Lausanne, La Guilde du livre, 1967. In-8, pleine toile décorée. Mise à part une toute petite tache au premier plat, en belle condition. Frontispice de Pierre Monnerat.
Reference : 8921
Tirage limité à 8030 exemplaires numérotés, celui-ci ne l'est pas mais il est marqué "Exemplaire de collaborateur".
La Bergerie
Mme Aline Berger
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La France attache son nom à l’exploration des Mers Australes et publie la première carte de la Nouvelle-Zélande. Paris, Barrois l’aîné, 1783. In-8 deviii pp., 290 pp., 5 planches et 2 cartes hors-texte dont 1 dépliante, (1) f. Plein-veau marbré, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 189 x 120 mm.
Édition originale de la plus grande rareté de cet ouvrage capital pour l’histoire de la Nouvelle-Zélande et de la Tasmanie. Il s’agit du récit de l’une des toutes premières expéditions françaises en Australie et en Nouvelle-Zélande. Sabin, XVII, 439; Davidson, A Book Collector's Notes, pp. 98-99 ; Dunmore, t. I, p. 182 ; Du Rietz, Bibliotheca Polynesiana by Kroepelien, 1104 ; Hill, 401; Hocken, pp. 21-22; Howgego, I, C222, p. 285; Le Nail, Explorateurs et Grands Voyageurs Bretons, p. 32; New Zealand National Bibliography, t. I, 1502. “The first printed French maps of New Zealand were Marion Dufresne’s maps of 1772 in this account of Crozet’s voyage.” (Tooley, The Mapping of Australia, p. XII et p. 308, 158). “Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years… ” (New Zealand National Bibliography). “It is an exceedingly rare item and is seldom available.” (Davidson, A Book Collector’s Notes, pp. 98-99). Excellent marin, bien en cour, féru des nouveautés scientifiques, mais aussi commerçant très actif, sa curiosité est éveillée par l’accostage à Port-Louis du « Brisson », lequel ramène en Polynésie le Tahitien Ahu-Toru qui avait accompagné Bougainville en France et auquel le célèbre circumnavigateur avait promis le retour au pays. L’intendant Pierre Poivre a des instructions très précises et le devoir d’organiser la suite du voyage. Marion-Dufresne propose de l’organiser - en grande partie à ses frais - en combinant le retour de Ahu-Toru, l’exploration du sud des Océans Indien et Pacifique au-delà des 45° de latitude sud afin de repérer un éventuel continent inconnu, la reconnaissance du littoral de la Nouvelle-Zélande aux fins «de profits de pêche», et, enfin, la poursuite de la recherche vers le détroit de Torrès et Timor d’un endroit «propice à l’établissement d’un comptoir commercial». Poivre est d’accord, informe le ministre et met à la disposition de l’entrepreneur-marin une flûte de 450 tonneaux le « Mascarin » ; Marion-Dufresne affrête de son côté la frégate « Marquis de Castries » qu’il confie à Julien Crozet avec lequel il a déjà navigué. Les deux navires appareillent de Port-Louis le 18 octobre 1771, trois mois avant l’expédition commandée à Kerguelen dans le but de trouver un éventuel «continent austral». Ahu-Toru décède de la variole (sans doute contractée à Port-Louis) le 6 novembre au large de Madagascar; il n’est plus nécessaire de remonter jusqu’à Tahiti, aussi Marion-Dufresne informe le ministre qu’il fait route au Sud-Est, sous les 40°: il découvre des îles: Crozet, celle qui - maintenant sud-africaine - s’appelle «prince Édouard» après qu’il l’eut baptisée Terre de la Caverne. Une avarie assez sérieuse oblige, en janvier 1772, à trouver un abri, puis un épais brouillard gène la lente reconnaissance de poussières d’îles, sans que l’on parvienne à détecter un véritable archipel. Fin janvier, l’expédition est géographiquement assez proche de celle de Kerguelen: peut-être Marion-Dufresne a-t-il découvert les Kerguelen avant Kerguelen ? En février, à l’initiative de Crozet, on oblique à l’Est et le 3 mars on est en vue de la terre de van Diemen (Tasmanie), 130 ans après ce dernier. L’escale est pittoresque, amicale avec les insulaires; on fait de l’eau et des fruits frais. Plus loin, les autochtones accueillent avec des lances et des sagaies, ce qui amène à en tuer quelques-uns. Marion-Dufresne traverse la mer de Tasmanie et longe les côtes de l’Ile nord de Nouvelle-Zélande, leur donne des noms français sans savoir que Cook a déjà procédé à cet inventaire et ces baptêmes en 1769. Il aborde la Baie des Îles, noue des relations amicales avec les Maoris locaux, remarque leur parenté linguistique avec les Tahitiens, fait beaucoup d’observations, établit trois camps, préludes dans son esprit à un « comptoir » plus sérieux. Mais les choses se gâtent ; on fait la fête le 8 juin, mais un petit groupe de matelots en reconnaissance ne rentre pas. Marion-Dufrene descend à terre avec un groupe d’hommes et ne revient pas. Le 12 juin, il est certain que l’intrépide commandant a été massacré ; la troupe est envoyée à terre, punit, exécute quelques Maoris, incendie un village après avoir trouvé les restes d’un repas cannibale. Il est impossible de rester dans ces conditions, décrites avec précision dans le journal de bord, et l’expédition appareille le 12 juillet, sous le commandement de Crozet et de son second Ambroise Le Jar de Clesmeur. Tous deux ignorent quels étaient les réelles intentions du disparu ; les officiers réunis en conseil décident de continuer à remonter la côte et de rejoindre la route du nord « sans chercher des terres éloignées », ils doublent ainsi l’Île Rotterdam des Tonga, relâchent aux Mariannes. La navigation est lente, difficile, les cas de scorbut se multiplient. Le 23 août, les deux unités franchissent l’équateur, obliquent vers l’ouest, relâchent à Guam ou le gouverneur espagnol fournit eau fraîche, vivres et soins ; il donne aussi un pilote pour conduire les deux navires jusqu’à Manille « où on tire quelques profits des cargaisons embarquées », les deux navires et les hommes remis en état appareillent à la fin de l’année et rejoignent Port-Louis sans encombre en avril 1773. Le ministre, et les autorités trouvent les résultats de l’expédition bien décevants: pas de continent austral, seulement d’arides poussières d’îles, au climat peu attrayant et à la végétation sans intérêt. Sur le plan commercial c’est un coûteux échec : la cargaison s’est mal vendue, il reste 400 000 livres de dettes, notamment les salaires des membres des équipages et les frais de réparations. L’affaire traînera jusqu’en 1788. La mort tragique de Marion-Dufresne, qui voulut faire cohabiter exploration et spéculation commerciale, ajoute à la désillusion et montre l’impossibilité d’une installation durable dans des terres aussi hostiles et éloignées. Sans doute cette aventure est-elle la dernière des «expéditions de découverte» telles qu’elles furent menées par la plupart des Marines occidentales des XVIIe et XVIIIe siècles. (Canal Académie, «Des marins et des navigateurs», Françoise Thibault, janvier 2013). «This was the only form in which the voyage was published; it did not appear in English until H. Ling Roth's translation of 1891». «Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years» (New Zealand National Bibliography). L’illustration se compose de 4 beaux portraits de Maoris, d’une représentation d’un cèdre, d’une carte dépliante révélant les découvertes de Surville et de plus petites cartes montrant les découvertes de Marion-Dufresne en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie. Superbe exemplaire d’une grande fraicheur, conservé dans sa reliure de l’époque, de cette édition originale de la plus grande rareté.
"The scarcest and most valuable of the large atlas folios of South African illustration... a most magnificent work." (Mendelssohn). S.l.n.d. [London, 1804-06]. 2 tomes réunis en 1 volume in-folio de : I/ 1 titre frontispice, (5) ff. de texte et 15 planches en couleurs à pleine page ; II/ 1 frontispice, (5) ff. de texte et 15 planches en couleurs à pleine page. Soit au total, 2 titres à pleine page à l’aquatinte et 30 planches en couleur à pleine page. Planches 1 et 29 légèrement piquées. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tranches dorées. Qq. frottements, dos refait au XIXe siècle. Reliure de l‘époque.
Edition originale de ce somptueux ouvrage illustré sur l’Afrique du sud. Brunet, II, 489 ; Graesse, II, p. 325 ; Gay 3136 ; Hardie 133 ; Mendelssohn, I, 411-12 ; Prideaux 245 ; Tooley 168 ; Abbey Travel 321. "The scarcest and most valuable of the large atlas folios of South African illustration... a most magnificent work." (Mendelssohn). Samuel Daniell (1775-1811) est un peintre et un dessinateur anglais qui arriva en Afrique du Sud le 9 décembre 1799. Il fut nommé secrétaire et artiste de l'expédition de 1801-1802 ralliant le Cap de Bonne-Espérance au Bechuanaland, menée par P.J. Truter et William Somerville. De retour en Angleterre, Daniell publia Paysages et animaux africains (1804-1805) grâce au soutien de son oncle le peintre Thomas Daniell et de son frère, le peintre et graveur William Daniell. Il partit ensuite pour Ceylan (l'actuel Sri Lanka), où il fit des esquisses de paysages et de personnes avant de mourir de la fièvre tropicale. Les textes accompagnant chaque illustration sont de Somerville et de Sir John Barrow, un géographe et explorateur britannique qui participa lui aussi aux premières expéditions britanniques en Afrique du Sud. Samuel Daniell dessinait des animaux dans leur habitat naturel, et son travail était apprécié pour la précision et l'attention portée aux détails. Le recueil comporte également des croquis de personnes rencontrées au cours de l'expédition et plusieurs paysages saisissants. Thomas Sutton écrit à propos du présent ouvrage: 'The coloured plates represent local scenery, animals singly or in groups in their natural surroundings, native types, and views of kraals' (p.107). Il poursuit: 'It may safely be said that never before had drawings of animals been presented so beautifully in their natural scenery. Particularly fine are the plates of the gnu, springbok, and the hippopotamus. The landscapes are equally fine, those of Sitsikamma, with the interlacing jungle trees and elephants watering, the Hottentot Kraal, and the Korah Hottentot Village being lovely things. Apart from these, such plates as the Halt of a Boor's Family and Boors returning from Hunting are valuable records of early itinerant life in South Africa ... [Dans cet ouvrage, Samuel Daniell] shows full control over his medium: his freshness of approach is apparent; his composition and colour are full of beauty; his animals are delicately drawn, his figure-studies full of life and sincerity and warmth' (pp.107 -111).” “Mr. Daniell embarked for the Cape of Good Hope, whence, after some stay, he passed into the interior of Africa, collecting much valuable information on his way, and making drawings of all the objects worthy of attention, even while continually assailed by hardships, and exposed to danger in very various shapes. In this journey Mr. Daniell was accompanied by two other scientific travelers; and this small party succeeded in penetrating further to the North-East than any Europeans had previously reached in the same direction. Of these drawings many have been engraved and given to the world in his publication entitled ‘African Scenery’, a work which, for design and execution, as well as novelty and variety of materials, has obtained very distinguished approbation. By all those who are capable of duly appreciating such labours, this volume alone would have been regarded as a testimonial not less honourable to Mr. Daniell’s zeal and industry as a lover of natural history, than to the spirit and fidelity of his pencil as an artist; but, during a residence in Africa of more than four years, he was so eager in the pursuit of his favourite study, that he amassed another very large collection of drawings also illustrative of that interesting quarter of the globe…” (The Gentleman’s Magazine, vol. 82). L’illustration somptueuse se compose de deux titres frontispices et de 30 aquatintes finement coloriées à la main à l’époque, représentant des paysages africains, des animaux dans leur environnement naturel, des habitants des villages traversés, etc. Précieux exemplaire de ce rare et somptueux ouvrage conservé dans sa reliure de l’époque.
Exemplaire Joseph-Henry Rosny, avec envoi, sur pur fil. Paris, Gallimard, (30 avril) 1929. 1 vol. (120 x 185 mm) de 227 p. et [2] f. Broché, chemise et étui (Devauchelle). Édition originale. Un des 697 exemplaires sur vélin pur fil (n° 321). Envoi signé : «À monsieur Rosny aîné. En hommage respectueux, Antoine de Saint-Éxupéry».
Très bel exemplaire offert par Antoine de Saint-Exupéry à J.-H. Rosny aîné : une dédicace parlante, et de circonstance pour le jeune romancier - rappelons que c'est son premier livre - qu'il adresse au président du plus prestigieux prix littéraire : celui décerné par l'académie Goncourt. L'ouvrage ne sera pas retenu dans la liste finale du prix (qui sera décerné à L'Ordre de Marcel Arland) ; Vol de nuit sera, deux ans plus tard, un peu mieux envisagé, puisqu'il parviendra jusqu'à la sélection finale. Il obtiendra la prix Femina. Pseudonyme de Joseph Henri Honoré Boex, J.-H. Rosny l'aîné est né le 17 février 1856 à Bruxelles. C'est l'un des grands fondateurs de la science-fiction moderne, avant les ouvrages de H.G. Wells : il est également l'auteur, avec son frère, du célèbre roman La Guerre du feu, en 1909. Les frères Boex seront tous deux, selon la volonté d'Edmond de Goncourt, nommés pour siéger à l'Académie éponyme, dont Rosny l'aîné occupe la présidence de 1926 à sa mort, en 1940 ; son frère l'y succédera. C'est vers 1925 que Saint-Exupéry rencontre, dans le salon parisien de sa cousine Yvonne de Lestrange, la fine fleur des éditions Gallimard : Gaston Gallimard, Jean Schlumberger et André Gide. Ces rencontres vont jouer un rôle fondamental dans son entrée en littérature. Gide poussera le jeune homme à écrire, lui qui vient d'échouer à l'École navale et suit un stage de perfectionnement à l'école de navigation aérienne de Brest. Engagé en 1926 par la compagnie Latécoère (la future Aéropostale), il transporte le courrier à destination de l'Amérique du Sud depuis Toulouse via l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie jusqu'à Dakar, où ce courrier embarque sur un bateau pour l'autre continent. C'est d'après ses souvenirs et ses mémos qu'il rédige Courrier Sud : le roman relate les notes du pilote Jacques Bernis à travers ses lettres envoyées depuis ses différentes escales. Saint-Exupéry en lira des passages à son cousin Honoré Estiennes d'Orves, son futur lecteur attitré. L'ouvrage est accepté par Gaston Gallimard. Premier livre, premier chef-d'oeuvre : «Un ciel pur comme de l'eau baignait les étoiles et les révélait. Puis c'était la nuit». La poésie se mêle, sans cesse, à la réalité et celle des hommes : l'Aéropostale des débuts, c'est un quatuor d'amitiés fortes et de pilotes intrépides, les mousquetaires que sont Jean Mermoz, Henri Guillaumet, Antoine de Saint-Exupéry et Marcel Reine.
Exemplaire de tête réimposé, relié par Martin.Bibliothèque Marcel de Merre. Paris, Gallimard, (30 avril) 1929. 1 vol. (165 x 215 mm) de 227 p. et [2] f. Demi-maroquin havane à coins, dos à nerfs, filets dorés sur les plats, titre doré, date en pied, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de P.-L. Martin). Édition originale. Un des 109 exemplaires réimposés sur vergé, celui-ci nominatif pour P. Deflandre (n° LXXXV).
C'est en 1925 que Saint-Exupéry rencontre, dans le salon parisien de sa cousine Yvonne de Lestrange, la fine fleur des Éditions Gallimard : Gaston Gallimard, André Gide et Jean Schlumberger. Ces rencontres vont jouer un rôle fondamental dans l'entrée en littérature de Saint-Exupéry. Avant de tenter l'aventure de l'Aéropostale en Amérique du Sud, Saint-Exupéry fut envoyé à l'école de navigation aérienne de Brest pour un cours de perfectionnement. À cette adresse lui parvinrent les premières épreuves de son livre, dont il lut des passages à son cousin Honoré Estiennes d'Orves, son futur lecteur attitré. Il n'y apporta que d'infimes corrections et le bon à tirer fut signé aux premiers jours d'avril 1929. C'est une version très étoffée de la nouvelle L'Aviateur, publiée dans la revue le Navire d'argent en 1926. Publié grâce à André Gide, qui préfacera deux ans plus tard Vol de nuit, Courrier Sud est préfacé par André Beucler qui soutenait le premier l'idée que « Saint-Exupéry n'est pas un écrivain », idée reprise et développée par André Malraux : Saint-Exupéry n'est pas un écrivain en chambre et « il ne veut rien écrire que sa vie ne garantisse ou qu'il n'ait eu l'occasion de vérifier à ses dépens. C'est en quoi l'univers proprement littéraire lui demeure suspect pour autant qu'il trompe le lecteur en le transportant dans un monde facile et fallacieux. Saint-Exupéry reste l'un de ces hommes contraints à l'exactitude, pour qui l'imagination peut bien s'ajouter à la réalité, mais non pas en tenir lieu (...) ». Très bel exemplaire : il provient de la bibliothèque de Marcel de Merre (ex-libris et vente, Paris, Sotheby's, 2007, n° 436).
Fédération Historique du Sud-Ouest . Bordeaux 1989
Très bon état Ouvrage cartonné, illustré de 25 planches photographiques. Recherches et travaux d histoire sur le sud ouest de la France. Histoire Archéologie Arts Sculpture Architecture Moirax Agen Agenais Lot et Garonne Aquitaine - largeur/hauteur :16x24 cm - poids : 670 g - nombre de pages : 271 & 25 p. - langue : Français