Affiche au format 70 x 100 cm., à l'état de neuf. La même avec petites déchirures en bords pour 35 francs suisses.
Reference : 3177
Pour la pièce mise en scène par Pierre Biner au Théâtre Saint-Gervais (Genève) en 1987.
La Bergerie
Mme Aline Berger
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Paris, Gallimard, coll. «Le Chemin», (18 novembre) 1963. 1 vol. (140 x 205 mm) de 248 p., [2] et 1 f. Broché, non coupé. Tirage de novembre. Note autographe de François Mitterrand : «Le Procès-verbal, Le Clézio, 100 [fr.], chez Cayla, mars 65». Exemplaire complet du prière d'insérer.
Ce premier roman - qui reçoit le prix Renaudot - raconte « l'histoire d'un homme qui ne savait trop s'il sortait de l'armée ou de l'asile psychiatrique » et est, selon son auteur - alors âgé de vingt-trois ans - une oeuvre d'adolescent. En répondant au journaliste du Point Jacques-Pierre Amette, le romancier expliquait le contexte de sa rédaction : « C'était une drôle d'époque. J'ai commencé à écrire ce livre alors que la guerre d'Algérie n'était pas finie, et que planait sur les garçons la menace d'être envoyés dans le contingent. Un de mes camarades, un garçon très artiste, très rebelle, nommé Vincent, du fait de ses mauvaises notes, est parti à la fin de l'année 1960, et il a été aussitôt tué dans une embuscade. Un autre convoyait des fonds pour le F.L.N. Un autre était revenu en permission, le cerveau lessivé, ne parlant que de bazookas et de « bidons spéciaux » (comme on nommait pudiquement le napalm). [...] Alors j'écrivais Le Procès-verbal par bribes, dans le fond d'un café, en y mêlant des morceaux de conversation entendus, des images, des découpes de journal. Au jour le jour. Le roman a été fini après les accords d'Évian, quand j'ai compris que la menace s'arrêtait, que nous allions vivre. Il est resté un peu plus d'un an à l'état de manuscrit... ». François Mitterrand acquiert l'ouvrage près de dix-huit mois après sa parution, chez le libraire Robert Cayla, installé 28 rue Saint-Sulpice. Le Clézio vient alors de publier son deuxième roman, La Fièvre. François Mitterrand acquiert les deux volumes ce même jour de mars 1965, au même endroit : à l'évidence, il apprécie l'oeuvre du romancier qui est, de tous les auteurs strictement contemporains de la fin du XXe siècle, celui qui sera le plus représenté (avec huit titres) dans sa bibliothèque. En 1965, Le Clézio a déjà une certaine cote : le prix payé (100 francs) sur pur fil de La Fièvre est le même que cette édition - sur papier courant - du Procès-verbal.
Grand papier et envoi signé de Vialatte Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », (29 août) 1933. 1 vol. (120 x 190 mm) de 283 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé, sous emboîtage (Ateliers Laurenchet). Édition originale de la traduction d'Alexandre Vialatte. Préface de Bernard Groethuysen. Un des 148 premiers exemplaires sur alfa, celui-ci un des 18 exemplaires hors commerce (exemplaire n). Envoi signé du traducteur : «à Gabrielle Gras, avec le désir qu'elle me dédicace bientôt quelque chose, et avec mes respectueuses amitiés. A.Vialatte».
« Très cher Max, ma dernière requête : Tout ce que je laisse derrière moi doit être brûlé sans être lu » : Franz Kafka meurt le 11 juin 1924 au sanatorium de Kierling, l'actuelle Klosterneuburg, près de Vienne. Moins d'un an après, Max Brod publie contre les dernières volontés expresses de son ami le texte du Procès. Le sacrilège est aujourd'hui oublié ou pardonné, dit-on, et tout admirateur de l'oeuvre de Kafka le remercie secrètement du parjure. La traduction française paraîtra sept mois après l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Belle provenance que celle de Gabrielle Gras, célèbre libraire niçoise qui tenait la fameuse Librairie Paradis, au 12 rue de France. Elle est la compagne puis l'épouse (en 1957) de Pierre Abraham : frère de l'écrivain Jean-Richard Bloch, il publia en 1929 aux éditions Rieder un essai sur Balzac et en 1930 un essai sur Proust ; il traduisit également Brecht en français. Résistant et figure des Lettres à Nice pendant la guerre, il y dirigera un service de renseignements communiquant avec Londres et Alger. Il sera promu par le général de Gaulle commandant en septembre 1943, et lieutenant-colonel de l'armée de l'air en mars 1945. Voici ce qu'en dit Elsa Triolet : « À Nice même, Pierre Abraham et Gabrielle Gras avaient été amenés à tenir, rue de France, une librairie vivante comme un journal clandestin, les passants y amenant des nouvelles de Paris et d'ailleurs. Les Abragras, comme je les appelais, habitaient du côté du Paillon, un vrai appartement ; nous y allions dîner parfois ». Les exemplaire de tête avec envoi du Procès sont rares. On n'en connaît que cinq autres : Gaston Gallimard, Jean Pauhlan, Bernard Groethuysen, Henri Pourrat et à son épouse Hélène Vialatte. Dos passé, sinon bon exemplaire, dans un coffret des ateliers Laurenchet.
Le premier roman de l'auteur, avec envoi Paris, Gallimard, coll. «Le Chemin», (3 septembre) 1963. 1 vol. (140 x 210 mm) de 248 p., [1] et 1 f. Broché. Édition originale (pas de grands papiers). Un des exemplaires poinçonnés du service de presse. Envoi signé : «Pour Arlette et Maurice Alteirac, ce souvenir déjà ancien avec ma sympathie, JMG Le Clézio, mars 96 ».
Premier roman de J.-M.G. Le Clézio, Le Procès-verbal reçut le prix Renaudot à sa parution. Il est salué comme une oeuvre neuve, dérangeante, d'une grande densité formelle et marque avec éclat l'entrée en littérature d'un jeune homme de 23 ans, dont le manuscrit était resté près d'un an dans un tiroir avant que le comité de lecture de Gallimard, sous la houlette de Jean Grosjean et Georges Lambrichs, ne le retienne. Sa publication dans la collection « Le Chemin » - dirigée par Lambrichs - n'est pas anodine : elle l'inscrit dans une nouvelle forme de littérature sensible au réel qui narre la trajectoire énigmatique d'Adam Pollo, un être aux frontières de la société, de la folie et de la révolte, qui semble « ne pas trop savoir s'il sort de l'armée ou de l'asile psychiatrique ». Un récit halluciné, saturé d'images, de ruptures de ton, de visions et de méditations existentielles. Pollo est une figure en errance dans un monde qui n'a plus d'ancrage, ni politique, ni moral, ni poétique. Dans une confession livrée au Point des décennies plus tard, Le Clézio évoque le contexte intime et historique de la rédaction : « C'était une drôle d'époque. [...] J'écrivais Le Procès-verbal par bribes, dans le fond d'un café, en y mêlant des morceaux de conversation entendus, des images, des découpes de journal. [...] Le roman a été fini après les accords d'Évian, quand j'ai compris que la menace s'arrêtait, que nous allions vivre. » Derrière l'écriture fiévreuse, il y a donc la guerre d'Algérie, omniprésente, étouffante, destructrice. Plusieurs camarades de l'auteur partent au front - certains ne reviennent pas. La guerre traverse le roman comme une onde de choc silencieuse et livre une plongée mentale et critique de la société post coloniale. Entre errance et sidération, il est à lire comme l'acte inaugural d'un écrivain qui ne cessera par la suite d'interroger les frontières. Bel exemplaire du premier tirage, avec envoi.
[H. Langlois Fils et Cie] - Collectif ; Une Société d'Avocats et de Publicistes
Reference : 64683
(1827)
4 vol. in-8 reliure de l'époque demi-veau caramel, dos à 4 nerfs, H. Langlois Fils et Cie, Paris, 1827-1828 : Causes politiques célèbres du dix-neuvième siècle (4 Tomes - Complet) [ Contient : ] Tome I : Procès du Duc d'Enghien - Procès du Maréchal Ney - Procès du Général Moreau - Procès de Saint-Réjant, Carbon, Mlle de Cicé et autrs (machine infernale) - Procès du Général Berton(Conspiration de Saumur) ; Tome II : Procès du Général Malet - Procès de Louvel - Procès de Bories et autres (Conspiration de La Rochelle) - Procès de la Reine d'Angleterre ; Tome III : Procès de Murat (Joachim-Napoléon) Roi de Naples - Procès du Général Raphaël Riégo - Procès de Charles-Louis Sand (meurtre de Kotzebue) - Procès du Comte de Lavalette - Procès d'Arthur Thistlewood et autres ; Tome IV : Procès de Guindon, dit Roquefort (Assassinat du Maréchal Brune) - Procès des frères Faucher - Procès de Don Augustin Iturbide ex-Empereur du Mexique - Procès des Patriotes de 1816 - Procès de M. Le Comte Durand de Linois et de M. le Baron Boyer de Peyreleau - Procès de Béranger
Passionnant recueil pour l'histoire politique de la Restauration. Etat très satisfaisant (dos fort. frotté et petits mq. en coiffes, bon état par ailleurs).
Deux petits manques en marges et traces de pliures. Paris, imp. Beresniak, 1936. 1 f. (215 x 280 mm) impression noire sur papier ocre. Signé par André Breton et onze autres membres du groupe surréaliste, ce tract reproduit la déclaration lue par Breton au meeting de la Salle Wagram le 3 septembre 1936.
« En notre simple qualité d'intellectuels, nous déclarons que nous tenons le verdict de Moscou et son exécution pour abominables et inexpiables... ». Breton prend ici la défense de Léon Trotsky dans un contexte de méfiance et de suspicion qui a gagné le groupe surréaliste vis-à-vis de l'URSS. À rebours des communistes français qui présentent les procès de Moscou comme des opérations de justice, Breton et les membres du groupe pointent que sous ces apparences le régime de l'Union soviétique est une simple dictature et Staline «le principal ennemi de la révolution prolétarienne».