Paris, Aux dépens des auteurs, 1921. In-4 de 72-[4] pages, demi-maroquin rouge cerise à coins, dos lisse richement orné de motifs floraux dorés et mosaïqués, couvertures et dos conservés, tête dorée. Reliure signée de Flammarion Vaillant.
Reference : 20483
Illustré par Édouard Chimot de 6 eaux-fortes en couleurs (sous serpentes légendées) et de 6 bois gravés d'après ses dessins par J. - P. Sauget. Tirage limité à 245 exemplaires, le nôtre est un des 150 sur vélin d'Arches (109). Très bel exemplaire. Aurèle Patorni, avocat à la cour, journaliste libertaire, homme de lettres à sa notice dans le Maitron ;-).
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s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille
Manuscrit autographe signé de la «Ballade du fou» de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert. Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell. Grotesque et sublime, cette uvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce: comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson «est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété». * La graphie fine et élégante place le manuscrit dans les jeunes années du poète-dramaturge, immédiatement ou quelques années seulement après la composition du poème. Cette uvre fut dailleurs le tout premier extrait de Cromwell à paraître, un an avant la publication de la pièce. Hugo décida en effet de placer le poème en épigraphe de sa dixième ballade «À un passant» publiée dans Odes et ballades (1826). Il est intéressant de noter que cette épigraphe ne figure pas dans le manuscrit dOdes et Ballades conservé à la BnF. Hormis dans le texte intégral de Cromwell, il ne demeure donc en institution aucun autre manuscrit autographe de la Chanson dElespuru. On ne compte plus les éloges et les hommages poétiques suscités par cette envoûtante chanson: pour Barbey dAurevilly, Hugo est avant tout «le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou [] ces gouttes de rosée frémissantes, rouges du soir, qui suffisent pour noyer toute une tête humaine dans un infini de rêveries!» (Les uvres et les hommes). La tête remplie des vers dHugo dont il fréquente le cénacle, Alfred de Musset reproduira parfaitement la structure de cette Chanson dans La Nuit, lun de ses tous premiers poèmes. Comme le remarque Hovasse, «Quantité de poètes se seraient damnés pour lécrire» citant le poème en intégralité dans sa biographie. Alfred de Vigny sen disait «fou comme le prétendu fou» (lettre du 19 novembre 1826) et applaudira Cromwell, son «livre immortel», qui «couvre de rides toutes les tragédies modernes». Linnocente ritournelle est surtout une superbe démonstration du génie hugolien qui sadapte et excelle dans tous les formes de création littéraire. En alliant pentasyllabes et vers de deux syllabes, Hugo ressuscite le lai, composition poétique usitée au Moyen Âge et à la Renaissance. Son rythme court et entraînant venu du fond des âges est pourtant résolument moderne: du Verlaine avant Verlaine, qui reprendra cette acrobatie métrique pour sa «Colombine» de Fêtes galantes et sen inspirera sans doute dès Poèmes saturniens pour composer «Chanson dautomne». Le bouffon Elespuru qui donne voix à ce poème est, de plus, le tout premier personnage créé par le jeune Hugo à seulement neuf ans. Avant même de se penser romancier, dramaturge ou poète, Hugo, alors malheureux élève du colegio des nobles à Madrid, inscrivit «Elespourou Elespuru» sur son exemplaire des uvres de Tacite (désormais dans sa maison de la place des Vosges). Ce nom dont il moque la prononciation est celui de son camarade Don Francisco Elespuro, «affreux grand gaillard, à cheveux crépus, à mains griffues, mal bâti, mal peigné, mal lavé, paresseux incurable et ne tourmentant pas plus son encrier que sa cuvette, hargneux et risible, qui sappelait Elespuru» écrira-t-il dans Victor Hugo raconté. Il se vengea de lui à sa manière, en le présentant comme lun des personnages les moins attrayants dans lun de ses drames, mais lui conféra ainsi limmortalité. Elespuru, le bouffon grotesque par excellence, chante le sublime avec ce poème, «une de ces adorables pièces en quelques vers, où le géant Hugo a montré parfois quil savait être aussi délicat que fort, et aussi mystérieux quéclatant» (Fernand Gregh). Hugo fit de ses pièces le théâtre de ses vengeances: Elespuru, puis Gubetta, lexécuteur des basses uvres de Lucrèce Borgia a pour origine le violent
Gallimard | Paris 1937 | 14.50 x 19.50 cm | Relié
Edition originale, un des 9 exemplaires numérotés sur japon, tirage de tête, seuls grand papiers avant 35 sur pur fil et quelques-uns sur papier de couleur. Quelques discrètes restaurations en tête et en pied du dos. Reliure plein maroquin noir, dos lisse, nom de l'auteur en large en palladium, titre à la chinoise en palladium et au froid naturel, plats avec mosaïques incrustées de chagrin à grain long noir, auteur et titre à la chinoise au froid naturel et au palladium, encadrements intérieurs de maroquin noir, gardes en agneau velours parme, trois tranches palladium sur témoins, étui, superbe travail signé Thomas Boichot. Ouvrage illustré de 20 planches photographiques hors-texte reproduisant 7 photographies de Man Ray, 4 de Brassaï, une de Dora Maar, de Henri Cartier-Bresson, et Rogi André, ainsi que des uvres de Max Ernst, et la statue d'un « personnage féminin » de Giacometti dans laquelle l'écrivain voyait l'expression d'un « désir d'aimer et d'être aimé »... * À partir de sa rencontre le 29 mai 1934 avec sa future femme Jacqueline Lamba (« cette femme était scandaleusement belle », p. 63) et des débuts de leur relation amoureuse, André Breton propose une méditation sur le coup de foudre et la passion qui dépossède l'être humain de sa raison, réfléchit sur le hasard et se lance dans une relecture de leur relation, en y décelant toutes sortes de fantasmagories, ressentis, instants vécus et autres signes. Il achève l'ouvrage sur une lettre ouverte à leur fille Aube, née en décembre 1935, qu'il conclut ainsi : « Je vous souhaite d'être follement aimée » (p. 176). Un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste, prolongement et versant opposé de Nadja, publié neuf ans plus tôt - également considéré comme un « livre-objet, dans le plus pur style surréaliste, intercalé avec des photographies de Cartier-Bresson, Brassai, et Man Ray [...]Il prouve son existence surprenante dans le monde réel, étant non seulement un livre, non seulement la trace d'un amour extraordinaire entre André Breton et l'artiste avec laquelle il a partagé sa vie - mais un objet inséré follement et réellement, maintenant dans notre monde » (Mary Ann Caws, Mad Love, University of Nebraska Press, 1987, p. xvi). _____________________________ Note d'intention du relieur : 1. Le Cur "Strié" : Le Cristal et l'Organique Dans L'Amour fou, Breton développe l'idée de la "beauté convulsive" qu'il définit notamment comme "érotique-voilée". Le Cristal : Breton est fasciné par le cristal (structure immuable, rigide, parfaite). Les stries verticales très droites qui forment le cur rappellent cette structure cristalline. La Contradiction : Mettre ces lignes rigides dans la forme organique et pulsionnelle d'un cur illustre la tension bretonienne entre la rigueur du destin et le tumulte des sentiments. 2. Le Noir : Le "Soleil Noir" de la Passion Bien que l'amour soit le sujet, le choix du noir total (maroquin et décor) renvoie à la "Nuit du Tournesol" (chapitre célèbre du livre). L'amour fou chez Breton n'est pas une romance légère ; c'est une force obscure, fatale, qui bouleverse tout sur son passage. Le noir évoque aussi l'aspect nocturne de la quête de l'amour dans les rues de Paris, un thème central du récit. Le cur, fragmenté en segments rigides et striés, incarne l'oxymore de l'«explosante-fixe » : le sentiment organique est ici saisi dans une structure cristalline et architecturale. Nous avons tenté de dépasser l'imagerie classique du cur (donc de l'amour) pour épouser la "beauté convulsive" prônée par le chef de file du surréalisme. Le noir intégral évoque la dimension nocturne et fatale de la passion bretonienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
[CHEMIN DE FER DE L'ÉTAT CHINOIS] [LIGNE DE TCHENG- T'AÏ - CHEU-KIA-TCHOUANG A T'AÏ-LUEN-FOU] EXPLOITATION - DIRECTION
Reference : 26485
(1928)
CHEU-KIA-TCHOUANG 1928 une lettre ORIGINALE : format 21 x 27, à entête imprimé en noir : [CHEMIN DE FER DE L'ÉTAT CHINOIS] [LIGNE DE TCHENG- T'AÏ - CHEU-KIA-TCHOUANG A T'AÏ-LUEN-FOU] EXPLOITATION - DIRECTION, lettre tapée à la machine en bleu clair en réponse à une demande de remboursement des frais médicaux occasionnés par sa maladie lors de son congé en france, CHEU-KIA-TCHOUANG, LE 12 JUILLET 1928, lettre signée (signature manuscrite à l'encre brune) par l'ingénieur en chef,
Chemin de fer de Tcheng-Ting-Fou (province du Tchéli) à Tai-Yuen-Fou (Province du Chansi), dénommé par la suite «TCHENG-TAI». Létude du tracé, dune longueur de 242 kilomètres, conduisait à partir de Cheu-Kia-Tchouang, station de la grande ligne de Pékin à Hankéou, au lieu de Tcheng-Ting-Fou ; et, vu les grandes difficultés rencontrées dans une région presque entièrement montagneuse, à adopter la voie étroite de 1 mètre de largeur. Construction de la Ligne effectuée par la "Société dÉtudes des Chemins de Fer en Chine", société franco-belge réunissant banques françaises et belges ainsi que les grands industriels du secteur des deux pays dont la Société des Batignolles ....... RARETÉ ........ en trés bon état. parfait état
Édition originale, l'un des 35 sur vélin de hollande, tirage de tête, très bel exemplaire, non coupé, conservé broché, tel que paru. Grand in-8 de 459 pp., (2) ff. Broché, non coupé, tel que paru. 236 x 188 mm. Aragon, Louis. Le Fou d’Elsa.Paris, nrf, 1963. Édition originale. L’un des 35 exemplaires du tirage de tête sur vélin de Hollande. « Lorsqu’on a fêté en 1997 le centenaire d’Aragon et qu’il s’est agi de célébrer l’auteur aux visages les plus divers du siècle dernier, l’image la plus employée pour désigner l’écrivain aux facettes multiples aura été le titre de son « poème » de 1963, Le Fou d’Elsa. Il est vrai que l’ampleur et le souffle de l’œuvre, son foisonnement culturel, son hybridité littéraire, sa richesse thématique et, osons le mot, la portée de son discours « politique » font de loin de cette épopée l’œuvre la plus caractéristique de l’activité littéraire d’Aragon. Aragon inaugure avec Le Fou d’Elsa le premier exemple de « poème à thèses » de la littérature occidentale. Le Fou d’Elsa occupe une place particulière à la fois dans l’œuvre d’Aragon et dans l’histoire de la poésie française. L’ampleur de l’ouvrage et la portée des ambitions du plus monstrueux des cinq poèmes écrits par Aragon à partir de 1954 l’apparentent aux grandes épopées romantiques dont il serait le dernier avatar » (Hervé Bismuth). « Le Fou d’Elsa est tiré du cœur. Le couple archétypique que froment Aragon et Elsa ouvre l’immense poème à la triple célébration de l’unité humaine, de l’amour, de la poésie. A sa naissance ont participé des souvenirs d’enfance… une chanson… la fameuse anthologie de Maurice Barrès par l’abbé Brémond… une lecture de Chateaubriand amoureux d’une Nathalie, de son Itinéraire de Paris à Jérusalem et de sa nouvelle Les Aventures du dernier Abencérage, où l’ultime descendant de l’illustre lignée des Banou Siradj, ou Ibn Sraj, exterminée à l’Alhambra revient sur la terre de ses ancêtres et s’éprend de la noble et chrétienne Blanca Le Fou d’Elsa, ce testament à nous légué avant l’heure, est un poème de la fraternité, du métissage. Aragon y renouvelle sa protestation contre la guerre, contre son cortège de violences, contre les pogroms et les pillages qu’elle engendre, contre les mensonges et les manipulations qui l’accompagnent »(Pierre Juquin). « Ce livre qui dans ses abîmes contient, comme une fleur jamais séchée, un ressouvenir du plus douloureux d’autrefois » (Aragon) est une méditation lyrique sur le temps, ou plutôt les temps différents que vit l’homme, c’est encore la mélopée de la patrie trahie et vendue, c’est enfin le drame pathétique d’un homme, d’un roi, dont les historiens du pays vainqueur ont donné une image dérisoire, le Boabdil qui voudrait sauver Grenade et ne sait pas comment. Ce poème lyrique, historique et même psychologique est une somme philosophique. « Ce chef-d’œuvre qui confond avec virtuosité poésie et prose constitue le texte de la maturité d’Aragon » (Suzanne Ravis).
édition_originale hollande
SIRPA-AIR. DECEMBRE 1999. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 51 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 358-Artillerie. Forces aériennes et spatiales
Le magazine d'information de l'armée de l'air. Sommaire : L'escadron de reconnaissance stratégique 1/91 Gascogne, La nouvelle vie du Mirage IV, La chaine photo, Navigateur sur Mirage IV P, Les yeux du Mirage IV P, Un programme fou, fou, fou, Du bombardement a la reconnaissance, 20e session du conseil de la fonction militaire, La base de transit air 250, Une journée ordinaire d'officier mécanicien Classification Dewey : 358-Artillerie. Forces aériennes et spatiales