‎Parent, Claude ‎
‎L'Architecture.‎

‎Ed. chez l'auteur, 1993, 38pp. In-8. Très bon état, feuillets sous couverture noire muette, bandeau conservé, couverture et intérieur très propres. Texte de Claude Parent édité à l'occasion de ses vœux pour l'année 1994, n°445/750, avec un envoi autographe de l'auteur. Bel et rare objet. ‎

Reference : B50-92


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‎[LITTERATURE] - COLLECTIF‎

Reference : _202501129

(1999)

‎Travaux de Littérature.-Volume XII-1999. Architectes et architecture dans la littérature françaises. ‎

‎Boulogne, A.D.I.R.E.L., 1999 ; in-16 (161 x 240 mm), Broché. "Colloque international organisé par l'ADIREL, en Sorbonne, les 23-25 octobre 1997. Actes publiés par Madeleine BERTAUD. Sommaire: I. – Le Crayon et La Plume. – Yves PAUWELS: Philibert De L'Orme rabelaisien?, p. 25./ Frédérique LEMERLE: Une querelle des Anciens et des Modernes en architecture: Fréart de Chambray, p. 37./ François BESSIRE: Voltaire architecte, p. 49./ Pierre NAUDIN: L'architecte et le romancier au siècle de Le Camus de Mézières et de Vivant Denon, p. 63./.Olivier BONNEROT: Le crayon et la plume: les pyramides de Vivant Denon, p. 71./ Françoise BERCÉ: Mérimée et les architectes des monuments historiques, p. 77./ Luc FRAISSE: Viollet-le-Duc et le livre de pierre, p. 87./ Giuliano GRESLERI: Voyage et découverte, description et transcription: note sur Le Corbusier, p. 109./ II. – Discours «de l'Architecture». – Richard CRESCENZO: Blaise de Vigenère et l'architecture: textes anciens et monuments modernes, p. 123./ Roger MARCHAL: Pyramides et pagodes. Un mythe des Lumières: la Chine colonie égyptienne, p. 137./ Laurent VERSINI: Diderot et l’architecture, p. 149./ José Manuel LOSADA GOYA: Victor Hugo, ou les paradoxes de l'architecture: du livre de pierre au livre de papier, p. 163./ Monique PARENT: Paul Valéry et l'architecture: les paradoxes d’Eupalinos, p. 173./ Gilles ERNST: Georges Bataille, ou les «cabanes dans le désert», p. 185./ Pierre BRUNEL: Architectures en dialogue: la gageure de Michel Butor, p. 197./ III. – Architectures rêvées. – Alain LABBÉ: L'architecture du désastre dans «Anseÿs de Mes», p. 215./ Michel STANESCO: Une architecture féerique: le palais aux cent / mille fenêtres, p. 237./ James DAUPHINÉ: L'architecture des origines dans «Les Hynnes» de Ronsard, p. 255./ Gilbert SCHRENCK: Le Temple de Salomon dans «La Magnificence» de Du Bartas: le chant de la pierre, p. 261./ Marie-Madeleine FONTAINE: L'architecture imaginaire dans le roman de Barthélemy Aneau, «Alector" (1560), p. 275./ Noémi HEPP: L'architecture dans quelques grands romans du premier XVIIe siècle, p. 289./ Annarosa POLI: L'architecture réelle et romanesque des villas de Frascati dans «La Daniella» de George Sand, p. 301./ Philippe HAMON: Littérature et architecture: divisions et distinctions: Quelques généralités, p. 313./ Wieslaw M. MALINOWSKI: Les châteaux de Maeterlinck, p. 323./ IV. – Ut Pictura Poesis. – Jean BALSAMO: «Dire le Paradis d’Anet». Les poètes de la génération de 1550 et l’architecture, p. 339./ Marie-Odile SWEETSER: Les pierres et les mots: Du Bellay, Malherbe, Saint-Amant, p. 351./ Jean-Pierre COLLINET: La Fontaine et ses châteaux, p. 365./ Francis CLAUDON et Andrée MANSAU: Stendhal et l’architecture: de Rome à Toulouse, p. 379./ Dominique MILLET-GÉRARD: Architectures suarésiennes: l’Italie comme art poétique dans «Voyage de Condottiere», p. 391./ Alain LANAVÈRE: Architectures religieuses dans le roman catholique du XXI siècle, p. 409./ Michel LIOURE: Paul Claudel et l’architecture, p. 429./ Madeleine BERTAUD: Conclusions, p. 441./ Nos auteurs, p. 447./ Les membres de l’ ADIREL publient, p. 453./ Table des matières, p. 461. " -Quelques illustrations en noir et blanc.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR30.00 (€30.00 )

‎BOSSE, Abraham‎

Reference : LCS-18326

‎Traité des Manières de dessiner les Ordres de l’Architecture Antique en toutes leurs parties. Avec plusieurs belles Particularitez qui n’ont point parû jusques a present touchant les Bastiments de Marque… « Le livre d’architecture de Bosse en trois volets est une étape importante pour la théorie architecturale au milieu du XVIIe siècle ».‎

‎Rare réédition des trois principaux ouvrages théoriques d'architecture d'Abraham Bosse, entièrement dessinés et gravés en taille-douce par lui-même, et imprimés d'un seul côté. Paris, Pierre Aubouin, Pierre Emery et Charles Clousier, s.d. [1688]. In-folio de 1 titre, 1 frontispice, 44 planches. - [Suivi de] : Des Ordres de colones en l’Architecture… [Paris, 1688]. 1 frontispice, 1 planche sur double-page, (20) feuillets gravés. - [Et de] : Représentations Géométrales De plusieurs parties de Bastiments faites par les Reigles de l’Architecture antique Et de qui les mesures sont reduites en Piedz poulces & lignes, Afin de saccomoder a la manière de mesurer la plus en usage parmy le commun des Ouvriers. Paris, 1688. 1 frontispice et 22 feuillets gravés. Soit 3 ouvrages en 1 volume in-folio, veau moucheté, encadrement de filets à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges, qq. usures aux mors sans gravité. Reliure du XVIIIe siècle. 420 x 263 mm.‎


‎Rare réédition des trois principaux ouvrages théoriques d'architecture d'Abraham Bosse, entièrement dessinés et gravés en taille-douce par lui-même, et imprimés d'un seul côté. Brunet, I, 1127. La première édition de ces traités parut en 1664 pour les deux premiers et en 1659 pour le dernier. Le premier ouvrage comprend 45 planches, le second 21 planches et le dernier traité, 23 planches. « Le Traité des manieres de dessiner les ordres est le premier volet du diptyque sur les ordres publié par Abraham Bosse en 1664-65. À ce diptyque Bosse a intégré, comme il l’avait prévu à l’origine, ses Représentations géométrales, retirées avec la page de titre de 1659. L’ouvrage sur les ordres a été divisé artificiellement, de l’aveu de l’auteur, en deux recueils distincts pour « la commodité de beaucoup d’ouvriers ». Le Traité des manières de dessiner les ordres est constitué d’un texte liminaire gravé de deux pages, intitulé « Ordre et Methode des figures representées dedans ce volume », et de quarante planches en taille douce avec des illustrations pleine page. Bosse veut proposer aux praticiens « les plus belles proportions » à partir de la lecture des meilleurs auteurs qui ont écrit sur le sujet. Il y ajoute quelques pratiques des Anciens qui n’ont jamais été jusque-là mises en usage et des pratiques nouvelles (Dédicace). Le recueil est conçu en quatre parties : la première traite des entablements et des « menus » membres (piédestal, base, chapiteau et détail des entablements), la seconde des ornements (socles, appuis et balustres des escaliers). La troisième est consacrée à la représentation de l’architecture, projet et modello, selon les règles de la perspective. La dernière partie, technique, concerne la place des ombres sur les corps ou objets géométraux… Bosse cite les meilleurs auteurs, Palladio, Vignole et Scamozzi dont il livre une synthèse personnelle ; il nomme aussi son contemporain, Fréart de Chambray dont il connaît manifestement le Parallèle... Le mathématicien expose aussi dans le détail les différentes méthodes pour tracer une belle volute. Il propose un instrument de dessin, le compas cartésien, qui permet de réaliser la courbure des colonnes selon la conchoïde de Nicomède et renvoie aux travaux de François Blondel. Bosse est conscient d’innover en traitant de questions jamais ou rarement abordées avec autant de détails par ses prédécesseurs : les escaliers et les voûtes. Il se montre ainsi en phase avec son époque où grâce aux prouesses stéréotomiques se multiplient, à Paris notamment, de vertigineux escaliers suspendus. Mais il critique les erreurs d’escaliers aussi prestigieux que ceux du Luxembourg, du Palais Cardinal et d’autres grandes demeures parisiennes dont les mains courantes ne s’ajustent pas correctement aux retours… Comme Fréart de Chambray, il pense que l’imitation de l’Antiquité doit être mesurée et réfléchie, car toutes les réalisations des Anciens ne sont pas bonnes à imiter. Bosse a une réelle culture architecturale : il a lu le traité de Vitruve (pl. XI) et les théoriciens de la Renaissance (Lemerle 2011, p. 419)… Bosse ne prétend pas imposer une vision moderne et définitive des ordres, comme Perrault, mais il n’en est pas moins ambitieux. Son traité d’architecture en trois volets est le fruit d’une longue réflexion. De la maquette à la réalisation et à l’ornementation, il appréhende l’architecture dans sa globalité. L’ouvrage est à ce titre une somme qui intègre toutes les avancées théoriques et techniques, et notamment la science de la perspective. Attractif dans sa présentation par ses gravures en taille-douce, art dans lequel il est passé maître, il se situe dans la lignée de la Regola de Vignole où l’image prime sur le texte. Destiné aux praticiens ennuyés par les longs discours le livre d’architecture de Bosse est didactique. Le pédagogue va à l’essentiel, construisant son discours du simple au plus complexe en fournissant d’emblée au lecteur les données essentielles, les illustrations se suffisant à elles-mêmes. Le livre d’architecture de Bosse en trois volets dont le Traité des manières de dessiner les ordres constitue la plus importante partie est une étape importante, quoique méconnue, pour la théorie architecturale au milieu du XVIIe siècle. Contemporain de Fréart de Chambray dont il partage les convictions et sur l’œuvre duquel il s’appuie, l’auteur anticipe les publications des frères ennemis François Blondel, avec lequel il fut en relation, et le puissant Claude Perrault. Au terme de sa carrière Bosse a atteint son but : il est parvenu à élever l’art de la gravure au niveau de la peinture, mais par le biais de la perspective il s’est initié à l’architecture représentée comme la « Reine des Arts » dans le frontispice de son recueil sur les ordres de colonnes. La fortune éditoriale de l’ouvrage atteste sa réussite. Il connut encore deux autres tirages posthumes, en 1684, 1688 puis un dernier au début du XVIIIe siècle ». (Frédérique Lemerle (Cnrs, Cesr, Tours) - 2014). Précieux exemplaire très grand de marges conservé dans sa reliure du XVIIIe siècle.‎

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‎[REVUES D'ARCHITECTURE]‎

Reference : 21947

‎Ensemble de 24 numéros de L'Architecture française [et] 14 numéros de L'Architecture aujourd'hui‎

‎ (petits manques et déchirures aux couvertures, certaines couvertures empoussiérées, quelques taches). ‎


‎Ensemble de 24 numéros doubles de L'Architecture française : 125-126, 135-136, 141-142, 167-168 puis des numéros 181-182 aux 219-220 parus entre 1952 et décembre 1960. Cette revue est fondée en 1940 par Paul-Marcel Durand-Souffland. Chaque numéro est consacré à un pan de l'architecture : urbanisme, bâtiments publics, habitations privées ou encore architecture industrielle. Ils sont abondamment illustrés de reproductions, certaines en couleurs, notamment des façades et des plans ainsi que de très nombreuses publicités. [avec] 14 numéros de l'Architecture aujourd'hui : 61 puis des numéros 71 à 83 parus entre septembre 1956 et avril-mai 1959. Chaque numéro est consacré à un domaine de l'architecture: touristique, commerciale, industrielle, religieuse... Ils sont abondamment illustrés de reproductions, certaines en couleurs, notamment des façades et des plans ainsi que de très nombreuses publicités. Le numéro 79 est consacré à Ludwig Mies van der Rohe. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve. ‎

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‎BLONDEL, Nicolas-François.‎

Reference : LCS-18541

‎Cours d'architecture enseigné dans l'Académie Royale d'Architecture. Première-Cinquième partie, où sont expliquez les termes, l'origine et les Principes d'Architecture, & les pratiques des cinq Ordres suivant la doctrine de Vitruve & de ses principaux Sectateurs, & suivant celle des trois plus habiles Architectes qui ayant écrit entre les Modernes, qui sont Vignole, Palladio & Scamozzi. Dédié au Roy par M. François Blondel. Seconde édition augmentée & corrigée. Exemplaire sur grand papier de Hollande.‎

‎Exemplaire d'une grandeur de marges exceptionnelles, très pur, conservé dans ses élégantes reliures de l'époque. Paris et Amsterdam, 1698. Cinq parties en 2 volumes in-folio: I/ 1 frontispice, (12) ff., 154 pp., (4) pp. de table, 1 frontispice, (4) ff., 1 pl. dépliante, (2) ff. d’errata, 312 pp.; II/ 1 frontispice, (6) ff., pp. 313 à 799, (2) ff. d’errata, rest. en marge latérale de 2 ff. Plein veau brun granité, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs, tranches rouges jaspées, charnières frottées. Reliure de l'époque. 425 x 285 mm.‎


‎[video width="1710" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/BLONDEL1.mp4"][/video] Exemplaire sur grand papier de hollande. Seconde édition originale, « augmentée et corrigée », réimprimée sur la première de 1675-1683. Page de titre imprimée en rouge et noir, 3 frontispices gravés, une planche dépliante, nombreuses illustrations gravées incluant 25 estampes à pleine page avec le verso blanc, 12 en-tête et 4 culs-de-lampe. Blondel naquit en 1617. Il fut employé à plusieurs négociations diplomatiques. Il dit, dans son Cours d'architecture, qu'il voyagea en Égypte, et qu'en 1659, il vint à Constantinople, en qualité d'envoyé extraordinaire du roi de France, au sujet de la détention de l'ambassadeur français. Le succès de cette négociation lui valut un brevet de conseiller d'État, et il fut pour enseigner au dauphin, fils de Louis XIV, les belles-lettres et les mathématiques. Il fut aussi professeur de cette dernière science au collège royal. En 1665, Blondel fit connaître et connut lui-même ses talents pour l'architecture, à l'occasion d'un pont élevé à Saintes, sur la Charente. Il le rétablit, et y plaça un arc de triomphe. En 1669, il fut nommé membre de l'académie des sciences ; et le roi ordonna, par lettres patentes, que les ouvrages publics de la ville de Paris seraient dorénavant exécutés sur les plans tracés par Blondel, qui furent mis en dépôt dans l'hôtel de ville. En 1672, on restaura, sous sa direction, la porte St-Antoine, qui, par des raisons de commodité publique, fut démolie en 1777. En 1674, il exécuta pour la porte St-Bernard le même travail, toujours ingrat, et qui offre souvent plus de difficultés qu'une conception première. Blondel put enfin être lui-même dans la construction de l'arc triomphal de la porte St-Denis. Il s'y attacha moins à la quantité d'ornements qu'à la justesse des proportions. On doit observer que Blondel fut lui-même auteur des inscriptions placées sur les édifices qu'il éleva. Ses talents furent récompensés par la place de directeur et professeur à l'académie d'architecture, établie en 1671, et il rédigea, sous le titre de Cours d'architecture, les leçons qu'il donnait aux élèves. «Cet ouvrage exellent prouve combien Blondel avait étudié son art, et combien il avait su profiter des lumières qu'il avait acquises pendant ses voyages, par l'étude d'un grand nombre de monuments anciens et modernes. On construisit encore, d'après les plans de Blondel, la corderie de Rochefort ». Exemplaire d'une grandeur de marges exceptionnelles, très pur, conservé dans ses élégantes reliures de l'époque. Il provient de la bibliothèque James Moore avec signature autographe.‎

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‎SAVOT, Louis.‎

Reference : LCS-18467

‎L’Architecture française des bastimens particuliers. Composée par Me Louis Savot, Médecin du Roy, & de la Faculté de Médecine en l’Université de Paris. Où il est traitté non seulement des mesures & proportions que doit avoir un bastiment, tant en son tout & pourpris qu’en chacune de ses parties ; mais aussi de plusieurs autres choses concernant ce sujet, utiles & advantageuses, non seulement pour les Bourgois & Seigneurs qui font bastir, mais aussi pour beaucoup d’autres sortes de personnes, comme il se verra à la table des chapitres. Edition originale fort rare de ce précieux manuel que l’on pourrait sous-titrer ‘Le Bâtiment sans douleur’.‎

‎Conservé dans son vélin ivoire de l’époque. Paris, Sébastien Cramoisy, 1624. In-8 de (12) ff. et 328 pages. Plein vélin ivoire, dos lisse, traces d’attaches. Reliure de l’époque. 167 x 99 mm.‎


‎Édition originale fort rare de « ce précieux manuel que l’on pourrait sous-titrer ‘Le Bâtiment sans douleur’ (Jean-Pierre Babelon). L’architecture françoise des bastimens particuliers paraît en 1624 à Paris chez Sébastien Cramoisy. L’auteur est qualifié à cette date de « médecin du roi ». Sa vie est mal connue ; il est né à Saulieu vers 1579, et il est mort vers 1640. Il étudia la médecine à Paris à l’âge de vingt ans. À son activité de praticien mais aussi de théoricien de la médecine se sont ajoutées des curiosités d’humaniste et des réflexions sur les meilleures conditions d’existence de ses contemporains. C’est à elles que nous devons son traité d’architecture. Comme le remarquait François Blondel, il est naturel que des médecins s’intéressent à l’architecture, Claude Perrault en est un autre exemple. Le premier témoignage que nous ayons de son activité est la traduction commentée d’un traité de Galien sur la saignée : Le livre de Galien, de l’art de guérir par la saignée, traduit du grec. Ensemble un Discours dédié à messieurs les médecins de Paris sur les causes pour lesquelles on ne saigne pas encore tant ailleurs qu’à Paris et pourquoy quelques médecins mesme ont détracté de cette pratique de Paris, un in-12 paru à Paris chez Pierre Mettayer en 1603. Nous le retrouvons ensuite en 1605, qualifié de bachelier en la faculté de médecine, témoignant déjà de son intérêt pour l’aménagement des logis en commandant l’exécution de deux cheminées en marbre de couleur pour sa maison de la rue Neuve Notre-Dame, dans la Cité. En 1609, nouveau traité, dédié à Godefroy de Pontac, De causis colorum sententia, avec des observations sur Hippocrate, De tetragoni... contra chymicos, Paris, chez Adrien Périer. C’est sans doute peu après 1614 qu’il faut situer son Discours sur le subject du colosse du grand roy Henry, posé sur le milieu du Pont-Neuf de Paris... avec un sommaire de la vie de ce grand prince, opuscule paru à Paris chez Nicolas de Montroeil, qui sera réédité au début du XIXe siècle par Antoine Laurent Castellan. Savot est également un numismate, comme en témoigne son Discours sur les médailles antiques, épais traité de 400 pages in-4° qui paraît à Paris en 1627 chez Sébastien Cramoisy, et dont la Bibliothèque nationale conserve un exemplaire relié aux armes de Condé. En 1624 il publie L’architecture françoise des bastimens particuliers. Sans doute avait-il réuni des réflexions sur le sujet depuis longtemps, et la parution en 1623 du traité de Pierre Le Muet, Maniere de bastir pour toutes sortes de personnes, dut-elle hâter sa décision d’intervenir dans le débat. Son compétiteur fait œuvre d’architecte, en proposant à une clientèle très diverse un catalogue de plans-types pour toutes les bourses. L’ouvrage de Savot est d’une tonalité bien différente. Les «particuliers» auxquels il s’adresse ne sont ni des princes ni le menu peuple : pas de palais, pas de petites maisons, mais les demeures de la noblesse et de la grande bourgeoisie, hôtels à élever en ville, dans les nouveaux quartiers où l’on dispose librement de la place, ou bien demeures « aux champs ». Médecin et donc hygiéniste, Savot conseille ses clients pour la construction de la maison parfaite par le confort et l’agrément, intervenant sur la meilleure orientation, le meilleur éclairage, l’éloignement nécessaire des écuries et des cuisines pour cause de pollution, bruits, odeurs, fumées. Il légifère sur la place de l’escalier, le nombre des salles, la disposition des chambres et des cabinets, le percement et la taille des fenêtres, la disposition des cheminées. Dans ses rééditions, François Blondel observera que l’ouvrage fut écrit « pour tirer les honnêtes gens des griffes des entrepreneurs et des ouvriers », notation qui fait suite aux cruels reproches que l’on adressa à François Mansart dans le pamphlet de la Mansarade (1651). De fait, Savot donne à ses lecteurs le meilleur mode d’emploi pour discuter avec les entrepreneurs des différents corps de métier, il leur procure le détail chiffré des dépenses à prévoir, les conditions du toisé des ouvrages, et même la description des matériaux à utiliser, pierre, brique, bois, plâtre, terre cuite, leurs dimensions, leur origine, leur coût. On n’avait jamais abordé la construction dans un sens aussi pratique, qui permettait à un particulier de surveiller personnellement son chantier. On comprend dès lors le succès remporté par ce précieux manuel que l’on pourrait sous-titrer « Le bâtiment sans douleur ». Dédié à l’éphémère surintendant des finances Charles de La Vieuville, il fut réédité, toujours sans gravures, en 1642, et le succès se prolongea bien au-delà de la mort de son auteur puisque l’architecte François Blondel, premier directeur de l’Académie d’architecture et illustre professeur, jugea bon de le rééditer, preuve qu’il était toujours utile à la clientèle. Cette première réédition parut en 1673 chez François Clousier l’aîné, enrichie de figures et de notes de Blondel (423 pages), et la seconde en 1685, augmentée de nouvelles figures contemporaines de son cours d’architecture, laissent bien mesurer l’évolution des réflexions de la société sur la maison et son usage depuis la génération précédente.» Jean-Pierre Babelon (Institut de France, Paris 2006). Précieux exemplaire conservé dans son vélin ivoire de l’époque.‎

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