Action artistique de la ville de Paris s.d. (1991 d'après le catalogue de la BNF), in-4 (28 x 25 cm) cartonnage éditeur sous jaquette illustrée, 191 p. (très bon état ; non réédité) Texte sur deux colonnes, nombreuses illustrations NB et couleurs. Belle monographie la riche histoire de celle qui ne s'est appelée place de l'Hôtel-de-ville qu'à partir de 1803, restée fameuse en raison du nombre de destinées qui s'y achevèrent tragiquement...
Reference : 52697
ISBN : 9782010185458
Librairie Jean-Michel de Laubrière
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Condamnée à être attachée, carcan au cou, en place de Grève
Reference : 44980
(1773)
(Paris), L. F. Delatour, 1773. Placard in-folio imprimé (36 x 44 cm).
« Salomé Faty, veuve Stochdorf, n'avait pas seulement hérité, conformément à la loi, du fonds de librairie tenu à Strasbourg par son défunt époux, mais aussi, et moins légalement, de l'actif commerce clandestin entretenu par celui-ci avec les imprimeurs étrangers pour le compte de libraires de l'intérieur, notamment parisiens. Arrêtée une première fois en novembre 1771, relâchée grâce à de puissants clients, le coadjuteur de Strasbourg, le marquis d'Argenson, le comte de Guébriant, elle fut, sur de nouvelles plaintes, arrêtée de nouveau le 17 mars 1773 et ramenée sous une solide escorte à la Bastille où elle resta jusqu'au 3 août. Le Châtelet eut la main dure ; par jugement du 8 juillet, elle fut condamnée à être attachée, carcan au cou, en place de Grève, avec un écriteau ainsi libellé : Marchande libraire faisant à Strasbourg, en récidive, le commerce de livres contraires à la religion et aux bonnes moeurs, et bannie pour neuf ans de Paris et de sa ville natale, ce jugement, publié à Paris « à son de trompe et cri public », devant être affiché dans toutes les villes pourvues de libraires patentés. Par humanité, Maupeou lui accorda la remise du carcan. Si la peine était forte, c'est que la belle Salomé trafiquait non seulement de contrefaçons, mais, comme toujours, d'ouvrages formellement interdits : on avait trouvé chez elle des ballots de la Pucelle, du Gazetier cuirassé, du Système de la Nature, d'obscénités comme Thérèse Philosophe mêlées à des livres de polémique comme Histoire du Parlement de Paris et aux catéchismes matérialistes de La Mettrie. C'était là de la littérature clandestine par excellence, importée des Pays-Bas (où l'on fit d'ailleurs une enquête) et d'Allemagne, au mépris évident des arrêts et règlements connus de tous les libraires du royaume » (Hugues de Montbas, La Littérature Clandestine au XVIIIe Siècle, Revue des Deux Mondes, 1951).Mention manuscrite à l'encre du temps en pied : Je soussigné préposé à l'effet de ce qui suit par Monsieur de Branlicourt subdélégué à Abbeville, certifie à tous qu'il appartiendra avoir - ce jour d'huy, lu publié et fait afficher par Pierre Grisel Trompette ordinaire de cette ville le jugement cy dessus au marché au blé au carrefour de cette ville afin que personne n'en ignore en foy de quoy j'ai signé avec les Grisel à Abbeville le 4 septembre 1773 [Signé] Flaman, P. Guses (?) [Verso, à l'encre du temps] 1773, 8 juillet. Jugement et dernier ressort… qui condamne la Ve Stochdorf au carcan pour le commerce de livres contre la religion.Bel exemplaire.
1743 Paris, Mariette, 1743 ; plaquette in-4, bradel de papier marbré (reliure moderne).
La Saint-Jean donnait lieu chaque année à un grand feu de joie sur la place de Grêve (actuellement place de l'Hôtel-de-Ville), allumé par le roi en personne jusqu'en 1648. Ce type de document se trouve rarement relié à part, comme ici ; on y trouve d'intéressantes informations sur la vie quotidienne – et ses travers – dans la première moitié du XVIIIe siècle. Bon exemplaire.
Chez Basset | Paris [circa 1790] | 30.50 x 48.50 cm | une feuille
Gravure originale. Vue d'optique rehaussée en couleurs à l'aquarelle, représentant une vue représentantlagalerie élevée dans la place de Grêve à l'occasion de la naissance de Msgr le Dauphin. Les vues d'optique, également appelées vues, perspectives ou encore "mondo nuovo", sont des gravures très en vogue entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Elles étaient destinées à être observées à travers un jeu de plusieurs miroirs ou par le moyen d'un Zygrascope, instrument constitué d'un miroir et d'une lentille. Les vues d'optique peuvent être considérées comme les précurseurs des images en trois dimensions et des stéréoscopes qui connurent un vif succès dès le XIXe siècle. Les vues d'optique semblent apparaître dans les années 1740 et sont des divertissements de salon. Le procédé s'est développé d'abord à Paris, puis Londres et enfin en Allemagne et s'attachait à représenter - de manière idéalisée - les plus célèbres panoramas et paysages d'Orient et d'Occident. Belle épreuve aux couleurs très fraîches. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Reference : 400122452
A Paris, chez La Chaussée, rue S. Jacques vis à vis la Fontaine Saint Severin N° Et Presentem.t chez Basset rue Saint Jacques au coin de celle des Mathurins, 1782. Gravure à l'eau-forte, coloriée (28 x 41 cm).
Gravure en perspective représentant la décoration de la façade du feu d’artifice élevé en place de Grève, tiré devant Marie-Antoinette, dauphine de France et Louis XVI le 21 janvier 1782 à l’occasion de la naissance de Monseigneur le Dauphin, Louis-Joseph de France (1781-1789). Au haut de la feuille, de droite à gauche, à rebours, est reproduite en capitales, suivant l'usage pour les vues d'optique, la légende inscrite en miroir.