Editions du Cerf "Sources chrétiennes n°40" 1983, in-8 broché, 141 p. (très bon exemplaire) Texte grec, avec traduction française, introduction et notes par Yvan Azéma, de la première partie de la correspondance de l'illustre évêque de Cyr, un des auteurs grecs les plus féconds du V° siècle.
Reference : 44902
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L’ensemble unique de la correspondance manuscrite, en grande partie inédite, d’Antoine Guillemet à Émile Zola, écrite entre 1867 et 1901. 1867-1901. 121 lettres manuscrites autographes, la plupart en cahiers de 4 pages, soit 334 pages au total. Écrites à l’encre marron ou noir.
[playlist type="video" ids="16286"] Ensemble unique regroupant les 121 lettres manuscrites autographes envoyées par Antoine Guillemet à Emile Zola entre 1867 et 1901, dont 111 sont encore inédites. « C’est par l’intermédiaire de Paul Cézanne que Zola fit la connaissance de Guillemet le 7 mai 1866. Une amitié qui ne devait s’achever qu’avec la mort de Zola en 1902, commençait… Zola possédait plusieurs toiles de Guillemet : ‘Marine, Temps gris’ de 1872 et la ‘Campagne d’Aix’ (1866) dédicacée à Zola… Dès ses premières lettres à Zola, Guillemet déborde d’enthousiasme pour les jeunes artistes de la nouvelle école. Il admire Cézanne et présente avec bonheur la mise en œuvre de tableaux restés célèbres… Guillemet évoque Pissarro, Cézanne, Baille, Marion dans la première lettre (2 novembre 1866) si intéressante pour la biographie de jeunes hommes qui étaient inconnus à l’époque et qui sont devenus de nos jours des hommes célèbres… Evidemment, Guillemet, peintre paysagiste, voyage à la recherche éternelle du motif inspirateur. Isolé, il réclame des nouvelles de ses amis à Zola… Il arrive souvent que Guillemet exprime son enthousiasme pour les romans de Zola, en particulier pour ‘Madeleine Férat’… La plupart du temps, Zola et Guillemet, séparés pendant les mois d’été, ne s’écrivent que pendant cette saison… Qu’il est regrettable que les lettres de Zola à Guillemet écrites à cette époque aient été perdues. Les dernières lettres de 1869-1870 sont datées de Saint-Raphaël. On sent Guillemet proche de l’impressionnisme dans son admiration des belles couleurs méditerranéennes : il fait des études, des ébauches. Il ne quitte pas de vue les œuvres de ses amis Pissarro, Manet, Monet, Cézanne… En bref, Guillemet s’est ému pour les gens de cette époque, narguant des célèbres et aimant des obscurs qui ne le restèrent pas indéfiniment. Il y apporta parfois une discrimination pas toujours heureuse, mais, avec beaucoup d’esprit, il sut déguiser les sentiments que lui inspirait l’infériorité de son art, ou plus exactement une certaine impuissance créatrice… N’empêche que, jusqu’en 1870, sa correspondance avec Zola nous révèle le caractère spontané d’un homme de goût. » (Renée Baligand) Paul Alexis, ami intime d’émile Zola rappelle le contexte de cette rencontre : ”Une belle année d'ailleurs, pour Zola, que cette année 1866-67. De la jeunesse, de l'enthousiasme, et les premières douceurs du succès ! Toutes les difficultés d'une vie jusque-là si difficile, subitement aplanies ! De la liberté, plus de travail de bureau le tenant à l'attache ! Et, avec cela, de l'argent plus qu'il n'en avait jamais eu ! L'été venu, il put s'offrir une débauche de verdure, aux bords de la Seine, à Bennecourt. Là, pendant quelques semaines, les amis de Provence, Baille, Cézanne, Marius Roux, Valabrègue, vinrent tour à tour ; et je vous laisse à deviner les parties de canot, coupées de discussions artistiques qui faisaient soudain s'envoler les martinets de la berge. A Paris, tout en restant beaucoup chez lui et en noircissant déjà pas mal de papier, Zola avait fait de nouvelles connaissances, surtout dans le monde des peintres. Avec Cézanne, qui venait alors de rencontrer Guillemet, il fit le tour des ateliers, surtout des ateliers de l'école dite « des Batignolles, » qui fut le berceau des impressionnistes d'aujourd'hui.” La carrière de Guillemet débute en 1859, lorsqu'on lui passe commande d'une copie de la célèbre toile de Géricault, Le Radeau de la Méduse. En 1861, le jeune Guillemet est présenté à Jean-Baptiste Camille Corot par Berthe Morisot. Cette rencontre lui fournit l'occasion de côtoyer de nombreux peintres de l'avant-garde, tels qu'Édouard Manet, Camille Pissarro, Claude Monet et Gustave Courbet. Impressionniste, il est tenté, à partir de 1872, par le naturalisme influencé en cela par sa longue amitié avec Zola, qui espérait en lui « le génie attendu ». L'écrivain s'en inspire pour écrire L'Œuvre. Il va d’ailleurs demander à Guillemet de le documenter sur la peinture en 1885. Ce dernier devient une source essentielle de renseignements, d’anecdotes sur le jury des Salons et ses intrigues. Critique d’art et amateur de peinture paysagiste, Zola exprime en ces termes son intérêt pour Guillemet à l’occasion du Salon de 1875: “Un autre élève de Corot, Guillemet, se distingue par une remarquable élégance… Il aime les larges horizons et les rend avec un luxe de détails qui ne nuit pas à la splendeur de l’ensemble”. A l’occasion du Salon de 1876, Zola écrivait encore à propos de son ami : « Au nombre des jeunes paysagistes en passe de devenir à leur tour des maîtres, je nommerai Guillemet, dont les toiles furent très remarquées lors du dernier Salon. Cette année son tableau appelé ‘Villerville’ m’a paru encore meilleur. C’est tout simplement un rivage de mer à marée basse, des éboulis et des falaises à droite, la mer à gauche, une ligne verte à l’horizon. Cela donne une pression sombre et sublime : une brise saline venant de la mer vous souffle au visage ; le soleil se couche, l’ombre approche des immensités lointaines. Ce qui constitue l’originalité de Guillemet, c’est qu’il garde un pinceau vigoureux tout en poussant à l’extrême l’étude des détails. Il appartenait autrefois à un groupe de jeunes artistes révolutionnaires qui se piquaient de n’exécuter que des esquisses ; plus le côté technique était maladroit et plus bruyamment on vantait le tableau. Guillemet a eu le bon sens de se séparer du groupe et il lui a suffi de soigner davantage ses toiles pour connaitre le succès. Il est devenu peu à peu un personnage connu, tout en gardant, je l’espère, ses convictions premières. Sa technique s’est perfectionnée et son amour de la vérité est resté le même ». Toutes ces lettres sont écrites et envoyées par Guillemet depuis les divers endroits dans lesquels il réside à la recherche de l’inspiration : Aix-en-Provence, Paris, Bennecourt, Saint-Raphaël, Jersey, Villerville, les Sablons, … Parmi les 121 lettres manuscrites de cette correspondance, la seconde, datée du 2 novembre 1867 comporte en plus du message de Guillemet toute une page autographe de la main de Cézanne également adressée à Zola, alors que les deux amis peintres passent quelques semaines à peindre à Aix-en-Provence. Ces 121 lettres adressées par le peintre à l’écrivain entre 1867 et 1901 constituent un témoignage unique et extrêmement précieux sur cette époque. Description des us et coutumes du milieu artistique, anecdotes concernant des peintres depuis devenus incontournables, peinture des paysages français de l’époque, ces lettres sont surtout riches des échanges d’idées entre les deux hommes et la preuve d’une sincère et fidèle amitié mêlée d’une admiration réciproque.
Paris et Offranville, 5 février 1895-21 avril 1919. In-12, 10 pp. + in-4, 12 pp. (quelques froissements et taches).
15 lettres autographes signées à Henri Albert, journaliste et directeur de la revue Pan et Le Centaure. Il le remercie de l'inviter à participer à Pan, l'entretient de ses travaux, lui en envoie pour impression ou encore le remercie d'un article au Mercure de France. Il évoque son roman illustré Aymeris (qui paraît en 1919), les Cahiers de la guerre (qui seront publiés sous le titre Cahiers d'un artiste) relatant sa propre expérience de la Première Guerre mondiale, les oeuvres de Nietzsche dont Albert est le traducteur, ses amitiés littéraires telles celles avec Gide, Vallette, Proust ou Émile-Paul, des événements politiques et historiques qu'ils traversent le long de cette correspondance comme la guerre ou la Révolution russe... Passionnante correspondance personnelle, politique, littéraire, artistique et historique inédite entre le célèbre peintre Jacques-Émile Blanche et le journaliste Henri Albert. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Plon, 1970-1993. 21 volumes, cartonnages éditeur, jaquettes illustrées.
L'ensemble complet des 21 volumes de la Correspondance de Proust. Bel exemplaire. On joint : Marcel PROUST. Correspondance avec sa mère 1887-1905. Lettres inédites présentées et annotées par Philip Kolb. Paris, Librairie Plon, 1953.* Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1986 ; in-4 (206 x 285 mm), CX-504 pp., 8-664 pp., 6-658 pp., 6-604 pp., 6-198 pp., reliure d'éditeur pleine toile bleu vif, dos lisse, sous jaquette (manque la jaquette du vol. II, traces d'encre rouge sur la jaquette du vol. V). Les 5 volumes. Correspondance recueillie, classée et annotée par Hélène Derréal (1903-1989), avec la collaboration de Madeleine Cord'Homme. Ouvrage publié avec le concours du CNRS. Pierre Fourier est un mystique lorrain héritier d'une pensée patristique du moyen âge. Il tient une place très importante dans la Lorraine du début XVIIème siècle. Il entretient une correspondance avec toutes les congrégations religieuses de Lorraine puis de Champagne et ensuite son influence gagne Rome. Pierre Fourier est Vosgien, né à Mirecourt, en 1565. Il a une vision sociale de l'église où il faut intégrer et faire travailler les pauvres. Il a créé une congrégation. Il meurt en 1640, à un moment où la Lorraine subit de nombreux revers et rentre sous l'emprise de la France. Quelques illustrations en noir et blanc. Très bon état.
1916-1948. Plus de 100 ff. de formats divers (petites déchirures marginales et taches).
Importante correspondance du poète Léo Larguier adressée à Charles Malexis comprenant 98 lettres autographes signées. La plupart ne sont pas datées, celles qui le sont s'étalent de 1916 à 1948. Elles évoquent principalement la vie littéraire de Larguier, ses articles dans La Petite Gironde, ses publications (Les Heures déchirées, L'Abdication de Ris-Orangis) mais aussi sa vie quotidienne, notamment pendant les deux Guerres mondiales. Mobilisé en 1914, il est intégré en tant que sergent aérostier. Blessé en 1915, il est décoré de la Croix de Guerre puis devient Commandeur de la Légion d'Honneur. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie des ses Cévennes natales. Pour Larguier, Charles Malexis était " [son] plus vieux collaborateur mais sûrement [son] plus vieil ami". Les deux hommes ont notamment collaboré dans la revue La Baïonette dont Malexis était directeur et Larguier, contributeur. Malexis était également à la tête de L'Édition française illustrée qui publia plusieurs ouvrages de Larguier. On joint : 1 texte tapuscrit à propos de la situation militaire de Larguier et ses travaux littéraires (1 p. in-4); 1 texte autographe, sans doute une copie d'une critique littéraire de son ouvrage Les Ombres, paru en 1935 (2 pp. in-4); 1 lettre autographe signée, adressée à "Chère amie" écrite pendant la guerre, il lui explique que "Paris est sinistre. On n'y mange pas" et qu'il a recueilli sa fille et son gendre (2 pp. in-8); 1 lettre autographe signée adressée à "Cher Monsieur" acceptant l'invitation à un banquet en l'honneur de Charles Malexis (1 p. in-4). Provenance : Archives Charles Malexis. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.