Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1993. Petit in-8, plein cuir d'éditeur, titre et filets dorés au dos, rhodoïd, étui. Une page (sur 1436) comporte quelques plis, étiquette de prix sous l'étui, pour le reste en belle condition.
Reference : 10945
Edition établie par Christel Peyrefitte et Bella Cohen. Contient : Paroles juives - Solal - Mangeclous - Le Livre de ma mère - Ezechiel - Les Valeureux - Ô vous, Frères humains - Carnets 1978.
La Bergerie
Mme Aline Berger
Paiement par virement bancaire en francs suisses ou en euros (sans frais), Twint et cartes de crédit. Les livres sont expédiés dans les jours suivant la réception du montant demandé.
c. 1965. UN EXCEPTIONNEL ENSEMBLE QUI PERMET D'APPRÉHENDER LA GLOBALITÉ DU TRAVAIL DE L'ARTISTE DU DESSIN PRÉPARATOIRE À L'ÉTAT DÉFINITIF
Il se compose, réuni en deux cartons à dessin, de : 13 dessins originaux préparatoires sur calques (dont celui de l'invitation), encre et crayon, la totalité des différents états (jusqu'à 5 ou même plus) des 21 eaux-fortes de l'ouvrage soit 195 tirages. De 8 à 14 tirages par eaux-fortes, certains retouchés à l'encre, d'autres avec remarques, etc..., une estampe originale représentant une poule, une affiche à la gouache signée et datée de 1960, pour le palmarès 1959 - 1960 des cours complémentaire commercial à l'école primaire de garçons de la rue de Sèvres à Boulogne, un manuscrit de la main de Marage du cours de Technique de la peinture professé par M. Dupré aux Beaux-Arts de Paris (in-folio, 47 ff., manque le f. 39). Les OEuvres du Roi Stanislas furent publiées en 1966 aux éditions Beaux livres grands amis, pour commémorer le bicentenaire du rattachement de la Lorraine à la France. Le choix des textes revient à Rene Taveneaux qui en signa aussi la préface, les eaux-fortes furent tirées par le pressier Serge Moreau et l'« Éloge de Roger Marage », est d'André Jacquemin. Cette édition d'art fut publiée à 300 exemplaires (150 pour les sociétaires des Beaux livres grands amis et 150 pour les collaborateurs de L'édition) dans un format grand in-4° (32 cm) de 165 pp. Roger Marage (1922 - 2012) est reconnu comme l'un des plus grands graveurs lorrains du XXe siècle et s'impose en outre comme l'un des graveurs sur cuivre les plus représentatifs de la gravure figurative de son époque. « Après des études à l'école des Beaux-Arts de Rennes, sous la houlette de Mathurin Méheut, il entre à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1946 où il y enseignera par la suite jusqu'en 1982. Il s'adonne avec une grande virtuosité à l'eau-forte et au burin sur cuivre, rehaussant ses oeuvres de traits d'encre de Chine. Son travail est rapidement salué par ses pairs, et de nombreuses fois récompensé notamment par le Grand Prix des Beaux-Arts de la ville de Paris en 1954 et le Grand Prix Baudry de la gravure, décerné par la Fondation Taylor en 1990. Son style, si spécifique, vif et énergique, s'adapte magnifiquement à ses sujets où prédominent les paysages, notamment la campagne lorraine et l'architecture. Plus rarement, il croque des scènes de genre : dîner mondain, soirée « aristocratique »... où le dandysme de rigueur transparaît non sans ironie. Très attaché à sa ville d'origine, il réalise de nombreuses gravures mettant en scène les principaux édifices mussipontains, mais aussi, dans les années 60, des cartes de voeux pour les fonderies de Pont-à-Mousson. Il met également son art au service de la bibliophilie en illustrant des ouvrages ancrés dans la culture lorraine : La Colline inspirée de Barrès, et Les OEuvres du Roi Stanislas présentées ici. En 1973, la Société Godefroy Engelmann et la Bibliothèque municipale de Mulhouse présentent une rétrospective de « l'oeuvre gravée de Roger Marage ». Plus récemment, en 2009, le Musée au Fil du Papier, à Pont-à-Mousson, lui consacre une grande exposition suite à une généreuse donation de l'artiste : 70 pièces sont alors présentées au grand public. Aujourd'hui, près de 20 musées français et étrangers conservent ses gravures. » (Anne D. - Bibliothécaire - Bibliothèques-Médiathèques de Metz). Quelques calques présentent des déchirures dont deux avec un petit manque.
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Narbonne : 1938. 4 PIÈCES INÉDITES D'UN AMBITIEUX AUTEUR NARBONNAIS !
In-8° (221 x 184), 224 pp. manuscrites à l'encre bleue, 221 pp. bl. numérotées de 9 à 230 demi-percaline brune à coins, plats de papier marbré avec encadrements et trois fleurons à froid, dos lisse muet, tranches rouges (reliure de l'époque). Si l'on parle de « fous littéraires », on pourrait ici avoir affaire à un cas de « mégalomanie littéraire » : André-Régis Fontal, au sujet duquel nous ne sommes parvenus à trouver aucune information malgré nos recherches (pas plus d'ailleurs que pour les membres de son cercle : Louis Camel, Lucien Bergé, les membres du P. N. L.), s'attèle dans ce curieux manuscrit à la rédaction de ce qu'il nomme « la première édition complète de mes oeuvres ». Nous n'en avons ici que le premier volume, consacré au théâtre (pièces composées entre 1933 et 1940) et ignorons s'il en existe d'autres, bien que Fontal assure être l'auteur de quatre pièces de théâtre, de deux romans et de quelques poèmes. La première pièce, Le filleul de guerre, est une histoire d'amour contrariée se déroulant dans un hôpital de fortune pour blessés de guerre. La Soirée prend place sous le règne de Napoléon Ier et le met en scène. L'ouvrage s'achève par Ces Messieurs de la politique, satire politique absurde en trois parties ; de petits croquis représentant les personnages principaux en agrémentent les pages de titre. Le manuscrit s'ouvre sur une préface dans laquelle André-Régis Fontal décrit sa démarche d'auteur et insiste sur le fait qu'il s'appuie, contrairement à ses contemporains, sur le désir de plaire à son public. « Qu'on n'essaye pas de trouver dans mes oeuvres le symbolisme obscur de Valéry ou de Claudel. Non, il n'y a dans mes oeuvres rien de cette rhétorique qui encombre les livres de mes éminents confrères, plus éminents d'ailleurs soit dit en pensant (sic) par le snobisme que par la valeur. Plaire, cela me suffit. » (p. 5). La démarche peut prêter à sourire, mais l'aplomb, l'enthousiasme et la sincérité de l'auteur forcent l'admiration. Frottements, première garde absente et 4 feuillets (blancs) arrachés in fine.
Roma : 1886. UN ALBUM PHOTOGRAPHIQUE INÉDIT DES OEUVRES DU SCULPTEUR ROMAIN GIULIO TADOLINI
In-f° (345 x 271 mm), [20] ff. montés sur onglet, percaline rouge, dos lisse muet, larges fleurons (plaques) en écoinçons sur les plats avec ex-dono, lieu et date sur le plat supérieur, tranches rouges (habillage de l'époque). Album photographique figurant 15 oeuvres (20 photos) du sculpteur italien Giulio Tadolini (1849-1918), offert par l'artiste à Juan Sánchez Azcona (1843-1894), ministre mexicain en Argentine, au Brésil, en Italie et au Guatemala, et magistrat sous les gouvernements de Benito Juárez et de Porfirio Díaz. Mention sur la couverture : « A sua Eccelenza / Il Signore I Sanchez Azcona / Ministro del Messico / Giulio Tadolini Roma 1886 ». Giulio Tadolini naquit à Rome en 1849 dans une famille de sculpteurs et hérita de l'atelier occupé avant lui par son grand-père, Adamo Tadolini, élève préféré de Canova, puis par son père Scipione Tadolini. C'est cependant dans un premier temps à la peinture qu'il choisit de se consacrer : formé aux Beaux-Arts de Rome, il étudia auprès de Cesare Fracassini puis, à la mort de maître, fréquenta l'atelier de Mariano Fortuny. Il s'orienta finalement vers la sculpture dans le milieu des années 1870, mêlant influences néoclassiques aux thèmes orientalistes qui infusaient déjà sa peinture. Tadolini jouit d'un grand succès de son vivant : élevé au rang de sculpteur de monuments nationaux, il fut également nommé membre de l'académie pontificale des beaux-arts et des lettres des virtuoses au Panthéon et de l'Académie des beaux-arts de Pérouse, chevalier de Saint-Grégoire et commandeur de la Couronne d'Italie. Aujourd'hui, on le connaît surtout pour 3 grands monuments publics : la statue équestre de Victor Emmanuel II à Pérouse (1890), le monument funéraire d'Umberto I d'Italie au Panthéon (1900), et enfin le tombeau du pape Léon XIII (basilique Saint-Jean de Latran, 1907). Comme son grand-père Adamo Tadolini, exécuteur d'une célèbre statue équestre de Simón Bolívar, Giuilo Tadolini nourrit avec l'Amérique latine des relations fructueuses : au Mexique, plus spécifiquement, il réalisa le monument de la famille Guzmán à Mexico (présent dans l'ouvrage). Sa figure en bronze de l'ascension de la vierge fut, à la demande de l'archevêque Eulogio Gillow, importée d'Italie au début du XXe siècle pour orner la cathédrale d'Oaxaca. Il remporta également un concours organisé par la ville de Morelia en 1903 pour un projet de statue de l'indépendantiste mexicain José María Morelos y Pavon ; le paiement demandé par Tadolini ayant été jugé trop important, la ville se rabattit finalement sur le projet du deuxième lauréat. Les oeuvres représentées dans l'ouvrage sont, dans leur ordre d'apparition : « Pompejana dopo il bagno » (2 photos, trou à une photo) ; souvent retrouvée sous l'appellation « Odalisque » ou « Pauline », cette oeuvre en marbre fut présentée à l'exposition universelle de Paris en 1878, et recréée à plusieurs reprises par l'artiste - l'une de ces « Odalisques » est exposée au Williamson Art Gallery & Museum de Birkenhead. « Rebecca » (2 photos), marbre 1884. Conservé au musée Canova Tadolini. « Giuditta », marbre, 1881 (conservée au Berkshire Museum). « Cleopatra », marbre. La première statue de Tadolini documentée semble être une « Cleopatra davanti [« dinnanzi » selon certaines sources] a Cesare » (Cléopâtre devant César) signée et datée « 1875 ». Celle-ci, apparemment non-répertoriée, porte la signature du sculpteur et la date « 1872 ». « Almorino » plâtre portant la mention « to my darling » sur le socle. Monumento Marqse Gandara (2 photos représentant respectivement les figures « Fides » et « Charitas ») : ces sculptures ornent le monument de la famille Gandara au cimetière de San Isidro, Madrid. Un buste du député mexicain Ramon Guzman (1834-1884). 2 figures (manque marginal à une photo) pour la sépulture de la famille Guzmán à Mexico. Le monument pour le tombeau de la famille Lovatelli au cimetière Verano de Rome (3 photos in situ). « Monumento Depto Massari Bari » ; esquisse en plâtre pour le monument à Giuseppe Massari, homme politique et journaliste italien (1821-1884), réalisé en bronze en 1884 et situé Piazza Giuseppe Massari à Bari. « Marocchina » (manques marginaux, tache), buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. « Nubiano », buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. Buste en bronze de Cecilia Metella, épouse de Crassus, réalisé en 1882 et exposé pour la première fois à Rome en 1883. Conservé à la National Gallery of Modern Art Rome. Les traits du modèle reparaîtront sur la figure de l'Ange surplombant la tombe de la famille Lovatelli. « Nenella », esquisse en plâtre pour un buste en marbre qui ne sera réalisé qu'en 1901. Pièce curieuse de l'oeuvre d'un sculpteur qui se spécialisa dans les portraits de personnages importants, « Nenella » était une jeune fleuriste qui travaillait près de l'atelier de Tadolini. Le buste en marbre est conservé au musée Canova Tadolini, situé dans les anciens ateliers Tadolini de la Via del Babuino. « Leone XIII », esquisse en plâtre pour un buste en marbre ; très apprécié du pape Léon XIII, Tadolini le sculpta d'après nature dès son élection en 1876 (Papi in posa, LXII). Il réalisa également son imposant monument funéraire. PROVENANCE : Famille Sanchez Azcona (« h. Sanchez-Azcona »), ex-libris à la devise « Veritas et stilus » sur le contreplat supérieur. Anna Lisa Genovese, « Tadolini, Giulio » in Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 94 (2019). Mouillures sur l'ensemble de la reliure. Rousseurs.
Paris, édition Hetzel-Quantin Sélection Abraxas-libris Relié 1926 "MAGNIFIQUES EDITION ILLUSTREE des Oeuvres de Victor Hugo Deuxième impression de l'édition collective et définitive, d'après les manuscrits originaux, dite « Ne varietur » (Ne varietur : édition sans possibilité de changement, donc dans ce cas définitive). Réimpression en 1926 de l'édition publiée entre 1880 et 1885 (du vivant de Hugo), où l'on a ajouté les gravures de François Flameng (ainsi que d'autres gravures notamment dans ""les misérables"" et ""Notre Dame de Paris""), absentes du premier tirage car vendues comme suite en chemise et très rarement reliées dans cette première édition. 48 volumes in-8° (Octavo) (chaque volume comporte plus ou moins 500 pages) (24 * 16 cm) relié en demi-chagrin bleu nuit à coins, têtes dorées ; 250-350 pp par volume ; 50 kg. Couvertures entièrement conservées. I. Poésie (16 volumes) II. Philosophie (2 volumes) III. Histoire (3 volumes) IV. Voyage : Le Rhin (2 volumes) V. Drame (5 volumes) VI. Romans (14 volumes) VII. Actes et paroles (4 volumes) VIII. Victor Hugo raconté (2 volumes). Le premier volume publié fut le tome 1 de ""Poésie"" il contient notamment un avertissement des éditeurs dans lequel ils ont recopiés une lettre que leur adresse Victor Hugo, il y dit "" Mes chers éditeurs, c'est aujourd'hui mon jour de naissance, vous souhaitez que se soit le jour de naissance de votre édition, où doit tenir mon oeuvre tout entière ; je vous remercie et je vous obéis. Voici, pour vous aider dans votre utile travail, tous mes manuscrits ; faites en l'usage que vous voudrez... Paris, 1880."" Elle est suivi d'une petite préface de Victor Hugo. On note dans ce volume que les éditeurs on pris le soin d'y inclure les préfaces des différentes éditions des différentes oeuvres et cela dans tous les volumes que cela soit pour les romans, les poésies et les autres ouvrages. L'ensemble comporte quelques portraits de Victor Hugo, des gravures illustrant les oeuvres. La premiére page de titre nous indique que l'ouvrage est illustré de gravures à l'eau-forte d'après les dessins de François Flameng, ce qui est le cas de toute la série. La série est bien complète des cent magnifiques dessins de Flameng magnifiquement gravés. Notre exemplaire comporte en plus de celles-ci 50 autres gravures. Exemplaire attentivement collationné ; de rares rousseurs dans certains volumes, papier légèrement jauni, très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Maître Claude Boisgirard Catalogue 2000 In-4 (21 x 27,5 cm), dos agrafé, 24 pages, catalogue de vente aux enchères (Tableaux du XIXe siècle et modernes : Important ensemble de 38 oeuvres par Lewis John Schonborn, 15 oeuvres par John Luntley (Drouot Richelieu, 5 juillet 2000)), iconographie en couleurs ; quelques légères traces sur le bord latéral du premier plat, très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.