[Bedrich Smetana] Pauline von Metternich (1836-1921), aristocrate et princesse austro-hongroise, salonnière à Paris. L.A.S., Vienne, 24 avril 1894, 14p in-8. Exceptionnelle lettre au baryton Victor Maurel (1848-1923). Elle le félicite de son grand succès dans Falstaff, de Verdi, et exprime les regrets du public viennois suite à l'annulation du concert que Maurel devait donner à Vienne l'hiver suivant. L'essentiel de la lettre est un plaidoyer en faveur de La Fiancée vendue, de Bedrich Smetana, qu'elle qualifie de « petit chef-d'oeuvre », demandant à Maurel d'user de son influence auprès de Léon Carvalho, de l'Opéra-Comique. Elle a déjà essayé de sensibiliser la comtesse Greffulhe à cette cause. Elle suggère à Maurel d'interprêter le rôle principal, qui serait un « nouveau fleuron à sa couronne ». Elle termine en citant des admirateurs de cette oeuvre, les chefs d'orchestre Hans Richter (1843-1916), Wilhelm Jahn (1835-1900), Felix Mottl (1856-1911) et Hermann Levi (1839-1900). Très belle lettre [450]
Reference : 021951
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Saint-Jean-Cap-Ferrat 29 Août 1953 | 21 x 27 cm | une page
Lettre autographe datée et signée de Jean Cocteau, 26 lignes à l'encre bleue, à Olivier Quéant, rédacteur de la revue Plaisir de France, adressée depuis la villa Santo-Sospir. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Quéant, journaliste et notamment rédacteur de la revue Plaisir de France, entretint une belle correspondance amicale et littéraire avec l'écrivain. Il livra notamment une élogieuse critique d'Antigone à sa création en 1944: "depuisRacine, l'on avait rien écrit d'aussi beau, d'aussi grand et d'aussi profondément humain" (L'Illustration). Jean Cocteau, au crépuscule de sa vie, s'insurge et se plaint de son rôle effacé et seulement symbolique dans le théâtre français des années 1950. La seconde phrase de cette lettre sera reprise quasimentmot pour motdans les célèbres vers de son plus long poèmeRequiem(1962): "Il est juste qu'on m'envisage / Après m'avoir dévisagé" qui lui servira également d'épitaphe. Malgré les reconnaissances officielles, Cocteau se sentira jusqu'à sa mort "méconnu, inconnu, invisible" (Jean Cocteau sur le fil du siècle, 2003) - un mal-être magistralement exprimé à travers ces lignes. "Voilà plusieurs années que j'accepte d'être en secret mis à ma place et, publiquement remis à ma place. Bref de n'être pas envisagé mais dévisagé. Il est beau de recevoir des lettres "retournées" où Anouilh me dit "Sans vos pièces je n'aurais pas écrit une ligne des miennes" et Giraudoux "Rilke avait raison. Nos figures blanches à côté du hâle de tes séjours dans l'antiquité." Il est beau d'être comme le Pisanelle - enterré sous les roses [...]" Intéressante et touchante missive de Cocteau, à la graphie désordonnée et furieuse, se tordant et s'étirant à la manière d'un calligramme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gustave KAHN. Lettre autographe signée adressée à Paul FORT. Dimensions : 13,6 x 21,1 cm. 16 pages. État : Voir photos pour plus de détails.