[Ernest Renan] Patrice Cruice (1815-1866), irlandais, évêque de Marseille. L.A.S., Paris, 28 mars 1858, 1p in-8. Au prêtre parisien Sébastien Millault (1809-1896). « Mon très cher Père, Incedo per ignes suppositos cineri doloso, ce qui veut dire en bon français que j'ai fini mon article sur M. Renan. C'est une bataille que j'engage et que je suis très heureux d'engager puisque je combats pour le meilleur des rois. Mais parfois un bon conseil fait remporter la victoire. J'ai au petit séminaire un excellent ami qui a de bons conseils à donner ; je vais toujours le consulter et toujours je m'en félicite. Mais cette fois il faudrait lui demander une heure car ma lecture durerait une heure et un supérieur n'a pas une heure à donner. Ce cher supérieur doit nous prêcher notre Passion. Je crains donc d'abuser de sa bonté et je viens vous soumettre mes craintes. Tout à vous in Christo. P Cruice ». Il s'agit probablement de son petit ouvrage De quelques discussions récentes sur les origines du Christianisme (Paris, Périsse frères, 1858) qui fait 97p. Cela correspond à l'idée qu'il faut une heure pour lire ce texte. Il était alors supérieur de l'école ecclésiastique des hautes études. Cet article, devenu petit ouvrage, était écrit en réaction aux Etudes d'histoire religieuse (publié par Renan en 1857). Quérard signale d'ailleurs ce texte parmi les textes contre Renan à lire. Intéressante lettre autour des ennemis de Renan. [357]
Reference : 014717
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, , 1884. 4 pp. in-4 manuscrites.
Lettre autographe cachetée, signée et adressée de l'Ile Nou (Nouvelle-Calédonie) par Marin Fenayrou à son épouse Gabrielle incarcérée à la Maison Centrale de Clermont (Oise).Sombre affaire criminelle qui défraya la chronique. Gérard Oury en fit un film (Le Crime ne paie pas, avec Pierre Brasseur et Annie Girardot, 1961).Les époux Fenayrou avaient été condamnés aux travaux forcés pour le meurtre le 29 mai 1882 de Louis Aubert, pharmacien à Paris, amant de Gabrielle Feynarou, attiré dans un guet-apens dans une maison de Chatou.Le 6 décembre 1884, Marin Feynarou adressa à son épouse cette requête expédiée de l'ile Nou en Nouvelle-Calédonie : Ma chère femme, J'ai été si étonné d'après ta dernière lettre en voyant que tu n'avais rien reçu de Mr le Ministre de la Marine que j'ai écrit tout de suite à la D.tion pour qu'elle daigne m'informer des suites qu'elle avait jugé à propos de donner aux démarches que j'avais faites au mois de mai dernier. Il m'a été répondu que, d'après une récente dépêche, il n'y avait que les condamnés de 1ère classe et concessionnaires qui pouvaient faire venir leur famille dans la colonie. Cette nouvelle m'avait plongé dans une tristesse fort grande, je me demandais quand est-ce finirait cette vie pleine d'incertitudes et de tourments ; j'ai passé pendant quelques jours dans les alternatives d'espoirs et de découragements faciles à comprendre, heureusement que la confiance que j'ai dans l'avenir est fort grande et que j'ai pu grâce à elle chasser de biens noirs soucis et me faire entrevoir que bientôt nos inquiétudes cesseraient et que au milieu de nos chers enfants nous pourrions oublier le passé sinon tout à fait du moins en atténuer l'amertume. Pour cela ma chère femme il faut que maintenant tu fasses toutes les démarches auprès du Ministre de la Marine, afin qu'il daigne notre réunion, exprime lui le désir que j'ai de t'avoir et toi celui de me rejoindre, joins à l'appui s'il le faut ma lettre pour mieux confirmer nos intentions, quand il verra que nos désirs sont mutuels, il pourra j'en suis presque certain, nous accorder une faveur exceptionnelle, surtout voyant que je suis de 1ère classe. Cette nomination à laquelle j'étais loin de m'attendre est venue agréablement me surprendre, comme elle te surprendra toi-même ; voilà toujours un obstacle de moins à surmonter (…) Je ne suis plus à Bourail, j'habite l'Ile Nou, elle est fort agréable ; on aperçoit à deux kilomètres Nouméa le chef lieu de la colonie ; je suis occupé comme écrivain. Tu vas sans doute te demander le motif de ce changement, je n'en sais rien moi-même, je l'attribue (ce qui du reste est facile à comprendre) à ce que je n'étais pas de 1ère classe. Ce changement m'a été fort possible et quoique sachant bien que je n'occupais ce poste que par faveur et que je n'y avais aucun droit, je l'ai quitté avec beaucoup de regrets mais aussi avec beaucoup de résignation. Depuis quelques temps mes idées se sont modifiées par rapport aux enfants, je ne sais pas si tu ne ferais pas mieux de les emmener avec toi, je ne puis t'expliquer les raisons qui me font agir ainsi (…) voilà deux ans et demi que je ne les ai embrassés (…).
1 vol. in-12 br., Henri Cadier, La Boisardière, Moncoutant (Deux-Sèvres), 1956, 82 pp. George Cadier (21 avril 1874 - 24 Décembre 1952). Un des Cinq Frères [ On joint : ] Une Carte postale autographe signée et une lettre autographe signée de Henri Cadier [ On joint : ] Une Carte postale autographe signée et une lettre autographe signée de R. Cadier
Bel exemplaire, enrichi d'une L.A.S. de l'auteur (il envoie le présent ouvrage) et d'une C.P. autographe signée de l'auteur (vue générale d'Osse près Bedous) , et d'une autre CP (Pic du Midi d'Ossau vu de Lurdé) signée d'un R. Cadier.
[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ]
Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.
1 page pages In-8°. Sans date. 1 page pages. Henry de Montherlant. Lettre autographe signée datée du 27 juin 1967. 1 page manuscrite à l'encre bleue format in-8° signée en bas de la main de l'écrivain. Montherlant adresse un mot personnel à un correspondant à la suite d'une lettre reçue et y évoque le maréchal Gallieni ainsi qu'un épisode lié à sa mort. Signature bien lisible. État : traces de colle ou tache dans l'angle supérieur gauche sans atteinte au texte
Traces de colle ou tache dans l'angle supérieur gauche sans atteinte au texte
Gilbert Prouteau. Lettre autographe signée Thierry Maulnier et une dactylographié Poète Gilbert PROUTEAU (1917–2012) – Lettre autographe signée à Thierry Maulnier copie dactylographiée d’une lettre adressée à Pascal sur le projet “Notre ennemi héréditaire : l’Amérique” Ensemble cohérent de deux documents relatifs à un projet d’ouvrage conçu par Gilbert Prouteau et Thierry Maulnier (de l’Académie française), intitulé Notre ennemi héréditaire : l’Amérique, destiné aux éditions Plon. La lettre autographe signée, rédigée sur papier bleu à en-tête des Hautes Roches, Treize-Vents (Vendée), est adressée à Thierry Maulnier. Prouteau y évoque la préparation du manuscrit, la coordination documentaire avec [l’abbé Herest], la remise des 200 pages prévues pour novembre, ainsi que l’organisation de leur rendez-vous. Il précise joindre une copie dactylographiée d’une lettre recommandée récemment envoyée à un certain Pascal, restée sans réponse. 1 page in-4, encre bleue, très bon état. Cette copie dactylographiée, conservée par Maulnier, reproduit une lettre formelle adressée à Pascal, dans laquelle Prouteau réclame avec fermeté la restitution de travaux de documentation relatifs aux relations France–États-Unis, base du projet commun. 1 page in-4 dactylographiée, non signée, très bon état. État : Voir photos et description pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Dimension : 27 x 21 cm Gilbert Prouteau Gilbert Prouteau était un poète et réalisateur français. Né à Nesmy, en Vendée, il remporta en 1948 une médaille de bronze aux concours artistiques des Jeux olympiques pour son œuvre « Rythme du Stade ».