Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Eglise Saint Joseph, Shanghai, 11 octobre 1892, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Je suis bien souvent avec vous de cour et de prières. J'espère que le Bon Dieu continue à bénir l'affaire du mariage de ta fille. Je suis fort édifié de l'esprit de foi qui vous conduit à cette affaire. Le Bon Dieu la bénira. Vous prenez le bon moyen d'assurer l'avenir, tenez toujours les yeux sur la volonté de Dieu. Lui seul a l'avenir entre les mains. J'espère que les prochaines malles me donneront des nouvelles plus complètes. [...] Tu sais maintenant que St Antoine de Padoue nous a exaucé. Les deux nappes d'autel sont arrivées, d'abord la petite, puis la grande. La M. Dominique les a fait monter, la petite pour l'autel de La Chapelle de congrégation où je dis la messe les jours de réunion, la grande pour le grand autel de leur chapelle où je dis la messe presque tous les jours. Elles ont servi déjà souvent. Je les reconnais aussitôt. Je suis heureux de penser que votre long travail sert à la gloire de Dieu. Merci encore. J'ai reçu aussi la brochure que je demandais sur la cour chinoise, merci encore. Je vois avec plaisir qu'on commence à mieux connaître la Chine de convention qui est bien loin de la vraie. Cette vrai Chine une fois connue témoignera bien. haut en faveur de la vraie religion qui seule peut la sauver. Priez souvent pour la conversion de la Chine. Elle déterminerait celle de l'Asie... Dieu seul peut faire ce miracle. Demandons-le. Les journaux, les télégrammes nous ont parlé de votre choléra. Nous qui l'avons presque toujours, nous en avons été préservé d'une manière singulière. Eté horriblement chaud, sans pluie, sans orages, et pas un seul cas de choléra à l'hôpital. En même temps, le télégramme apportait aux journaux les nouvelles de votre épidémie. Ces télégrammes, tous anglais, exagéraient le choléra de Paris, battaient la caisse pour clamer l'immunité de l'Angleterre. En réalité, la France, je crois, a été peu éprouvée et vous en êtes tirés désormais. Je voyais ce matin un journal (anglais naturellement) expliquant que Paris se fournit en désinfectant pour ses rues à Londres. J4ai lu ce que les journaux disaient de vos grandes chaleurs. Ici le thermomètre montait plus haut, mais elle n'ont causé aucune épidémie. Je voyais qu'en Amérique des chaleurs moindres que les nôtres tuaient chevaux ou piétons. Ici rien de semblable. Je te remercie encore de ce que tu as fait pour Léon Hambert(?). Je me suis attaché à cet enfant, que je n'ai jamais vu, à cause de l'affection de notre père pour le sien. Ces pauvres enfants ont beaucoup perdu en perdant leur mère. Si l'aîné est à Paris, fais-lui tout le bien que tu pourras. Salue les de ma part. D'après ce que leur père me dit d'eux, il doit y avoir beaucoup de bon. Dès lors, on peut corriger ce qui est moins bon. Les sours de charité ont été éprouvées cette année. La plus ancienne des sours de l'hôpital est morte. Une autre fort vieille est morte à Hantcheou (?). Ce sont deux vides et il vient peu de nouvelles de France. [...] Adieu chère sour, je vous embrasse tout bien fort. Ton frère Augustin. » Belle lettre avec des détails autour de la mission. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]
Reference : 012493
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in-4 de 8 pp
Longue et importante lettre donnant des nouvelles de l'escadre de l'amiral Willaumez partie de France pour couper la route aux grands convois anglais, et victime d'un ouragan le 19 août 1806 au sud des Bermudes.Le capitaine de Kergariou qui commande la frégate La Valeureuse a pu se réfugier dans la rivière Delaware où il attend que son navire soit réparé pour pouvoir rejoindre Philadelphie.Il raconte comment, après avoir été séparé de l'ensemble de l'escadre le 28 juillet pour avoir donné la chasse à une goélette, il l'a retrouvée le 18 août, à la veille d'un coup de vent terrible qui a causé de grands dégâts: Le 28, je suis entré dans la Delawar coulant bas d'eau en étant entièrement délabré. Le coup de vent avait duré cinquante deux heures. Il donne des nouvelles d'autres bâtiments qui ont également beaucoup souffert: La Cybèle est à Norfolk , Le Patriote et L'Eole à Annapolis. Le malheureux Impétueux a été poursuivi par l'escadre de l'amiral anglais Strachan, puis incendié malgré la neutralité du territoire américain. Kergariou craint d'apprendre que d'autres navires errent encore sans mâts, à la merci de l'ennemi. De nombreux bâtiments américains ont également été détruits, tout comme plusieurs navires du convoi de la Jamaïque. Sans nouvelles de lui, il espère que Le Vétéran, séparé de l'escadre avant l'ouragan, a pu y échapper [Jérôme Bonaparte qui commandait ce vaisseau avait en effet profité de cette séparation pour regagner seul la France ; intercepté par les Anglais, Le Vétéran parviendra cependant à trouver refuge à Concarneau où il restera bloqué jusqu'en 1814].Il est cruel de voir une division qui pour la marche et l'ordre étoit supérieure à tout ce que nous avons rencontré, il est cruel - après une longue et pénible navigation où à la vérité elle n'a pas obtenu de grands succès mais elle a le mérite de la constance au milieu des privations - de la voir se dissoudre et s'anéantir pour ainsi dire dans un instant.Il faut de plus faire face aux difficultés financières pour rééquiper le navire et ses hommes, le gouvernement américain étant nul et sans argent et la plupart des officiers et des matelots ayant perdu tous leurs biens dans la tempête. Mais le seul désir de Kergariou est de pouvoir reconduire la vieille et délabrée Valeureuse en France…On joint la Philadelphia Gazette du 25 septembre 1806 que Kergariou envoie à Caffarelli et où il est question des dégâts subis par l'escadre française, notamment par L'Impétueux brûlé par les Anglais.L'escadre de Willaumez était partie de Brest le 13 décembre 1805. Elle se composait de 6 vaisseaux et de 2 frégates dont La Valeureuse commandée par Achille de Kergariou (1775-1820). Après s'être dirigé vers Sainte-Hélène et le Cap de Bonne-Espérance, elle avait dû revenir vers le Brésil puis la Martinique pour y débarquer des hommes et s'y approvisionner. Après cette dislocation, seuls trois navires dont le Foudroyant de Willaumez reviendront à Brest, La Valeureuse, considérée comme irréparable, sera vendue sur le sol américain.Louis-Marie-Joseph de Caffarelli (1760-1845) était préfet maritime depuis 1800, il fut fait comte d'Empire en 1810. Il était le frère cadet des deux généraux de Napoléon
Naples 23 avril 1807 4 pp. in-4
Intéressante lettre sur les affaires d'Autriche et d'Orient.Écrite par le général Saligny, en poste à l'armée de Naples, elle est adressée au futur général de Mériage, alors second secrétaire d'ambassade à Vienne, en mission à Vidin (Empire ottoman). "Lorsque vous m'avez écrit, il paroît que votre horizon politique n'étoit pas très clair. Le rassemblement de l'armée d'observation en Galicie, les secours donnés aux services, les réjouissances publiques pour la sortie pacifique des Français de la ville de Vienne, tout cela pouvoit bien faire penser que la Cour autrichienne n'étoit pas disposée à garder la neutralité. Ce qu'on a dit actuellement ici feroit croire qu'elle a changé d'opinion et qu'elle entend assez bien ses intérêts pour laisser reposer ses peuples, son pays, et remettre ses finances. Si on juge de ces dernières par le cours du papier et par les opérations consignées dans les journaux sur les monnoies, il sembleroit que la paix n'a pas encore eu beaucoup d'influence sur elles…". "Nous sommes ici assez tranquilles depuis que les Russes & les Anglais se sont portés vers Constantinople. Nous ne savons rien de bien positif sur cette expédition. On a d'abord appris que les Anglais avoient forcé le Détroit, avoient brûlé une partie de la flotte et s'étoient approchés de la capitale ottomane, mais ensuite on a dit que les Turcs s'étoient défendus vaillamment et que les Anglais avoient été obligés de regagner Malte avec leur escadre tout à fait désemparée. Aujourd'hui on débite qu'ils ont entièrement réussi et que la Porte a fait la paix. Jugez d'après cela de ce qu'on peut croire…". On joint deux autres lettres adressées à Mériage, Vienne, 1807-1809, 4 pp. in-4, adresses, dont une par F. de La Grange
[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ]
Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.
Michel Droit, écrivain, journaliste, académicien - Lettre autographe signée à Thierry Maulnier Jane Fonda et le Chili 4 août - 1973 Écrivain Lettre autographe signée de Michel Droit à Thierry Maulnier Jane Fonda et le Chili 4 août [vers 1970s] Lettre autographe signée de Michel Droit (1923 2000), écrivain, journaliste, académicien (élu à l Académie française en 1980), adressée à Thierry Maulnier (1909 1988), écrivain, chroniqueur politique et membre de l Académie française (élu en 1964). Datée du 4 août (année non précisée, vraisemblablement dans les années 1970), cette lettre manuscrite est rédigée sur papier à en-tête imprimé Michel Droit. Elle réagit à une chronique publiée par Maulnier, dédiée à Jane Fonda, actrice engagée à gauche, notamment connue pour ses prises de position contre la guerre du Vietnam et en faveur des régimes socialistes. Michel Droit y félicite Maulnier pour son texte, le qualifiant de « belle et utile chronique », avant d'ajouter une remarque ironique à l égard de Jane Fonda et de ses positions politiques. Il s'interroge sur l'absence de fuite massive des « démocrates chiliens » sous le régime de Pinochet, en contraste avec les discours dénonçant la dictature militaire installée après la chute de Salvador Allende. La lettre témoigne d un échange intellectuel complice entre deux figures majeures du journalisme et de la critique littéraire de droite sous la Cinquième République, dans un contexte de polarisation idéologique très marqué. Texte intégral : Cher Thierry Maulnier, Quelle belle et utile chronique vous avez dédiée à la délicieuse Mme Jane Fonda ! Cela dit, j'aimerais bien que cette gracieuse personne nous explique un jour, en passant, pourquoi les "démocrates" chiliens, adeptes et nostalgiques d Allende, ne fuient pas, par dizaines de milliers, l "épouvantable régime" de Pinochet. Bien amicalement à vous, Michel Détails : Lettre autographe signée « Michel » Destinataire : Thierry Maulnier 1 page in-8, recto verso Encre bleue sur papier à en-tête imprimé Michel Droit Date manuscrite : 4 août (sans année, vers 1970s) Provenance : ancienne collection privée Dimensions : 21 x 14.5 cm État : Bon état, pli d'origine. Voir photos et description pour plus de détails. Nombre de pages : 2 pages
Georges Hue - Lettre autographe signée, je suis harcelé de demandes - 1900 Compositeur français Lettre autographe signée de Georges Hüe au sujet de la répétition générale de l un de ses spectacles vers 1900. Lettre autographe signée de Georges Hüe, adressée à un ami, dans laquelle il transmet deux billets pour la répétition générale d un spectacle prévu le vendredi à 13 h 30. Il demande à son correspondant de les lui retourner rapidement en cas d empêchement, car il est, selon ses mots, « harcelé de demandes ». Le billet concernait vraisemblablement une de ses uvres lyriques, la lettre laissant entendre une forte affluence attendue. « Voici 2 fauteuils pour la rep. générale Vendredi 1 h 1/2, je crois. Si vous aviez un empêchement, prière de me renvoyer bien vite les billets, car je suis harcelé de demandes. Bons amitiés Georges Hüe » Lettre autographe signée, 1 page in-8 (environ 20 x 13 cm), rédigée à l encre brune sur papier vergé, pliée horizontalement. Une ancienne trace de montage au verso, sinon bon état de conservation. Georges Hüe (1858 1948) fut un compositeur français, élève de Gounod et de Massenet, lauréat du prix de Rome en 1879. Il est notamment connu pour ses opéras tels que Le Roi de Paris (1900) ou Titania (1903), mais aussi pour ses mélodies et uvres chorales. Membre de l Académie des beaux-arts à partir de 1921, Hüe s est illustré par un style raffiné, souvent empreint de poésie, à la croisée du romantisme et du symbolisme musical. Dimensions : 11 x 16 cm État : Traces d'onglet au dos sinon bel état de conservation. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Georges Hue Georges Adolphe Hüe est un compositeur français de la Belle époque. Wikipédia