Jules Massenet (1842-1912), compositeur. L.A.S., Genève, 13 décembre 1899, 4p in-8. A sa femme Ninon. « J'ai bien reçu ta bonne lettre hier après le départ de la mienne. J'ai toutes les lettres renvoyées avec exactitude par Jean - ainsi que la dépêche sous enveloppe - cette dépêche était de Pougogno [?] : Tout prêt on vous attend Milan jeudi. Ah ! Cela n'est pas dans nos conventions. la pièce est avancée de 15 jours !. Je viens de lui répondre que je ne serais à Milan que jeudi en huit. - donc nous partons toujours lundi matin, tous les deux, de Paris. Ce soir mercredi 13 déc. rép. Générale de Cendrillon & vendredi première. Je partirai de Genève samedi à 10h du matin & j'arriverai à la maison samedi vers onze heures du soir. - dehors, cette nuit, il a fait 12 degrés au dessous ! C'est un grand hiver. Mais dans ma chambre, j'ai si chaud, la nuit aussi - le calorifère à l'eau bouillante - & des doubles fenêtres qui permettent de changer l'air. Je t'embrasse. JM ». Sympathique lettre donnant ses nouvelles quotidiennes au moment des répétitions de son opéra Cendrillon dont la première à Genève fut le 15 décembre. La pièce fut créée aussi à Milan en décembre. Beau document. [379]
Reference : 017124
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Skierniewice 14 septembre [1807] | 19 x 22.50 cm | 2 pages et demisur une double feuille
Lettre autographe signée du maréchal Davout à son épouse, Aimée Leclerc. 2 pages et demiàl'encre noire sur une double feuille. Traces de plis inhérentes à l'envoi. Lettre, très probablement inédite ("la correspondance intime du maréchal Davout cesse d'août à novembre [1807]" indique à tort la marquise de Blocqueville dansLe Maréchal Davout, prince d'Eckmühl, raconté par les siens et par lui-même) adresséeà sa très chère épouse, belle-soeur de Pauline Bonaparte. Installé dans son palais à mi-chemin entre Varsovie et ?ód?, Davout désormais gouverneur général du Duché de Varsovie se languit de son épouse et de leur propriété de Savigny sur Orge : "mais quoique cet endroit soit un des beaux du pays il est à cent mille lieux de Savigny". Il incite surtout la maréchale à apparaître à la cour et demeurer proche de l'Empereur ; elle était notamment chargée de faire les demandes de permission de son mari auprès de Napoléon lui-même. Davout ne pouvait que difficilement s'échapper de Pologne ("Si je pouvais prévoir l'époque de mon retour définitif") afin de s'occuper, entre autres, des affaires maritales de sa cousine Hélène Davout : "je te prierais si notre cousine n'a pas un grand attachement pour son futur de la convaincre que dans les prochains six mois nous trouverons à l'établir plus avantageusement mais il peut survenir des événements qui ne permettent pas d'aller en permission". Cette dernière finira par épouser à Varsovie en 1808 le général François-Louis Coutard. Lettre très visuelle portant une belle signature du maréchal Davout. * "Skierniewice ce 14 7bre à 6h du matin Déjà ma petite Aimée j'éprouve la salutaire influence de l'air de la campagne. Mon violent mal de tête commence à se dissiper j'espère que demain j'en serai totalement débarassé [sic]. Dans tes différentes lettres tu ne m'annonces point avoir vu l'Impératrice ou l'Empereur. Est-ce que l'état de ta santé ne te permettrait pas de t'habiller suffisamment pour que tu puisses aller faire ta cour ? Tu ne m'as point parlé de la nomination de Beaumont [de la Boninière] comme sénateur cependant tous les journaux ont annoncé que l'Empereur avait nommé sénateur le gén Beaumont quoique sachant bien qu'il y en a un autre de ce nom cependant tout doit me faire espérer que celui nommé est mon beau-frère. Au moins je lui en ai écris [sic] et l'ai félicité de bien bon coeur [...] Rappelle moi au souvenir de ta bonne mère mille amitiés à Beaumont. Il y a un siècle que je n'ai eu de lettres. Mille baisers à mes deux petites et mille et mille baisers à mon excellente et belle femme [...] ton amoureux et fidèle époux Davout [...]" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jules Massenet (1842-1912), compositeur. L.A.S., Fontainebleau, mardi 20 août 1878, 4p in-12. A sa femme Ninon. « Ma chère bonne Ninon, je reçois à l'instant ta lettre du samedi 17 dans laquelle tu me reproches 4 courriers sans lettres ! Je n'ai pas manqué un seul jour de t'écrire - quelquefois comme aujourd'hui je t'ai écrit 2 fois. Il y a un mauvais service de la poste ou lettres perdues. Eugénie te dira que chaque matin à 7h1/2 elle va porter ta lettre - elle la connait bien & elle le certifiera au besoin. Je n'ai pas manqué un jour - si cela recommençait ne m'accuse pas. Moi j'ai reçu très régulièrement les tiennes - un retard me tourmenterait abominablement - songez-y. Hayem !! Ah ! Quel crampon !!!! Avec soin déchire ma lettre je t'en prie. Mais la conversation ne m'étonne pas - quel type - pas bête mais . collant. Je comptais t'écrire le 22 ou le 23 afin que tu reçoives le 25 mon baiser de fête - je ne suis pas assez sûr d'arriver à jour fixe avec votre poste ! - oui, chère Ninon, je t'envoie seulement mon baiser de fête - hier je t'ai accusé réception des oeillets - je t'en ai dit assez long sur le [mot illisible] extrême qu'il me faut encore - aujourd'hui je m'occupe de toi & je te souhaite un séjour long, agréable, salutaire. A juliette aussi - pauvre petite, elle s'amuse et j'en suis si heureux. La plus continue. c'est lugubre ! - ce matin j'ai été déjeuné chez Mlle de Lagatinerie - ils ont été bien aimables - elle m'a donné (tu la connais) un porte-monnaie japonais ravissant - je te le réserve - ce sera ton cadeau de fête au retour (c'est bon marché d'agit ainsi) - il y a l'intention d'être agréable toujours. Baiser tendres ô Louise. [formule illisible] à Juliette. JMass ». Feuillets détachés (lettre déchirée au pli). Belle lettre. [379]
Jules Massenet (1842-1912), compositeur. L.A.S., Fontainebleau, Samedi soir 8 heures, 3 août [1878], 2p in-8. A sa femme Ninon. « La maison est close - Eugénie est remontée après son : Eh ! Ben ! Bonsoir Mosieur ! J'ai reçu à trois heures ta petite lettre datée du restaurant Schaeffer en face la gare de Strasbourg et ce matin ton télégramme de Basel gare m'est parvenu. Ainsi, tout est pour le [mot illisible] - à cette heure, vous êtes probablement dans vos draps à Steinbock. Rien de nouveau ici - si ce n'est que je suis très sérieusement au travail. Ce matin, me sentant presque bien portant, je suis allé à la société générale - les 12 obligations de la ville (1875) étaient prêtes - seulement elles ont coûté 216 francs de plus que les 6000 frs, chacune étant de 514f. Mais comme il y a le coupon d'avril à toucher, je rentrerai un peu dans le surplus - (elles donnent 240f par an et le coupon d'avril est de 120f) - je n'avais pas l'argent sur moi - il faut que j'y retourne mardi puisque lundi je vais à Paris - et que demain c'est dimanche ! - ne t'inquiète pas, tout est pour le mieux. Mme Mazeret va bien - elle a reçu la visite et l'ambassade de Jacquard qui est pour 2 jours en villégiature chez M Moisson dont la fille est élève de Mme Jacquard. Bourjat est venu ce matin s'informer de toi - il allait à Paris - (toujours en partie de [mot illisible] - je suis très seul et ma consolation est de fourrer mon nez dans les armoires où je retrouve tes robes et celles de Juliette - cela vous rappelle !! - je t'ai écrit ce matin lettre n°I à l'hôtel [nom illisible]. Je te disais : bonne recette. 38ème mercredi. Bonsoir chérie, je vais essayer de reposer - dormez bien. J.M. [la suite à la verticale] Je suis allé par la forêt monter tes dépêches et lettres à Madame Mazeret. Le temps est froid et douteux. Eugénie a arrosé ton jardin. La vilaine tigresse a mangé le fromage ce matin - aussi se cache-t-elle !!! - le troubadour m'a fait une miaullade très comique parce que je ne lui donnais que des miettes de pain - il n'a plus reparu après cette scène de fureur. Marochetti m'avait invité à aller chez [nom illisible]. J'ai refusé jusqu'à nouvel ordre. ». Belle lettre. [379]
Emile Deschamps (1791-1871), poète. L.A.S., Versailles, 2 avril 1869, 2p in-8. A la femme de lettres Eugénie Casanova (1825-1908), surnommée par Deschamps « la Muse du Berry ». « Madame et charmante muse, J'écrivais à votre cher mari quand je reçois votre délicieuse lettre et je commence par vous. Je serait tout à lui, en vous quittant, si c'est vous quitter. Ah ! Vous croyez que je puis répondre de la même encre à vos pages qui sont de la poésie et de la philosophie adorables. Il me faudrait pour cela votre [mot illisible], et une forme et des loisirs, que je n'ai pas. Ma santé n'est point de taille à de si douces et belles choses. Hélas ! hélas ! J'ai à souffrir[?] à une correspondance de 15 ou 20 lettres par jour, dans toutes les langues et à des visites sans nombre de Paris comme de Versailles qui m'arrivent dès 8h 1/2 du matin et à celles qu'il me faut rendre à Versailles et aux oeuvres et offices de tout [mot illisible] qui m'assignent. J'ai été [passage illisible] et malgré cela, je n'ai plus un quart d'heure à moi par jour et je ne pourrai pas être à vous [passage illisible] en écriture. C'est un engrenage [.] car les interruptions sont nombreuses. Vous, madame et charmante muse, vous avez le loisir comme l'inspiration, et cela me console beaucoup de mes tracas. je regarde dans votre ciel bleu. tant pis pour mes vilains nuages. Jouissez bien de votre talent et de vos succès. Vous serez comme moi quand je pense à vous, et j'y pense toujours. Et devenez plus indulgente à la poésie contemporaine qui a donné André Chénier, Lamartine, Hugo, A de Vigny, Ste Beuve, A de Musset et Théodore [de] Banville. A vous pour toujours. Emile Deschamps ». Belle lettre. [393]
Jules Massenet (1842-1912), compositeur. L.A.S., Genève, 12 décembre 1899, 4p in-12. A sa femme Ninon. « Je pense que tout va bien à la maison ? Ici je travail avec profit & nous passerons vendredi soir. -Le froid est un peu moindre. -Le soleil se montre. Il est 9h du matin, j'attends le courrier. 10h pas de lettre de Paris - de personne ? Je m'habille & vais déjeuner, nous répétons tout l'après-midi. Mon thermomètre marque à l'extérieur 7 au dessous - mais l'air est pur et le ciel clair. Quel bonheur pour toi de retrouver bientôt la mer bleue & le bon sol ! "Gogontoussa" va bien - il est prétentieux. Je t'embrasse tant. JM La famille Bécherat, père, mère, filles, gendre, tous sont plus que charmants pour moi & pour toi. Ce sont de très braves & aimables gens ». Sympathique lettre donnant ses nouvelles quotidiennes au moment des répétitions de son opéra Cendrillon dont la première à Genève fut le 15 décembre. Beau document. [379]