Rousseurs sur couverture ; PM-DX2-C48, Editions Bernard Grasset, Paris 1976
Reference : 1654098621839
Assez bon
Livres Anciens et Contemporains
M. Michel Lassalle
06 14 76 10 91
Vente de gré à gré
Couverture souple. Broché. 125 pages.
Livre. Editions Bernard Grasset, 1976.
Paris, Grasset, 1976 13 x 20, 126 pp., broché, bon état
"envoi: ""en hommage et sympathie"" Renée Massip (nom du destinataire effacé)"
[ Lot de 7 lettres autographes signées et d’un portrait photographique signé dont une très intéressant sur le «féminisme littéraire» ] L.A.S. d’une page datée au crayon par une autre main de 1882: «Mon Cher Hauser, ne trouvez-vous pas qu’il est temps que cette plaisanterie finisse? Suis-je trop exigeant en vous priant de veiller à ce que les tableaux confiés à vous ou à votre ami Mr. Bender soient [… ] chez ma mère, qui revient dans huit jours? Devrais-je faire le voyage exprès? Avec surprise, mais sans rancune»; 1 L.A.S. de 2 pages manuscrites (sur 2 ff.) datée de Paris le 20 octobre 99: «Mon cher Hauser, Vous me demandez ce que je pense du féminisme littéraire. On ne peut songer à interdire la prose et la poësie au sexe faible. Dans l’écriture la femme laide trouve parfois un soulagement, le femme âgée une consolation. Ca et là, j’en conviens, de vrais talents surgissent. On déclare alors que ces talents sont «virils». C’est ce qui fut dit pour George Sand. Mais permettez-moi de me situer à un point de vue spécial. Quand je vois une femme, que son cœur, ses sens, une enveloppe aimable ont destiné à la passion, se servir d’un porte-plume autrement que pour écrire à l’absent des phrases délicieusement incohérentes, je me sens fort attristé. Que de biens perdus! L’amour, en effet, prime toute littérature. La vie est courte, et il n’y a pas de gloire au monde qui vaille l’échange d’un baiser sincère. Or on ne peut être à la fois une femme de lettres et une femme de tendresse. Mlle de Pougy elle-même n’a pu réaliser ce double idéal. Juliette – pas plus que Roméo d’ailleurs – n’a songé à écrire un recueil de sonnets et à faire antichambre chez un éditeur. Et la femme journaliste? Je n’évoque son spectre qu’avec terreur. Elle peut devenir une force; je préfèrerais qu’elle restât une adorable faiblesse […] ».; 1 L.A.S. d’une page, datée du 20 février 1906. Il s’excuse d’avoir dû rester s’occuper de sa mère souffrante; «Le directeur du [ … ] ne paraît pas décidé absolument à faire le Peuple Souverain. Et voici pourtant l’époque des élections. Il faudrait peut-être que vous, le principal auteur, donnassiez un coup d’épaule. Qu’en pensez-vous? [… ]»; 1 L.A.S. d’une page, datée du 13 décembre 1908: «Mon cher ami, Fernand Sarnette dépasse toutes les limites de l’impudence, vis-à-vis de moi et vis-à-vis d’autres. Si vous ne l’avez pas fait, veuillez lui écrire 14 rue des Sts Pères pour lui réclamer dans un délai de quatre jours Le Peuple Souverain, sinon nous aviserons la Société des Auteurs. Emile Rochard et moi en faisons autant de notre côté [ … ]»; 1 L.A.S. d’une page, datée du 29 janvier 1909: «Mon cher Hauser, [ … ] Sarnette fait le mort. Il faudrait, comme Rochard et moi, écrire un mot à M. Gangnat, agent général des Auteurs Dramatiques, [ … ] Henner, qui va convoquer le délinquant avant de le traduire devant la Commission»; avec 2 autres L.A.S.
Intéressant lot d’autographes de l’écrivain Pierre Elzéar. Petit-fils du juriste Joseph Ortolan, frère du naturaliste Gaston Bonnier, Pierre Elzéar (1848-1916) verra l’un de ses poèmes publié dans le «Le Tombeau de Théophile Gautier», l’un des grands témoignages du mouvement parnassien. On peut le voir dans le célèbre tableau de Fantin-Latour, le Coin de table, où il est représenté, portant un haut-de-forme, debout à Gauche, aux côtés d'autres poètes comme Paul Verlaine et Arthur Rimbaud. Bon ensemble (prix du lot, non séparable). Les lettres sont adressés à l'écrivain de Toulon et félibre Fernand Hauser (1869-1941)
Affiche (en trois exemplaires) au format 61 x 42 cm, Imprimerie Mélanie Dupin, Toulouse, s.d. (circa 1872), : Elections au Conseil général du canton de Castelsarrasin. Réponse à la circulaire de M. Flamens, avocat. "... je vous ai fait l'exposé de mes idées. Un autre candidat n'a pas gardé la même réserve ; il m'oblige à lui faire ces observations : ... N'est-ce pas vous qui en février avec enravé la liberté des électeurs ? qui avez mis les scellés sur les presses qui imprimaient les bulletins des candidats conservateurs ? ... Vous vous prononcez contre les dépenses excessives. Avez-vous refusé de recevoir le traitement des préfets de l'empire, 25 000 fr ? Après la chute de votre protecteur Gambetta, n'avez-vous pas sollicité auprès du pouvoir exécutif la continuation de cette fonction lucrative ? Vous parlez de guerre civile. Ce n'est pas nous qui l'avons jamais provoquée. Mais nous nous rappelons les paroles prononcées en votre présence au balcon de la Préfecture par votre ami Duportal ; il excitait la population à marcher conte une catégorie de citoyens avec des fourches, des faux, etc... avec Gambetta, vous vouliez la guerre à outrance, alors que pour lui, pour vous, il était évident qu'elle était impossible, qu'elle devait entraîner l'invasion, la ruine de tout le pays... Vous calomniez ! vous calomniez toujours ! Vous parlez de retour de privilèges, de droits seigneuriaux... Est-ce moi que vous accusez d'avoir de pareilles idées, moi qui ai étudié sérieusement aux facultés de Paris en plein XIXe siècle ? Non, vous ne pensez pas ce qe vous avez écrit. Vous voulez en imposer aux ignorants."
On joint une affiche au même format : Ernest de Guiringaud, docteur en droit, Candidat au Conseil Général.
1 vol. in-12 cartonnage bradel vert, couvertures conservées, Librairie Plon, Plon, Nourrit et Cie, Paris, s.d. [circa 1921 ], 254 pp. et 1 f.. Rappel du titre complet : L'Immolé [ Avec 5 L.A.S. de l'auteur ] "Monsieur, vous m'avez écrit, après avoir lu Job et l'avoir fait lire à Sa Majesté le Roi de Bulgarie, une lettre charmante [ ... ] J'ai prié Jacques Labègue de vous exprimer avant moi le grand plaisir que j'en ai reçu. Je suis sur le point d'entreprendre un grand voyage en Orient. Je ne pourrai traverser la Bulgarie et je le regretterai à cause de vous. Mais j'irai à Constantinople et dans des pays soumis aux Turcs comme la Cilicie et l'Anatolie, si c'est possible. Un des objets principaux de mon itinéraire est de refaire les courses de Saint Paul ; car je me propose d'écrire un livre sur lui. Si vous aviez quelques suggestions utiles à me donner pour ce voyage, des indications de personnages à visiter, je vous en serais tout-à-fait reconnaissant. Je sais que l'Orient vous est, sur une vaste échelle, familier. Notre évêque, Mgr Grente, m'a dit quel souvenr heureux il gardait de sa rencontre avec vous [... Et dans une autre lettre : ] "J'ai regardé sur la carte les noms modernes des lieux que je tiendrais à visiter parce que Saint Paul les traversa : en Macédoine, Philippe est remplacé par Filibedjik, village en ruines, au nord d'Eski-Cavala ; en Asie-Mineure, Laodicée est aujoud'hui Ladik ; Antioche de Pisidie Soultan-Dagh ; Iconium Koniak, Cybistra Eregli [il pose également des questions sur Salonique et sur la traversée de Chypre à Beyrouth, etc... ]
Avec 5 lettres autographes signées (datées de 1923) de l'écrivain d'inspiration catholique Emile Baumann, soit un total de 10 feuillets et 15 pages. Très intéressante correspondance à un destinataire anonyme : "Monsieur, vous m'avez écrit, après avoir lu Job et l'avoir fait lire à Sa Majesté le Roi de Bulgarie, une lettre charmante [ ... ] J'ai prié Jacques Labègue de vous exprimer avant moi le grand plaisir que j'en ai reçu. Je suis sur le point d'entreprendre un grand voyage en Orient. Je ne pourrai traverser la Bulgarie et je le regretterai à cause de vous. Mais j'irai à Constantinople et dans des pays soumis aux Turcs comme la Cilicie et l'Anatolie, si c'est possible. Un des objets principaux de mon itinéraire est de refaire les courses de Saint Paul ; car je me propose d'écrire un livre sur lui. Si vous aviez quelques suggestions utiles à me donner pour ce voyage, des indications de personnages à visiter, je vous en serais tout-à-fait reconnaissant. Je sais que l'Orient vous est, sur une vaste échelle, familier. Notre évêque, Mgr Grente, m'a dit quel souvenr heureux il gardait de sa rencontre avec vous [... Et dans une autre lettre : ] "J'ai regardé sur la carte les noms modernes des lieux que je tiendrais à visiter parce que Saint Paul les traversa : en Macédoine, Philippe est remplacé par Filibedjik, village en ruines, au nord d'Eski-Cavala ; en Asie-Mineure, Laodicée est aujoud'hui Ladik ; Antioche de Pisidie Soultan-Dagh ; Iconium Koniak, Cybistra Eregli [il pose également des questions sur Salonique et sur la traversée de Chypre à Beyrouth, etc... ]