Grasset 1993 362 pages 14 0cm x 22 6cm x 2 5cm. 1993. broché jaquette. 362 pages. De toutes les héroïnes imaginées par l'Histoire Elisabeth d'Autriche fut et reste l'une des plus romanesques. Belle mélancolique rebelle impératrice à seize ans elle régna ainsi jusqu'à son assassinat en 1898 sur des peuples aussi nombreux que ses songes. Or de cette femme singulière la légende n'a retenu le plus souvent que le profil mièvre de Sissi et il fallait qu'une romancière telle que Nicole Avril proposât enfin sa véritable résurrection.D'où ce récit tout de passion et d'érudition. L'Impératrice réanimée par le style d'un écrivain complice retrouve les frémissements les emportements qui firent son destin. Élisabeth : impériale et royale poète républicaine éprise d'absolu subjuguant l'Autriche-Hongrie par son charme sans pareil...Mais par-delà ce destin sublime et douloureux c'est toute une Europe défunte qui est ici convoquée. Avec l'effervescence de ses nations. Avec ses drames. Avec son horizon aimanté par la violence et la guerre. Élisabeth sut traverser les tumultes de ce monde d'hier qui préfigure le nôtre. Sa lucidité serait-elle avec sa grâce le plus précieux des trésors qu'elle nous lègue
Reference : 73080
ISBN : 9782246480518
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Goupil & Cie | Paris 1902 | 24 x 32 cm | relié
Edition originale tirée à 1000 exemplaires sur papier de rives. N°870. Un frontispice rehaussé en couleurs et 51 illustrations imprimées en sépia et diverses teintes, d'une superbe exécution. Reliure de l'éditeur de luxe en plein maroquin à grains longs vert olive signée Durvand en bas du plat supérieur. Dos lisserichement ornés de 2 caissons à la grotesque et du monogramme de l'impératrice, et de diverses roulettes. Plats frappés des armes de l'impératrice au centre, d'une lrage frise d'encadrement avec feuillages dans les écoinçons. Frise intérieure composée de motifs Empire. Tranches dorées. Dos éclairci uniformément. Traces de frottement. Etroite fente du cuir le long du mors supérieur après la coiffe, sur plusieurs cm. Ensemble frais mais quelques rousseurs éparses, notamment sur les premiers feuillets. Très bel exemplaire dans sa rare reliure d'éditeur - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
de l'imprimerie Ballard | Paris 1811 | 27.8 x 40.5 cm | Relié
Édition originale de ce remarquable recueil illustré de cinq planches gravées au trait par Adrien-Louis-Marie Cavelier et Pierron d'après les dessins de Pierre-Paul Prud'hon (cf. Collection Émile Brouwet, II, 168). Grand in-4 (27,8 × 40,5 cm). Deux pages de texte et cinq planches gravées. Reliure du milieu du XIX? siècle en demi-chagrin noir, dos lisse orné de filets dorés et à froid, titre doré en long, premier plat conservé avec rappel du titre, mors et coiffes légèrement frottés, coins émoussés, étiquettes anciennes au premier plat et au contreplat, ex-libris encollé au contreplat. Quelques rousseurs. Les trois premières planches représentent les différents éléments de la somptueuse toilette en vermeil incrusté de lapis-lazuli offerte à l'impératrice Marie-Louise le 15 août 1810 : écran, table de toilette, miroir et vues de détail. Cet ensemble fut réalisé conjointement par Pierre-Philippe Thomire, le plus célèbre bronzier-ciseleur de l'Empire, et l'orfèvre Jean-Baptiste-Claude Odiot, d'après les dessins de Prud'hon. Une grande partie de cet exceptionnel mobilier fut ultérieurement fondue sur ordre de Marie-Louise, devenue duchesse de Parme, ce qui confère aujourd'hui à ces gravures une valeur documentaire majeure. Les deux dernières planches figurent le célèbre berceau du Roi de Rome, exécuté en vermeil, nacre et burgau par Odiot et Thomire, les figures sculptées ayant été modelées par Henri-Victor Roguier - imprimé par erreur « Roguet » dans cette édition.Présenté par la Ville de Paris le 5 mars 1811, quelques semaines avant la naissance du prince impérial, ce chef-d'uvre est aujourd'hui conservé à Vienne. Un second berceau, attribué à Thomire, reprenant le même dessin dans une exécution en loupe d'orme et bronze doré, est conservé au château de Fontainebleau. L'exemplaire provient successivement de la bibliothèque du prince Demidoff, au château de San Donato, comme l'atteste son cachet, puis de celle du prince Roland Bonaparte, dont il porte l'ex-libris et l'étiquette. * Commandé par le préfet de la Seine Nicolas Frochot au nom de la Ville de Paris, ce recueil fut destiné à conserver le souvenir de deux des commandes les plus prestigieuses du mobilier impérial : la toilette offerte à Marie-Louise à l'occasion de son mariage avec Napoléon et le berceau destiné au Roi de Rome. Tous deux furent conçus par Prud'hon et exécutés par le même tandem formé par Odiot et Thomire, au sommet de leur art. L'intérêt documentaire de l'ouvrage est renforcé par la présence d'Adrien-Louis-Marie Cavelier parmi les graveurs. Dessinateur attaché à la maison Odiot, il semble avoir participé à la mise au net des projets de Prud'hon destinés à l'exécution des orfèvres. Les planches constituent ainsi un témoignage exceptionnel sur des chefs-d'uvre des arts décoratifs impériaux aujourd'hui disparus pour partie ou conservés entre les collections de Vienne et de Fontainebleau. Bel exemplaire de provenance prestigieuse, conservant la mémoire graphique de deux des plus éclatantes créations du mobilier impérial, dont l'une - la toilette de Marie-Louise - a aujourd'hui presque entièrement disparu. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Skierniewice 14 septembre [1807] | 19 x 22.50 cm | 2 pages et demisur une double feuille
Lettre autographe signée du maréchal Davout à son épouse, Aimée Leclerc. 2 pages et demiàl'encre noire sur une double feuille. Traces de plis inhérentes à l'envoi. Lettre, très probablement inédite ("la correspondance intime du maréchal Davout cesse d'août à novembre [1807]" indique à tort la marquise de Blocqueville dansLe Maréchal Davout, prince d'Eckmühl, raconté par les siens et par lui-même) adresséeà sa très chère épouse, belle-soeur de Pauline Bonaparte. Installé dans son palais à mi-chemin entre Varsovie et ?ód?, Davout désormais gouverneur général du Duché de Varsovie se languit de son épouse et de leur propriété de Savigny sur Orge : "mais quoique cet endroit soit un des beaux du pays il est à cent mille lieux de Savigny". Il incite surtout la maréchale à apparaître à la cour et demeurer proche de l'Empereur ; elle était notamment chargée de faire les demandes de permission de son mari auprès de Napoléon lui-même. Davout ne pouvait que difficilement s'échapper de Pologne ("Si je pouvais prévoir l'époque de mon retour définitif") afin de s'occuper, entre autres, des affaires maritales de sa cousine Hélène Davout : "je te prierais si notre cousine n'a pas un grand attachement pour son futur de la convaincre que dans les prochains six mois nous trouverons à l'établir plus avantageusement mais il peut survenir des événements qui ne permettent pas d'aller en permission". Cette dernière finira par épouser à Varsovie en 1808 le général François-Louis Coutard. Lettre très visuelle portant une belle signature du maréchal Davout. * "Skierniewice ce 14 7bre à 6h du matin Déjà ma petite Aimée j'éprouve la salutaire influence de l'air de la campagne. Mon violent mal de tête commence à se dissiper j'espère que demain j'en serai totalement débarassé [sic]. Dans tes différentes lettres tu ne m'annonces point avoir vu l'Impératrice ou l'Empereur. Est-ce que l'état de ta santé ne te permettrait pas de t'habiller suffisamment pour que tu puisses aller faire ta cour ? Tu ne m'as point parlé de la nomination de Beaumont [de la Boninière] comme sénateur cependant tous les journaux ont annoncé que l'Empereur avait nommé sénateur le gén Beaumont quoique sachant bien qu'il y en a un autre de ce nom cependant tout doit me faire espérer que celui nommé est mon beau-frère. Au moins je lui en ai écris [sic] et l'ai félicité de bien bon coeur [...] Rappelle moi au souvenir de ta bonne mère mille amitiés à Beaumont. Il y a un siècle que je n'ai eu de lettres. Mille baisers à mes deux petites et mille et mille baisers à mon excellente et belle femme [...] ton amoureux et fidèle époux Davout [...]" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Bruxelles, Club international du Livre, s.d. (1956), in-8°, 380 pp, 6 gravures et portraits, reliure simili-cuir rouge de l'éditeur avec un profil blanc de l'impératrice au 1er plat, étui cartonné, bon état. Tirage à 3000 ex., tous numérotés
"Ce n’est pas seulement à un portrait de l’impératrice Eugénie que s’est attaché M. Jules Bertaut, mais à un vivant tableau de la société et de la politique du Second Empire. On a cent fois conté (et le cent unième récit dû à M. Bertaut, qui ne s’y attarde pas, est l’un des plus prestes) l’amitié de Mérimée pour les Montijo, son affection paternelle pour les deux sœurs qu’il connut enfants. Et n’est-ce pas son ami Beyle qui passionna Eugénie pour l’épopée impériale ? La comtesse de Montijo avait fui à Paris la peste qui ravageait Madrid. Mérimée fit son introducteur dans la bonne société... Douze ans plus tard le prince-président, qui avait au moins de l’aigle le regard s’il s’agissait de découvrir quelque belle proie nouvelle dans une foule de jolies femmes, distinguait Eugénie chez la princesse Mathilde et se la faisait aussitôt présenter. Eugénie de Montijo s’était juré que pour elle ce serait « tout ou rien » : elle voulait bien être impératrice – et même elle le voulait, – elle n’accepterait jamais d’être une La Vallière. Il fallait de la fermeté d’âme et une tête froide pour se tenir parole et tout risquer dans un jeu qui n’avait certes rien de frivole. Ayant gagné « tout », c’est-à-dire la couronne, elle parut d’abord ne souhaiter régner que sur le « monde », au sens le plus parisien. Il fallut le voyage en Angleterre pour que ses dispositions changeassent sous l’influence de la reine Victoria, qui, s’étant prise d’amitié pour elle, lui conseilla de ne point rester indifférente à la politique, de s’initier, puis de prendre part aux affaires. L’Italie semble être la première occasion importante qui lui soit donnée d’influer sur la politique extérieure française. Par tradition et par religion elle est opposée à cette libération de l’Italie, où elle voit d’abord une menace contre le pape. Les complots carbonari, qui troublent Napoléon III, ne font, elle, que l’exaspérer et l’enfoncer dans son opinion. « Libérateur de peuples, a-t-elle dit, c’est un métier de sot. » Au fond, note M. Bertaut, « elle est de cœur avec l’Autriche, et elle le sera toujours, de même que Napoléon demeurera le carbonaro qu’il fut jadis ». Or Cavour, qui ne se déplait pas aux intrigues de la comédie à l’italienne, a imaginé de contrebalancer cette influence conjugale par une autre influence féminine (car l’infidélité de Napoléon III est déjà notoire), et il remet ses instructions – « Réussissez par tous les moyens qu’il vous plaira, mais réussissez ! » – à un étrange ambassadeur : la comtesse de Castiglione. La « plus belle femme de l’Europe » auprès de l’homme plus qu’inflammable qu’était Napoléon III devait infailliblement « réussir ». Tout au moins à ce faire un souvenir d’ambition et d’amour assez vif pour que sa dernière volonté fût qu’on l’ensevelit dans « la chemise de nuit de Compiègne ». Pour le reste il semble bien qu’elle se faisait des illusions quand elle déclarait : « J’ai fait l’Italie et sauvé la papauté. » Mais enfin le résultat était là, même si elle y avait été directement pour peu de chose. Et l’aventure permet à M. Jules Bertaut d’ajouter un très joli chapitre de « galanterie diplomatique » ceux qu’il nous a récemment donnés et dont j’ai loué ici même l’agrément. Cette campagne d’Italie, désapprouvée par l’impératrice et rendue encore plus haïssable à ses yeux par son prélude galant, va néanmoins avoir pour elle une importance capitale en donnant une consécration officielle à son rôle et à son ambition politiques : investie de la régence pendant l’absence de Napoléon III, elle s’acquittera de ses fonctions avec application, sérieux, assiduité, presque avec passion. Dès lors l’impératrice pèsera de plus en plus sur la conduite de la politique étrangère. Que ce poids ait été néfaste, sans doute ; surtout dans l’affaire mexicaine, où son influence fut malheureusement déterminante. En revanche, son instinct, sinon sa clairvoyance, n’avait-il pas raison qui lui fit presser Napoléon III, au lendemain de Sadowa, de mobiliser sur le Rhin ? Il faut en tout cas saluer le courage et la fermeté que l’impératrice montra dans le désastre ; une manière de violence presque sauvage, vraiment héroïque (elle s’évanouit de douleur et de colère en apprenant que Napoléon avait capitulé au lieu de se faire tuer), qui n’étonne pas trop dans une âme espagnole ; mais aussi, plus inattendue, une hardiesse politique qui fit dire à Augustin Filon : « Votre Majesté agit révolutionnairement. » Trochu, peu suspect de complaisance pour elle, s’écriait : « Cette dame est une Romaine. »..." (Yves Florenne, le Monde Diplomatique, juin 1956) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Librairie Nouvelle. 4 Septembre 1869. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 8 à 16 pages, paginé de 145 à 160 .Illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc dans le texte et hors texte. Texte sur 3 colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.4-Journalisme, chronique
"Journal hebdomadaire. Sommaire : Lyon - L'Impératrice visite la maison des convalescents, Sainte-Eugénie, fondée par Elle. Le peintre Leys. La France à l'exposition internationale d'Amsterdam. Expsition universelle de Hollande - S. M. la reine de Hollande visite, avec le prince Alexandre, l'intérieur de l'exposition . Exposition internationale d'horticulture, à Hambourg. Voyage de l'Impératrice en Corse - Lyon - S. M. l'Impératrice et le prince Impérial passent la revue des troupes et des gardes nationales, au Grand-Camp. Le yacht impérial ""l'Aigle"", transportant en Corse S. M. l'Impératrice et le Prince Impérial. Voyage de l'Impératrice en Corse - Toulon - L'Impératrice, parès avoir passé la nuit à bord de son yacht, visite l'arsenal de Toulon. Etats-Unis d'Amérique - New-York - Les prisonniers fait à Cuba sont relachés sur la demande de leur gouvernement - On leur fait signer l'engagement de ne plus prendre part à aucune expédition contre l'île. Le mois comique, par Cham. Jardin zoologique de Londres. Classification Dewey : 70.4-Journalisme, chronique"