Elodie Breton (1836-1909), peintre, modèle, épouse du peintre Jules Breton. L.A.S., 8 novembre 1906, 3p in-8. A Emile Potin (1844-1921), cofondateur de la société historique d'Auteuil et de Passy. Belle lettre répondant à une lettre de Potin sur sa lecture des oeuvres de Jules Breton. « . Rien ne peut apporter plus d'adoucissement à mon immense regret, et si je suis fière d'avoir été l'aimée compagne de sa belle vie, je le suis bien aussi des hommages rendus à sa chère mémoire. C'est une nature de poète, si élevée, si exquise, et la bienveillance même, aussi je regretterai toujours que vous, Monsieur, qui le comprenez si bien par ses écrits, vous ne l'ayez pas connu ». Elle enverra à la société « l'important ouvrage édité par Lahure » et indique avoir reçu l'ouvrage d'Auguste Doniol, président de la société. Très belle lettre. [462]
Reference : 019509
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Philippe Chabaneix, Albert Deumié, Jean Nougayrol, Pierre Senaux, Henry Sirben, Claude Verney (Comité de la revue)
Reference : 33585
Toulouse et La Rochelle. Du n° 1, anvier-février-mars 191 au n° 3, juillet-août-septembre 1916. Collection complète. 3 numéros en 3 livraisons en 1 vol. in-12 relié pleine toile écrue, titre au dos, couvertures conservées. Textes de Pierre Camo, Francis Carco, Philippe Chabaneix, Tristan Derème, André Derzac, Paul Fort, Maurice Magre, Jacques Nervat, Jean Nougayrol, Pierre Senaux, Henry Sirben, Hector Talvart, Hélène Vacaresco, Claude Verney, etc. ON JOINT : Une photo originale de Philippe Chabaneix avec bel envoi autographe signé à André Vasseur ; Une lettre autographe signée de Tristan Derème (septembre 1923) à [Jacques Boulenger], avec son portrait ; Un portrait de Francis Carco. En bel état, rare.
1 feuillet 21 x 27 cm, papier pelure, daté du 8 février 1965, expédié de Saint-Cyr sur Morin (enveloppe jointe). Large signature ornée d'un dessin en rouge (stylo et crayon).
"Faux frère, mes projets, moi je les réalise. Imprudent, je vais profiter de ton invitation : tu m'auras sur les reins 1 jour ou 2 dans la 1ère quinzaine de février ! Pour la photo, je t'expliquerai mon projet alors seulement car il y faut la chaleur des voix et des présences"... On joint, adressé aux mêmes destinataires :Un billet autographe : "Vous ne pouvez pas rater ça ! (ni moi !)" auquel est joint le programme de la "Fête cévenole" à Chamborigaud et Pont-de-Rastel qui aura lieu du 9 au 12 septembre 1965. Avec l'enveloppe d'expédition, signée au dos "JP Chabrol". Une photographie aérienne de la "Chabrolerie" maison l'écrivain à Saint-Cyr sur Morin, avec un mot manuscrit de son épouse Noëlle ; une lettre manuscrite signée de Noëlle, et un télégramme à propos de la santé de "Jean-Pierre" (16/09/1967).
Très belle lettre autographe de 2 pp. (14 22 cm), encre noire, datée (26 avril 1926), signée, feuillets assemblés au bord supérieur. Elle est adressée au médecin-artiste Jos Jullien, au retour du « Grand voyage » que Ramuz effectua en Talbot, en compagnie de Paul Budry et Henry Bischoff, bien que le texte de la lettre ne mentionne que « deux voyageurs qui ne doivent qu'à vous l'excellent souvenir qu'ils gardent de l'Ardèche ». En-tête « L’Acacia - Cour p. Lausanne », résidence de Ramuz dans les années 1920, avant son installation à La Muette.
Belle lettre de remerciements à son hôte ardéchois, écrite à son retour en Suisse : « À Chambéry déjà, nous avons retrouvé l’hiver qui nous a suivis jusqu’ici avec beaucoup de persistance; c’est une occasion de plus, et assez cruelle pour moi, de me rappeler le beau printemps de Joyeuse dont la seule imperfection a été d'être si court ». Ramuz évoque avec chaleur l’accueil et la « chance d’avoir trouvé en vous le meilleur et le plus dévoué des guides ». Témoignage direct de son voyage ardéchois et de sa relation avec le médecin et artiste Jos Jullien, proche du cercle Forot / Pigeonnier. Une pièce littéraire et biographique intéressante, bien située.
1 page in-8 manuscrite et signée de la main de l'Intendant d'Auvergne ; à Clermont le 14 juillet 1733, adressée à M. Lafont (sans doute Lafont de Saint-Marts, qui fut longtemps subdélégué de la généralité de Riom à Issoire).
Daniel-Charles Trudaine avait été nommé intendant de la Généralité de Riom, fonction qu'il occupa de 1730 à 1734 avant de devenir intendant des Finances. Il a été aussi l'administrateur des ponts et chaussées (dont il fonde l'Ecole royale en 1747) et à ce titre le commanditaire du fameux atlas routier qui porte son nom et qui recense les routes de 22 généralités de la France. Il renvoie le délibératoire de la paroisse de Pardines [Puy-de-Dôme] et attend le procès-verbal qu'il a prié M. Bournet de dresser "pour voir ce que je pourray faire en faveur de ceux qui ont souffert par les accidents". Cette lettre fait écho à un glissement de terrain qui avait enseveli une partie du village de Pardines en juin 1733. On lit en effet dans le "Voyage fait en 1787 et 1788, dans la ci-devant Haute et Basse Auvergne", de Legrand d'Aussy, publié en 1788, le récit de cet événement : "Au pied des masses basaltiques, en descendant vers le vallon de Meillaux, était une fontaine qui servait en même temps d'abreuvoir et qui en portait le nom. En 1 713, elle tarit tout-à-coup. On n'a pu deviner la cause de cet événement, mais c'est à lui qu'on attribue la catastrophe de Pardines, et en effet, il se pourrait que les eaux arrêtées dans leur course par une cause quelconque, se fussent portées à l'Ouest vers le village et qu'en minant les terres sur leur passage, elles aient enlevé à la masse supérieure les fondements, et préparé la chute.... Peu de temps après l'époque où la fontaine cessa de couler, on s'aperçut que le terrain des environs perdait de son à-plomb, et que les maisons se lézardaient. D'année en année, le mal s'accrut. Enfin, le 22 juin 1733, un orage affreux ayant achevé de détremper les terres, le lendemain soir, à neuf heures, l'éboulement commença. A cet instant de la journée, la plus grande partie des habitants eût dû être écrasée sous ses toits, mais par le plus grand des hasards personne ne se trouva chez soi : c'était la veille de la Saint-Jean, on faisait en ce moment, à l'autre extrémité du village, le feu-de-joie. Un fait qui m'a été garanti également, mais auquel j'ajouterais plus de foi, c'est qu'après l'éboulement, la terre qui restait à découvert, parut délayée par l'eau et détrempée comme du mortier. En quelques endroits, cette eau était même assez abondante pour former des sortes de mares ; dans d'autres, où la pente se prêtait à sa chute, elle coulait en sources. Je ne doute point que la pluie qui avait eu lieu la veille de l'événement n'ait accru le réservoir, mais certainement elle n'avait point suffi pour le former, et sans doute, il ne fut dû qu'à cette source supprimée, qui s'étant jetée de ce côté-là, finit par en changer totalement la face... L'éboulement total dura 4 jours entiers, il ne cessa que quand les terres supérieures eurent acquis l'assiette qui leur était nécessaire pour se soutenir par elles-mêmes..."
En août 1951 Maurras est transféré de la prison de Clairvaux à l'Hôtel Dieu de Troye en raison de son état de santé. C'est de là qu'il écrit à Henri Massis à propos du livre "Maurras et notre temps" qu'il vient de faire paraître. Maurras lui adresse son immense gratitude, mais lui demande aussi des précisions sur les phrases ou expressions qu'il ne se souvient pas d'avoir employées ; il souligne le bien fondé de telle ou telle mise en lumière d'épisode politique et évoque quelques souvenirs personnels. Il termine par ces mots : "Que nous aurions de choses à nous dire, mon cher ami ! D'ouvertures mutuelles à nous donner ! Cette jeune génération que j'ai à peine entrevue et que vous avez suivie, que vous pressez encore de la pointe du fer sacré, vous m'en feriez une seconde révélation, à laquelle ma vieille tête aimerait rêver longtemps prise entre les meminisse juvabit et des vues d'avenir qui sortent d'elles-mêmes, toutes nues ou long voilées, des plages perdues du passé ! Enfin ce sera peut-être pour bientôt. Soit que les portes s'ouvrent, soit que vous les perciez de votre fer de lance, je vous dis de toute façon à bientôt, au milieu de tous les mercis explosifs et inarticulés qui ont dû échapper de ce papier dès que vous l'avez ouvert" Il signe "Charles Maurras, Vieillard de Troie". Cette lettre a paru dans l'ouvrage réalisé également par Henri Massis : "Lettres de prison", sélection de lettres rédigées entre le 8 septembre 1944 et le 16 novembre 1952, et publiée par Gallimard en 1958 (pages 194-196, dont nous donnons la copie).