Alexandre-Maurice Fougeroux de Campigneulles (1796-1836), conseiller à la cour de Douai, membre de nombreuses sociétés académiques, d'émulation, d'antiquaires d'agriculture. Il a publié une histoire des duels en 1835. L.A.S., Douai, 12 mars 1836, 3p in-8. Belle lettre amicale au révolutionnaire Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848). Il s'excuse d'avoir tardé à répondre et parle d'un ouvrage alors en cours de publication dont il lui enverra un exemplaire. Il lui propose aussi de lui en faire parvenir plusieurs exemplaires « destinés à MM de l'Académie ». Il est aussi question de diverses affaires non précisément décrites. Ce publication, qui ne fait « que » 4 feuilles, est donc une brochure ou un petit livre. Nous n'avons rien trouvé qui permette d'en donner le titre. Rare lettre de cet écrivain qui mourra 2 mois plus tard. [502]
Reference : 020700
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Christian Georg Nathan David dit C.N. David (1793-1874), économiste danois, journaliste, homme politique.
Reference : 020690
Christian Georg Nathan David dit C.N. David (1793-1874), économiste danois, journaliste, homme politique. L.A.S., Paris, 8 avril 1836, 1p in-8. Au révolutionnaire Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848). Il accepter de prendre part au diner de l'Union des Nations et indique plusieurs de ses compatriotes danois qui souhaitent y prendre part : un pasteur Schaarup, un médecin Lévi, un militaire André et Grove de l'école polytechnique (le père de l'ingénieur Carl Frederik ?). Jullien de Paris a fait partie des fondateurs de la Société de l'Union des Nations en 1835, sorte de société pionnière du communisme en France. David est en France, probablement suite à ses démêlés judiciaires avec son journal Fædrelandet (La Patrie) qui lui firent perdre sa chaire à l'Université de Copenhague. [502]
Nicolas Massias (1765-1848), philosophe, écrivain, diplomate, créé baron par Louis XVIII.
Reference : 020691
Nicolas Massias (1765-1848), philosophe, écrivain, diplomate, créé baron par Louis XVIII. L.A.S. « Le B[ar]on Massias », Thiais, « Banlieue de Paris », 8 août 1824, 1p 1/4 in-4. Belle lettre amicale au révolutionnaire Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848). « Monsieur et honorale ami, j'ai été véritablement touché de l'intérêt que vous amis mis à ce que l'article perdu fut retrouvé. Vous me proposez de le revoir avec vous ; la chose est tout-à-fait inutile ; je vous l'abandonne ; mettez-le en harmonie avec la revue, je serai toujours satisfait, et ne redoutez en aucune manière qu'il y ait en cela une arrière-pensée d'auteur. Quand à ma théorie du Beau [publiée par Didot en 1824], si un de vos collaborateurs, Mr Bu., voulait s'en charger, il me semble que le sujet est du ressort de ses études ; il n'aura point à se presser ; il pourrait prendre deux ou trois mois ou davantage. Vous me parlez des tribulations qui naissent de vos rapports et de votre situation littéraire ; regardez votre poste comme une mission dans laquelle vous pouvez faire beaucoup de bien ; regardez votre revue comme un but, comme un fin ; et certes la chose en vaut la peine. Alors, je crois que vos peines changeront de nature et qu'elles deviendront presque des plaisirs ; lorsqu'on sait qu'on acquitte un dette, qu'on remplit son devoir d'homme, il est impossible de ne pas éprouver un contentement secret. Cela, au reste, n'empêche pas que vous ne passez quelques jours de vos semaines à la campagne pour y achever vos mémoires. Vous feriez bien de louer un petit appartement à Choisy ou à Thiais ; je vous en offrirais un chez moi si j'en avais à ma disposition. Tout ceci, au reste, sans préjudice de vos aimables visites que je viendrai moi-même solliciter lord que j'irais à Paris. Mes respects à Madame et mes voeux bien sincères pour la prospérité de ce que vous aimez. Vôtre. Le Baron Massias ». [502]
Nicolas Massias (1765-1848), philosophe, écrivain, diplomate, créé baron par Louis XVIII.
Reference : 020692
Nicolas Massias (1765-1848), philosophe, écrivain, diplomate, créé baron par Louis XVIII. L.A.S. « Le B[ar]on Massias », « Thiais près Choisy le Roi, Banlieue de Paris », 30 novembre 1824, 2p 1/2 in-8. Au révolutionnaire Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848), contre la Revue Européenne et les anglais. « Monsieur et honorable ami, N'ayant point eu le plaisir de vous voir depuis longtemps, je suis dans le besoin de causer avec vous quelques minutes, car je sais qu'il faut ainsi compter avec les personnes qui ont affaire à tant d'intérêts, et au plus grand de tous chez les Français, à l'amour propre. J'ai lu la Revue Européenne, le 3e cahier renferme quelques très bonnes choses ; mais, ainsi que vous l'avez prévu, on sent déjà que c'est une entreprise anglaise. Dans l'article Conversations imaginaires, il y a des choses malveillantes dirigées contre la France, dans un [mot illisible] relatif à la Pologne et principalement sur le caractère des officiers français qu'on présente comme manquant d'humanité. Sous ce rapport, je pense que nous valons mieux que les anglais. L'esprit commercial trop [mot illisible] endurcit le caractère, fait de la générosité une spéculation, et c'est, je crois, les effets qu'il produit qui ont fait remarquer et dire à mon beau-père : L'anglais est un peuple cruel. Rien n'est aussi odieux que des imputations malveillantes jetées sur toute une nation, mais lorsqu'elles ne sont qu'une juste récrimination, elles rentrent dans la légitimité de toute défense. Comment va la santé de Madame Jullien ? Présentez-lui, je vous prie, mes hommages respectueux. Mes [mot illisible] ont bien envie de voir Mademoiselle Stéphanie votre fille. J'espère que le froid ne vous empêchera point de venir nous voir. Ces [mot illisible] sont utiles et presque nécessaires à votre santé, vous savez ou ne savez pas que je me mêle de médecine, à vous cher trop sage pour être récalcitrant même contre la médecine des simples amateurs. Votre affectionné et dévoué. Le baron Massias ». Son beau-père était Franz Boecklin de Boecklinsau (1745-1813), compositeur. [502]
Christian Georg Nathan David dit C.N. David (1793-1874), économiste danois, journaliste, homme politique.
Reference : 020719
Christian Georg Nathan David dit C.N. David (1793-1874), économiste danois, journaliste, homme politique. L.A.S., Paris, 9 mai 1836, 1p in-8. Au révolutionnaire Marc-Antoine Jullien de Paris (1775-1848). Il signale que deux compatriotes, Rottboll et Waagepetersen souhaitent prendre part au diner encyclopédique du mardi suivant. Il est aussi question d'un Foelix et d'un Abrahamson. Jullien de Paris a fait partie des fondateurs de la Société de l'Union des Nations en 1835, sorte de société pionnière du communisme en France. David est en France, probablement suite à ses démêlés judiciaires avec son journal Fædrelandet (La Patrie) qui lui firent perdre sa chaire à l'Université de Copenhague. Waagepetersen est probablement Christian Waagepetersen (1787-1840), un marchand de vins. [503]