Paris, Jean Guilletat 1706 1 236[p.p] LA QUÊTE SOUVERAINE : Rare édition de 1706 du Traité du bonheur de Jean Guilletat. Dans cet in-8 protégé par une reliure en demi-chagrin, la pensée du XVIIIe siècle naissant s'émancipe pour guider le lecteur vers la félicité. Un exemplaire solide et d'une belle clarté, témoin précieux d'une époque où la raison commençait à sculpter l'art de vivre.
Reference : LCI-5669
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Nancy, Chez François Baltazard, 1736. in 12, basane fauve de l’époque, dos à nerfs orné, épidermures superficielles sur le premier plat, taches sur le second, tranches mouchetées, intérieur très frais.[3 ff.], 179 pp., [1 p.], [1 f.].
ÉDITION ORIGINALE de ce traité sur les obligations qui incombent aux chanoinesses. C.F. Tervenus (appelé encore Tarvenu ou Tervenu), frère d'un Maître des Requêtes des ducs Léopold I et François III, fut d'abord curé d'Épinal avant d'être nommé curé de Saint-Roch à Nancy en 1731. C'est pour les Dames chanoinesses d'Épinal qu'il écrivit ce traité, un des rares textes qui soit consacré à ce sujet. Le chapitre d’Épinal faisait suite à un monastère bénédictin dont les moniales, au XIIIe siècle, avaient décidé d’abandonner la règle pour se constituer en chapitre de dames nobles, ce qui leur permettait de se partager entre la prière et les mondanités dans un équilibre parfois acrobatique. Le chapitre fut dissous à la Révolution. Il compta parmi ses membres, la mémorialiste Victorine de Chastenay (1771-1855) qui y fut reçue en 1785. Relié à la suite : TERVENUS. Lettre contenant deux preuves particulières de la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, tirées des principes même d’un fameux Calviniste. Adressée à M. Definod Gentil-homme converti à la Foy Catholique. A Nancy, de l’Imprimerie F. Baltazard, (1737). 16 pp.
1708 La Haye, De Voys, 1708. In-12, 10 feuillets non chiffrés (page de titre ; epistre ; avertissement et table) 167 pages. reliure époque pleine basane brune, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, titre or. Cuir frotté.
1737 Amsterdam, Herman Uytwerf, 1737, 2 tomes en 1 vol. in-12 à pagination continue de XX-(4)-467 pp.; les 2 tomes comporte chacun une page de titre impr. en rouge et noir, rel. d'ép. de plein veau brun moucheté, dos à nerfs orné de fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, très bel ex.
Cet ouvrage philosophique important fut traduit dans la plupart des langues européennes durant le XVIIIe siècle, et contribua à influencer de nombreux auteurs concernant ce sujet, en particulier Jean-Jacques Rousseau.
Paris, Seuil. L'ordre philosophique, 1981, in-8, broché, 155 pages. Bon état.
[Imprimerie de J.-A. Quillot] - Comité Central Républicain ; BAZE ; BERARD
Reference : 33946
(1848)
1 brochure in-8, Imprimerie de J.-A. Quillot, Agen, s.d. (circa 1848), 7 pp.Rappel du titre complet : Comité Central Républicain. [ Discours du Candidat Bérard, commissaire du gouvernement et candidat républicain en 1848 ] ... "Je vous quittai il y a onze ans pour aller à Paris et me préparer à l'école Polytechnique. J'étais pauvre, mes ressources n'étaient pas suffisantes. Mes études en souffrirent. Le dégoût me prit. Aux événements de1840, après la signature du traité du 14 juillet, des menaces de colation étrangères vinrent réveiller la France. Je m'engageai comme soldat ! La guerre ne se fit pas. Grâce à l'amitié de mon colonel, je pus reprendre mes études mathématiques et je fus admis à l'Ecole au nombre des premiers. Messieurs, cette grande Ecole est encore au-dessus de sa réputation patriotique. Avec quel bonheur je trouvai là la vieille tradition républicaine de 94, le culte saint de la patrie, un amour passionné de la gloire ; aussi protestâmes-nous toujours de nos paroles et de nos bourses contre le lâche abandon des Marquises, contre l'infâmie Pritchard et contre cette pensée impie qui ruinait la France en la déshonorant. A la mort du vénérable Jacques Laffitte, je fus désigné par mes camarades pour être, sur sa tombe, l'interprète de leurs regrets."... "La Révolution de Février me trouve à Paris, un fusil sur l'épaule, et trop heureux ne n'avoir pas à m'en servir"... "Messieurs, la Révolution a fait presque tous mes amis hauts et puissants" ... "En matière d'industrie et de commerce, je suis pour la liberté, la libre concurrence, la libre association, les transactions libres." ..."Je suis de ceux qui ne mettent jamais leur drapeau dans leur poche. ... Vous savez par quel louable motif le gouvernement provisoire a créé des ateliers nationaux. Tout cela est bien... mais il ne faut avancer qu'avec beaucoup de prudence dans cette voir semée d'écueils. Si l'Etat se fesait ainsi le banquier de tout le monde, il arriverait bientpot que personne ne voudrait être le banquier de l'Etat ; et que deviendrait alors le crédit de la France, et ses finances, et sa politique ?" ... "Savez-vous ce que nous doit la France nouvelle ? Elle nous doit des institutions républicains à la fois fermes, conciliantes et modérées. " ... "Elle doit décimer ces légions de fonctionnaires parasites dont le nombre allait absorbant de jour en jour la sève si riche de notre pays". ... "Citoyens, si j'étais votre mandataire, j'irais m'asseoir avec M. Baze sur les bancs des députés qui prendront pour devise ces trois mots : République, Ordre, Liberté".
Etat très satisfaisant. Très intéressante brochure politique : "Je vous quittai il y a onze ans pour aller à Paris et me préparer à l'école Polytechnique. J'étais pauvre, mes ressources n'étaient pas suffisantes. Mes études en souffrirent. Le dégoût me prit. Aux événements de1840, après la signature du traité du 14 juillet, des menaces de colation étrangères vinrent réveiller la France. Je m'engageai comme soldat ! La guerre ne se fit pas. Grâce à l'amitié de mon colonel, je pus reprendre mes études mathématiques et je fus admis à l'Ecole au nombre des premiers. Messieurs, cette grande Ecole est encore au-dessus de sa réputation patriotique. Avec quel bonheur je trouvai là la vieille tradition républicaine de 94, le culte saint de la patrie, un amour passionné de la gloire ; aussi protestâmes-nous toujours de nos paroles et de nos bourses contre le lâche abandon des Marquises, contre l'infâmie Pritchard et contre cette pensée impie qui ruinait la France en la déshonorant. A la mort du vénérable Jacques Laffitte, je fus désigné par mes camarades pour être, sur sa tombe, l'interprète de leurs regrets."... "La Révolution de Février me trouve à Paris, un fusil sur l'épaule, et trop heureux ne n'avoir pas à m'en servir"... "Messieurs, la Révolution a fait presque tous mes amis hauts et puissants" ... "En matière d'industrie et de commerce, je suis pour la liberté, la libre concurrence, la libre association, les transactions libres." ..."Je suis de ceux qui ne mettent jamais leur drapeau dans leur poche. ... Vous savez par quel louable motif le gouvernement provisoire a créé des ateliers nationaux. Tout cela est bien... mais il ne faut avancer qu'avec beaucoup de prudence dans cette voir semée d'écueils. Si l'Etat se fesait ainsi le banquier de tout le monde, il arriverait bientpot que personne ne voudrait être le banquier de l'Etat ; et que deviendrait alors le crédit de la France, et ses finances, et sa politique ?" ... "Savez-vous ce que nous doit la France nouvelle ? Elle nous doit des institutions républicains à la fois fermes, conciliantes et modérées. " ... "Elle doit décimer ces légions de fonctionnaires parasites dont le nombre allait absorbant de jour en jour la sève si riche de notre pays". ... "Citoyens, si j'étais votre mandataire, j'irais m'asseoir avec M. Baze sur les bancs des députés qui prendront pour devise ces trois mots : République, Ordre, Liberté".