Paris, Flammarion, 1925. In-4 de [8]-386-[2] pages, demi-maroquin orange à coins, dos à un nerf, décor géométrique mosaïqué de maroquin brun-beige et marron, tête dorée, couvertures et dos conservés.
Reference : 18568
Illustré par Kees Van Dongen de 28 compositions hors-texte mises en couleurs au pochoir, plus une reprise sur la couverture, également en couleurs. Un des 636 exemplaires numérotés sur papier d'Arches (391). Immense succès populaire, ce roman valut à son auteur la radiation de l'ordre de la Légion d'Honneur à cause du scandale qu'il provoqua: Monique, le personnage principal du roman est une femme très indépendante, menant une vie sentimentale et sexuelle des plus libre, goûtant même à quelques stupéfiants c'est vous dire... Belle publication, malgré quelques petites épidermures à la reliure et de très légères rousseurs uniquement aux feuillets initiaux et finaux insérés par le relieur. Carteret, IV, 265; Monod, 7765.
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P., Ernest Flammarion, s.d. (1927), in-12, 297 pp, broché, bon état
L'adaptation théâtrale de ce célèbre roman des Années folles (en 1929, plus d'un million d'exemplaires avaient été tirés en France), bien moins commune que le livre, et suivie surtout par 100 pages de documents sur le scandale (pp. 199-297 : Histoire d'un film, le livre et l'outrage aux moeurs, Quelques opinions, Documents). — Le roman présente une jeune femme indépendante menant une vie sexuelle très libre, avec des partenaires aussi bien masculins que féminins... Monique Lerbier est heureuse : elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime. Un soir, pourtant, elle le surprend en compagnie de sa maîtresse. Humiliée, elle se venge avec le premier venu, puis, au lieu de rentrer dans le rang comme ses parents le lui intiment, elle décide de prendre en main son destin et ses amours. Avec gourmandise, curieuse de tout, Monique va alors multiplier les expériences émancipatrices, avec des femmes comme avec les hommes qu'elle ravale au rang de simples reproducteurs ou de "belles machines à plaisir"... Si les femmes ont commencé à se couper les cheveux "à la garçonne", c'est grâce à ce roman de 1922 qui fut le plus grand best-seller des Années folles... Victor Margueritte (1866-1942) s'est fait surtout connaître par le caractère audacieux de ses ouvrages, qui traitent de sujets alors polémiques, comme la libération de la femme ou l'union entre les peuples : “La Garçonne” (1922), le plus connu de ses romans, fut l'objet d'un énorme scandale qui assura le succès de l'auteur et consacra son nom parmi les écrivains sulfureux de l'époque. Il lui valut également d'être radié de la Légion d'honneur... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
François Bourin, 1991, in-8°, v-389 pp, préface de J.-B. Duroselle, 8 pl. de photos hors texte, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. On joint 2 lettres a.s. de l'auteur
La longue vie de Victor Margueritte (1866-1942) : davantage qu'une biographie, un tableau de la vie politique et littéraire de la IIIe République. — "D’abord, quelle leçon d’humilité à propos d’un personnage qui tenait le devant de la scène au début de ce siècle ! On se rappelle à la rigueur de l’association des prénoms, Paul et Victor (comme chez les Tharaud et les Goncourt) et des deux « t » du patronyme. La filiation avec le général de la charge des « braves gens » (31 août 1870) et la parenté avec Mallarmé sont déjà plus floues dans la mémoire. Quant aux différences entre les deux frères, pourtant si dissemblables, ce serait la pire des colles ! Patrick de Villepin a donc été fidèle à sa vocation d’historien et fait œuvre utile en reconstituant l’itinéraire zigzagant de ce curieux Victor, homme de tous les défis, qui soulève à chaque page admiration ou indignation, sans que la synthèse finale soit évidente. Ce poète, romancier et journaliste fut ambitieux, vaniteux, naïf, coléreux, jaloux… mais aussi doté du plus fin des visages et, dès l’adolescence, d’une plume étincelante autant que prolifique. Il fut capable de solidarité désintéressée (le couple Humbert) et se montra courageux devant l’adversité qui l’assaillit au soir de la vie : veuvage et cécité. L’auteur ne cache aucune des contradictions de son héros : parasite à 19 ans, familier de la bohème parisienne et de la drogue après des études indolentes, le voici soudain mué en sous-officier de cavalerie très acceptable dans le Sud algérien. Pacifiste militant lors du déclenchement des deux guerres mondiales, il devient en 1915 un pionnier de la propagande nationaliste et en mai 1940 un « patriote effréné ». Chantre de la « liberté absolue dans l’amour », marié en premières noces à une mégère, il tolère un ménage à trois. S’affichant ainsi large d’esprit, il a des querelles de vieilles coquettes avec Barbusse et Romain Rolland et se conduit en solliciteur permanent, ne cessant de quémander auprès de ses nombreuses relations – au risque de les exaspérer – subventions et honneurs. Jouant de la provocation à jet continu, il se refuse à en assumer les conséquences. Et ici se situe sans doute la plus grave des accusations : la radiation de la Légion d’honneur de l’ancien président de la Société des gens de lettres après le « plus grand scandale des années folles », la parution chez Flammarion de La Garçonne, l’aurait humilié au point de le faire devenir un agent à la solde de l’Allemagne. Fut-il dans cette affaire un simple « pion manipulé » ou totalement conscient de la machination ? On a peine à souscrire à la seconde proposition de l’alternative, mais les charges sont accablantes et les comptes (en Reichsmark) bien établis. L’intérêt et l’orgueil furent chez Victor Margueritte des moteurs puissants, mais la conviction exista aussi, ou plutôt des convictions successives, car il se conduisit souvent en « girouette ». Il faut bien dire à cet égard que la lecture des chapitres consacrés aux années 1930, au rythme des brouilles et des réconciliations, des oscillations entre Hitler et Staline, est parfois décourageante pour le cartésien. Aussi ne nous hasarderons-nous pas à trancher sur l’homme, pas plus que ne fait Jean-Baptiste Duroselle dans une préface courte et vigoureuse, pas plus que ne le fait lui-même Patrick de Villepin dans un prologue spirituel et émouvant au terme duquel, après toutes les années passées sur une thèse de doctorat, il ne peut s’empêcher d’avouer, « en dépit de ses frasques », quelque respectueuse tendresse pour sa victime. Après tout, que l’homme de cœur qui n’a jamais été tenté par les sirènes du pacifisme, que l’écrivain insensible aux décorations, que l’intellectuel n’ayant pas été un jour ou l’autre compagnon de route du communisme, que le visiteur de l’Allemagne indifférent à la propreté et à l’ordre germaniques, lui jettent la première pierre ! Au-delà, la vraie question à se poser est celle qui est contenue dans l’épilogue : Victor Margueritte a-t-il eu raison trop tôt ? Fut-il un prophète ? À faire le bilan, une bonne partie de ce qui fit hurler ses contemporains est entrée dans le domaine du banal. La Garçonne, jugée à l’époque par la gauche comme par la droite un monument de pornographie « imprégné de libido, de perversité et de freudisme », paraît actuellement d’une « mièvrerie affligeante ». Le féminisme, révolutionnaire au moment où les frères Margueritte en lancèrent l’idée, a triomphé jusqu’au sommet de l’État. Le divorce, la contraception, l’avortement, le nudisme sont mœurs pratiquées de nos jours aussi ouvertement que le jeu de belote. Les chanteurs libertaires font salle comble. L’objection de conscience est légalement reconnue. Reste la polygamie, prônée en 1923. Ne perdons pas courage… « Rôle ingrat que celui de Cassandre ! », il y a beaucoup de coups à recevoir et la mort survient avant de pouvoir constater la valeur des prédictions. Merci à M. de Villepin. Dans cet ouvrage agréable à lire, il fait revivre avec talent un homme de plume engagé qui ne laisse jamais indifférent..." (Pierre Morisot, Revue Défense Nationale, 1991) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Germaine Raoult.1962.In-4 en feuilles,couverture rempliée, jaquette, étui.Ills.en couleurs de Bécat.Ex.245.Bon état.Légères marques rosées sur la jaquette.
Les éditions ouvrières. 1972. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Papier jauni. 144 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : La Garçonne face à l'opinion publique : type littéraire ou type social des années 20 ? - Une parabole fasciste : Gilles de Drieu La Rochelle - Emprunts russes et investissements français en Russie - Robert Owen et la classe ouvrière - Recherches sur la naissance et le développement du Parti communiste dans le Cher - Informations scientifiques - Le centre d'études coopératives de la fédération nationale des coopératives de consommation - Centre d'histoire du syndicalisme de l'université de Paris I.. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Bureau du journal. 21-27 mars 1957. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 11 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 800-LITTERATURE (BELLES-LETTRES)
Sommaire : Un poème inédit de Marie Noël, sans repos, Comment va le théatre, les papillons du bagne par Arthur Adamov, Fraternité de métier par A.M. Julien, Vie de tournée par Jean Louis Barrault, Trente cinq ans après la garçonne par Pierre Paraf Classification Dewey : 800-LITTERATURE (BELLES-LETTRES)