‎Philippe de Vendôme (1655-1727), grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, militaire. ‎
‎Superbe lettre autographe signée au prince de Bourbon Condé‎

‎Philippe de Vendôme (1655-1727), grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, militaire. L.A.S., Clichy, 10 octobre 1705, 3p 1/2 in-4. Très importante lettre alors que Vendôme est en disgrâce. En effet, deux mois plus tôt, le 16 août 1705, son attitude lors de la bataille de Cassano fut décriée. N'ayant pas obéi aux ordres, il fut en effet surpris par les forces d'Eugène de Savoie, sur les rives de l'Adda, mais à cause du fleuve, ce dernier reporta son attaque sur Cassano où se trouvait l'essentiel des troupes, commandées par le duc de Vendôme, frère ainé de Philippe. Considéré comme celui qui faillit faire perdre la bataille voire l'Italie, il fut rappelé en France. Il fut même dit qu'il avait quitté précipitamment le champ de bataille. Le destinataire est, bien évidemment, un personnage important de la cour. Etant donné la colère provoqué par la demande de protection au duc de Maine, et la mention « digne d'un frère », on peut suppose que le destinataire est un autre bourbon. Il s'agit, selon nous, de Louis III de Bourbon-Condé (1668-1710). Cela expliquerai la colère puisque le duc de Maine est un bâtard légitimé quand Bourbon-Condé est un cadet. « L'on ne me rendit qu'hier, Monsieur, la lettre du 28 du mois passé que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en réponse de celle dont j'avais chargé l'abbé de Châteauneuf, dans laquelle il faut que la fatigue du voyage ait altéré mes expressions, puisqu'elles vous ont paru telle, je crains bien aussi que mon paquet du 2 de ce mois n'ait augmenté votre colère contre moi, qui est cependant trop obligeante pour que je puisse vous en savoir mauvais gré puisqu'elle me témoigne l'amitié infinie que vous avez pour moi et le soin que vous prenez de ma gloire et de m'aider à soutenir dignement le nom que je porte. J'avais cru ne point manquer à l'un, ni à l'autre en m'adressant uniquement à Mr le duc du Maine, pour tâcher d'obtenir du Roy les réparations convenables à l'affront qu'on vient de me faire. Mais puisque cette conduite vous parait basse et ne pas répondre au parti extrême et haut que j'ai pris et que vous semblez avoir approuvé par les lettres que vous avez écrites au Roi et à Mr de Chamillart, je vous réponds que je me conformerai dans la suite, à la rigueur, à vos volontés, et que je ne vous donnerai plus d'autre juste sujet de reproche que d'avoir poussé trop loin mes justes ressentiments car vous pouvez être sûr que jamais mes actions ne serviront ma gloire ni ne flétriront le nom que je porte, un courage comme le mien étant au dessus de toutes les adversité. Ne demandez donc plus plus rien pour moi puisque cela n'est pas de votre goût, mais trouvez bon, seulement, que je vous réitère encore instamment ce que je vous ai demandé dans ma lettre du deux qui est de témoigner à Mr le duc du Maine et à Mr de Chamillart que vous êtes content de ma conduite, que vous partagez l'affront qu'on me vient de faire, et que vous ne sauriez jamais être des amis de ceux qui me l'ont procuré. Je crois que vous ne sauriez non plus vous dispenser de témoigner vivement à Mrs de St[?] Frémont et de Médavid votre ressentiment sur les noirceurs qu'il est public qu'ils m'ont faites. Voilà monsieur ce que vous ne sauriez trouver mauvais que j'exige de votre amitié puisque je ne vous parle plus que de ce qui regarde votre gloire et la mienne, que je saurai soutenir jusqu'à la mort, avec une fermeté et un désintéressement digne d'un frère, qui ne cessera jamais de mériter de l'être. Faites-moi donc la grâce de me faire une réponse qui me tranquillise l'esprit et de croire que je serai toujours heureux lorsque vous me témoignerez être content de moi. Mille compliments, je vous prie, à Chémeraut sur qui je compte plus que je ne puis vous le dire. Philippe de Vendôme ». Chémeraut est Jean-Noël de Barbezières (?-1709), comte de Chémerault, un militaire s'étant aussi battu à la bataille de Cassano. L'abbé de Châteauneuf est François de Castagnery (ca.1645-1708). Médavid est Jacques-El‎

Reference : 019930


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