L'Observatoire 2017 2017.
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Très bon état
Démons et Merveilles
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[ L. Lefort] - Collectif ; BOURGOING, P. ; COLLET, P. , PREVAULT, H. ; BOUHOURS, P. ; LIGUORI, Saint Alphonse de
Reference : 72195
(1827)
14 vol. in-18 reliure de l'époque demi-veau caramel, L. Lefort, Libraire, Imprimeur du Roi, Lille, 1827, 1828, 1829, avec plusieurs planches hors texte en frontispice Rappel des titres complets : Nouvelle Bibliothèque Catholique (Série suivie de 14 Volumes) [ Contient : ] Vol. 1 : Les Serviteurs vertueux, ou Vie de la bonne Armelle, Servante, et de Jacques Cochois, Laquais - Isidore ou le fervent laboureur, modèle offert aux habitants des campagnes - Antoine ou le bon père de famille. Anecdotes religieuses contemporaines et inédites ; accompagnées de réflexions propres à prémunir le peuple contre les séductions de la moderne philosophie ; Vol. 2 : Vie de S. François Xavier, apôtre des Indes, tirée de la vie du saint par le P. Bouhours - Vie de S. Vincent de Paul, instituteur de la congrégation de la mission et des filles de la charité ; rédigée d'après la vie du saint par Collet, prêtre de la mission ; Vol. 3 : Vie de saint Louis, roi de France, par H. Prévault - Les héros vendéens, ou Bonchamp, Cathelineau, Charette, Lescure, La Rochejaquelein, et leurs compagnons d'armes, modèles de dévouement et de fidélité, à Dieu et au roi ; Vol. 4 : Exemples de vertu, traits de courage, de grandeur d'âme, d'héroïsme, de piété filiale - Les jeunes héros chrétiens, ou vies édifiantes présentées à la jeunesse ; Vol. 5 : Vertus et bienfaits des missionnaires, ou histoire abrégée des missions de l'Amérique, par P. Bourgoing - Triomphe de l'humilité dans la vie du V. Benoît-Joseph Labre, mort à Rome en odeur de sainteté ; Vol. 6 : Vies des saints dans les plus humbles conditions de la société, ou modèles de vertu et moyens de sanctification, puisés dans les vies de S. Joseph, S. Isidore, Ste Geneviève, S. Hommebon, S. Crépin, etc. ; Vol. 7 : De la fidèle observation des commandements de l'Église, avec des exemples appliqués à chaque précepte - Les trésors de la grâce ou tableau des principaux moyens employés par la divine providence pour la conversion des âmes ; suivi de traits historiques et d'exemples remarquables ; Vol. 8 : Correspondance de famille, sur le choix des amis et sur le danger des mauvaises liaisons ; Vol. 9 : L'ange consolateur, ou tableau des peines et des afflictions de la vie, avec les motifs les plus propres à inspirer aux personnes éprouvées et souffrantes des sentiments de résignation et de confiance - De la fidèle observation des commandements de Dieu, avec des exemples appliqués à chaque précepte. Vol. 10 : Précis de la captivité et de la mort du bon roi Louis XVI - Vie de Louis XVII, suivie de notices intéressantes sur les augustes victimes du Temple. Par H. Prévault ; Vol. 11 : Les princesses de France, modèles de vertu et de piété, par H. Prévault - Modèles de grandeur d'âme, ou détails intéressants sur la vie et la mort du duc d'Enghien ; Vol. 12 : Le chrétien consolé, dans les diverses situations de la vie par la confiance en Dieu et l'abandon à sa providence - L'artisan chrétien, ou vie du bon Henri, cordonnier - Des avertissements de la providence dans les calamités publiques. Par le B. Alph. Liguori - Conseils et exemples en forme de dialogue, sur la sanctification du dimanche, les mauvais discours, les mauvaises chansons, les mauvais livres, les modes et les parures immodestes. Par un curé de campagne ; Vol. 13 : Vie de S. François de Sales, évêque et prince de Genèv ; Vol. 14 : Plaidoyers religieux, ou le dogme de la confession attaqué par un vieil officier et défendu par un jeune avocat - Suites funestes de la lecture des mauvais livres, par l'auteur de La famille heureuse.
Très charmante réunion de ce qui constitue probablement la tête de série de la "Nouvelle Bibliothèque Catholique" publiée par l'éditeur Lefort à partir de janvier 1827. On compte ici 26 titres différents (sans compter les nombreux titres en deux parties), et la collection comptera en 1840 plus de 280 titres . Bon ensemble (qq. petits frott. et petites usures, qq. rares mouill.,ex-libris ms.
P.Lethielleux. non daté. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Coiffe en pied abîmée, Papier jauni. 375 + 410 + 364 + 451 + 464 + 356 + 390 + 360 + 358 + 364 + 378 pages - rousseurs sur les plats - coiffes abîmées - papier jauni - 2ème plat absent sur l'ouvrage IV la vertu .. . . . Classification Dewey : 280-Confessions et sectes chrétiennes
I La béatitude carême 1903 - II la liberté conférences et retraite carême 1904 - IV la vertu conférences et retraite carême 1906 - VII la loi carême 1909 - VIII la grâce carême 1910 - Morale spéciale XII la vertu de tempérance II carême 1922 - Morale spéciale XIII la perfection dans la vie chrétienne carême 1923 - Morale spéciale IX la justice envers dieu carême 1919 - Morale spéciale XI la vertu de tempérance I carême 1921 - Morale spéciale V la charité II ses effets carême 1915 - Morale spéciale II la foi II la vertu de foi et les vices qui lui sont opposés carême 1912. Classification Dewey : 280-Confessions et sectes chrétiennes
Éditions du Globe, Paris, 1947 1 volume in-4 (24 x 19,5 cm), en feuilles, sous couverture imprimée. 324-(1) pages. 21 illustrations hors-texte en noir et 35 lettrines en noir par Lilian Gourari. Emboîtage de l'éditeur. Très bon état. Le dos de la couverture est légèrement insolé. TIRAGE A 300 EXEMPLAIRES. CELUI-CI 1 DES 244 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN TEINTÉ AVEC L’ÉTAT DÉFINITIF DES ILLUSTRATIONS. Il a été tiré en sus quelques exemplaires réservés aux collaborateurs. Les Infortunes de la vertu est un conte philosophique du marquis de Sade, écrit en 1787. L'ouvrage est écrit entre le 23 juin et le 8 juillet 1787, alors que Sade est emprisonné dans la tour de la Liberté à la Bastille. Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1791, est la seconde version de cette histoire, qui sera elle-même suivie d'une troisième version, La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1799. Le prénom de l'héroïne, Justine, est celui qui avait été donné à Catherine Trillet, domestique au château de La Coste en 1776. Le manuscrit des Infortunes de la vertu a été mis au jour en 1909 par Guillaume Apollinaire et a été publié pour la première fois en 1930 "L’ordre fut presque aussitôt exécuté que donné, on me mit un mouchoir sur la bouche, on me fit embrasser étroitement l’arbre, et on m’y garrotta par les épaules et par les jambes, laissant le reste du corps sans liens, pour que rien ne pût le garantir des coups qu’il allait recevoir. Le marquis, étonnamment agité, s’empara d’un nerf de boeuf ; avant de frapper, le cruel voulut observer ma contenance ; on eût dit qu’il repaissait ses yeux et de mes larmes et des caractères de douleur ou d’effroi qui s’imprégnaient sur ma physionomie... Alors il passa derrière moi à environ trois pieds de distance et je me sentis à l’instant frappée de toutes les forces qu’il était possible d’y mettre, depuis le milieu du dos jusqu’au gras des jambes. Mon bourreau s’arrêta une minute, il toucha brutalement de ses mains toutes les parties qu’il venait de meurtrir... Je ne sais ce qu’il dit bas à un de ses satellites, mais dans l’instant on me couvrit la tête d’un mouchoir qui ne me laissa plus le pouvoir d’observer aucun de leurs mouvements, il s’en fit pourtant plusieurs derrière moi avant la reprise des nouvelles scènes sanglantes où j’étais encore destinée. Oui bien, c’est cela , dit le marquis avant de refrapper, et à peine cette parole où je ne comprenais rien fut- elle prononcée, que les coups commencèrent avec plus de violence ; il se fit encore une suspension, les mains se reportèrent une seconde fois sur les parties lacérées, on se parla bas encore... Un des jeunes gens dit haut : Ne suis-je pas mieux ainsi ? ... et ces nouvelles paroles également incompréhensibles pour moi, auxquelles le marquis répondit seulement : Plus près, plus près , furent suivies d’une troisième attaque encore plus vive que les autres, et pendant laquelle Bressac dit à deux ou trois reprises consécutives ces mots, enlacés de jurements affreux : Allez donc, allez donc tous les deux, ne voyez-vous pas bien que je veux la faire mourir de ma main sur la place ? Ces mots prononcés par des gradations toujours plus fortes terminèrent cette insigne boucherie, on se parla encore quelques minutes bas, j’entendis de nouveaux mouvements, et je sentis mes liens se détacher. Alors mon sang dont je vois le gazon couvert m’apprit l’état dans lequel je devais être ; le marquis était seul, ses aides avaient disparu... – Eh bien, catin, me dit-il en m’observant avec cette espèce de dégoût qui suit le délire des passions, trouves-tu que la vertu te coûte un peu cher, et deux mille écus de pension ne valaient-ils pas bien cent coups de nerf de bœuf ?..." (extrait) L'illustration profuse par Lilian Gourari sert parfaitement le texte du divin marquis. Les compositions, très fouillées, ne sont pas toutes libres, mais de l'ensemble des scènes mises en images se dégage une ambiance indéniablement Sadienne. L’œuvre graphique de Lilian Gourari reste difficile à historier. A bien chercher, on ne trouve d'ailleurs que cet ouvrage dans sa bibliographie d'illustrateur de l'après-guerre. Qui pouvait bien être Lilian Gourari ? Nous n'en savons strictement rien. Le néant de son parcours d'artiste-illustrateur d'un unique livre pourrait laisser supposer un pseudonyme cachant le nom d'un artiste renommé. Illustrer le marquis de Sade en 1945-1947 n'est sans doute pas encore chose facile à avouer publiquement. Son trait est fin et assuré. Il reste à identifier celui qui se cache derrière ce nom. Les gravures, qui semblent être des lithographies reproduites par la photogravure, sont toutes datées dans la planche "L. GOURARI 45" (1945). BEL EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU. Photos sur demande
Édition originale de Justine, le premier ouvrage de Sade « dont les exemplaires pourraient se compter sur les doigts » (Pierre Berès). Bel exemplaire, grand de marges. 2 tomes en un volume in-8. 1 frontispice, 283 pp., (2) ff., 191 pp. Maroquin aubergine janséniste, dos à nerfs, coupes filetées or, large roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Petit, vers 1850. 194 x 122 mm. Sade, Donatien Alphonse François, marquis de. Justine ou les malheurs de la vertu. Hollande, les Libraires Associés (Paris Girouard), 1791. « Édition originale du premier ouvrage de Sade dont les exemplaires pourraient se compter sur les doigts » (Pierre Berès). Pia, Les Livres de l’Enfer, 388 ; Delon, Sade, un athée en amour, Bibliothèque Bodmer, 2014, n°100 ; Bibliothèque de l’Arsenal, Les Choix de Pierre Leroy, 2016, n°45. La touchante dédicace imprimée du livre, « A ma bonne amie », s’adresse à la fidèle compagne de misère de l’écrivain, Marie-Constance Quesnet ; dans cette importante apologie de ses écrits, Sade justifie son entreprise et affirme que son dessein est d’aboutir à l’une des plus sublimes leçons de morale que l’homme ait encore reçues, fût-ce par une route peu frayée jusqu’à présent. Roman d’aventures du « genre noir », poussé à son paroxysme, le livre eut immédiatement un succès considérable. Il paraissait au moment où la Constituante rendait à Sade sa liberté au terme de douze années de captivité que lui avaient valu des heurts nombreux avec sa famille et la société. Aristocrate, allié aux Bourbons, philosophe et libertin, Sade s’enflamma pour la Révolution qui dédaigna son concours ; maintenu en captivité après la prise de la Bastille d’où il ameutait les passants au début du mois de juillet 1789, l’écrivain n’échappa à la guillotine que grâce à la chute de Robespierre. Le frontispice, de style néo-classique, dessiné et gravé par P. Chery sous la direction d’Antoine Carrée, représente la Vertu assaillie par la Luxure. « C’est sous de multiples aspects qu’il convient d’envisager l’histoire de « Justine ou les Malheurs de la vertu ». La philosophie du marquis de Sade y est tout entière résumée dans la tirade finale où Juliette s’écrie d’une voix triomphante : « ... Je l’avoue, j’aime, le crime avec fureur, lui seul irrite mes sens, et je professerai ses maximes jusqu’au dernier moment de ma vie. Exempte de toutes craintes religieuses, sachant me mettre au-dessus des lois par ma discrétion et par mes richesses, quelle puissance, divine ou humaine, pourrait donc contraindre mes désirs ? Le passé m’encourage, le présent m’électrise, je crains peu l’avenir (...). La nature n’a créé les hommes que pour, qu’ils s’amusent de tout sur la terre ; c’est la plus chère loi, ce sera toujours celle de mon cœur. Tant pis pour les victimes il en faut ; tout se détruirait dans l’univers sans les lois profondes de l’équilibre ; ce n’est que par des forfaits que la nature se maintient et reconquiert les droits que lui enlève la vertu. Nous lui obéissons donc en nous livrant au mal ; notre résistance est le seul crime qu’elle ne doive jamais nous pardonner. Oh ! Mes amis, convainquons-nous de ces principes ; dans leur exercice se trouvent toutes les sources du bonheur de l’homme. » Les Surréalistes revendiquèrent cette subversion considérant le marquis de Sade comme l’un de leurs plus importants devanciers. « Un homme, qui n’est resté longtemps célèbre que pour avoir attaché son nom à une dépravation, un homme dont les conclusions dans tous les domaines se vérifient chaque jour en dehors même de ses prémisses, dont l’influence va grandissant et que n’ont pas craint de mettre hors pair Baudelaire et Apollinaire, le marquis de Sade (…) apparaît comme la première incarnation de l’esprit révolutionnaire que le XIXe siècle n’est pas parvenu à étouffer (Louis Aragon et André Breton, lettre à Jacques Doucet, février 1922). L’édition originale de 1791 et la nouvelle rédaction de 1797 sont aussi rares l’une que l’autre et ont sensiblement la même valeur. Pierre Berès décrivait un exemplaire de l’originale de 1791 relié vers 1890 par Lortic frères, « à belles marges » (hauteur 190 mm) au prix de 375 000 FF (environ 57 500 €) il y a 35 ans (Cat. 79, année 1989, n° 129). Bel exemplaire, grand de marges (hauteur 194 mm). De la bibliothèque du parolier d’Edith Piaf, René Rouzaud, avec ex-libris « La Goualante ».
édition_originale
Reference : 123640
The Magical Art of Cartier. An Important Collection of Horology, Jewelry and Objects of Vertu. Sale: Geneva, Hotel des Bergues, Antiquorum & Etude Tajan 19 Nov. 1966. 624 lots, 465 pages. Hardback. 27.5x20cms. English language text.
English language text.