Séraphin Justin François Boex dit J.-H. Rosny jeune (1859-1948), écrivain, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + tapuscrit, Ploubazlanec, 18 mars 1940, 1p in-8 & 1p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Cher ami, J'ai envoyé le mémorandum ci-joint à René Benjamin. Il est bien nécessaire de marquer nettement qu'il n'y a eu aucun vote. La convocation d'une assemblée général a été décidée le 12 mars. Ce sont les points à retenir. Il pleut des articulets de Descaves où ma vérité est outragée. A vous bien amicalement Rosny ». On joint le Memorandum rendant compte d'une séance du 12 mars 1940 avec Dorgelès, Benjamin et Rosny pour prendre en main l'Académie : Rosny président, Larguier vice-p, Dorgelès secrétaire-trésorier et Benjamin secrétaire adjoint. Puis séance du 13 mars 1940 avec Descaves et Carco. Descaves proteste, une confirmation sera attendue lors d'une assemblée générale. Une autre AG pour remplacer Rosny ainé prévue (elle n'aura lieu qu'en décembre 1941). [446]
Reference : 019050
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Séraphin Justin François Boex dit J.-H. Rosny jeune (1859-1948), écrivain, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 019051
Séraphin Justin François Boex dit J.-H. Rosny jeune (1859-1948), écrivain, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + important tapuscrit, Ploubazlanec, 7 avril 1940, 4p in-8 + 4p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Je m'excuse de vous ennuyer avec cette correspondance administrative ; mais notre pauvre René Benjamin est indisponible, Dorgelès, au front : il ne me reste que vous. J'ai réfléchi qu'il faut donner un corps à notre organisation du déjeuner Goncourt ; sinon les premiers venus, en l'occurence Ajalbert, Descaves, pourraient former un déjeuner Goncourt en concurrence avec le nôtre. Evitons cela en fondant la société déclarée dont je vous envoie les statuts. Cela nous assurera le titre : Déjeuner Goncourt que personne ne pourra plus employer. En outre, cela nous permettra d'éloigner les importuns. La lecture des statuts vous fera comprendre l'importance de l'affaire. C'est un complément indispensable à l'Académie qui mourrait de nos petites querelles. Nous allons, bien entendu, donner du galbe à nos déjeuners, en y invitant nos littérateurs, des artistes, des savants de marque, parfois des étrangers. Autant que possible, un seul à la fois. Nous arrangerons cela entre nous. Quand il y aura communication aux journaux, oun le fera avec l'assentiment de tous. Je compte faire faire la déclaration par Me Raveton, notre avoué, mais auparavant, il me faut la pièce que je vous envoie approuvée et signée par tous les membres de notre bureau qui sera d'ailleurs aussi celui du déjeuner. Cette pièce n'est pas destinée à la publicité : c'est une assurance pour moi, une preuve de notre accord. Voulez-vous demander le visa de Dorgelès que je préviens d'autre part et celui de Benjamin (avec tous les ménagements indiqués par son état). Naturellement, cher ami, tout ceci demande le secret ; car il ne faudrait pas qu'on nous devance. N'en rien dire par exemple à notre ami de Toute l'Edition, trop excellent journaliste pour ne pas s'emparer d'une nouvelle intéressante. Et surtout croyez-moi, mon cher Vice-Président, de tout coeur vôtre. Justin Rosny Je reçois votre si aimable lettre. Daudet ? Oui. Je compte moi aussi sur Benjamin. En tous cas, il semble qu'il ne veut pas venir ; et je pense qu'il doit être avec nous, car il a été le plus assidu et le plus correct des Goncourt. Est-ce que la midi n'est pas un peu alerté par l'attitude de l'Italie. Si la Bretagne ne vous déplaisait pas, je vous offre l'hospitalité chez moi ; ma cuisinière étant revenue de son congé payé. Vous aurez un appartement et du feu : tout le plaisir sera pour nous, et les cartes ne sont pas encore faites. Les oeufs, le lait ne manquent pas et un poulet à l'occasion ». On joint le tapuscrit des statuts de la société « Le déjeuner Goncourt » modifiant donc le bureau après la séance du 12 mars, probablement pour les faire voter lors d'une prochaine réunion. [446]