Lausanne La Guilde du livre, 1957. In-4, cartonnage sous jaquette photographique. Un peu frottée en coins.
Reference : 10459
Edition originale au tirage limité à 10'030 exemplaires numérotés, le nôtre numéro 4427.
La Bergerie
Mme Aline Berger
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Armand Colin, 1990 2 vol. in-8°, 588 et 628 pp, 40 illustrations hors texte, 68 cartes et tableaux, notes bibliographiques, index, brochés, couv. illustrées, bon état
Le chef d'oeuvre de Fernand Braudel. — "J'ai passionnément aimé la Méditerranée" : c'est par ces mots que F. Braudel ouvre son premier ouvrage sur le monde méditerranéen qui, traduit dans le monde entier, y a été salué comme "la plus grande œuvre historique de notre temps". Selon la conception originale de l'auteur, il se déroule sur des rythmes temporels différents. De volume en volume, il passe de la "longue durée", du temps presque immobile de la géographie et des civilisations, au temps lent des grands cycles économiques et sociaux, et enfin au temps très vif et bref des événements au quotidien... — La première partie : La part du milieu suit pas à pas les genres de vie qu'imposent aux hommes de Méditerranée la nature elle-même et les héritages de civilisation. Grands propriétaires des plaines et leurs paysans asservis, montagnards pauvres mais libres, peuples des marins, des pêcheurs et des corsaires, nomades du désert que suivent leurs tentes et leurs chameaux, immenses troupeaux des transhumances entre plaine et montagne, bête de somme et chariots si lents à assurer les transports, mers animées à la belle saison et désertées chaque hiver quand les vents mettent en péril voiliers et galères – telle nous apparaît la Méditerranée du XVIe siècle, toujours au bord de la disette, misérable et cependant richissime, à la croisée des routes du grand commerce mondial. – La deuxième partie : Destins collectifs et mouvements d'ensemble, consacré aux économies et aux sociétés, pose une question essentielle : quand la Méditerranée a-t-elle perdu son antique royauté au profit de l'Atlantique ? Certainement pas dès le lendemain des grandes découvertes, affirme l'auteur, contre toutes les idées reçues jusqu'alors. Tout au long du XVIe siècle, la Méditerranée, bien qu'envahie par les bateaux du Nord, reste la puissance économique qui se réserve l'essentiel du grand commerce mondial, plus la suprématie financière : l'or et l'argent que déversent en Espagne les mines d'Amérique aboutissent dans les mains des banquiers italiens, maîtres du crédit à travers toute l'Europe. Cependant, la Méditerranée partage les difficultés, alors générales, de sociétés en crise dans une montée à la fois d'inflation, de richesse, de misère, de banditisme, de guerres civiles et religieuses – un destin commun aux deux civilisations qui la divisent : Islam et Chrétienté. – La troisième partie : Les événements, la politique et les hommes, est celle de l'histoire vive des évènements, durant le demi-siècle que dure le règne de Philippe II. En Méditerranée le conflit est permanent entre les deux grands champions de l'Islam et de la Chrétienté, l'Espagnol et le Turc. Mais la guerre se ranime ou s'apaise selon que les adversaires ont ou non les mains libres. La paix avec la France, en 1559, marque ainsi le début d'un âpre duel, jusqu'au triomphe de la flotte chétienne à Lépante, en 1571. Paradoxalement, celui-ci inaugure une longue période de paix. C'est que les deux adversaires, chacun aux prises avec ses propres drames, l'un sur le front atlantique, l'autre en Perse et en Hongrie, se tournent alors le dos et les flottes d'Etat désertent la Méditerranée pour le grand bonheur des corsaires turcs et chrétiens, dont la petite guerre va remplacer la grande. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1987, 2 vol. gr. in-8°, 588 et 628 pp, 40 illustrations hors texte, 68 cartes et tableaux, index, brochés, bon état
Première partie : La part du milieu ; II : Destins collectifs et mouvements d'ensemble ; III : Les événements, la politique et les hommes. — "J'ai passionnément aimé la Méditerranée" : c'est par ces mots que Fernand Braudel ouvre son premier ouvrage sur le monde méditerranéen qui, traduit dans le monde entier, y a été salué comme "la plus grande œuvre historique de notre temps". Selon la conception originale de l'auteur, il se déroule sur des rythmes temporels différents. De volume en volume, il passe de la "longue durée", du temps presque immobile de la géographie et des civilisations, au temps lent des grands cycles économiques et sociaux, et enfin au temps très vif et bref des événements au quotidien. La première partie suit pas à pas les genres de vie qu'imposent aux hommes de Méditerranée la nature elle-même et les héritages de civilisation. Grands propriétaires des plaines et leurs paysans asservis, montagnards pauvres mais libres, peuples des marins, des pêcheurs et des corsaires, nomades du désert que suivent leurs tentes et leurs chameaux, immenses troupeaux des transhumances entre plaine et montagne, bête de somme et chariots si lents à assurer les transports, mers animées à la belle saison et désertées chaque hiver quand les vents mettent en péril voiliers et galères – telle nous apparaît la Méditerranée du XVIe siècle, toujours au bord de la disette, misérable et cependant richissime, à la croisée des routes du grand commerce mondial. La deuxième partie, consacrée aux économies et aux sociétés, pose une question essentielle : quand la Méditerranée a-t-elle perdu son antique royauté au profit de l'Atlantique ? Certainement pas dès le lendemain des grandes découvertes, affirme l'auteur, contre toutes les idées reçues jusqu'alors. Tout au long du XVIe siècle, la Méditerranée, bien qu'envahie par les bateaux du Nord, reste la puissance économique qui se réserve l'essentiel du grand commerce mondial, plus la suprématie financière : l'or et l'argent que déversent en Espagne les mines d'Amérique aboutissent dans les mains des banquiers italiens, maîtres du crédit à travers toute l'Europe. Cependant, la Méditerranée partage les difficultés, alors générales, de sociétés en crise dans une montée à la fois d'inflation, de richesse, de misère, de banditisme, de guerres civiles et religieuses - un destin commun aux deux civilisations qui la divisent : Islam et Chrétienté. La troisième partie est celle de l'histoire vive des évènements, durant le demi-siècle que dure le règne de Philippe II. En Méditerranée le conflit est permanent entre les deux grands champions de l'Islam et de la Chrétienté, l'Espagnol et le Turc. Mais la guerre se ranime ou s'apaise selon que les adversaires ont ou non les mains libres. La paix avec la France, en 1559, marque ainsi le début d'un âpre duel, jusqu'au triomphe de la flotte chétienne à Lépante, en 1571. Paradoxalement, celui-ci inaugure une longue période de paix. C'est que les deux adversaires, chacun aux prises avec ses propres drames, l'un sur le front atlantique, l'autre en Perse et en Hongrie, se tournent alors le dos et les flottes d'Etat désertent la Méditerranée pour le grand bonheur des corsaires turcs et chrétiens, dont la petite guerre va remplacer la grande. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Maisonneuve & Larose, 2002, gr. in-8°, 399 pp, qqs illustrations, figures et cartes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Connaissance du Maghreb)
Les villes de la Méditerranée musulmane sont anciennes et nombreuses, ce qui explique l'abondance des travaux les prenant pour cadre ou objet. Toutefois, ces derniers ont eu souvent tendance à considérer la ville comme une toile de fond uniforme et sans qualification, et à présenter une vision statique, essentialiste ou ethnique des identités urbaines. Les dix auteurs que réunit cet ouvrage, historiens, géographes et anthropologues, nous invitent à renouveler ce point de vue dominant et à dépasser la seule approche monographique. La diversité même de leurs contributions illustre en effet une multiplicité d’approches envisageables du fait urbain dans le monde musulman de la Méditerranée. — "Depuis la période médiévale, le monde musulman de Méditerranée compte de nombreuses villes, d'importance variable en fonction des périodes et des lieux. Les travaux qui ont ces villes pour cadre sont abondants. L'urbain dans le monde musulman de Méditerranée a pour origine la réaction d'un groupe de chercheurs à la multiplication des recherches qualifiées d'urbaines et une volonté de contribuer à en renouveler le point de vue dominant. Aussi bien en ce qui concerne les terrains que les disciplines, la plus grande part des recherches affectées au domaine des études urbaines dans le monde musulman de Méditerranée considère la ville comme une toile de fond uniforme et sans qualification, comme un simple lieu privilégié d'observation à la faveur de la masse de population qu'elle regroupe. Pour évaluer les limites de cette posture et des approches monographiques qui s'ensuivent, il a été proposé à plusieurs spécialistes des villes et aussi à ceux qui la croisent dans leurs travaux ressortissant à divers domaines, périodes ou approches, de réfléchir à la manière dont l'urbain se manifeste ; comment et où ils se rencontrent et, éventuellement, suivant quelle modalité." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1995, in-8°, 189 pp, 12 figures, 7 cartes, broché, qqs rares soulignures crayon, bon état (Coll. Cursus)
Ce livre a l'ambition de présenter une synthèse renouvelée sur trois siècles d'histoire de la Méditerranée : les VIIIe, VIIe et VIe siècles avant J.-C. Il s'agit donc de la période entre la fondation de Carthage en 814 et la bataille de Salamine en 480 qui marque la victoire des Grecs sur les Perses. C'est la Méditérranée qui voit naître Rome, Syracuse, Byzance et Marseille, mais aussi Eschyle, Sophocle et Hérodote. C'est la Méditerranée où ont vécu Thalès de Milet, Sappho de Lesbos, Pythagore de Samos, celle des Sept Sages, qui connaît la diffusion de l'alphabet et l'apparition de la monnaie, les consultations à Delphes et les premiers jeux Olympiques. Une Méditerranée qui révèle les premières aventures coloniales, les premières conceptions occidentales d'urbanisme et d'édification de grands sanctuaires. La connaissance de cette Méditerranée a été profondément renouvelée par l'archéologie, avec l'étude des sites grecs, phéniciens, étrusques, des territoires occupés par des sociétés et des princes indigènes (barbares comme disaient les Grecs) mais aussi avec la découverte de navires devenus des épaves au fond de la mer. Ainsi est devenue possible une analyse des courants d'échange, de la recherche des métaux, du transport d'amphores de vin et d'huile, de la circulation des vases de céramique. L'auteur expose des dossiers neufs, explique le sens et l'origine des mots, cite en traduction 120 passages de textes grecs et latins. Il utilise l'histoire, l'archéologie mais aussi l'anthropologie et la géographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, Robiquet, 1856. En deux feuilles de 0,69 x 0,99 m et 0,68 x 1 m.
Rare et très belle carte marine en deux feuilles de la Méditerranée, de près de deux mètres de longueur. Elle a été dressée par le libraire et hydrographe Aimé Robiquet, et est issue de son Atlas hydrographique publié par ses soins en 1856. Robiquet a utilisé les meilleures cartes de l'époque, dressées par : Pierre-Henri Gauttier du Parc, capitaine de frégate et hydrographe, qui effectua en 1815, une mission de reconnaissance hydrographique des côtes de la mer Méditerranée à bord de la gabare le Marsouin ; Auguste Bérard, navigateur et officier de marine, qui participa en 1816 à une mission hydrographique sur la Chevrette dans le Sud de la Méditerranée, puis embarqua sur l'Uranie de Louis de Freycinet pour un tour du monde (1817-1820) ; William Henry Smyth, officier de la Royal Navy, qui explora la Méditerranée pendant les guerres napoléoniennes ; Richard Copeland, capitaine britannique qui navigua en Mer Égée de 1825 à 1836 ; et enfin le britannique Thomas Graves, lieutenant puis capitaine, qui succéda à Richard Copeland. La partie occidentale comporte 21 plans en carton : l'archipel espagnol des Columbretes par Smyth ; plan de Gênes par Smyth ; carte des Bouches de Bonifacio par le capitaine de vaisseau Anne Louis Chrétien de Hell ; plan de Marseille par Paul Monnier, ingénieur-hydrographe de la Marine ; plan d'Ancône par Smyth ; plan de Trieste ; plan de Livourne par l'ingénieur hydrographe Le Bourguignon-Duperré ; plan de Venise par Smyth ; plan de Civitavecchia par Smyth ; plan de Barcelone ; plan de Malaga par l'officier de la Royal Navy Rundle ; plan de Carthagène ; plan de Tanger par le capitaine de corvette Le Saulnier de Vauhello ; plan de Ceuta par Smyth ; plan de l'île espagnole d'Alborán ; carte du Détroit de Gibraltar par le lieutenant Arlett ; plan du détroit de Messine par Smyth ; plan de Bizerte par Graves ; plan de Tunis par Smyth ; carte des îles de Malte et Gozo par Smyth ; et plan du port de Tripoli par les capitaines Smyth et Grey. La partie orientale, qui montre également les mers Noire et d'Azov, comporte 5 plans et cartes en carton : plan du détroit des Dardanelles ; carte du golfe de Smyrne par Copeland et Graves ; carte de la mer de Marmara ; plan du Bosphore ou canal de Constantinople ; et carte d'Alexandrie et de ses environs par le capitaine de vaisseau Le Saulnier de Vauhello. Les phares et feux sur cette seconde feuille ont été aquarellés en jaune. Les sondes sont exprimées en mètres. Il existe une autre édition à la date de 1847-1848, dont la partie occidentale ne comporte que dix plans en carton. Rare. Nous n'avons pu trouver aucun exemplaire dans les collections publiques. La BnF détient l'édition de 1847-1848. Cachet froid dans la marge inférieure des deux feuilles "Robiquet Libraire de la Marine. Paris. Géographie et Hydrographie. 2 R. Pavée". La première feuille présente une mouillure dans la partie basse ; la seconde feuille est en excellente condition.