Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes. L.A. « Saragosse », 13 janvier 1798, 4p in-4. A sa demi-nièce Olympe de Bianchi (1756-?), alors qu'il est en exil à Saragosse. Notons ce beau passage : « Si cette révolution a dégradé les hommes, elle a bien rehaussé et anobli les femmes : car ce sont elles qui ont fourni presque tous les traits qui consoleront un jour la postérité au milieu du récit de tant de crime. Enfin, ma chère enfant, j'ai versé bien des larmes depuis 7 ans [début de son exil] mais aucun n'a été amère ». Belle lettre alors qu'il espère revenir en France. [562]
Reference : 022800
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Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes.
Reference : 022801
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes. L.A., sd [ca. 1798], 1p in-4. A sa demi-nièce Olympe de Bianchi (1756-?). Sympathique lettre autour d'un livre d'un nommé Poitevin, une « géographie en vaudevilles », impossible à trouver. Il espère pouvoir revenir d'émigration grâce à Bonaparte : « Madame Bonaparte qui me parait avoir envie de vous rendre service n'aurait-elle pas pu mettre tous vos parents à l'abri de cette fatale imputation d'émigration ? J'ai été tenté quelques fois pour mon propre compte de vous proposer de me faire obtenir par le moyen de son mari ma radiation de cette fatale liste où on m'a mis bien injustement ». Il rentrera en France certainement en 1802, quand il fut nommé par Bonaparte archevêque de Troyes. [562]
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes.
Reference : 022802
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes. L.A., Saragoza [Saragosse] 2 décembre [ca.1798], 4p in-4. A sa demi-nièce Olympe de Bianchi (1756-?). Longue lettre familiale. Citons ce passage : « Il est certain qu'on peut s'attendre à tout aujourd'hui : l'Italie, mon enfant, n'est pas pire que la France ou tout autre pays. L'amour propre y a une autre direction que chez nous et qu'en Espagne. Mais quelque forme qu'ait l'amour propre, il est toujours misérable et méprisable, c'est toujours vanité et mensonge, et folie sous quelque dehors qu'il paraisse. Partout les hommes vivent de vanité et d'illusion. Le monde n'a pas changé, ma chère enfant. Il était, il y a 20 ans, ce qu'il nous parait aujourd'hui. Il n'a fait que quitter son masque. C'est pourquoi vous le trouvez si difforme. Mais tout ce que nous voyons éclore aujourd'hui était en germe dans le coeur de ceux qui opèrent si bien et si philosophiquement. Remercions Dieu de ce qu'il a dépouillé les choses de la terre des faux attraits qu'elles avaient emprunté, remercions-les de nous faire faire pénitence car nous ne l'aurions pas faire de nous même ». [562]
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes.
Reference : 022803
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes. L.A., 20 février 1805, 3p in-8. A sa demi-nièce Olympe de Bianchi (1756-?). Lettre familiale avec un beau passage sur Nicolas-Marie Fournier de La Contamine : « Voilà l'abbé Fournier que le cardinal Fesch a placé dans la chapelle sans le consulter. Cette qualité de chapelain qui ne lui donne pas grand chose à faire le retiendra à Paris, lui donnera 4000 de rente et le mettra au dessus des dominations[?] ». Fournier est en effet devenu un protégé de Fesch, ce qui lui permet de devenir chapelain puis aumônier de Napoléon, qui le désignera évêque de Montpellier en 1806. Il est aussi question du voyage du pape en France : « Le Pape a ravi tous les coeurs, on le chérit tendrement, on le révère, on ne se lasse pas de le voir. C'est tout le monde, à l'exception de quelques impies. Dieu veuille maintenir ces lueurs de foi et la ranimer dans tous les coeurs. Les plus indévots méprisent la philosophie et les philosophes mais on n'en vaut pas mieux, on n'en aime pas moins avec fureur l'argent, les plaisirs et l'oisiveté ». [562]
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes.
Reference : 022804
Louis-Apollinaire de La Tour du Pin-Montauban (1744-1807), évêque de Nancy, archevêque d'Auch puis de Troyes. L.A., 1er mars 1805, 1p in-8. A sa demi-nièce Olympe de Bianchi (1756-?). Lettre familiale. [562]
Claude-Marie Gattel (1743-1812), prêtre, avocat, juriste, écrivain.
Reference : 022799
Claude-Marie Gattel (1743-1812), prêtre, avocat, juriste, écrivain. L.A.S. à la troisième personne, Grenoble, 18 août 1810, 1p in-8. A Olympe de Bianchi (1756-?). « M. Gattel infiniment sensible au souvenir de Madame de Bianchi la prie de ovuloir bien en agréer tous ses remerciements. Il st bien fâché de n'avoir à lui donner que des nouvelles bien tristes de madame de Sigoin, morte, il y a sept ou huit ans, à Gap, chef-lieu du département des Hautes Alpes. Elle était, à cette époque, veuve depuis quelques années. Cette femme aussi aimable qu'intéressante & qui, à tant de titres, méritait d'être heureuse, a vu la fin de sa carrière empoisonnée par des pinces bien cruelles, qui l'ont conduite au tombeau de la manière la plus déplorable. Malgré le sentiment pénible que cette nouvelle ne peut manquer de faire éprouver à madame de Bianchi, M. Gattel se félicité d'avoir pu lui renouveler l'hommage de son respect ». [562]