Mazarine Sans date.
Reference : 500365232
ISBN : 9782863741108
Démons et Merveilles
M. Christophe Ravignot
contact@demons-et-merveilles.com
07 54 32 44 40
Rapidité d'envoi Tous nos articles sont expédiés le jour même de la confirmation de la commande Soin de l'emballage Un soin particulier est apporté à l'emballage, vos objets voyagent en toute sécurité. A votre écoute Si toutefois un incident devait survenir lors de l'acheminement de votre paquet, n'hésitez pas à nous contacter, nous mettrons tout en oeuvre pour vous satisfaire, en vous proposant un retour, un remboursement ou toute autre soluton à votre convenance. Professionnalisme Les livres que nous vendons sont pour la plupart des livres anciens, nous tâchons d'être le plus objectif possible quant à leur état.
L'ouvrage a paru pour la première fois en 1768, suscitant une vive polémique. Berlin, 1772. Deux volumes in-12, I/ 12 pp.; 384 pp.; 15 ff. II/ 416 pp.; 16 ff. Plein veau havane marbré, dos à nerfs richement orné, armoiries frappées or en tête, étiquette de bibliothèque en queue, tranches marbrées. Reliure armoriée de l’époque. 163 x 95 mm.
L'ouvrage a paru pour la première fois en 1768, suscitant une vive polémique. Philosophe-hollandais, Cornélius de Pauw (1739-1799) suscita par ses diverses Recherches philosophiques des controverses importantes. Il soutient dans son ouvrage qui n'est autre qu'un essai d'ethnologie comparée, la thèse de la dégénérescence de toutes les espèces vivantes en Amérique, d'où la polémique avec Dom Pernetty qui croyait à l'existence de véritables géants. À propos de la thèse de Cornélius de Pauw, Carlos Quesada résume bien son ambiguïté et ses contradictions en écrivant que <>. Ayant en grande estime Pauw et son livre, Diderot et d'Alembert l'engagèrent à les seconder dans le Supplément de l'Encyclopédie qu'il enrichit de plusieurs articles. L'ouvrage est aussi fameux pour sa charge contre les écrivains voyageurs. De Pauw était d'avis (partagé avec d'autres scientifiques européens de l'époque) que les indigènes américains étaient inférieurs aux indigènes du nord et de l'ouest de l'Europe, et que cette infériorité était en partie due au climat et à la géographie américains. Quelques citations de ses œuvres : L'Américain [indigène], à proprement parler, n'est ni vertueux ni vicieux. Quel motif a-t-il à être? La timidité de son âme, la faiblesse de son intellect, la nécessité de pourvoir à sa subsistance, les pouvoirs de la superstition, les influences du climat, tout l'éloigne très loin de la possibilité de s'améliorer ; mais il ne s'en aperçoit pas ; son bonheur est de ne pas penser ; rester dans une parfaite inaction ; dormir beaucoup ; ne rien souhaiter, quand sa faim est apaisée ; et ne se préoccuper que des moyens de se procurer de la nourriture lorsque la faim le tourmente. Il ne construirait pas de cabane, ne se laisserait pas forcer par le froid et l'intempérie de l'atmosphère, et ne quitterait jamais cette cabane, ne l'expulserait pas nécessairement. Dans sa compréhension, il n'y a pas de gradation, il reste un enfant jusqu'à la dernière heure de sa vie. De nature paresseuse à l'extrême, il est vengeur par faiblesse et atroce dans sa vengeance... Les Européens qui passent en Amérique dégénèrent, ainsi que les animaux ; une preuve que le climat est défavorable à l'amélioration de l'homme ou de l'animal. Les Créoles, descendants d'Européens et nés en Amérique, quoique formés dans les universités de Mexico, de Lima et du Collège de Santa Fe, n'ont jamais produit un seul livre. Cette dégradation de l'humanité doit être imputée aux qualités viciées de l'air stagnant dans leurs immenses forêts, et corrompu par les vapeurs nocives des eaux stagnantes et des terrains incultes... Son travail a suscité une énorme controverse à son époque et a provoqué des réactions de la part des principaux citoyens américains. Une campagne « anti-dégénérescence » contre les affirmations de de Pauw et de ses collègues impliquait des notables tels que Thomas Jefferson et James Madison. Précieux exemplaire aux armes de La Rochefoucauld. « C'est une grande habilité que de savoir cacher son habileté ». (Maximes, 245). La famille Rochefoucauld était déjà l'une des plus anciennes et des plus illustres de la France, lorsque François VI, duc de la Rochefoucauld, publia au milieu du XVIIè siècle ses célèbres Maximes. Mais c'était à la suite de son mariage avec Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt que la famille acquit les terres de Liancourt et de La Roche-Guyon, dans l'Angoumois. La bibliothèque a été marquée bien entendu par les goûts littéraires de François VI et de ses amis, dont les plus intimes furent successivement Madame de Chevreuse, duchesse de Longueville, et Madame de La Fayette. Ses successeurs ont augmenté la bibliothèque d'ouvrages sur l'exploration et les voyages, dont ils étaient évidemment fascinés malgré le fait qu'ils étaient obligés de rester près du roi dans les offices de grand veneur ou de grand-maître de la garde-robe. Les ouvrages sur l'histoire de France, la noblesse et ses ordres de chevalerie sont donc nombreux. La descendance masculine s'éteignit à la mort d'Alexandre en 1762. Le titre de La Rochefoucauld fut alors adopté par une branche collatérale, Jean‑Baptiste‑Louis‑Frédéric duc de La Rochefoucauld de Roye, lieutenant-général des galères et duc d'Anville, qui augmenta la bibliothèque de plusieurs ouvrages sur la philosophie et le commerce. Parmi ses intimes furent Lafayette et Benjamin Franklin, et c'était en collaboration avec ce dernier qu'il rédigea pour la première fois une traduction entière de la constitution des Etats-Unis. Dans les états-généraux il fut un des premiers membres de la noblesse qui se réunirent au tiers état. Le 27 juin 1789 il mit à l'ordre du jour la question de la liberté des noirs. En 1792 il fut néanmoins massacré à coups de pierres sous les yeux de sa mère et de sa femme. Son neveu François-Alexandre-Frédéric de LaRochefoucauld-Liancourt, avait déjà fui la France et séjournait en Angleterre chez l'agronome Arthur Young. Ce fut le début d'un exil qui dura sept ans, qu'il évoqua dans le récit de ses voyages en Amérique du nord, publié en français et en anglais en 1799. Il avait visité l'Angleterre pour la première fois en 1769 pour y étudier les améliorations industrielles et agricoles, ce qui l'amena à établir une ferme-modèle à Liancourt. Il fonda aussi une école d'arts et métiers, qui devint plus tard l'École des Enfants de la Patrie. Élu aux états-généraux de 1789, il défendit à la fois la royauté et les libertés publiques. Le 12 juillet, il rendit compte à Louis XVI de l'agitation qui régnait à Paris. « C'est donc une révolte ? » demanda le roi, « Non sire, répondit le duc, c’est une Révolution.» Le 18 juillet il fut investi de la présidence de l’Assemblée nationale, et essaya de persuader au roi de fuir en Normandie. Après son retour en France le duc encouragea les améliorations dans l’agriculture, la médecine (surtout pour ce qui concerne l’inoculation), les prisons et les hôpitaux.
Londres, s.n., 1774. In-12, XIV-406 pp., basane marbrée havane, double filet doré en encadrement sur les plats, dos long orné de caissons dorés, pièce de titre blonde, pièce de tomaison noire (quelques petites épidermures).
Troisième édition du tome premier de cet essai originalement paru à Berlin en 1768. Violent pamphlet contre les américains ("qui n'avoient que de la faiblesse : ils devaient donc être exterminés, & exterminés dans un instant") de ce philosophe néerlandais qui jamais n'y mis le pied. Sabin, Bibliotheca americana, XIV, 257. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris : Bastien, An III. (1795) 7 volumes in-8 ; AVEC , PAUW recherches philosophiques sur les Américains , An III , 3 volumes in-8 , XIV-421pp, 475pp,482pp. AVEC : PAUW : Recherches philosophiques sur les Égyptiens et les Chinois. Paris : Bastien, An III, 2 volumes in-8, carte dépliante (déchurure sans manque), XVIff,472pp , 466pp; AVEC : PAUW : Recherches philosophiques sur les Grecs. Paris : Bastien, An III, 2 volumes in-8 , XVI-400pp,366pp . Reliure d’époque en basane marbrée, dos lisse orné avec titre et tomaison , quelques manques de cuir , petit travail de ver sur 10ff ,Tome 1.
Ensemble complet des oeuvres philosophiques de Pauw. Le troisième volume des “Américains” comprend la “Dissertation sur l'Amérique et les Américains contre les Recherches philosophiques de M. de P… par Dom Pernety” suivi de la “Défense” des Recherches par Pauw ou l’auteur évoque l’infériorité des américains , il contient un chapitre sur les hermaphrodites de la Floride , le rite de la circoncision , etc.. Cornelius Franciscus de PAUW, philosophe et géographe hollandais et diplomate à la Cour de Frédéric Le Grand de Prusse, est l'auteur de plusieurs ouvrages à notoriété forte et brève en Europe durant les années 1770-1790. S'opposant aux opinions de nombreux philosophes des Lumières , après avoir traité les américains de "peuples sauvages et abrutis" , les égyptien et chinois de "nations condamnées à une éternelle médiocrité" , il encense les grecs mais pas tous , seulement les athénien , plutôt polémiste que philosophe , il atteint la célébrité plus par sa rhétorique que par ses arguments.P2-2E
Belin, 2014, in-8 br., (14 x 20,5), 510 p., traduit de l'américain par Patrick Hersant, 16 planches ill. h.-t., bon état.
"L’histoire des ""autres"" Américains implantés dans la Ville Lumière restait à écrire. Elle se déroule en parallèle de celle, mieux connue, de leurs compatriotes venus chercher en France une inspiration créatrice, mais s’en démarque sur un point essentiel : si de nombreux Américains ont fait le voyage en quête de civilisation européenne, la plupart sont venus promouvoir la leur. Lors même que les peintres et les écrivains de la fameuse ""génération perdue"" expriment leur malaise face à la modernité — et à la place qu’y occupe l’Amérique — certains de leurs compatriotes ont traversé l’Atlantique dans un tout autre but : vendre la modernité américaine, ou du moins s’y efforcer. Industriels venus s’implanter en France, héritières apportant richesses en contrepartie de titres de noblesse, jeunes gens en fugue ou escrocs en tous genres, des Américains à Paris dans la première moitié du XXème siècle apportaient une vision d’Amérique souvent contrastée. ""Expats"" avant la lettre, cette migration d’élite interroge la notion même d’immigration ainsi que celle ""d’Américanisation"" et du transnationalisme. La conférence proposera une analyse érudite mais aussi irrévérencieuse de la façon dont les Américains de la Rive droite ont forgé leur communauté, des relations qu’ils ont entretenues avec les Français, qu’il s’agisse d’amour, de divorce, de charité ou d’affaires. En les suivant pas à pas, elle montrera à quel point le ""siècle américain"" a été contesté dès sa naissance.Voir le sommaire sur photos jointes".
JClattès 1983 311 pages in8. 1983. Broché. 311 pages. Cet ouvrage de Susan Mary Alsop raconte l'histoire des Américains à la cour de Louis XVI notamment les diplomates comme Benjamin Franklin envoyés par les insurgés américains pour obtenir le soutien européen à leur insurrection. Basé sur une documentation fournie il se lit comme un roman tout en étant un bon ouvrage historique
Bon état