Paris, Les Editions de Minuit, 1969.
Reference : 15119
C’est treize jours après la publication de ce texte que Beckett allait recevoir son Prix Nobel. Vignes, 585.
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Paris, Charles Pougens, an VIII (1800) in-8, [2] ff. n. ch., 60 pp., cartonnage d'attente de papier marbré, étiquette de titre au dos (reliure de l'époque). Coiffes rognées, coupes et coins très frottés.
Unique édition de cette pièce rare, remontant aux débuts littéraires du futur comte Daru. Ce poème satirique, parfois féroce, devrait être médité sans cesse par les hordes de scribouillards qui pullulent à toutes les époques dans le monde des lettres : "Je dirai par quel art un jeune homme prudent, / Sans efforts, sans étude et presque sans talent, / Peut, sur le double mont, en dépit d'Uranie, / Ravir tout le laurier qui croît pour le Génie".Quérard II, 396.RELIÉES À LA SUITE 11 poésies de la période du Directoire et du Consulat : I. DESPAZE (Joseph) : Les Quatre satires, ou La Fin du XVIIIe siècle. Paris, Moller, an VIII [1800], XI pp., pp. 13-87. Quérard II, 526-27. Édition originale de cette pièce qui connut rapidement de nombreuses éditions : il s'agit d'une critique acerbe sur la Révolution de 1793, dont il dépeint les hommes et retrace les excès. Une cinquième satire, publiée en 1801, s'adressera non plus aux guillotinés, mais aux tendances littéraires de son temps et aux écrivains qui les suivent. Joseph Despaze (1771-1814), surnomme "le Juvénal du Directoire", excusez du peu, était un homme de lettres bordelais. - II. DESORGUES (Théodore) : Voltaire, ou Le Pouvoir de la philosophie, poëme. Paris, chez les marchands de nouveautés, an VII [1799], 38 pp. Quérard II, 525. Édition originale. Joseph-Théodore Désorgues (1764-1808), qui devait mourir interné à Charenton pour avoir chansonné contre Napoléon, était alors au faîte de sa gloire, multipliant les compositions plus lyriques les unes que les autres sur la Révolution, ses merveilleux succès, ses inextinguibles lumières, etc. - III. PINIÈRE (C.-A.-B.) : Le Siècle, satyre. Paris, Desenne, Laran, Vente [Imprimerie de G. Munier], Germinal an VIII [avril 1800], 26 pp., un f. n. ch. d'errata. Quérard VII, 182. Unique édition. - IV. Consultation littéraire et morale pour Joseph Despase, poëte satyrique depuis quinze ou vingt jours. Paris, Brigitte-Mathey, Desjours, Germinal an VIII [avril 1800], 14 pp. Un seul exemplaire au CCF (Lille). C'est une critique plaisante, mais nullement un éreintement, des Quatre satires qui venaient de paraître (cf. pièce I). - V. CUBIÈRES DE PALMEZEAUX (Michel) : Au peuple français, sur l'assassinat des plénipotentiaires à Rastadt. Poème dithyrambique, lu au Temple de la Victoire, division du Luxembourg, à la fête funèbre du 30 prairial. Paris, Laran, an VII [1799], 46 pp. Quérard II, 350. Édition originale de cette poésie de circonstance, genre dans lequel excellait en vérité le bon Cubières (1752-1820), dénué de toute conviction politique, et rimailleur d'une facilité et d'une prolixité déconcertantes. Envoi autographe de l'auteur "pour le citoyen Boisjolin". Peut-être Vielh de Boisjolin (1760-1841), poète et diplomate bien connu. - VI. MANDAR (Michel-Philippe, dit Théophile) : Chant d'un barde sur la conquête de l'Île de Malthe, par les Français, le 24 Prairial an VI [12 juin 1798], sous les ordres du Général Buonaparte. IVe édition, revue. Paris, Desenne [Imprimerie de Poignée], an VIII [1800], titre, vj pp., 28 pp. Absent de Quérard comme de Hellwald. - VII. BAOUR-LORMIAN (Pierre-Marie-François) : Mon second mot. Paris, Maret, Laran [Imprimerie de G.-F. Galletti], an VI [1798], 16 pp. imprimées sur papier bleuté, avec un frontispice gravé. Quérard I, 169. Édition originale de cette pièce qui s'insère dans une série de trois ; l'ensemble fut ensuite réuni en 1799 sous le titre Les Trois mots, satires. - VIII. [COLNET DU RAVEL (Charles-Jean-Auguste-Maximilien) :] La Guerre des petits dieux, ou Le Siège du Lycée Thélusson par le portique républicain : poëme héroïco-burlesque ; précédé de Mon apologie, satire. Par l'auteur des Étrennes de l'Institut et de La Fin du XVIIIe siècle. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Moller, an VIII [1800], 59 pp. Nouvelle édition de cette satire littéraire dirigée contre l'ennemi personnel de l'auteur, La Harpe : en effet, pendant quelques années, une société littéraire s'était établie dans l'ancien Hôtel Thélusson (sis vers la rue de Provence), sous le nom de lycée Thélusson. Jean-François de La Harpe y a enseigné son célèbre Cours de littérature, puis fut remplacé, en 1797, par Mazoyer, avec pour sujet de leçon : Examen de la poésie épique chez les différens peuples anciens et modernes. "Des grands hommes du jour je vais chanter la guerre ; / Je dirai quelle rage arma nos beaux esprits, / Et quels auteurs fameux, tombant dans la poussière, / Allèrent, en mourant, retrouver leurs écrits." Colnet du Ravel (1768-1832), ancien grand-vicaire de Soissons, ancien libraire, s'était en effet taillé une petite réputation dans le monde parisien en lançant, à partir de 1799, une série d'attaques furibondes et en vers contre tous les hommes de lettres ses contemporains : Étrennes de l'Institut national ; Le Journal d'opposition littéraire ; La Fin du dix-huitième siècle ; Correspondance turque (contre La Harpe), etc. Le problème est que, quelle que soit la relative pertinence ou la drôlerie de ce genre de sorties, elles se retournent contre leur auteur, dès lors qu'il n'est pas un écrivain de premier plan. Tout le monde n'étant pas Voltaire, Colnet de Ravel sombra dans l'oubli dès que la monarchie de la Restauration (à laquelle il avait adhéré bruyamment) fut balayée en 1830. Quérard II, 255. - IX. [LUCE DE LANCIVAL (Jean-Charles-Julien) :] Le Hameau fortuné, ydille adressée à MM. Dubois et Loiseau ; maîtres de pension, rue Bigot, ci-devant Monsieur, le jour de la distribution des prix. S.l.n.d. [Paris, 1797], 8 pp. Absent de Quérard. Un seul exemplaire au CCF (BnF). Rare. Luce de Lancival (1764-1810) fut un honnête pédagogue en rhétorique et poésie ; cela ne signifie pas que ses propres productions soient inoubliables.- X. CAMPAGNE (Victor de) : L'Intrigue, satyre II. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Cerioux, Durand, an V [1797], 31 pp. Un seul exemplaire au CCF (BnF). Pas dans Quérard. - XI. [DESORGUES :] Le Pouvoir de la poésie, chant lyrique. Paris, Desenne, an V - 1797, 11 pp. Quérard II, 525. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Lerouge, Petit, 1814 in-8, 86-[4] pp., broché, couv. papier rose de l'époque.
Paru en 1814, l'opuscule reprend toutes les scies sur la conduite honteuse de Bonaparte pendant l'Expédition d'Egypte pour les servir à un public royaliste convaincu d'avance.De Meulenaere, 96. Davois II, 57. Absent de Germond de Lavigne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris [typ. Beaulé et Cie], 1853, in-12, 30-[1] pp, broché, couverture jaune de l'éditeur, Très rare édition originale de ce célèbre petit lipogramme, entièrement rédigé - ou presque ! - sans l'emploi de la lettre "A". Cette édition est reconnaissable, entre autre, par l'utilisation, en page 27, du verbe conjugué "serait", qui contient, de fait, l'une des seules lettres "A" de tout l'ouvrage, oubli involontaire qui sera l'objet d'une note de correction dans la seconde édition, publiée la même année : "Oh ! que ne m'est-il permis de vous citer ici un comédien d'élite que l'Europe serait fière de posséder (...)" Dans les éditions ultérieures, le mot sera remplacé par "eurent". Deux autres "A" semblent quant à eux tout à fait intentionnels : ils se trouvent dans l'énigmatique "fauteuil élastique" (p. 18), sans doute placé à l'adresse d'un lecteur attentif. Cette narration des voyages de l'écrivain et explorateur Jacques Arago (1790-1854), écrite sur un rythme fougueux et dans un style hautement métaphorique, est considéré comme le second livre Oulipo, après les 23 sonnets, ou Vers leipogrammes, publiés en 1620 par Salomon Certon, et avant la fameuse Disparition de Georges Perec. L'ouvrage fut inspiré à l'auteur par une certaine Caroline, qui le mit au défi, et dont une Réponse est publiée en fin d'ouvrage : "(...) en réponse à votre lettre sans A, je vous adresse un tout petit billet sensé (...) ; aussi, je ne signe que .aroline". "This curiosity is very difficult to find" (Borda de Moraes). Exceptionnel exemplaire conservé dans son fragile brochage d'origine. Réparation en tête du dos. Borda de Moraes, Bibliographia Bresiliana, p. 38. Vicaire I, col. 79. Couverture rigide
Bon 30-[1] pp.
S.l., XIXe siècle. In-4 : [4]-411 pp., basane marbrée havane, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches marbrées (reliure défraîchie mais solide, pagination fautive mais sans manque, quelques petites taches éparses).
Manuscrit reproduisant les uvres du Philosophe de Sans-Souci, un ouvrage composé par Frédéric II de Prusse et publié, en français, en 1750. Cette copie débute sur une table manuscrite, la préface puis les Odes, les Chants et enfin les Épîtres. La version imprimée présente les Épîtres avant les Chants mais le présent exemplaire contient bien l'ensemble des textes. Une note manuscrite accompagne l'ouvrage mentionnant une provenance du mamelouk Roustam, premier valet de chambre de Napoléon Ier, ramené de la Campagne d'Égypte. Celui-ci participa à toutes les campagnes napoléoniennes avant le premier exil dans lequel il ne suivit pas l'empereur, ce qui lui valut une mise à part mais aussi une fin de vie relativement paisible. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Imprimeur Mich. Racle, 1793. 7 pages in/4 imprimées.
Organisation de 28 sections révolutionnaires dans la ville de Bordeaux.