éditions économie et humanisme les éditions ouvrières 1970 1970. Publié en 1954 et traduit en plus de trente langues ce recueil de prières de Michel Quoist prêtre et écrivain français a aidé des millions de personnes à trouver des mots simples pour s'adresser à Dieu. Les textes expriment avec délicatesse l'expérience humaine ses joies ses peines et ses questions et traduisent en mots simples la présence de Dieu au cœur de cette vie
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Carpentras : chez D. G. Quenin, Imprimeur-Libraire, s. d. [vers 1805]. LA STANDARDISATION NE TRIOMPHERA PAS DANS L'ÉDITION
In-8° (210 x 140 mm), 991 pp. (numérotées 1-1131 avec erreurs de numérotation à partir des feuillets Ii iii et Ll v), [4] ff., basane brune, dos à 5 nerfs muet, médaillon estampé à froid au centre des plats avec croix de Malte et mention « SOCIETAS GONFALONIS » (reliure de l'époque). Rare livre de confrérie à l'usage des pénitents blancs du Gonfalon, imprimé à Carpentras. Édition non-datée, mais vraisemblablement imprimée vers 1805 : la table du temps couvre les années 1805 à 1831 et le feuillet de titre porte le nom D[ominique]-G[aspard] Quenin, qui devient en 1808 Devillario-Quenin. L'ouvrage est orné d'un frontispice et deux vignettes gravés sur bois. Publié pour la première fois en 1611, L'Office de la Glorieuse Vierge Marie (livre de dévotion des pénitents blancs du Gonfalon) est, tout au long du XVIIe siècle, pris en charge par les presses lyonnaises. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, une édition « standard » parue en 1752 (Lyon, chez B. M. Mauteville) est reprise dans d'autres villes : à Carpentras chez Quenin en 1752 et 1771 puis, en 1778, à Pignerol et Embrun. Après la Révolution, l'impression de L'Office de la Glorieuse Vierge Marie déménage à Carpentras : les six éditions parues entre 1805 et 1856 sortent toutes des presses de Quenin. Reproductions de l'édition de Mauteville, 1752 (elles contiennent d'ailleurs les textes de fondation de la confrérie du Gonfalon pour la ville de Lyon), ces éditions comprennent pour la plupart un « supplément » spécifique aux pratiques du diocèse d'Embrun. Dompnier et Hernandez signalent : « La seule nouveauté véritable est la présence, en appendice, d'un « supplément » contenant le Propre du diocèse d'Embrun ainsi que des prières et chants particuliers aux pénitents de cette ville. Correspondant sans doute initialement à une commande précise, ce supplément figure dans tous les exemplaires diffusés, quel que soit le diocèse de destination ; la standardisation triomphe donc dans l'édition. » (p. 259). Ce n'est toutefois pas le cas du présent exemplaire. Le supplément est bien indiqué à la table pour les pp. 1106-1131 ; toutefois, ces pages sont absentes, et la numérotation 1046 suit au verso de la page 1005, sans manque au foliotage. Un semblable saut dans la numérotation au cahier Ii (pas de pages 504-603) ne correspond à aucune perte de texte par rapport à l'édition Mauteville, 1752 ; ces pages n'ont d'ailleurs pas de correspondance dans la table. Dompnier Bernard, Hernandez Françoise. Les livres de piété des pénitents du XVIIIe siècle au XIXe siècle : la négation de la Révolution ?. In: Provence historique, tome 39 fascicule 156, avril-mai-juin 1989. Confréries et dévotions à l'épreuve de la Révolution. pp. 257-271. Provenance : Ex-libris manuscrit au contreplat inférieur "Joseph Baude 1814". Frottements, coins rognés, manques aux coupes, taches. Petit travail de vers marginal en tête sur quelques feuillets, quelques taches.
Paris : Antoine de Sommaville, 1660. RARISSIME CONTREFAÇON DE L'ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE « IMAGE D'UNE SAGESSE MONDAINE ET D'UNE VERTU SOURIANTE »
In-12° (146 x 87 mm), [34] pp. - 227 pp. (a8 e4 i8A-T4 alternant 8), veau brun, dos à quatre nerfs ornés, encadrements d'un filet sur les plats, tranches à mouchetures rouges et brunes (reliure de l'époque). Vraisemblable contrefaçon de l'édition originale, à la même adresse et à la même date, le fleuron au titre portant en son sein la mention « sur l'imprimé ». Sans achevé d'imprimer, elle contient toutes les pièces liminaires de l'édition originale, avec l'erratum intégré à l'Explication à l'instar de la variante B décrite par René Harmand (Entretiens Solitaires, p. v). Cette édition n'est pas documentée dans la bibliographie établie par ce dernier dans son introductions aux Entretiens Solitaires (1912). On connaît un exemplaire numérisé en 1990 (dont on n'a pas pu retrouver la source imprimée), identique sinon qu'il porte la date de 1664. Il conviendrait d'approfondir les recherches sur cet exemplaire pour le replacer avec plus d'exactitude. Ce recueil de 28 méditations poétiques est considéré comme l'une des oeuvres les plus originales et les plus complexes de l'auteur. Les Entretiens solitaires, composés sur une période de 4 ans dans un état de maladie (« Advertissement », p. 1), empruntent à la fois à l'effusion mystique et à la veine confessionnelle, et Brébeuf, mêlant le divin à l'humain, y esquisse « l'image d'une sagesse mondaine et d'une vertu souriante » (p. 264). Descendant d'une famille de la noblesse normande, Georges de Brébeuf (1617?-1661) se fait connaître à Paris pour sa traduction libre de la Pharsale de Lucain, et compose tour à tour poésies précieuses et vers burlesques. En dépit d'une santé médiocre (il fut la proie de fièvres violentes et douloureuses pendant la moitié de sa vie), il publia jusqu'à sa mort, en septembre 1661. Si ses premières oeuvres avaient été offertes à Fouquet, il dédia ses publications de 1660 au cardinal Mazarin. Après avoir écrit un court Panégyrique de la Paix, il vint loger chez son jeune frère, curé de la paroisse de Venoix, près de Caen, où il put, « Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais », tout en disant adieu aux frivoles et mondaines pensées afin de chercher le bonheur dans la méditation et la contemplation de la nature (posture classique du poète dans ce genre de recueil). De cette retraite naquirent donc les Entretiens solitaires, ou Prières et méditations pieuses en vers françois, qui, dédiés au cardinal-ministre, s'ouvraient sur une longue épître dédicatoire au prélat, comptant pas moins de 24 pages. (Nicolas Ducimetière, Mélanges tires d'une petite bibliothèque (1) - petit cadeau pour le cardinal Jules, 22/11/2015, https://mabiblio.hypotheses.org/199). Selon René Harmand c'est dans les Entretiens solitaires et Éloges poétiques (1661) que Brébeuf « montre le plus de qualités personnelles ; c'est pour lui l'époque de la maturité, et si nous retrouvons dans ces poèmes les défauts déjà signalés, un goût trop marqué pour l'emphase, l'hyperbole, l'antithèse, jamais son inspiration n'a été plus forte, sa phrase plus vigoureuse, plus pleine et plus sonore, son vers mieux rythmé. » (p. 224). Bibliographie : HARMAND, René. Essai sur la vie et l'oeuvre de Geogres de Brébeuf. Paris : Société française d'imprimerie et de librairie. 1897. le même, « Introduction » pour Entretiens Solitaires. Paris : classiques Garnier, 1912. Provenance : Famille Sermage (Haute-Saône). François Sermage (Gy : 1629 - Gy : 1720), mention manuscrite à l'encre brune sur la page de titre : " à François Sermage ". Avocat en parlement. Marie-Françoise Sermage (Gy : dates inconnues), mention manuscrite à l'encre brune au dos de la dernière page : " ce livre appartien a moy Marie Francoyse Sermage de Gevingny ". Fille de François Sermage, elle épouse en secondes noces Pierre François de Gevign(e)y en 1712. Coiffe supérieure manquante, coins frottés voire rognés. Pâles mouillures marginales à plusieurs feuillets.
Lyon : Mathieu Chavance, 1718. ÉLÉGAMMENT RELIÉ EN MAROQUIN ROUGE
In-12° (173 x 104 mm), [4] ff., 421 pp., [7] ff., maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné, encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). Recueil de prières tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament. « On a encore considéré que comme c'est une longue lecture que toute l'Écriture sainte, & que plusieurs n'y donnent pas volontiers le tems qu'il faudroit pour le méditer avec fruit, c'étoit leur rendre un bon office de leur proposer tout d'une suite ce qu'ils y rencontreroient de plus capable de les édifier. » (Avertissement). La première édition de l'ouvrage parut en 1691 chez Hortemels, pour faire suite aux Pseaumes en forme de prière (1690). Son auteur serait, selon Quérard (VI, 596), François Pâris (mort en 1718), curé de Saint-Lambert, sous-vicaire de Saint-Etienne du Mont. Pour les éditions parues chez Mathieu Chavance : Port-Royal (1708), Vendome (1718). Coins frottés, quelques frottements. Cahier S bruni.
Non précisé. Non daté. In-12. Relié plein cuir. Etat d'usage, 2ème plat abîmé, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 546 pages. Titre, motifs décoratifs et filets dorés sur le dos. Page de titre manquante.. . . . Classification Dewey : 264.1-Les prières
Ouvrage du milieu du XIXe siècle. Vie de sainte Angèle. Prières. Prières pour la Confession. Prières pour la Communion. Prières aux Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie... Classification Dewey : 264.1-Les prières
Vienne Jos. Schlesinger 1901 [3], 463, 32 p. 172:112 mm, Traces d'un fermoir en laiton, bakélite à l'imitation de l'ivoire, incrustation de nacre, lettres initiales en laiton, doublure moiréeLivre de prières rituelles juives, des jours ordinaires et des jours sanctifiés. Lettres manuscrites : Familles de David Grupper, d'Alexander Lubin, morts à RadentheinIsaac Noah Mannheimer (1793-1865), prédicateur viennois et créateur d'un rituel réformé modéré et de compromis. Né à Copenhague, il était le fils d'un hazzan hongrois. Il reçut son éducation générale à l'école laïque locale et étudia la littérature hébraïque et le Talmud avec le rabbin Gedaliah Moses, le pédagogue libéral de Copenhague. Pendant ses études à l'université de Copenhague, il poursuivit ses études talmudiques. Lorsque, en 1816, le gouvernement danois publia des règlements sur l'instruction religieuse juive, il fut nommé professeur principal de religion (Hauptkatechet) et chargé d'examiner ses élèves et de les préparer à la confirmation. La première confirmation eut lieu avec une ferveur considérable le 9 mai 1817, accompagnée de musique d'orgue et en présence de hauts fonctionnaires de l'État et de l'université Il célébrait des offices tous les mercredis soirs pour les adeptes du judaïsme réformé, caractérisés par l'abandon total de l'hébreu et l'utilisation de musique de compositeurs chrétiens. Mannheimer prêchait en danois, au grand dam de la majorité traditionnelle de la communauté qui déposa une protestation officielle auprès du gouvernement. En 1821, il se rendit à Berlin pour officier à la synagogue réformée, puis à Vienne, avant de retourner à Copenhague. Il quitta finalement Copenhague en 1823 pour prêcher à Hambourg, puis se rendit à Leipzig. Sur la suggestion de Lazar Biedermann, on lui demanda en 1824 d'officier à la nouvelle synagogue Seitenstetten de Vienne. Les Juifs de Vienne n'étant pas autorisés à former une communauté à cette époque, il fut officiellement nommé directeur de l'école religieuse. Mannheimer devint l'un des prédicateurs les plus influents du XIXe siècle, attirant toutes les couches de la population juive ; il privilégiait une approche inspirante plutôt que didactique de la prédication. Ses sermons, dans lesquels l'aggadah était traduite en termes modernes, conservaient une forme et un contenu classiques, tout en étant les moins rigides et formalistes des sermons contemporains. De plus, il reconnaissait volontiers sa dette envers les maîtres chrétiens de l'art oratoire. À l'âge mûr, à Vienne, il rejeta la Réforme radicale et adopta une voie médiane dans son office, éliminant certaines traditions sans en altérer l'essence. Il insista sur l'hébreu comme langue du culte, conserva les prières de Sion et de Jérusalem, n'intégra pas la musique d'orgue à l'office et défendit avec vigueur la circoncision comme un rite fondamental. En créant une forme de culte connue sous le nom de « culte selon Mannheimer » (ou « rite viennois »), il prévint une scission au sein de la communauté et devint un pionnier de ce type d'office dans les communautés d'Autriche, de Hongrie et de Bohême. Son office fut également imité dans certaines communautés allemandes. Malgré ses tendances réformistes modérées, Mannheimer fut la cible de vives attaques de la part de la communauté orthodoxe. Il contribua à promouvoir des réformes dans l'enseignement religieux, en maintenant l'hébreu comme élément important, et introduisit des registres de naissance, de mariage et de décès au sein de la communauté. Il participa également à la fondation de plusieurs organisations caritatives et culturelles et lutta pour les droits des Juifs dans la société en général ; avec une grande persévérance, il s'efforça d'obtenir la reconnaissance légale de la communauté viennoise. Avec 24 rabbins autrichiens, il obtint l'abolition du serment « more judaico », bien que sa propre version modifiée ne fût pas pleinement acceptée. En 1842, il parvint à faire échouer la proposition du professeur Rosas visant à limiter le nombre d'étudiants juifs en médecine. Pendant la révolution de 1848, Mannheimer prononça un éloquent éloge funèbre à la mémoire de deux victimes juives enterrées avec des victimes chrétiennes dans un cimetière chrétien (17 mars). Le 31 mars 1848, il publia une « Déclaration sur la question juive » et soumit un projet de loi efficace à la commission politique. La même année, la ville de Brody l'élut au Reichstag où, en collaboration avec A. Fischhof et le rabbin D. B. Meisels, il obtint l'abolition de la « taxe juive ». Néanmoins, il mit en garde la communauté juive contre toute prise de position en sa propre faveur. L'émancipation des Juifs, affirma-t-il, pouvait être discutée, mais seulement après avoir été abordée par les non-Juifs. Au Reichstag, il lança un plaidoyer vibrant pour l'abolition de la peine de mort. La communauté viennoise, dont il critiquait la soumission au gouvernement, tenta de restreindre son activité libérale, craignant notamment que sa franchise ne les associe aux forces de plus en plus réactionnaires au sein du gouvernement. Elle chercha même à censurer ses interventions au Reichstag. À contrecœur, Mannheimer finit par se retirer de la vie politique. L'œuvre littéraire la plus importante de Mannheimer est la traduction allemande exemplaire du livre de prières et des prières du festival (Vienne, 1840, plus tard dans plusieurs éditions). Parmi ses sermons, les suivants ont été publiés : Pradikender holdne ved det mosaiske Troessamfunds Andagts [velser i Modersmaalet i Sommerhalbaaret 1819 (Copenhague, 1819), et Gottesdienstliche Vortraege ueber die Wochenabschnitte des Jahres (vol. 1, sur la Genèse et l'Exode, 1834) ; Gottesdienstliche Vortraegegehalten im Monat Tishri 5594 (1834). Une édition posthume de sermons supplémentaires a été publiée par B. Hammerschlag (1876). Certains de ses sermons sur la Genèse et l'Exode ont été traduits en hébreu par E. Kuttner et publiés sous le titre Mei No'ah (1865). Il convient également de mentionner son avis d'expert sur le livre de prières du Temple de Hambourg (1841) et son avis d'expert contre le parti réformateur de Francfort-sur-le-Main au sujet de la circoncision (1843).