Genève, La joie de lire, collection Connus, méconnus, 1994. Grand in-8, cartonnage couleurs. En belle condition.
Reference : 25312
Dans une collection qui présente aux enfants des personnages qui ont laissé une trace dans l'aventure humaine.
La Bergerie
Mme Aline Berger
Paiement par virement bancaire en francs suisses ou en euros (sans frais), Twint et cartes de crédit. Les livres sont expédiés dans les jours suivant la réception du montant demandé.
Paris Garnier Frères 1883 52 volumes in-8 (h. 24 cm.), env. 500 pp. par volume. demi-reliure chagrin beige, dos décoré.
Dos éclaircis uniforméments, petit accident au dos du tome 45 sinon bon état général. Complet et même plus que complet car enrichi de suites de gravures par Staal et Moreau le Jeune (certaines d'un format plus petit, au total 385 figures ou portraits).Pas d'expédition, remise en main propre. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
VOLTAIRE (François-Marie Arouet, dit). VERGIER (Jacques). SENECE (Antoine Bauderon de). MONCRIF (François-Augustin Paradis de). DUCERCEAU (Jean-Antoine). GRECOURT (Jean-Baptiste Willart de). SAINT-LAMBERT (Jean-François de). CHAMFORT (Sébastien-Roch Nicolas), PIRON (Alexis). DORAT (Claude-Joseph).
Reference : 2403
(1878)
Paris J. Lemonnyer 1878-1879 Deux volumes in-16 (16 x 11 cm.), 208 et 210 pp. couverture conservée, demi-reliure à coins maroquin vert, dos à nerfs décorés (Pagnant). Edition illustrée de 46 gravures par Duplessis-Bertaux. Tirage non justifié sur papier vergé d'Arches. Cuir très légèrement assombri.
Charmant exemplaire bien relié de ce recueil de petits conteurs de la fin du XVIIème et du XVIIIème siècles. (Vicaire II, 950-951). Jacques Vergier (1655-1720), poète et conteur, fréquenta les milieux littéraires après une carrière dans l'administration de la Marine. Ses oeuvres ne furent publiées qu'après sa mort tragique (il fut assassiné par la bande de Cartouche, rue du Bout-du-Monde.) Antoine Bauderon de Sénecé (1643-1737) fut le premier valet de chambre de la reine Marie-Thérèse. Il publia entre autres ouvrages une Lettre de Clément Marot touchant l'arrivée de Lully aux Champs-Elysées (1688), Epigrammes et satyres (1695) et une paraphrase des psaumes de David (1722). François-Auguston Paradis de Moncrif (1687-1770) fut poète, musicien et acteur. Académicien depuis 1733 (outre ses fonctions successives de secrétaire, lecteur, censeur royal et secrétaire général des postes), il est l'auteur de comédies et de ballets, de poésies et de chansons. Jean-Antoine du Cerceau (1670-1730) fut père jésuite et le précepteur du prince de Conti. Il mourut aussi briquement, tué accidentellement au fusil de chasse par un de ses élèves.Jean-Baptiste Willart de Grécourt (1683-1743) se fit connaitre par la vivacité de ses sermons, puis par les contes et les vers licencieux qu'il faisait circuler sous le manteau ou lisait dans des cercles choisis. Jean-François, marquis de Saint-Lambert (1716-1803) est aussi oublié aujourd'hui qu'il fut célèbre en son temps. Militaire, il parut à la cour du roi Stanislas à Lunéville. Il fut l'amant de Madame du Châtelet - elle mourut en couche de ses oeuvres. Outre ses oeuvres de littérature poétique (Epitre à Chloé, Fêtes de l'amour et de l'hymen), il est l'auteur d'un Essai sur le luxe pour l'Encyclopédie, d'un Discours sur la Poésie et d'un pesant ouvrage de morale laïque inspiré de d'Holbach et d'Helvétius, Principes des moeurs chez toutes les nations ou Catéchisme universel. "Sec, spirituel, bien tourné, il avait du trait, quelque imagination, de l'élégance, de la raideur" Sainte-Beuve.Sébastien Roch Nicolas, dit Chamfort (1740-1794) est bien connu pour son esprit étincelant, capable de passion malgré une lucidité cynique. Auteur de pièces à succès, il est élu à l'Académie en 1781 et devient administrateur de la Bibliothèque nationale. Ses écrits polémiques lui valent d'être arrêté et il meurt des suites d'une tentative de suicide. Les Maximes qui lui assurent l'essentiel de sa postérité sont publiées après sa mort. Ses contes en vers furent publiés pour la première fois en 1788 par Cazin.Alexis Piron (1689-1773), esprit brillant, caustique, désintéressé, follement gai, composa de nombreuses pièces de tous les genres et fut au centre de nombreuses polémiques littéraires - il est l'auteur de centaines d'épigrammes griffant les poètes de son temps. "Le plus turbulent des poètes" (Jules Janin), "le sel et la gaité même" (Sainte-Beuve).Claude-Joseph Dorat (1734-1780) fut un auteur fécond de pièces et de poésies, toujours en quête du succès, frivole et sans illusion sur sa postérité ("tout ce qui plait n'est pas durable"). Il reste dans les mémoires comme un auteur charmant et léger, habiles aux "riens élégants". Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
1867 2 volumes, reliure demi-maroquin bleu-nuit in-octavo Editeur (binding half morroco in-octavo), dos 4 nerfs (spine with raised bands) décoré or (gilt decoration), filets or (gilt line) et à froid (blind-stamping decoration), fers spéciaux (caissons) (between the raised bands specials blocking stamps), entre nerfs à caissons, avec triple filet "or" en encadrement, avec un petit fleuron à chaque angle et un gros fleurons central "or" en croix, titre et tomaison frappés "or" (gilt title and volume numbering), filets or en place des nerfs et en tête et en pied (gilt lines on the place of raised bands and top and at the foot of spine), toutes tranches lisses (all smooth edges), sans illustrations (no illustration), 500 + 644 pages, 1867 Paris Ambroise Bray Editeur,
Tome 1 : Commencements de Voltaire (1694 - 1734) : Naissance et éducation de Voltaire, Entrée et débuts de Voltaire dans le monde et dans la littérature, dipe - Artémire - Vie errante, Affaires et diplomatie. second voyage en Hollande, Bastonnades et Bastille, voltaire en Angleterre, Rentrée de Voltaire en France, Les Lettres philosophiques, Voltaire à Cirey (1734 - 1750), Château et châtelains. Vie privée et vie de travail à Cirey, Voltaire et Des fontaines, Voltaire et J.-B. Rousseau. Petits ennemis et petits amis de Voltaire. Voltaire capitaliste et homme d'affaires, Voltaire diplomate, Voltaire et l'Académie française, Anet et Sceaux. Fontainebleau, et Lunéville. Mort de madame du Châtelet, et départ pour la Prusse. TOME 2 : Voltaire en Prusse (1750 - 1754) : Un mariage philosophique, Voltaire et la Beaumelle, Voltaire et Maupertuis, Voltaire à Franckort, Voltaire à la recherche d'une résidence, Voltaire à Ferney, Voltaire seigneur châtelain et grand manufacturier, Voltaire et Fréron, Voltaire apôtre de la tolérance et redresseur de torts, Voltaire et l'Infâme, Mort de Voltaire..................BELLE EDITION SUPERBEMENT RELIEE ........................en Trés Bon Etat (Very Good Condition).
1867 Paris Ambroise Bray Editeur, 1867 2 volumes in8, reliure demi chagrin , dos a nerfs, couvertures coservées, 500 + 644 pages bien complet en deuxvolumes
Tome 1 : Commencements de Voltaire (1694 - 1734) : Naissance et éducation de Voltaire, Entrée et débuts de Voltaire dans le monde et dans la littérature, dipe - Artémire - Vie errante, Affaires et diplomatie. second voyage en Hollande, Bastonnades et Bastille, voltaire en Angleterre, Rentrée de Voltaire en France, Les Lettres philosophiques, Voltaire à Cirey (1734 - 1750), Château et châtelains. Vie privée et vie de travail à Cirey, Voltaire et Des fontaines, Voltaire et J.-B. Rousseau. Petits ennemis et petits amis de Voltaire. Voltaire capitaliste et homme d'affaires, Voltaire diplomate, Voltaire et l'Académie française, Anet et Sceaux. Fontainebleau, et Lunéville. Mort de madame du Châtelet, et départ pour la Prusse. TOME 2 : Voltaire en Prusse (1750 - 1754) : Un mariage philosophique, Voltaire et la Beaumelle, Voltaire et Maupertuis, Voltaire à Franckort, Voltaire à la recherche d'une résidence, Voltaire à Ferney, Voltaire seigneur châtelain et grand manufacturier, Voltaire et Fréron, Voltaire apôtre de la tolérance et redresseur de torts, Voltaire et l'Infâme, Mort de Voltaire.................. bon état , reliure un peu épidermée
« “Candide” se détache comme le chef-d’œuvre voltairien : bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire, auteur de dizaines de volumes aujourd’hui peu fréquentés, assure sa présence auprès de la postérité » (René Pomeau). S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Amsterdam, Marc Michel Rey]. In-12 de 299 pages. Quelques taches, demi-basane brune, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 163 x 97 mm.
Edition originale mythique de Candide découverte par la critique internationale moderne ces toutes dernières décennies. Connue à quelques exemplaires, elle est désormais classée en tête et porte le n°1 parmi les 17 éditions de Candide de l’année 1759 sur le site de la B.n.F. (Catalogue général). Cette édition est décrite par Morize, n°13. « La première édition scientifique de Candide, préparée par André Morize, a paru chez Hachette il y a un siècle environ en 1913. Morize était l’élève de Gustave Lanson, qui venait de publier en 1909 une édition critique des ‘Lettres philosophiques’, laquelle a inauguré l’ère des éditions scientifiques de textes modernes. Morize présente le texte avec une longue introduction et un apparat critique exemplaire. Cette édition, mise à jour en 1931 et en 1957, a connu, à juste titre, une longue vie, et dans plusieurs domaines ce travail reste inégalé. Elle est à la base, plus ou moins directement, de toutes celles qui ont suivi. » Pour Morize notre présente édition présente un texte antérieur à celui de l’édition Cramer que Voltaire aurait modifié au cours de l’impression de celle-ci. Cette édition originale est également étudiée et décrite par Ira. O. Wade « A manuscript of Voltaire’s Candide », n°2, 1957 ; ce qui permet à la B.n.F. d’écrire : « Wade, de son côté, a conclu qu’il s’agissait de l’originale véritable et qu’elle était due à l’éditeur hollandais Marc Michel Rey en raison de sa conformité, pour les fleurons et la typographie, avec une édition de la « Nouvelle Héloïse » de 1761, ayant les mêmes fleurons et portant, comme l’originale de cet ouvrage, l’adresse de M. M. Rey. Il est en effet évident que ces deux éditions sont d’un même éditeur, mais l’adresse est apocryphe… » (B.n.F.). Dès 1957, Ira Wade avait attiré l’attention sur le manuscrit de Candide (dit de La Vallière, du nom du duc à qui Voltaire l’envoya avant même la publication) qui se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal, et il publia une étude importante concernant ce manuscrit. René Pomeau est le premier à avoir exploité pleinement cette découverte dans une édition critique, et, sur les traces de Wade, il décrit le manuscrit, qui présente un état du texte qui précède la première publication. (Ref : Reviewed Work : Voltaire and Candide. A Study in the Fusion of History, Art, and Philosophy. With the Text of The La Vallière Manuscript of Candide by Ira O. Wade Review by : William F. Bottiglia, Modern Language Notes - Vol. 76, N° 2 (Fev. 1961), pp. 171-174., Published by The Johns Hopkins University Press.) « “Candide” est un livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibniz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », chaque chose étant déterminée par le principe de « raison suffisante » et conduite à ses fins dernières par la « fatalité en bien ». Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu ait fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu’on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l’intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s’inscrit en faux contre l’optimisme en question. Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. Candide est donc un abrégé de l’univers, où l’auteur tourne en dérision tout le système de Leibniz. L’idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D’autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être Gulliver, il n’est pas d’ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de Candide. Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme : le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve ? Ce n’est là qu’un pis-aller, et le problème du mal reste entier. De tous les romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, Candide est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l’appelât une « petite coïennerie ». Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de Candide a de plus en plus séduit. » Ajoutons que Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre. » L’édition Cramer de Candide considérée jusqu’à ces toutes dernières années (et ce depuis la bibliographie de Bengesco) comme l’originale était peu courante. 100 000 € était le prix affiché au Salon de Paris de mai 2001 par des libraires anglo-saxons pour cette édition Cramer reliée en veau usagé. La présente véritable édition originale dont le texte fut revu et modifié par Voltaire, connue à quelques exemplaires seulement, est si rare qu’elle ne figurait que dans les additifs de Bengesco. (Ref. Bengesco, II, Add. au tome I, p. XVII.)