Jean-Jacques Pauvert, 1959. In-12 broché à l'italienne, couverture décorée.
Reference : 8158
Album de dessins imprimés en noir ou en deux tons, portrait de Bosc sous les barreaux en frontispice. L'une des pages est ajourée, incluant l'illustration suivante dans le gag.
La Bergerie
Mme Aline Berger
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A Lyon, de l'Imprimerie d'Aimé Vatar-Delaroche, 1793 in-4, 7 pp.
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Paris, imprimerie des Discours décadaires, An III de la république, 32 pp, in-8 broché sans couverture, 210X135mm. Titre manuscrit en page de titre. BON ETAT.
PHOTO SUR DEMANDE.
Éditions Jean-Jacques Pauvert, 1959, broché, non paginé.
Bon état : petite déchirure sans manque sur le coin supérieur gauche du premier plat de couverture, jaunissement du quatrième plat, petites taches au bas des quatre dernières pages, trace de colle sur la dernière page (façonnage ?), intérieur frais au demeurant.
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A Dax, chez Leclercq, 1794. Affiche imprimée (30 x 42 cm).
Document rarissime, affiche originale imprimée de la condamnation à mort de Marguerite Rutan (Metz, 23 avril 1736 – Dax, 9 avril 1794), Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul, supérieure de l'hôpital Saint-Eutrope de Dax depuis 1779, béatifiée le 19 juin 2011 aux arènes de Dax par le cardinal Angelo Amato au nom du pape Benoît XVI.Le jugement du 20 germinal an II (9 avril 1794) prononce la mort de Marguerite Rutan pour avoir « engagé à la désertion des Volontaires détenus dans ledit hôpital en leur offrant et donnant de l'argent », pour avoir été trouvée en possession de « pamphlets aristocratiques, fanatiques et contre-révolutionnaires, la plupart transcrit de sa propre main », et pour avoir « entretenu correspondance avec un parent du tyran d'Autriche ». En réalité, selon l'évêque d'Aire et Dax, Mgr Philippe Breton, lors de la béatification, « les témoins à décharge ne furent pas entendus » et le vrai motif était son refus de prêter serment sur la Constitution civile du clergé. Le directoire du district de Dax reconnut lui-même, un an après l'exécution : « La commune de Dax regrettera longtemps cette femme vertueuse qui, par caractère tenant à son opinion religieuse, a été inhumainement sacrifiée sur des motifs dont la preuve reste encore à acquérir. »Huitième de 15 enfants d'une famille modeste de Metz, Marguerite Rutan avait rejoint la Compagnie des Filles de la Charité en 1757, exercé des missions à Toulouse, Pau et Brest avant de prendre, à 43 ans, la direction de l'hôpital de Dax, où elle ouvrit une école et accueillit les mères célibataires abandonnées. Arrêtée en fin 1793 après le refus collectif des sœurs de prêter serment, elle comparut le 8 avril 1794 devant la Commission extraordinaire. Elle fut guillotinée le lendemain place Poyanne, après avoir chanté le Magnificat sur le chemin de l'échafaud et repoussé le bourreau en disant « Aucun homme ne m'a jamais touchée ». Sa cause fut introduite à Rome dès 1917, sous Benoît XV. Le décret reconnaissant son martyre en haine de la foi fut signé par Benoît XVI le 1er juillet 2010.Pierre Coste, Soeur Marguerite Rutan, fille de la charité ; Jean-Pierre Renouard, Marguerite de la Force : Vie, passion et mort de soeur Marguerite Rutan ; Bertrand Lucq, Marguerite Rutan et la terreur dans les Landes.
4 pages autographes de 49 vers signés sur 2 feuillets in-4 (avec deux repentirs), avec mention à l'encre, d'une autre main, en bas de la dernière page : "Paris Bd Saint Germain 1902" : Nous en livrons une transcription partielle : [ Manuscrit autographe signé ] Page d'Histoire : [ Il évoque la mort du dauphin Louis puis continue ... ] "Et le peuple affranchi déjà de son tyran / Se souvint tout à coup des Comtes émigrants, / Douta de voir jamais leur race anéantie / Et n'osa point trouver la Liberté grandie / Avec sous son pied rouge un cadavre nouveau, / Ce cadavre d'enfant et non de tyranneau. / Or, comme un meurtrier poursuivi par son crime / Voit toujours devant lui les traits de sa victime / O France qui ne fut méchante qu'une fois / Tu devrais le revoir ce fils blond de tes Rois / Et quand des imposteurs t'ont dit chacun : "Regarde!" / "Je suis Louis dix-sept ! " tu répondis, hagarde : / "Tous mes Rois sont morts, tous !" Et tu devais souffrir, / Car tu connaissais bien comme ils savaient mourir !" / 'Et c'était tout le temps et l'angoisse et la gêne / Dans cette liberté que tu goûtais à peine ! / Sans cesse on l'habillait de régimes nouveaux / Aussitôt rejetés, n'étant pas aussi beaux; / Tel un amant jaloux qui cherche avec ivresse / Les plus brillants joyaux pour parer sa maîtresse / Et n'en juge pas un digne de sa beauté, / Tel, le peuple, voulant orner la Liberté / Lui mit le Consulat après le Directoire / Et trouvant tour à tour chaque robe trop noire, / Chaque gouvernement trop étroit ou trop laid, / Enfin croyant trouver celui-là qu'il fallait / La força d'embrasser un vêtement, le pire / Et lui meurtrit le cou dans ce carcan : l'Empire / Mais nul ne supposa que son avènement / Sonnait pour nos aïeux l'heure du châtiment. / [ ... ] "Et la France partit dans la gloire au trépas ! / Et la France mourut ne s'apercevant pas / Qu'elle payait ainsi quelque dette divine, / Qu'un sabre châtiait alors la guillotine / Et que livrant à l'Aigle un par un tous ses fils / L'Aigle en les dévorant vengeait la fleur de Lys".
Beau poème autographe signé de Maurice Renard (1875-1939), l'écrivain à succès de nombreux romans fantastiques et de science-fiction, parmi lesquels le célèbre ouvrage "Les Mains d'Orlac". Dans le présent poème manuscrit, il évoque la mort tragique du dauphin Louis-Charles de France (1785-1795), connut comme "Louis XVII", et le poids de ce crime sur la conscience de la Nation... Bon tat (petites fentes en pliures)