Paris, chez Toussainct Quinet, 1631. In-8 (173x114mm), 7ff.-872pp.-8ff., vélin époque, manque au dos, travail de ver avec atteinte à qlqs lettres sur une trentaine de feuillets, petites rousseurs.
Reference : PHO-1968
Brunet, III, 97: "Ouvrage curieux pour l'histoire des finances de la France". Première édition, avec les commentaires de Sébastien Hardy, rare et recherchée de ce traité fondamental de droit financier sous l’Ancien Régime. L’ouvrage, initialement publié en 1585 par Jean Hennequin, vise à offrir un traité général couvrant l’ensemble des finances de la monarchie, en particulier leur administration, à une époque où seuls existaient des traités spécifiques sur certains aspects (régales, impôts extraordinaires, …). Hennequin pose comme fondement la notion de domaine foncier, propriété inaliénable, pour structurer la gestion du Trésor royal. Il détaille les procédures de gestion, de reddition des comptes et d’organisation des Chambres des comptes, fournissant un véritable manuel à l’usage des officiers de finances du roi (receveurs, trésoriers, vérificateurs, etc.). Les annotations de Vincent Gelée apparaissent dès la troisième édition de 1594, tandis que Sébastien Hardy révisera, actualisera et complétera cet ouvrage dans son édition de 1631, la plus complète à ce jour, reflet des évolutions financières et administratives du début du XVIIe siècle. En tant qu’agent de la fiscalité royale, Hardy connaît les réalités de terrain de la comptabilité publique, et son initiative de publier une version commentée de l’ouvrage de Hennequin témoigne de sa volonté de mettre à disposition un outil actualisé pour les praticiens des finances royales. Un texte capital pour l’histoire du droit public financier. Le Guidon s’inscrit dans le processus de centralisation monarchique et témoigne de la volonté de rationaliser la gestion des finances royales. Cette œuvre constitue ainsi un outil majeur au service de l’absolutisme financier, codifiant la gestion fiscale et financière de la couronne avant la distinction moderne entre richesse nationale et domaine royal. M1-Et2
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Paris, Toussaint Quinet, 1631, fort vol. in-8, [8] ff. n. ch. (titre, un f. vierge, au lecteur, privilège), [892] pp. mal chiffrées 872 (avec des sauts de chiffrage de 64 à 45, puis de 108 à 129, de 289 à 270), [8] ff. n. ch. de table, interversion dans les ff. de l'avis au lecteur, basane brune, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, encadrement de double filet doré sur les plats, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Important manque de cuir en coiffe supérieure, coiffe inférieure rognée, des mouillures claires.
L'édition originale était parue en 1585. Les annotations de Vincent Gelée apparaissent dès la troisième édition de 1594.Mais nous présentons ici la première édition donnant les commentaires de Sébastien Hardy. L'ouvrage, initialement publié en 1585 par Jean Hennequin, visait à offrir un traité général couvrant l'ensemble des finances de la monarchie, en particulier leur administration, à une époque où seuls existaient des traités spécifiques sur certains aspects (régales, impôts extraordinaires, etc.). Est posé pour la première fois comme fondement théorique la notion de domaine foncier, propriété inaliénable, structurant la gestion du Trésor royal. Sont abondamment détaillées les procédures de gestion, de reddition des comptes et d'organisation des Chambres des comptes, fournissant un véritable manuel à l'usage des officiers de finances du roi (receveurs, trésoriers, vérificateurs, etc.). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.