André Maurois (1885-1967), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 16 mai, 2p in-8. A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945). « Mon cher maître et ami, J'ai cherché, dans un dictionnaire d'argot américain, les deux mots dont nous avions parlé. Pour "slogan" point de doute. Le mot original signifiait en gaëlique (dialecte celte, écossais ou irlandais) : le cri de guerre d'un clan. Il est devenu, en argot moderne, le cri de guerre d'un parti ou d'un agent de publicité. Quant à gag, l'origine est "incertaine", bien que probablement, elle aussi, celtique. Nous avons été ravis de passer avec vous ce dimanche. Présentez, je vous prie, mes hommages et les souvenirs de ma femme à Mme Maurice Donnay et croyez, mon cher maître, à ma respectueuse sympathie. André Maurois ». [516]
Reference : 021070
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Octave AUBRY. Lettre autographe signée à Maurice DONNAY, 1936 Historien et romancier français Lettre autographe signée d'Octave Aubry, adressée à Maurice Donnay, datée du 22 octobre 1936, avec liseré de deuil de 5 mm. Dimensions : 12,5 x 20,4 cm Nombre de pages : 2 pages Octave AUBRY Octave Aubry, né le 1ᵉʳ septembre 1881 à Paris 4ᵉ et mort le 27 mars 1946 à Paris 6ᵉ, est un historien et romancier français. Il s'est beaucoup intéressé aux études napoléoniennes. Maurice DONNAY Charles Maurice Donnay, né à Paris le 12 octobre 1859 et mort à Paris 8ᵉ le 31 mars 1945, est un auteur dramatique et un poète français.
Georges Lecomte (1867-1958), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 021036
Georges Lecomte (1867-1958), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 9 décembre 1907, 2p in-8. A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945). « Mon cher ami, Je veux que vous sachiez bien que c'est par amitié et par discrétion affectueuse que je ne vous ai pas demandé de place pour entendre votre discours de réception à l'Académie. Le devoir des amis est de ne jamais compliquer les choses en ajoutant une demande à l'avalanche de demandes. Mais je veux que vous sachiez aussi que, ma femme et moi, nous serons de tout coeur avec vous et Madame Maurice Donnay. D'ailleurs, je me propose de participer tout de même à cette cérémonie en faisant samedi mon article du Radical (où j'ai l'honneur d'être chaque semaine un homme libre, et cela depuis 2 ans, magnifique aventure pour un journaliste de ce temps !) Sur le charmant artiste que vous êtes. Et merci de m'avoir envoyé votre délicieuse Education d'un Prince. C'est la seule pièce que - grâce à vous - nous avons vu l'hiver dernier. Nous ne sommes allés au théâtre qu'en votre honneur. Et à la lecture de votre pièce nous avons retrouvé tout l'enchantement et le plaisir de la représentation. Veuillez offrir à madame Maurice Donnay mes respectueux hommages et les meilleurs souvenirs de ma femme et me croire votre bien amicalement dévoué. Georges Lecomte ». Donnay fut reçu à l'Académie le 19 décembre 1907. [515]
Edmond Sée (1875-1959), écrivain. L.A.S., 15 février 1907, 3p in-8. A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945) au lendemain de son élection à l'Académie française. « Mon cher Maurice Donnay, Je suis très content que vous "En" soyez ! Parce que vous le méritez ; et qu'en vous admirant comme je le fais, je participe un peu à votre gloire. Et puis, en 1896, la Brebis n'aurais pas été jouée, si Maurice Donnay ne m'avait prête un des interprètes de Lysistrata au Vaudeville. vous en souvient-il ? Or, si ma reconnaissance stagne parfois - comme toute reconnaissance humaine - elle ressuscite toujours au profit de celui qui la mérita ; pour peu qu'il se trouve bien embêté ou bien fêté. c'est-à-dire : puni injustement, ou justement récompensé d'avoir été bon pour un de ses semblables. Je ne veux pas dire que l'on vous ait oui aujourd'hui parce que en 1896. non !. mais aussi vous voilà de l'Académie, on vous fête ! Alors je me souviens. et c'est une excellente occasion de vous jeter une gerbe particulièrement odorante sur la [mot illisible]. Bravo donc ! Et merci de ce que vous fîtes il y a dix ans pour moi ; et pour nous depuis dix ans. Votre Edmond Sée ». [516]
Francis de Croisset (1877-1937), écrivain. L.A.S., sd, 2p in-12. A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945). « Cher ami, Vous avez toujours des livres de Maurice Donnay, auxquels je tiens d'autant plus que Maurice Donnay doit me les avoir signés. En voici d'autres. Ne les gardez pas, je vous en supplie ! Si vous êtes chez vous, écrivez votre nom sur ces bouquins et rendez-les au porteur, ainsi que les autres. Merci d'avance. Et si je vous embête un peu, dites-vous bien que j'ai une excuse : je vous admire beaucoup. Francis de Croisser ». [516]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 021079
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 19 avril 1896, 1p in-12 A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945), très belle lettre de reproches. « Monsieur, Après avoir payé de vils échotiers pour vous faire attribuer dans les feuilles (Echo de Paris, d'hier samedi) la paternité des Demi-Vierges, vous comprendrez que je suis résolu à rompre toute relation avec vous. Toutefois, je tiens à vous prévenir que je dinerai ce soir entre 7h 1/2 et 8h chez Larue avec un jeune écrivain idéaliste nommé [Fernand] Vandérem ; si vous voulez vous joindre à nous, vous pourrez peut-être nous expliquer les mobiles de votre étrange conduite. On peut aussi venir 8, avenue Percier, avant 7h 1/2. Vandérem doit venir m'y chercher. Réponse, s.v.p. Je m'abstiens provisoirement de vous saluer. Marcel Prévost, auteur d'"Amants" ». On notera que Amants est une pièce de Maurice Donnay créée en 1895 ! Ce problème fut sans nul doute facilement réglé. Belle lettre. [516]