Editions Hautefeuille, coll. "Caractères", 1958. In-12 broché, 40 p. Edition originale. L'un des 50 exemplaires numérotés sur pur chiffon, seul grand papier. Non coupé, très bel exemplaire.
Reference : DB03
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Sonnets de guerre : exemplaire François Mitterrand Paris, Mercure de France, (10 mai) 1962. 1 vol. (125 x 165 mm) de 2, [37] et 1 f. Broché. Première édition sous le nom de Jean Cassou. Envoi signé : « à François Mitterrand, en souvenir de Toulouse résistante et hérétique, et dans l'ardent espoir d'une République républicaine, Jean Cassou ».
Édition originale de ce recueil composé en prison pendant l'hiver 1941-1942, publié pour la première fois clandestinement en 1944 sous le pseudonyme de Jean Noir, chez Minuit. La présente édition est la première à paraître sous le nom de Jean Cassou, écrivain, historien d'art et résistant, grand artisan de la Résistance intellectuelle du Midi. Le recueil s'ouvre sur une note de l'auteur, bouleversante de dépouillement et de lucidité, dans laquelle Cassou évoque les circonstances de la composition : « J'ai été arrêté à Toulouse par la police de Vichy pour 'atteinte à la sûreté de l'État', c'est-à-dire pour activité patriotique, en décembre 1941, et mis en prévention au secret à la prison militaire. (...) Couché sur ma paillasse, avec mon pardessus, mon cache-nez, mes gants, mes souliers, je me suis senti comme un bloc passif, la momie, l'Osiris qu'on envoie dans la nuit. (...) Je dormais très peu à cause du froid : je m'occupais donc à mes exercices poétiques, me récitant par coeur les sonnets déjà composés, les corrigeant, les complétant. (...) Au bout de près de trois mois, cela faisait trente-trois sonnets.» Rédigés sans crayon ni papier, les trente-trois sonnets furent mémorisés dans les ténèbres avant d'être retranscrits, à la Libération. La première édition, parue en 1944 dans la clandestinité, était préfacée par François la Colère, pseudonyme de Louis Aragon. En 1962, François Mitterrand est à la fois un parlementaire expérimenté et une figure d'opposition au pouvoir gaullien, s'opposant avec vigueur au référendum sur l'élection présidentielle au suffrage universel. C'est dans ce contexte qu'il reçoit cet exemplaire des mains de Jean Cassou, qui, si il incarne alors une autre lignée du socialisme français, livre ici des mots qui font écho au combat mitterrandien contre la concentration du pouvoir, avec ces termes de «République républicaine » qui prennent ici un relief politique et moral.
P., Lemerre, 1875, petit in 12 broché, XXXVII-208 pages.
Avec une préface de Charles Asselineau. Un des 25 exemplaires sur papier vergé (N°2), comportant un frontispice de Monzies en 2 états (noir et sanguine). PHOTOS sur DEMANDE. ...................... Photos sur demande ..........................
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Edgar Degas (1834-1917), peintre, sculpteur. Copie de ses sonnets, sd [entre le 28 et le 30 septembre 1917?], 8p in-8 oblong. Rare copie ancienne des fameux sonnets de Degas, écrits en 1888 et 1890, provenant des papiers du critique d'art Arsène Alexandre (1859-1937). Ces sonnets, connus seulement des proches de Degas, ont été publiés en 1914 dans un tirage limité à 20 exemplaires sur papier japon, pour les amis ; puis en 1918 par Paul Lafond dans son Degas. Ils ne semblent pas avoir été publiés à part avant 1943. Arsène Alexandre n'en eut pas d'exemplaire mais eut cette copie, qui porte d'ailleurs une note au crayon de sa main en tête du premier poème « les sonnets de Degas ». Degas meurt le 27 septembre 1917 et dès le lendemain, Le Figaro publie en première page un article d'Alexandre sur Degas où il dit notamment : « Il a même à certaines époques de sa vie écrit des sonnets que l'on dit fort beaux », preuve qu'il ne connaissait pas les sonnets à ce moment-là. Le 1er octobre, c'est aussi Le Figaro qui publie pour la première fois, à gros tirage, un sonnet de Degas, transmis par Alexandre. Il s'agit du 5e sonnet commençant par « Il semble qu'autrefois la Nature indolente ». Cela prouve donc qu'un lecteur du Figaro lui a transmis la copie de ce sonnet ou plutôt la copie des huit sonnets, très-certainement la copie en notre possession. Nous pouvons affirmer cela car, du vivant d'Alexandre, seules deux éditions ont existé (1914 et 1918), présentant les sonnets dans un ordre différent. L'ordre de notre copie est bien celui de l'édition de 1914. De plus, après la parution du livre de Lafond, il n'y a plus d'intérêt à faire une copie de l'édition de 1914. Malheureusement, il ne nous a pas été possible d'identifier quel ami de Degas avait envoyé les sonnets à Arsène Alexandre. En février 1935, dans L'Art et les Artistes (n°154), Arsène Alexandre cite deux cours passages de sonnets pour appuyer son propos sur Degas. Le numéro est d'ailleurs largement consacré au peintre avec un article d'Alexandre d'une trentaine de pages. Provenance : papiers et ouvrages d'Arsène Alexandre dispersés à Saumur en 2018. Arsène Alexandre est mort à Brain-sur-Allones, près de Saumur. Belle copie ancienne. [353-2]
La première anthologie de peintres de l'histoire du livre illustré : un des douze exemplaires sur chine. Reliure d'époque par Émile Carayon. Paris, Alphonse Lemerre, 1869 (20 décembre 1868). 1 vol. (275 x 355 mm) de 3 f., [84] p. et [2] f. (table et d'achevé d'imprimer). Bradel de demi-maroquin bleu nuit à coins, dos à nerfs orné de petits fers doré, absolument non rogné, couverture de simili parchemin imprimée conservée (reliure signée de Émile Carayon). Édition originale. Tirage à 350 exemplaires non numérotés. Hors commerce, il a été tiré 20 exemplaires sur Whatman, 12 sur Chine et 4 sur parchemin. Un des 12 exemplaires sur papier de Chine.
On doit à Philippe Burty l'idée d'avoir, le premier, jumelé poèmes et illustrations sous une forme d'anthologie, en convoquant des peintres appelés à dessiner directement sur le cuivre pour illustrer les sonnets de poètes contemporains - dont beaucoup sont alors à l'aube de leur carrière littéraire. 41 eaux-fortes originales sont ainsi réalisées, en réaction contre la gravure d'interprétation, confrontant pour la première fois des peintres-graveurs à leurs contemporains - à l'exception de Victor Hugo, qui « changea de camp » pour livrer son propre dessin, gravé par Courtry en illustration de « L'Éclair » de son ami Paul Meurice. Le recueil rassemble ainsi 42 sonnets, classés selon l'ordre alphabétique des auteurs, chacun accompagné d'une eau-forte. L'histoire retiendra celle, admirable, de Manet, illustrant un sonnet d'Armand Renaud, « Fleur exotique». Du côté des poètes, on relève les noms de Banville, Glatigny, Gautier, Heredia, Leconte de Lisle, Sainte-Beuve, Verlaine et Anatole France ; du côté des artistes, on retiendra Camille Corot, Édouard Manet, Gustave Doré, Johan-Barthold Jongkind, Jean-François Millet, Félix Bracquemond, Célestin Nanteuil, Seymour Haden, Léopold Flameng,... Les ornements du texte sont gravés sur bois par Prunaire, le graveur ami de Manet ; les planches furent détruites à l'issue du tirage, ce qui scandalisa Millet : « Entre nous, je trouve cette destruction de planches tout ce qu'il y a de plus brutal et de plus barbare. Je ne suis pas assez fort en combinaisons commerciales pour comprendre à quoi cela aboutit, mais j'entends donc que, si Rembrandt et Ostade avaient fait chacun une de ces planches-là, elles seraient anéanties. » De fait, l'ouvrage peut être considéré comme la première anthologie illustrée, et comme le second livre de peintre après le Faust illustré par Delacroix, en 1828. Le Fleuve de Charles Cros (en 1874), illustré de 8 eaux-fortes de Manet, constituant le troisième. Nous avons pu recenser trois des quatre exemplaires sur parchemin (exemplaires Burty puis Béraldi, relié par Marius Michel ; exemplaire Esmérian, également relié par Marius Michel ; un exemplaire sans provenance, relié par Auguste Petit) et seulement deux des exemplaires sur Chine (exemplaires Descamps-Scrive et Sicklès, les deux reliés par Marius Michel). Peu sont donc en reliure strictement d'époque : le parchemin de Petit, et ce chine de Carayon. Les autres sont légèrement postérieures, sans doute au tournant du siècle. «Beaucoup d'exemplaires ont été détruits pour satisfaire à la demande des collectionneurs d'estampes qui ont extrait de ce livre les gravures de Corot, Manet et Millet et autres, afin de compléter en estampe l'oeuvre de ces artistes» (Carteret). Bel exemplaire, d'une grande rareté. Rauch, n° 5 ; The Artist and the book n° 64 ; Carteret III, 564 (les exemplaires hors commerce sont « d'une grande rareté »).
1841-1866, etc. In-12° (182 x120 mm), [1] f. - [2] pp. - 181 pp. demi-basane aubergine, dos lisse orné, encadrement doré sur les plats avec fleuron en écoinçons, gardes de papier moiré bleu, tranches dorées (reliure de l'époque)
150 SONNETS INÉDITS DU POÈTE PARNASSIEN FRANÇOIS FERTIAULT Recueil composé de 176 sonnets dont seulement 20 sont publiés dans Les amoureux du livre, Le poème des larmes et dans certains numéros du Feuilleton de Paris. Il présente un titre habilement calligraphié. La plupart des sonnets sont dédiés, beaucoup le sont à Julie, qui n'est autre que Julie Fertiault épouse de l'auteur et mère de leur fils Victor décédé à l'âge de 13 ans. Ce deuil est le sujet de nombreux sonnets et fut l'objet d'un recueil de poèmes collectifs entre François et Julie intitulé Le poème des larmes publié en 1858. Ce n'est cependant pas le seul sujet, l'auteur se plaît aussi à parler de la bibliophilie, de la nature, de la fuite du temps, de la religion, etc. Tous ces sonnets auraient dû faire l'objet d'une publication selon un numéro de 1851 du Feuilleton de Paris, mais aussi La matière et l'âme, publié en 1863, où il est indiqué in fine que Le nid du poète est en préparation. De Même, quelques années plus tard, la monographie du sonnet de Louis de Veyrières (Paris : Bachelin-Deflorenne, 1869, p. 143) indique que : "M. Fertiault à sous presse un recueil d'environ 300 sonnets : Le nid du poëte ; il en a détaché et publié plusieurs pages". Pour une raison indéterminée, ce projet n'aboutit pas. François Fertiault est né à Verdun-sur-le-Doubs en 1814 et mort à l'âge de 101 ans à Paris. Il fit son éducation au collège de Chalon-sur-Saône où il obtient son bac en 1834. Pendant cette période estudiantine, il publie quelques poèmes dans le quotidien Le XIXe siècle et dans plusieurs journaux locaux. Il monte à Paris où il est engagé comme prote en 1835, puis comme secrétaire dans une banque. A partir de 1847, avec sa femme Julie de son nom de jeune fille Rodde, François Fertiault édite le périodique Feuilleton de Paris puis le Bulletin de l'union des poètes jusqu'en 1867. Ce travail d'édition littéraire l'amène à côtoyer les plus grands et à collaborer au mouvement parnassien notamment en participant à l'anthologie Le Parnasse contemporain. Parisien d'adoption, il reste attaché à sa Bourgogne natale en publiant de nombreux textes et poèmes sur les coutumes locales souvent en patois bourguignon sous un pseudonyme tel qu'Altifuret Cranisof, anagramme de son nom et prénom. Faisant partie de la Société des gens de lettres, il en a longtemps été le doyen. Coins rognés, manques sur les coupes, habile restauration aux coiffes et au mors inférieur, plusieurs feuillets découpés pour remaniement.