'a eu autant de représentations d'œuvres différentes. Ce succès tient à ce fait que, débarrassé des contraintes matérielles de la représentation, Musset a pu devancer son temps et donner en toute liberté à son œuvre dramatique la fantaisie, la profondeur ou la justesse d’observation que demande le public moderne. (Philippe Van Tieghem)Précieux et superbe exemplaire appartenant au tirage de luxe imprimé sur Chine revêtu d’élégantes reliures en maroquin havane de l’époque.