Edouard Detaille (1848-1912), peintre. L.A.S., sd [novembre 1908?], 1p in-12. A l'écrivain Paul Hervieu (1857-1915). « Mon cher ami, Disposez absolument de moi pour l'hommage à rendre à la mémoire de Victorien Sardou. Bien cordialement à vous. Edouard Detaille ».
Reference : 019560
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MIRBEAU (Octave). LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE [À PAUL HERVIEU]. 1 page sur un bifeuillet de papier bleuté à en-tête imprimé « 3 boulevard Delessert », 18 × 13,5 cm. Remarquable lettre écrite en pleine Affaire Dreyfus. « [Paris, 21 février 1898] Cher ami, Vous n’avez pas à être touché de ces mots stupides sur vous. Hélas, depuis cette affaire, je ne puis plus rien faire ; je ne pourrais écrire que là-dessus, et je n’en ai pas le moyen. Aujourd’hui, à la sortie, nous avons été fortement hués et poursuivis. C’était admirable ! Mercredi je serai encore au procès. Pour le dernier jour, je ne puis abandonner cet admirable Zola. Ah ! J’aurais voulu que vous fussiez là, vendredi et samedi ! Ç’a été une chose que vous ne pouvez concevoir. Et vos yeux de voyant eussent vu le crime ! Le crime de Pellieux et de Boisdeffre ! Aussi visiblement que vous me voyez quand je suis devant vous. Ce sont de bien grands bandits. Et cet Esterhazy ! Ah ! Lui du moins, c’est un gredin magnifique ! Je vous embrasse bien tendrement. Octave Mirbeau » Cette lettre est restée inédite jusqu’en 2017, lors de la parution d’un article de Pierre Michel : « Lettres inédites d’Octave Mirbeau à Paul Hervieu », dans les « Cahiers Octave Mirbeau », n° 24, 2017, pages 163-207. Cette lettre y figure sous le numéro 51. C’est cet article qui nous permet d’apporter les précisions suivantes : — « [c]es mots stupides sur vous » : allusion à un article paru dans le Journal du 20 février. — Zola se trouve en procès depuis le 7 février et Mirbeau, qui l’accompagne chaque jour, lui tient parfois lieu de garde du corps. — « [j]e n’en ai pas le moyen » : « Les colonnes du Journal lui seraient fermées s’il y développait des analyses dreyfusardes » (Pierre Michel, article cité). — « à la sortie » : à la sortie du tribunal, où le procès de Zola s’est tenu du 7 au 23 février 1898. — « Mercredi » désigne le 23 février — il s’agit bien du dernier jour du procès de Zola.
0 Une lettre manuscrite de 2 pages signée par Paul Hervieu, avec une en-tête imprimée du monogramme de l'auteur et de l'adresse du 25 avenue du Bois de Boulogne. '' Madame, je suis très touché de votre charmant souvenir...''. Feuillet papier de deuil (filet noir d'encadrement sur les bordures), daté du 1er janvier 1898. Feuillet double de format: 180mm x 110mm). Paul Hervieu, Neuilly-sur-Seine 1857 - Paris 1915, romancier et auteur dramatique français
Très bon Pas de couverture Signé par l'auteur
Gustave Fraipont (1849-1923), peintre, sculpteur, affichiste. L.A.S., 7 novembre 1908, 1p 1/2 in-8. A l'écrivain Paul Hervieu (1857-1915). Belle lettre recommandant un candidat au Conservatoire, Pierre Pradier (1891-1936), élève de Paul Mounet et Henry Mayer, deux acteurs bien connus d'Hervieu. Ils ont notamment créé des rôles pour Le Dédale d'Hervieu. Pradier entre au Conservatoire en 1909.
Georges Clairin (1843-1919), peintre, illustrateur. L.A.S., sd [vendredi, 1902], 2p 1/2 in-8. A l'écrivain Paul Hervieu (1857-1915). Longue et belle lettre sur la préparation des décors pour la pièce Théroigne de Méricourt de Paul Hervieu. Clairin y recopie une longue dépêche de Sarah Bernhardt à ce sujet. Très belle lettre.
Albert Besnard (1849-1934), peintre, graveur, grand prix de Rome 1874.
Reference : 019533
Albert Besnard (1849-1934), peintre, graveur, grand prix de Rome 1874. L.A.S., 18 mars 1900, 2p 1/2 in-8. A l'écrivain Paul Hervieu (1857-1915). « Mirbeau me dit, mon cher Hervieu, que vous pourriez être à même et de me renseigner et, peut-être, de me rendre service au sujet du désir que j'ai d'exécuter le nouveau plafond de la salle du Théâtre Français. Il s'agit de savoir si le monstrueux projet de faire reconstituer par les élèves de [Alexis-Joseph] Mazerolle et à l'aide des cartons qu'il a laissés, l'innommable panne qui réglait avant l'incendie vient de l'initiative de Mr Claretie ou des sociétaires. Du simili-Mazerolle ! Voyez-vous cela ? Et à un moment où l'Europe qui nous garde au moins le respect de notre art, va venir nous regarder sous le nez ! Voulez-vous être assez gentil pour me donner ce renseignement, et, le cas échéant, avec l'autorité que vous donne votre grand talent faire un peu et même beaucoup honte à ces gens-là. Il ne faut pas aller contre le décret de la providence. À quoi servirait, Mon Dieu, un incendie si les Mazerolle passaient au travers des flammes ? Mille compliments, cher ami, et merci pour ce que vous pourrez faire. A Besnard ». Très belle lettre contre le travail de Mazerolle. L'incendie eut lieu quelques jours plus tôt, le 8 mars, le plafond ne fut pas repeint. Il représentait « la France couronnant Molière, Racine et Corneille ». [462]