Charles Clairville (1855-1918), écrivain. L.A.S., 11 avril 1895, 1p in-12. A Charles Boramé, « secrétaire de l'Hiver illustré ». Il souhaite faire modifier son poème, La Cigale, avant la publication si c'est encore possible. [134-2]
Reference : 014014
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Lettre autographe signée, simple feuillet, in-4, 1 p., datée Lyon le 12 septembre 1815. Cette lettre est intéressante, car elle accompagnait l'envoi à Charbonnel du journal de défense de la bataille de Fort L'Ecluse (juillet 1815) face aux Autrichiens, rédigé par Madelaine. "Mon général, blessé, pillé, fait prisonnier au Fort l'Ecluse, dont je commandais l'artillerie, je regretterais de n'avoir pu vous adresser plutôt le journal de défense, s'il pouvait écrire quelqu'intérêt, si la résistance avait été plus opiniâtre et de quelque utilité. Le petit mémoire ci-joint a principalement pour but d'estimer la valeur des ouvrages qu'on a fait pour la défense du Fort l'Ecluse et de présenter les fautes dans lesquelles on est tombé...". Ce journal de défense a été publié en 1840 sous le titre "Observations sur la défense du fort l'Écluse en 1815" et fait l'objet d'un article dans la revue "Le spectateur militaire" d'août-septembre 1838. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST Manuscrit
Grandcamp S.P. C1890 Première édition / Lettre originale, écrite et signée par Albert Robida. Datée du 3 août, et provenant de Grandcamp. La lettre est sur une seule feuille de papier à lettres, pliée, et écrite sur trois des côtés. Elle comporte une jolie petite vignette, qui le représente levant son verre pour porter un toast à son ami, le destinataire de la lettre. Le texte se lit comme suit : "Grandcamp, 3 août Mon cher ami. Tu es mille fois trop gentil - quel cadeau ! 10 bouteilles de vin de Maruani, 6 élixirs, 2 caisses de thé et 4 de pâte, de quoi égayer les jours de pluie, nous réchauffer les jours de froid, nous remonter le moral les jours de froid. Triste fin de saison, sans doute, pour la côte normande, avec l'arrivée au Havre* du visiteur asiatique. Heureusement que vous avez laissé Villers, qui doit se dépeupler comme Trouville avec ce voisin menaçant, tout près. On doit le remarquer partout, depuis deux semaines c'est plus propre, la municipalité nettoie ! Je me demande si nous aurons la chance de finir notre saison sans encombre. - Avec la perspective de retrouver les nymphes de la Seine dans leur bouillon de microbes à Argenteuil. Mon ami Montetand est allé à Saint-Malo pour un petit terrain acheté à la pointe de la Varenne, c'est là qu'il y a une affaire pour un superbe terrain sur la Rance près de Dinard, un grand parc divisé en lots - trop loin malheureusement ! Je vous souhaite une bonne saison à Valesaire, dans le Barbizon méditerranéen. Présentez mes respects à ces dames, et mes meilleurs vux au Dr Laffat, à M. Jaros, et à votre frère. Bonne poignée de main, de votre, A. Robida". Sous la vignette, figure le texte "Mon vice. Tribunal de police d'Isigny : 25 francs d'amende pour ivresse et trouble de l'ordre public". Une belle pièce de Robida. La lettre est propre et bien rangée, avec juste un peu de plis, provenant à la fois de la pliure originale et d'une nouvelle pliure. 17,5 cm x 22,5 cm. *Le visiteur asiatique est presque certainement une référence à la cinquième pandémie de choléra, qui a sévi en France entre 1881 et 1896.
First Edition / Orignal letter, written and signed by Albert Robida. Dated the third of August, and from Grandcamp. the letter is to a single sheet of writing paper, folded, and written to three of the sides. It includes an attractive small vignette, of him raising a glass to toast to his friend, the letters recipient. The text reads: "Grandcamp, August 3. My dear friend. You are a thousand times too kind what a supply! 10 bottles of Maruani wine, 6 elixirs, 2 crates of tea and 4 of paste enough to brighten up the rainy days, warm us up on cold days, and cheer us up on cold days. A sad end to the season, probably, for the Normandy coast, with the Asian visitor arriving in Le Havre*. It's a good thing you left Villers, which must be depopulating like Trouville with this threatening neighbour, so close by. We must be noticing it everywhere, for the last two weeks it's been cleaner, the Municipality is cleaning! I wonder if we'll be lucky enough to finish our season without any trouble. - With the prospect of finding the Seine nymphs in their broth of microbes in Argenteuil. My friend Montetand went to Saint-Malo for a small plot of land bought at the tip of Varenne, that's where there's a deal on superb land on the Rance near Dinard, a large park divided into lots - too far unfortunately! I wish you a good season in Valesaire, in the Mediterranean Barbizon. Give my respects to these ladies, and my best wishes to Dr. Laffat, Mr. Jaros, and your brother. Good handshake, of your, A. Robida". Below the vignette, is the text "My vice. Isigny Police Court: 25 francs fine for drunkenness and disorderly conduct." A lovely piece from Robida. The letter is clean and tidy, with just a little creasing, both from the original fold, and from it being folded again. 17.5cm x 22.5cm. *The Asian visitor is almost certainly a reference to the Fifth Cholera pandemic, which was rife in France between 1881 and 1896. .
13,2 x 20,5 1846 "Monsieur et honorable ami, j'ai en effet reçu il y a deux jours la circulaire de Mr. de Barrau. Je lui ai écrit avant hier pour l'en féliciter. Je vous remercie des renseignements et des avis que vous voulez bien me transmettre. Par le courrier de ce jour, j'écris à Mr Crémieux suivant votre désir. Il est absent de Paris, mais certainement il recommandera la candidature de Mr de Barrau à ses coréligionnaires politiques, je regrette que vous ne m'ayez désigné particulièrement aucun de ceux-ci. Recevez monsieur et veuillez faire agréer par messieurs d'Abbadie et de Mouvel [?] mes biens sincères et très affectueux compliments." Signature "Berryer". Pierre-Antoine Berryer fils, qui avait assisté son père lors de la défense du maréchal Ney, a été un des avocats les plus réputés de la première moitié du XIXe siècle. Il a été également un des fidèles tenants de la cause légitimiste. Il semble ici avoir été sollicité par le dacquois de La Neufville, parent de l'ancien évêque anticonstitutionnel de Dax, Mgr Quien de La Neufville (1726 - 1805). Berryer fait allusion à la circulaire aux électeurs de l'arrondissement de Dax en date du 7 juillet 1846 signée par le légitimiste Bernard-Xavier d'Abbadie de Duffau (1820-1893), à la veille des élections législatives d'août 1846. D'Abbadie de Duffau attendra 1871 pour être élu député. L'avocat Adolphe Crémieux (1796-1880), juif et franc-maçon, est à l'époque député de l'Indre et Loire. L'arrondissement de Dax comptait à l'époque la commune de Saint-Esprit (aujourd'hui quartier de Bayonne), qui avec ses 6 000 habitants était la ville au début du XIXe siècle la plus importante du département. Saint-Esprit comportait une importante communauté israélite, d'origine notamment portugaise depuis le XVIe siècle. Faut-il voir dans cette lettre le souhait de Neufville d'avoir le soutien de Crémieux par l'intermédiaire de Berryer ? Petite déchirure à l'ouverture de la lettre. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
19 x 23 Saint-Sever 1828 Longue lettre de 68 lignes sur trois pages d'une écriture serrée : "Mon cher Mancamp, ta lettre m'a irrité...Qui t'a donc si mal instruit des dernières élections? il est vrai que je ne me suis pas mis en avant, que je n'ai pas brigué des suffrages ... parce que je savais qu'il m'était impossible d'être nommé et que je n'aime pas à courir après une ombre...Mettre en doute...mes sentiments patriotiques est une suprême injustice, c'est se faire sans le savoir les complices des ennemis de la liberté qui veulent m'éloigner à tous prix d'une tribune...N'ai-je pas tout quitté pour défendre l'indépendance de la France...ne m'a-t-on pas trainé dans les cachots, où j'ai été gardé...comme un vil criminel ?... Dans mes nombreux écrits ai-je laissé échapper un mot que ne fut consacré à la lutte de la liberté et de la patrie ? Tu m'opposes M. Bié [?] et qu'a-t-il fait . ...Quelles garanties d'un passé offrent-elles à son avenir ?...Oui je veux être député... ils nommeront Poy-Ferré et ...dire peut-être qu'ils ne sont pas sûr d'un Lamarque...Ne doute jamais de mes principes patriotiques, lis la circulaire que j'écrivis aux électeurs de mon 7e [?] arrondissement, qui m'avaient nommé à la place de M....fais la lire à tes amis et prends l'engagement évidemment que je n'accepterai jamais rien d'un pouvoir et que je consacrerai à la défense de la liberté les derniers moments d'une vie, qui fut tout entière vouée à la patrie....Je t'embrasse. Max. Lamarque". Exilé sous la Restauration à cause de ses opinions bonapartistes présumées - il avait rallié Napoléon lors des Cent-Jours, qui l'avait chargé de réprimer l'insurrection vendéenne - le général Lamarque s'était retiré à Saint-Sever (Landes), d'où il était originaire. Il tenta de s'investir en politique au début des années 1820, sans succès. Sa lettre véhémente, datée du mois d'août 1828, s'inscrit dans le contexte d'élections législatives anticipées dues au décès du marquis du Lyon de Campet (1762 - 21 juillet 1828), maire de Mont-de-Marsan à plusieurs reprises et député royaliste depuis 1827. Cette lettre, très personnelle, est intéressante, car elle nous révèle un général Lamarque encore très combattif. Lamarque sera d'ailleurs élu député en décembre 1828 face au baron de Poyferré de Cère. Il deviendra un des chefs et un des principaux orateurs de l'opposition républicaine. Ses obsèques à Paris en 1832 donnèrent lieu à la première insurrection républicaine de la Monarchie de Juillet. Adresse au dos, cachets postaux de St-Sever, cachet de cire rouge rompu. Bon état. Nous joignons un double feuillet imprimé portant l'envoi manuscrit "à M. le Général Lafitte de la part du Général Lamarque" correspondant aux pages de titre de l'ouvrage du général Lamarque "Nécessité d'une armée permanente...", imprimée à Paris en 1820 chez Anselin et Pochard. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
10,5 x 16,5 Paris 1887 "6 Rue Gounod, Quartier Monceau [gravé]. Madame, Votre majesté me permettra-t-elle de lui avouer que son nom et sa personne ont toujours été pour moi l'objet d'un culte secret, et qu'il m'a semblé rêvé quand j'ai lu ces lignes bienveillantes et charmantes signée de sa main ? Oui, Madame, il est vrai que depuis longtemps votre double caractère de Reine et de poète, et la double couronne qui orne votre front, tiennent mon imagination comme enchantée sous leur prestige : aussi je n'ai pu recevoir sans une véritable émotion un témoignage particulier d'une si haute et si précieuse sympathie. Que ne puis-je, Madame, comme vous avez la bonté de m'y inviter, aller vous dire moi-même chez vous, dans votre palais et dans vos bois, combien je suis touché de votre gracieuse attention ! Mais je suis, hélas, bien vieux et bien souffrant pour entreprendre de longs voyages, malgré tout l'attrait de vos forêts des Carpathes qui doivent ressembler à celles que Shakespeare peuple de poétiques enchantements et de...idéales. Cependant, Madame, nous vivons ici dans un temps si sombre et si menaçant qu'un républicain aussi tiède que moi peut s'attendre d'un jour à l'autre à voyager bon gré mal gré en Europe, et à manger le pain amer de l'exil. Si quelque chose peut m'adoucir cette perspective, c'est la pensée de pouvoir du moins diriger cet exil vers les forêts des Ardennes et des Carpathes et d'y être peut-être aussi heureux dans mes rencontres que le philosophe Jacques. En attendant, que votre majesté daigne ne pas oublier le rêveur lointain qui met à ses pieds le présent hommage de mon admiration sympathique et de son très respectueux dévouement. Octave Feuillet. Paris le 16 décembre 1887." Le romancier et dramaturge Octave Feuillet, très à la mode sous le Second Empire, entretint, comme Pierre Loti ou d'autres écrivains français, des relations étroites avec la reine de Roumanie. Elisabeth de Wied (Prusse, 1843 - Bucarest, 1916), en littérature Carmen Sylva, épousa Charles de Hohenzollern-Sigmaringen en 1869 et devint reine de Roumanie lorsque son mari devint roi en 1881. Sa culture et sa maîtrise des langues lui permirent de traduire en allemand des écrivains français, dont le "Pêcheur d'Islande" cette même année 1887. Octave Feuillet avait élu à l'Académie française en 1862. Le ton de sa lettre témoigne également de son humeur dépressive quelques années avant sa mort. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST