Prosper de Barante (1782-1866), écrivain, historien, homme politique. L.A.S., Turin, 10 octobre 1832, 2p in-4. « Monsieur, Je ne sais si vous vous souviendrez que nous nous sommes plus d'une fois rencontrés chez M. Royer-Collard et peut-être serez vous surpris que je me croie fondé à vous adresser une recommandation ayant si peu l'avantage d'être connu de vous. Nous avons depuis un an ici un missionnaire français qui s'appelle l'abbé Chargros. C'est un ancien sous-lieutenant de la garde impériale, qui, depuis 15 ans, s'est pris d'un autre zèle et d'un autre courage et s'est enrôlé dans les missions étrangères. Il a presque constamment dès lors vécu dans l'Orient. L'incendie de Pera [quartier d'Istanbul] a détruit un collège où il était attaché. Il est revenu en Europe, fort embarrassé de sa personne et regrettant ses habitudes de Naxos [île de la mer Egée] et de Constantinople. Il voudrait aller à Alger, mais point à l'aventure et sans avoir la certitude d'y être employé soit dans l'instruction publique soit dans des fonctions ecclésiastiques. Ayez la complaisance, Monsieur, de me faire savoir si c'est chose possible. J'ai beaucoup vu l'abbé Chargros et il me parait un bon prêtre et un fort brave homme. Je crois que vous seriez content de lui, et je vous aurais obligation si vous le placez comme il le désire. Je me félicite, Monsieur, de trouver cette occasion de me rappeler à votre souvenir et de vous assurer de la considération distinguée avec laquelle je suis Votre très humble et très obéissant serviteur Barante ». L'abbé Jean-Baptiste-Edmond Chargros (1792-1865), prêtre lazariste était donc entre l'île de Naxos, où il dirigea la maison de Naxie, et ce collège d'Istanbul qui a brûlé. En 1840, on le retrouve dans le diocèse d'Avignon où il est aumônier du château et curé de Saint-Pierre-des-Boimeaux. Il crée alors un « Institut agricole de la Basse-Camargue » afin d'élever les orphelins. Il sera aussi en correspondance avec Marie Capelle plus connue sous son nom d'épouse, Marie Lafarge. Emprisonnée à Montpellier, elle fut vraisemblablement recommandée à l'abbé Chargros par l'abbé Coural, ancien aumônier de la prison. [110]
Reference : 017256
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Lettre autographe signée datée du 25 janvier 1972, 1 feuillet recto-verso, adressée à un destinataire inconnu. L’auteur, qui n’a publié aucun livre depuis vingt ans, présente, non sans une tonalité pathétique, son rôle dans le surréalisme : « Vous y trouverez [dans L’Expérience démoniaque] tout le drame intérieur d’un homme qui se destinait au sacerdoce et se trouva, à la suite de la bêtise d’un évêque et aidé par Clemenceau, animateur d’un des plus grands mouvements intellectuels et subversifs de ce siècle, le Surréalisme. Je suis avec Louis Aragon, Jacques Prévert, Philippe Soupault, un des vétérans et survivants de ce mouvement en 1972. »
29,7 x 21 cm, une feuille recto seul, avec l'enveloppe d'envoi. Lettre manuscrite signée à Guy Ducornet "Bien sûr tu peux publier dans le petit livre que tu prépares : Surréalisme et Athéisme", le dessin de mon curé-vampire. J'ai cherché en vain celui du curé tatoué "Ni Dieu - ni maître"...mais je t'en joints quelques autres..." Joints photocopies de 6 dessins de Siné de curé...
Un feuillet plié en quatre, une page seule manuscrite. Adressée à un "confrère" non identifié pour s'excuser de ne pas pu se rendre à une représentation de sa pièce de théâtre, et pour lui demander de donner une scène pour la Revue Littéraire. Mécislas Golberg ou Mécislas Goldberg, né le 21 octobre 1869 à Płock (Pologne russe) et mort le 28 décembre 1907 en son domicile à Fontainebleau, est un poète, dramaturge, critique d'art, journaliste et essayiste libertaire d'origine polonaise qui a écrit son oeuvre en français. Dès 1899, il se réclame du sionisme libertaire.
27 x 21 cm, 1 f. plié en quatre manuscrit sur trois volets. Daté du 16 avril 1939. une lettre d'amitié et même d'admiration de Maurice Sachs, avec cette annotation en haut à droite de la première page "Lettre de Maurice Sachs pour Pierre Béarn fort étonné."