Armand d'Artois (1847-1912), écrivain, critique littéraire. L.A.S., Paris, 13 mai 1912, 1p 1/2 in-8. A un ami, qui a rencontré Robert de Flers : « De Flers est un galant homme et je ne doutais pas de l'heureux résultat de votre entrevue, vous aurez en lui un auxiliaire des plus précieux ». Il ne peut se rendre à son invitation le vendredi, « c'est le jour de la répétition générale de Lorenzaccio ». [342]
Reference : 014322
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Paris, 9 janvier 1856, in-8, un feuillet [260 x 205 mm] replié, écrit au recto, , Lettre autographe signée du mathématicien, astronome et spécialistes des sciences anciennes, Jean-Baptiste Biot (1774-1862), membre de l'Académie des Sciences puis de l'Académie Française, sur papier à en-tête de ses initiales à sec Il s'adresse ici "à Messieurs les Conservateurs de la bibliothèque impériale". Il les remercie de lui avoir prêté durant quelques semaines un exemplaire de la Commercium epistolicum (correspondance du mathématicien du XVIIe s. John Collins). Il leur demande désormais de lui confier 3 ouvrages, "qu'[il] ne trouve pas à la bibliothèque de l'Institut. 1. Cavalleri. Exercitationes geometrica sex [...] Bon. 1647 ; 2. Mercator Logarithmotechnica. Lond. 1668 ; 3. Ricci. Exercitatio geometrica de maximis et minimis. Romae, 1666." Biot précise qu'il n'aura pas besoin du Ricci si on lui prête le Mercator. Cette intéressante lettre nous laisse entrevoir la manière dont travaillait les savants du XIXe siècle : Biot fit paraitre en 1856, avec Lefort, une édition critique de la Commercium epistolicum d'après l'édition de 1712 (Commercium epistolicum J. Collins et aliorum de analysi promota, etc: ou Correspondance de J. Collins et d'autres savants célèbres du XVIIe siècle. Paris, Mallet-Bachelier, 1856). Lettre parfaitement conservée. Couverture rigide
Bon un feuillet [260 x 205 mm]
2 ff, 30 juin 1885, in-12, , , Lettre autographe signée au président de la Commission d'étude de la rage, Henri Bouley dans laquelle Pasteur demande de repousser une communication à la Commission car il souhaite encore se "justifier dans [ses] conclusions". Cette missive est datée du 1er juillet 1885, soit cinq jours avant que Pasteur ne reçoive Joseph Meister sur lequel il fera son premier essai de vaccination antirabique officiel et qui donnera lieu à une publication. Les deux premiers patients de Pasteur, Girard et Poughon n'ayant pas bénéficié d'une publication scientifique. La lettre est monté sur onglet. Correspondance de Pasteur 1840-1895, vol. IV, p. 25 Couverture rigide
Bon
[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ]
Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.
Rueil en Brie, Château de Bréau, 15 juin [1912], in-8, 2 pages [180 x 135], , Lettre autographe d'Albert Londe adressée à Adolphe Salles, le puissant industriel et financier, gendre de Gustave Eiffel, dans laquelle il sollicite son appui auprès du Ministre de l'Instruction Publique pour l'obtention d'une "décoration". Il lui envoie un exemplaire de son "Exposé de Titres" afin de lui "prouver" qu'il "ne sollicite pas cette distinction sans quelques raisons". Mais surtout, dans un post-scriptum, Londe raconte sa découverte de l'autochromatisme : "J'ai été un peu suffisant à Nice cet hiver et ai bien regretté de ne pas vous rencontrer. En fin de saison, je suis arrivé à faire des instantanées en couleurs. A nous l'hiver prochain, le Carnaval, les batailles de fleur, les régates, etc. Cela est un vrai progrès et je travaille la question avec acharnement. On ne peut oublier les anciennes passions (je parle de la photographie)". Fasciné par les autochromes, inventés à la toute fin de l'année 1903 et commercialisés par les frères Lumière en 1907, Londe n'était pas tout à fait satisfait par la lenteur des prises de ces plaques photographiques, ainsi il travailla à leur hypersensibilisation afin de pouvoir prendre, comme il l'écrit lui-même, des instantanées en couleurs. Après Léon Gimbel en 1910, Londe réussit ses premiers essais en 1911-1912. Une des séries les plus célèbres sont, justement, ses vue de régates de club nautique de Nice. Couverture rigide
Bon 2 pages [180 x 135]
Paris, 1 septembre 1772, in-8, 2 pages [200 x 155 mm] rédigées à l'encre noire, , L'auteur de la lettre, le comte Louis de Bruc (c. 1719-1796) demande à son médecin, le docteur Jacques Tenon*, son avis sur deux consultations. La première concerne des douleurs rénales, la seconde, à laquelle il semble attacher autrement d'importance, est « relative a un accident singulier que j'atribue a la suitte d'une gonhorée je crois vous en avoir dejas parler. Il en résulte une testicule continuellement enfflée et souvent douloureuse. Et une nature de sperme extraordinaire. Cest adire sec et gruméllé par grain jeaune lorsce que je suis seulement 15 jours sans faire usage de femmes. » Puni par où il a péché, le comte libertin demande un service de solidarité masculine au docteur Tenon : « Vous me feriée un vrai plaisir de dire à mde DeBruc que la couchade est tres contraire a son etat et quelle deveroit y renoncer. Vous m'éviterez par la la dure nessecitée destre malhoneste et de luy faire de la poeine mais la raison de sa santay luy feroit peutestre entendre raison. Pour moy je vous avoue de bonne foix que celas me la feroit perdre. Ainsi je vous recomande ma chastetée et ma libertée.» Bel état. *Une note manuscrite ultérieure au crayon de papier au dos de la lettre donne comme destinataire de la lettre le Dr Tenon, sans doute le chirurgien français Jacques Tenon (1724-1816). Couverture rigide
Bon 2 pages [200 x 155 mm]