Paris Chaumerot 1812, petit in-8, XVIII-154 pages, frontispice gravé de Boilly dépliant. Demi veau blond postérieur; annotations manuscrites sur la garde blanche, papier légèrement jauni.
Reference : DZN-1255
Auteur à succès de Fables, il est considéré à l'égal de Florian.
A la librairie Gauzy
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Paris Marcilly (impr. Balleu) 1799 In-4° (254 x 178 mm), [1] pl. - [1] f. bl. - [2] ff. - vi pp. - 150 pp. - [2] ff., cartonnage à la Bradel, demi-box sable, dos lisse orné (travail moderne)
Rare premier tirage de l'illustration d'Augustin Legrand pour ce recueil de 75 fables d'Ésope en français, avec en regard leur adaptation en vers par La Fontaine. Chacune est illustrée d'une vignette gravée. L'ouvrage comprend également un frontispice gravé représentant Ésope récitant ses fables aux animaux assemblés. Des exemplaires mis en couleurs étaient proposés par l'éditeur au prix de 12 francs (contre 6 fr. pour un exemplaire en noir). Augustin Legrand fait ses débuts comme illustrateur en 1795 avec un autre recueil de fables : Ésope en bel humeur, ou fables dÉsope, en vaudevilles (Batilliot frères). Il poursuit son activité de graveur jusqu'en 1815 environ, date à laquelle il s'oriente vers l'édition et la composition de livres pour enfants. Il est le concepteur de certains des premiers livres animés publiés en France. (Jacques Desse, Augustin Legrand, un pionnier inconnu du livre jeunesse, Strenæ [Online], 10. 2016) Petite tache et trou ayant emporté une lettre aux pp. 58-59. Cachet ex-libris "Francoise" à la dernière garde blanche (non-identifié). Rochambeau, Bibliographie des oeuvres de La Fontaine, n° 161. 2 exemplaires au ccfr : Institut de France, BnF Tolbiac. 4 exemplaires en bibliothèques étrangères : University of Oxford (Royaume-Uni), Princeton University (États-Unis), University of Virginia (États-Unis), The Claremont Colleges (États-Unis)
Bayoune [Bayonne] de l'emprimerie de Paul Fauvet Duhard 1776 In-8° (220 x 157 mm), [2] pl. - 284 pp - [8] pp. de table numérotées iii-x, cartonnage à la Bradel, demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque)
"LE CHEF-D'OEUVRE DE LA TYPOGRAPHIE BAYONNAISE" Édition originale de ces traductions et adaptations de 106 fables de La Fontaine en vers gascons, désignée par Vinson comme « le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise ». Elle est ornée d'un titre gravé armes de la ville de Bayonne, figures allégoriques et cartouche et d'un portrait frontispice de La Fontaine, le tout gravé sur cuivre par Noël Le Mire d'après Jean-Michel Moreau (le portrait de l'auteur est gravé d'après Hyacinthe Rigaud). Exemplaire grand de marges, sur beau papier, à l'image de celui de Béraldi (hauteur égale : 209 mm) ; il est par ailleurs bien complet de la table, absente de certains exemplaires, et du lexique « Dictiounnariot gascoun é frances » comprenant 460 mots et expressions ; il s'agit du premier dictionnaire s'intéressant au gascon de Bayonne. Ces « traductions » gasconnes sont d'une fidélité toute relative : le texte d'origine est en effet librement augmenté, et comprend parfois d'amusants éléments de localisation. Le corbeau porte ainsi dans son bec un fromage « Deüs de Lanne, ardoun coum ûe lue » (« de ceux de Lanne, rond comme une lune » traduction d'Émile Ruben). D'autres fables, se prêtant selon Ruben au « dévergondage gascon » ont gagné en piquant : « Les héros d'Homère sont des gens bien élevés comparativement aux personnages de ce conte-fable » (p.13) ; « Je n'ose traduire. Passons vite. » (p. 15). La paternité du recueil fait débat : sont généralement cités comme possibles auteurs François Batbedat (mécène bayonnais qui finança l'édition), Lesca, Daretche (un capitaine d'infanterie, ou Jean Darreche, bourgeois bayonnais, ou encore l'abbé Jean Darretche), Despourrins... On connaît en tous cas une dizaine de manuscrits des poèmes prédatant pour certains l'édition originale, ce qui pousse Jules Vinson à conclure en faveur « d'un travail multiple, qui s'est prolongé pendant un certain nombre d'années, auquel plusieurs personnes ont pris part ensemble ou séparément, et dont M. Batbedat, qui a fait les frais d'impression, a été l'âme, le centre et pour ainsi dire le gérant responsable » (p. 246) Légère mouillure en pied à quelques feuillets. DAGOUASSAT, J.-Robert. Introduction à l'édition en fac-simile des Fables causides. 1980 ; RUBEN, Émile. De quelques imitations patoises des fables de La Fontaine. 1861. pp. 10-15 ; VINSON, Jules. « Le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise » in Mélanges de linguistique et d'anthropologie, 1880. Brunet 3, 756 ; Cohen 304
Paris Fonderie Deberny (rue d'Hauteville, 58) 1895 In-12° (159 x 95 mm), [3] ff. - 248 pp. - [1] f. bl., percaline noire, dos lisse muet, non rogné en gouttière et en queue (reliure de l'époque).
Rarissime édition typographique « imprimé[e] en types du XVIIe siècles » Faite suivant l'édition de 1678, il s'agit vraisemblablement d'un spécimen en type elzévirien dû à Charles Tuleu. L'impression, d'une grande netteté, a été faite sur un beau papier vergé teinté. Au tournant des XIXème et XXème siècles, on voulu voir les caractères dit elzéviriens remplacer les didones (ceux de Didot et Bodoni) comme pour exprimer une proclamation de l'excellence des formes antiques et cursives et leur supériorité sur les dessins mécanisés. De Berny avait publié par le passé une édition des fables de La Fontaine (Fables de J. de La Fontaine, Paris, Fonderie Laurent et Deberny, 1850). Il s'agissait d'une édition miniature in-128° de 256 pages imprimée par Plon Frères. La fonderie Deberny fut fondée à Paris par Lucien Charles Alexandre de Berny (1809-1881) vers 1828, à partir de l'imprimerie d'Honoré de Balzac qu'il venait de recevoir de sa mère, première maîtresse de Balzac. Ce dernier avait racheté l'entreprise de composition de Jean-François Laurent en 1827, achat qui fut financé en partie par l'argent emprunté à la dite maîtresse. Cependant, la gestion malheureuse de Balzac condamna rapidement l'entreprise. De Berny et Laurent travaillèrent ensemble au 17 de la rue des Marais-Saint-Germain jusqu'en 1840, année où de Berny acquit l'intégralité de l'entreprise. La raison sociale « Laurent & Deberny » resta cependant la même. Il s'associa en 1877 à son fils illégitime Charles Tuleu sous le nom de « Deberny & Cie », et mourut en 1881. La fonderie déménagea vers 1889 du 17 rue Visconti (qui n'est autre que le nouveau nom de la rue des Marais-Saint-Germain) au 58 rue d'Hauteville. Charles Tuleu hérita de l'entreprise mais conserva la même raison sociale. Il ajouta au catalogue de nombreuses polices très esthétiques, telle une série de latins anciens ou les néo-elzeviriennes, ainsi qu'une collection d'alphabets étrangers. Il s'associe en 1914 avec un ami d'enfance, Robert Girard. L'entreprise prend le nom de « Tuleu et Girard ». En 1921 lorsque Tuleu prit sa retraite, l'entreprise fut rebaptisée Girard et Cie. Les pourparlers au sujet d'une fusion commencèrent alors avec Peignot. Deberny & Peignot fut constituée le 1er Juillet 1923. Nous n'avons pu trouver, malgré nos recherches, d'autres exemplaires de cet ouvrage.
Fables choisies de J.P. Clarris de Florian Illustrées par des artistes japonais sous la direction de Pierre Barboutau Flammarion Succ., Paris, 1895 Très rares exemplaires de luxe numérotés N°174 et N°98. On trouve ordinairement dans le commerce le tirage courant, l’édition de luxe numéroté sur papier Japonais Tori-Noko est reconnaissable par l’encadrement gris à motifs sur la couverture. 2 volumes In-4 oblong en reliure traditionnelle japonaise nouée avec des cordons blancs sur papier Tori-Noko. Un papier très épais imprimé sur un seul coté puis plié. Couvertures imprimées, 28 estampes hors texte en couleur. Texte avec encadrement et cul de lampe en noir et blanc. L’impression sur le papier très épais créé un volume qui acompagne le dessin sur certaines estampes. Tome 1 : XIV fables de Clarisse illustrées par Ka-no Tomo-nobou (un des représentants de l’école de Ka-no) et Kadji-ta Han-ko, peintre lettré du Japon coryphée de l’école réaliste de YosaÏ. Les illustrations sont gravées et imprimées par la section de la Compagnie Shueisha, nommée Seiboundô. Tome 2 : XIV fables de Clarisse illustrées par Kon-bo-ta Tô-soui de l’école de O-kio (un des grands artistes de son temps) et Ka-no Tomo-nobou. Les illustrations sont gravées et imprimées par la section de la Compagnie Shueisha, nommée Seiboundô. Les fables ont, à l’époque, été traduites pour les artistes afin qu’ils puissent créer des scènes de vie japonaises en adéquation avec les fables françaises. Barboutau a dû tirer la leçon de son édition des Fables de La Fontaine, où les illustrations ne collaient pas toujours avec le sujet des fables. État : couverture du tome 1 insolée et rousseurs sur la couverture du tome 2. Sinon bon état dans l’ensemble cf photos. Les intérieurs sont très frais. ----------------------------------------- Fables choisies de J.P. Clarris de Florian Illustrées par des artistes japonais sous la direction de Pierre Barboutau Flammarion Succ., Paris, 1895 Very rare luxury copies numbered N°174 and N°98 We usually find in the trade the current print run, the numbered luxury edition on Japanese Tori-Noko paper is recognizable by the gray frame with patterns on the cover. 2 volumes In-4 oblong in traditional Japanese binding tied with white cords on Tori-Noko paper. A very thick paper printed on one side only then folded. Printed covers, 28 prints outside the text in color. Text with frame and tailpiece in black and white. The printing on the very thick paper creates a volume that accompanies the drawing on certain prints. Volume 1: XIV fables of Clarisse illustrated by Ka-no Tomo-nobou (one of the representatives of the Ka-no school) and Kadji-ta Han-ko, a Japanese literary painter and leader of the YosaÏ realist school. The illustrations are engraved and printed by the section of the Shueisha Company, named Seiboundô. Volume 2: XIV fables of Clarisse illustrated by Kon-bo-ta Tô-soui of the O-kio school (one of the great artists of his time) and Ka-no Tomo-nobou. The illustrations are engraved and printed by the section of the Shueisha Company, named Seiboundô. The fables were, at the time, translated for artists so that they could create Japanese scenes of life in line with the French fables. Barboutau had to learn a lesson from his edition of La Fontaine's Fables, where the illustrations did not always match the subject of the fables. Condition: Cover of volume 1 is sunned and foxing on the cover of volume 2. Otherwise good condition overall, the interiors are very fresh.
Elle comprend 120 Fables en édition originale. Paris, Denis Thierry et Claude Barbin, 1678-1679-1694. 5 volumes, nombreuses figures de F. Chauveau, gravées sur cuivre et tirées à mi-page. Ensemble 5 volumes in-12. Plein maroquin bleu nuit, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Belz-Niédrée vers 1865. Tome I : 57 gravures dans le texte, relié sans le f. d’errata puisque les fautes mentionnées ont été corrigées dans notre exemplaire ; Tome II : 60 gravures dans le texte ; Tome III : 44 gravures dans le texte ; Tome IV : 43 gravures dans le texte ; Tome V : 31 gravures dans le texte. Pte. déchirure anciennement restaurée pp. 91 et 221 du tome IV. 159 x 88 mm.
Edition originale collective des Fables de La Fontaine, la seule qui ait été imprimée et corrigée sous la direction de l’auteur. Elle est du plus haut intérêt et de la plus grande importance. Elle comprend 120 Fables en édition originale. Les 3 derniers volumes sont en édition originale ; les deux premiers, réimprimés vers 1692 sous la date de 1678, sont la réimpression de l’édition in-12 de 1668. « Seule édition complète des Fables de La Fontaine qui ait été imprimée sous les yeux de l’auteur. » (Brunet, Manuel du Libraire, III, 751). « Cette précieuse et célèbre édition se trouve difficilement complète et en bon état, la plupart des exemplaires, comme le fait remarquer M. Brunet, ayant passé par les mains des enfants. » (A. Claudin. Cat. Rochebilière, n° 168). Le Tome III contient 41 fables nouvelles et l’épitre dédicatoire à Madame de Montespan. Le Tome IV contient 39 Fables nouvelles avec un épilogue. Le Tome V contient 29 Fables nouvelles. Elle est ornée de plusieurs centaines d’estampes de Fr. Chauveau et de M. Guérard dont la plupart paraissent pour la première fois. « La Fontaine a été salué comme l’inventeur du vers libre. Mais, à vrai dire, ce poète connaît peu de rivaux dans l’art de manier le vers français et là, comme dans cette fusion du lyrisme et du réalisme, La Fontaine dépasse son époque : c’est pourquoi son succès n’a jamais faibli et qu’il est demeuré universel ; c'est pourquoi Taine a pu dire que La Fontaine était ‘la suprême manifestation du génie français’ ». « Le tome III a eu deux tirages : dans le 1er, le 7ème vers de la p. 101 [Et sans cela nos gains seraient assez honnestes], a été omis ; il est rétabli dans le second tirage par le moyen d’un carton sur onglet. Dans le 1er tirage du tome IV, à la fin de la fable Le Singe et le Léopard, on lit ainsi le dernier vers : Bigarrez en dehors ne sont rien en dedans, modifié dans le second tirage, et devenu : N'ont que l'habit pour tous talens ! Le tome V, dont on trouve quelques très rares exemplaires datés de 1693, a eu trois éditions sous la même date : la 1ère porte sur le titre le chiffre de Barbin ; la 2ème a un fleuron typographique ; la 3ème est chiffrée régulièrement jusqu’à la fin, p. 230, et sa composition est entièrement différente. » (Tchémerzine). Le tome III est ici en second tirage, le tome IV en premier tirage, le tome V appartient au troisième tirage. Ces cinq volumes constituent l’édition originale collective des Fables de La Fontaine. L’exemplaire Rochebilière décrit par A. Claudin mesurait de 157 à 158 mm de hauteur selon les volumes ; celui-ci mesure 159 mm. Fort bel exemplaire relié en maroquin bleu de Belz-Niédrée vers 1865.