[Guerre de 1870, souvenirs] Gustave-Armand Dumain (1824-1910), officier comptable de 1ère classe (militaire). Manuscrit A.S., Tours, 19 novembre 1870, 3p in-folio. Long manuscrit de souvenirs racontant son parcours depuis le 28 octobre 1870, capitulation de Metz, jusqu'à sa nomination à Alger. Il raconte notamment comme il a pu quitter Metz dans une ambulance, prétendant aller chercher des documents au Luxembourg et emportant 3080 francs. Il a pu alors passer par Bruxelles pour revenir en France, voir sa famille, se remettre au service du pays, rendre la somme au trésor et obtenir, sur recommandation de Thiers, une place en Algérie, après un passage à Tours. Il semble avoir fini sa carrière et sa vie à Alger (il y meurt le 17 février 1910). C'est lors de son passage à Tours qu'il apprit qu'il avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur (la nomination datait du 30 septembre). Intéressant document. [352-2]
Reference : 015302
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« Sommes-nous ce soir plus près ou plus loin de la guerre ? Ma plume hésite tandis que j’écris ces mots. En mon âme et conscience je continue d’espérer… Hitler est tenu de répondre. Il ne peut pas se taire. La Paix ne peut pas être assassinée en silence comme un passant surpris au coin d’un bois » (Léon Blum). Important manuscrit autographe signé de Léon Blum témoin des Accords de Munich. Manuscript memorandum on the Munich Agreement setting out his opinions of the Munich Agreement whereby Britain and France allowed Germany to annex the Sudetenland region of Czechoslovakia, 7 pages, 4to, [September 1938], signed "Leon Blum" at end. Blum, Léon. Manuscrit autographe signé de Léon Blum relatif aux accords de Munich. Septembre 1938. Léon Blum (1872-1950) was Prime Minister of France in the late 1930s; he was the first Socialist Prime Minister in France. Une Conférence se tient à Munich les 29 et 30 septembre 1938 pour discuter des revendications nazies contre la Tchécoslovaquie. Un accord est signé par Hitler, Neville Chamberlain, Mussolini et Édouard Daladier. Blum parle d’une « guerre des nerfs » et du souhait de la France et de l’Angleterre de trouver une solution pacifique. La proposition de Roosevelt à l’Allemagne et à la Pologne pour la médiation par un tiers et pour une conférence générale impliquant tous les États concernés a été rejetée par Hitler. Le 8 septembre, pendant les négociations et avant la signature des accords, Léon Blum s'exprime ainsi : « il n'est pas possible que la souveraineté et l'indépendance de la Tchécoslovaquie lui soient maintenant arrachées lambeau par lambeau. […] Ce qui est en cause, c'est le sort de l'Europe, le sort de la liberté en Europe, Grande-Bretagne et France comprises ». Le jour de la réunion de la conférence, le 20 septembre, il pense que « la guerre est probablement écartée. Mais dans des conditions telles que moi, […] je n'en puis éprouver de joie et que je me sens partagé entre un lâche soulagement et la honte ». A la signature des Accords de Munich Léon Blum se dirait partagé entre "un lâche soulagement et la honte". Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1938, les accords de Munich sont signés en Allemagne pour «éviter la guerre». Ils clôturent la Conférence des Quatre, réunie à l'initiative du dirigeant italien Benito Mussolini pour régler pacifiquement le conflit qui oppose Adolf Hitler et la Tchécoslovaquie. Les signataires -le Duce, le Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain, le Français Édouard Daladier, président du Conseil et Adolf Hitler- actent la cession des Sudètes au profit du IIIe Reich. Édouard Daladier est acclamé au Bourget par une foule soulagée. Même chose pour Chamberlain à Londres. Mais Winston Churchill lucide rétorque: « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». De fait à Munich, la France et l'Angleterre n'ont pas stoppé Hitler et se sont inclinées devant lui. En mars 1939, en violation complète des accords de Munich, Hitler termine le démembrement de la Tchécoslovaquie. Puis aux Sudètes succède l'invasion du pays le 1er septembre 1939. La Seconde Guerre mondiale éclate. Lorsque la paix mène à la guerre. La France va s’enliser dans un gouffre dont la brèche s'est ouverte à Munich en 1938. Important et poignant manuscrit autographe signé de Léon Blum témoin des Accords de Munich.
Manuscrit signé de 12 feuillets in-8 oblong rédigés au recto, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860, tome IX, pp. 409-413 : Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et de sa réception en France sont très informées. "Le Théâtre-Lyrique avait inauguré par Orphée sa saison d'hiver, il vient d'ouvrir par Fidelio sa saison de printemps. Après avoir fêté tour à tour Weber, Mozart et Gluck, il a voulu rendre les mêmes honneurs à Beethoven. L'intention est également louable ; mais je crains que le succès ne soit point égal. Populaire en Allemagne, accueilli avec enthousiasme en Angleterre, la partition de Fidelio n'a jamais pu s'acclimater sur nos scènes françaises. Faut-il en accuser le goût de notre public ? [ ... ] C'est dans la faiblesse de la pièce sur laquelle Beethoven a écrit la partition de Fidelio qu'il faut donc chercher la cause de ce constant insuccès. Le triste mélodrame de Bouilly, mis d'abord en musique par Gaveaux, n'était pas de nature à inspirer Beethoven. Son génie plane sur les hauteurs sublimes de la Symphonie Pastorale, de la Symphonie Héroïque ; il étouffe emprisonné dans les murs étroits d'une fable vulgaire, sans vraisemblance, sans intérêt, sans passion." [ Suit une analyse de l'histoire de Fidelio et de sa réception par le public français ] "L'exécution de Fidelio est inférieure à l'exécution d'Orphée et des noces de Figaro. L'orchestre, sur lequel pèse ici une grande part de responsabilité, s'est montré parfois, notamment dans l'ouverture, au-dessous de sa tâche. Mme Viardot n'a pu trouver dans le rôle de Fidelio les puissants contrastes, la vive passion du rôle d'Orphée. [...] Le rôle entier paraît d'ailleurs écrit sur un registre trop élevé pour la voix de Mme Viardot, et bien que cette voix soit douée d'une étendue exceptionnelle, elle n'atteint cependant les notes les plus élevés qu'à l'aide d'un déchirement douloureux. Le personnage de Fidelio exige, en outre, de la jeunesse ; sous l'habit du jeune paysan qui surprend l'amour de la fille du geôlier, Mme Viardot nous a fait regretter l'art avec lequel elle portait la tunique, la chlamyde et le cothurne antiques. M. Battaille chante le rôle de Rocco en musicien consommé et avec un grand sentiment du style ; Mlle Faivre montre de l'intelligence et la finesse, mais une finesse qui touche parfois au maniéré ; les autres artistes ne sont point de taille se mesurer à cette partition. [...] L'artiste chargé de représenter Ludovic Sforza a failli plus d'une fois, par l'étrangeté de ses allures, amener dans ce sombre drame un élément tout à fait imprévu, l'élément comique. Quel que doive être le succès de Fidelio, il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de cette tentative. [...] Il est assez curieux de voir une scène musicale, qui marche au quatrième rang, donner aux autres cet exemple du sentiment de l'art et du respect au public dont on ne craint point ailleurs de flatter les caprices et les inexcusables fantaisies. Il semble pour cela que tous les moyens soient bons, et l'on a répondu à tout quand on a dit : cela fait de l'argent. Avec ce mot là on a voulu absoudre un scandale musical qui s'est produit l'autre semaine dans la salle Ventadour. Le Théâtre-Italien a représenté l'Orphée aux Enfers de M. Offenbach.[...]" Il évoque ensuite l'Opéra-Comique et M. Gevaërt, mais aussi Donizetti : "la gloire de Donizetti ne recevra pas non plus un nouveau lustre de la représentation du petit ouvrage inédit joué sous le nom de Rita ou le Mari battu. On peut même dire que la musique de Donizetti a passé presque inaperçu au milieu des rires provoqués par les plaisanteries, un peu au gros sel, dont la pièce et semée. Il est vrai que l'exécution musicale laisse beaucoup à désirer.. [...] Seule, Mme Faure-Lefebvre ne peut suffire à tout. Elle a joué avec infiniment de grâce et l'esprit, trop d'esprit peut-être, un rôle bien invraisemblable pour elle, puisque Rita a fait la double faute d'épouser à la fois un niais et un butor. [ ... ] On dit que le rôle de Rita sera le dernier rôle créé par Mme Faure-Lefebvre et qu'elle doit prochainement quitter le théâtre. Ce sera une grande perte pour l'Opéra-Comique."
Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et la présentation de sa réception en France sont celles d'un critique très informé. Manuscrit provenant du fonds Dentu (l'éditeur Edouard Dentu prit la direction de la Revue Européenne de 1859 à 1862).
Augusta Holmès (1847-1903), compositrice, Hymne à Séléné - manuscrit autographe signé et partition imprimée dédicacée. Manuscrit autographe signée daté 26 février 1899, in-4, 4p. Impression : Paris, G Ricordi, 1900. In-4, couverture-3p. Belle réunion du manuscrit autographe signé remis au propre, avec deux petites notes au crayon, et de la partition dédicacée à son amie Marie Huet (1859-1939), peintre et couturière, amie proche qui fit son portrait : « au Peintre qui peindra les étoiles, à M. Huet, cet Hymne à leur reine. Augusta Holmès. Mars 1900 ». Cartonnage moderne, plein papier marbré. Rare manuscrit autographe, la plupart ayant été légués par Holmès au conservatoire national de musique par testament.
Jean ALBERT - Manuscrit autographe signé "La cuisine de Madame" Manuscrit autographe signé de Jean AJALBERT, 2 pages, sur les "La cuisine de Madame" Dimensions : 30,5 x 20 cm Nombre de pages : 2 pages Jean AJALBERT Jean Ajalbert, né le 10 juin 1863 à Clichy (Seine), et mort le 14 janvier 1947 à Cahors (Lot), est un critique d'art, avocat et écrivain naturaliste d'abord sympathisant anarchiste puis collaborationniste français.
Henri de Régnier. Révolution française, La terreur. Manuscrit autographe signé de 6 pages, Critique sur des ouvrages relatifs au 9 thermidor et à Robespierre, 1930 Manuscrit autographe signé d'Henri de Régnier de 6 pages, La vie littéraire, intéressante chronique littéraire, qui est une critique académicienne sur des ouvrages relatifs au 9 thermidor et à Robespierre, probablement écrit vers 1930, écrit à l'encre sur 6 feuillets de papier vélin. "Le Neuf Thermidor par Louis Barthou ... Mon ami Robespierre par Henri Béraud ... La France de l'Empire par Louis Madelin ... Napoléon intime par Arthur Lévy... On a dit souvent que l'histoire de la Révolution était "à faire", il y a du vrai certes dans cette assertion, mais il y faut ajouter que cette histoire se fait peu à peu lumière où la vérité dissipe les orageuses et sanglantes ténèbres de cette période tragique où a péri la France d'autrefois et d'où est sortie le France d'aujourd'hui. [...]" Dimensions : 18,2 x 23,1 cm Nombre de pages : 6 pages Provenance : Vente Seignolle du 15/03/24 - lot 36, Révolution française, La terreur - Classeur IV