Camille Blaisot (1881-1945), homme politique, député, mort à Dachau. L.A.S., Paris, 19 juillet 1922, 1p in-8. Il accepte de participer « aux cérémonies officiels des fêtes de Lisieux le dimanche 30 juillet et au Banquet présidé par monsieur le ministre de l'agriculture », Henry Chéron (1867-1936), qui est d'ailleurs l'ancien maire de Lisieux. Cachet de la collection Etienne Déville (1873-1944), historien, conservateur à Lisieux. [160]
Reference : 011203
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, , 1884. 4 pp. in-4 manuscrites.
Lettre autographe cachetée, signée et adressée de l'Ile Nou (Nouvelle-Calédonie) par Marin Fenayrou à son épouse Gabrielle incarcérée à la Maison Centrale de Clermont (Oise).Sombre affaire criminelle qui défraya la chronique. Gérard Oury en fit un film (Le Crime ne paie pas, avec Pierre Brasseur et Annie Girardot, 1961).Les époux Fenayrou avaient été condamnés aux travaux forcés pour le meurtre le 29 mai 1882 de Louis Aubert, pharmacien à Paris, amant de Gabrielle Feynarou, attiré dans un guet-apens dans une maison de Chatou.Le 6 décembre 1884, Marin Feynarou adressa à son épouse cette requête expédiée de l'ile Nou en Nouvelle-Calédonie : Ma chère femme, J'ai été si étonné d'après ta dernière lettre en voyant que tu n'avais rien reçu de Mr le Ministre de la Marine que j'ai écrit tout de suite à la D.tion pour qu'elle daigne m'informer des suites qu'elle avait jugé à propos de donner aux démarches que j'avais faites au mois de mai dernier. Il m'a été répondu que, d'après une récente dépêche, il n'y avait que les condamnés de 1ère classe et concessionnaires qui pouvaient faire venir leur famille dans la colonie. Cette nouvelle m'avait plongé dans une tristesse fort grande, je me demandais quand est-ce finirait cette vie pleine d'incertitudes et de tourments ; j'ai passé pendant quelques jours dans les alternatives d'espoirs et de découragements faciles à comprendre, heureusement que la confiance que j'ai dans l'avenir est fort grande et que j'ai pu grâce à elle chasser de biens noirs soucis et me faire entrevoir que bientôt nos inquiétudes cesseraient et que au milieu de nos chers enfants nous pourrions oublier le passé sinon tout à fait du moins en atténuer l'amertume. Pour cela ma chère femme il faut que maintenant tu fasses toutes les démarches auprès du Ministre de la Marine, afin qu'il daigne notre réunion, exprime lui le désir que j'ai de t'avoir et toi celui de me rejoindre, joins à l'appui s'il le faut ma lettre pour mieux confirmer nos intentions, quand il verra que nos désirs sont mutuels, il pourra j'en suis presque certain, nous accorder une faveur exceptionnelle, surtout voyant que je suis de 1ère classe. Cette nomination à laquelle j'étais loin de m'attendre est venue agréablement me surprendre, comme elle te surprendra toi-même ; voilà toujours un obstacle de moins à surmonter (…) Je ne suis plus à Bourail, j'habite l'Ile Nou, elle est fort agréable ; on aperçoit à deux kilomètres Nouméa le chef lieu de la colonie ; je suis occupé comme écrivain. Tu vas sans doute te demander le motif de ce changement, je n'en sais rien moi-même, je l'attribue (ce qui du reste est facile à comprendre) à ce que je n'étais pas de 1ère classe. Ce changement m'a été fort possible et quoique sachant bien que je n'occupais ce poste que par faveur et que je n'y avais aucun droit, je l'ai quitté avec beaucoup de regrets mais aussi avec beaucoup de résignation. Depuis quelques temps mes idées se sont modifiées par rapport aux enfants, je ne sais pas si tu ne ferais pas mieux de les emmener avec toi, je ne puis t'expliquer les raisons qui me font agir ainsi (…) voilà deux ans et demi que je ne les ai embrassés (…).
1 vol. in-12 br., Henri Cadier, La Boisardière, Moncoutant (Deux-Sèvres), 1956, 82 pp. George Cadier (21 avril 1874 - 24 Décembre 1952). Un des Cinq Frères [ On joint : ] Une Carte postale autographe signée et une lettre autographe signée de Henri Cadier [ On joint : ] Une Carte postale autographe signée et une lettre autographe signée de R. Cadier
Bel exemplaire, enrichi d'une L.A.S. de l'auteur (il envoie le présent ouvrage) et d'une C.P. autographe signée de l'auteur (vue générale d'Osse près Bedous) , et d'une autre CP (Pic du Midi d'Ossau vu de Lurdé) signée d'un R. Cadier.
[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ]
Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.
1 page pages In-8°. Sans date. 1 page pages. Henry de Montherlant. Lettre autographe signée datée du 27 juin 1967. 1 page manuscrite à l'encre bleue format in-8° signée en bas de la main de l'écrivain. Montherlant adresse un mot personnel à un correspondant à la suite d'une lettre reçue et y évoque le maréchal Gallieni ainsi qu'un épisode lié à sa mort. Signature bien lisible. État : traces de colle ou tache dans l'angle supérieur gauche sans atteinte au texte
Traces de colle ou tache dans l'angle supérieur gauche sans atteinte au texte
, , . Une page et demie in-4 datée 24 janvier 1849, adressée à ictor Hugo. Adresse au dos à « Monsieur Victor Hugo Représentant du peuple, Membre de l'Académie ». Trace de cachet de cire.
Lettre de détresse adressée par Murger à Victor Hugo, deux ans avant la publication des Scènes de la vie de Bohème (1851). L'auteur, dans le plus grand dénuement, implore Hugo de l'aider à trouver un emploi en le recommandant auprès de ses collègues députés ou des ministres de l'Instruction publique ou de l'Intérieur.Document d'une rare intensité humaine et littéraire. Murger y décrit sa misère avec une lucidité poignante : « Depuis dix ans que j'habite [Paris], je connais la misère comme un commissionnaire connaît le plan de Paris. La misère a été pour moi un bon maître et m'a appris d'excellentes choses - Maintenant elle n'a plus rien à m'apprendre de nouveau ». Il sollicite non pas une aide financière mais un emploi, ou à défaut un poste de secrétaire auprès d'un représentant : « La place la plus modique, qui m'assurerait la possibilité de travailler, me paraîtrait magnifique ». Il conclut : « C'est une tentative de désespéré. J'ai dépensé toutes mes économies de courage ».La lettre est signée et datée du 25 janvier 1849, domicile 3 rue de Touraine, Saint-Germain. Le mot « Brouillon » en tête indique qu'il s'agit du premier jet conservé par l'auteur - usage courant chez Murger qui travaillait et retravaillait ses textesPrécieux témoignage autobiographique de la bohème littéraire parisienne sous la IIe République, à l'exact moment où Murger vivait ce qu'il allait immortaliser. Victor Hugo, alors représentant du peuple à l'Assemblée, était en effet connu pour sa générosité envers les jeunes écrivains.