Robert Planquette (1848-1903), compositeur. L.A.S., sd [1882], 2p 1/2 in-8. Au chansonnier et écrivain Louis Péricaud (1835-1909). « Mon cher Péricaud, Au moment de partir pour Londres, j'ai appris avec peine que le nom de notre collaborateur Delormel était accolé à une chanson de café-concert de bas étage et portrait un titre immonde. Je regrette que Delormel n'ait pas compris que sa future collaboration au théâtre avec nous l'engageait à avoir plus de soin de la dignité de sa réputation littéraire. Il y a une chose bien évidente c'est que le lendemain du succès que nous sommes en droit d'espérer [?]. il ne nous manquera pas d'ennemis pour nous reprocher y n'y avait qu'des Muff's ci c'te noc'là. Poignée de main. Robert Planquette. P.S. je désire beaucoup que Delormel ne signe pas notre pièce et je compte que tu comprendras les motifs qui me font agir de cette façon ». Le titre précis de cette chanson paillarde de Delormel est « Y avait qu' des muf's à c'tte noc'là ». Elle a été mise en musique par Louis-Antoine Dubost. Elle est publiée en 1882 et suit donc la création de l'opérette Les Chevau-Légers (15 décembre 1881) sur un livret de Delormel et Péricaud. Il est fort probable que Planquette ait voulu supprimer le nom de Delormel sur la publication (le nom apparait quand même). Belle lettre. [495]
Reference : 020517
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Jules Claretie (1840-1913), écrivain, administrateur général de la Comédie-Française.
Reference : 016913
Jules Claretie (1840-1913), écrivain, administrateur général de la Comédie-Française. L.A.S., 11 janvier 1878, 3p in-12. Intéressante lettre à Louis Péricaud (1835-1909), administrateur du Théâtre du Château-d'Eau à qui il envoie la version du drame tirée de Le Coureur des Bois de Gabriel Ferry (1809-1852) par Gabriel Ferry de Bellemare (1843-1919), fils de l'auteur, et Emile Desbeaux (1845-1903). Il la sait très imparfaite et veut son avis avant d'y apporter des modifications importantes. Une autre lettre au même, datée du 6 février 1878, nous montre que Péricaud ne croyait pas en cette pièce. Elle ne fut, semble-t-il, jamais jouée. [393]