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18/03/1817 LAbb Sicard, qui se voua lducation des sourds-muets, souhaite exposer son correspondant & la fcheuse situation dun malheureux... souffrant de ce handicap.lve de linstitution de Bordeaux, il a t envoy Paris o on lui avait donn & lesprance quil trouveroit gagner sa vie. Mais comme linfortun na dautre profession que celle denseigner les sourds-muets, il na trouv Paris rien faire et par consquent aucun moen de sy procurer sa subsistance& Il a donc demand des secours labb Sicard qui na pu lui tre daucune aide. Les diverses lettres de recommandation ayant t sans effet, labb lui a & conseill de sen retourner mais il a dpens, dans son voyage, le peu dargent qui lui avoit t prt pour le faire [& ]. Voici, [& ] quel seroit mon avis si votre Excellence prenoit la peine de me le demander : ce seroit dinviter votre administration de recevoir dans votre maison ce malheureux jeune homme qui on a donn un bien malheureux conseil [& ] de ly garder, en attendant quil puisse sen retourner Bordeaux [& ] ou si votre Excellence laime mieux, de le renvoer sur le champ, en me faisant remettre la somme quElle croira ncessaire le faire arriver au but de son voyage. [& ] Vous ne souffrirez pas, Monseigneur, que ce malheureux sourd-muet soit rduit mandier son pain, dans les rues de Paris, o lon sait quil y a une maison, o lon runit les infortuns de son espce. Vous ne souffrirez pas quil manque de toute espece de ressources et quil nen cherche que l o le dsespoir en indiqueroit. Je vous aurois pargn ces embarras [& ] mais le jeune homme a lavantage dtre de Bordx [Bordeaux], ainsi que vous, je nai pas du le priver de la prfrence que jai cru devoir vous donner& conclut-il fort habilement.
Mémorial Agenais. 1836. In-4. En feuillets. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 4 pages en feuillets. Texte sur trois colonnes. Tampon timbre fiscal en 1er page. Annotation à l'encre en 1re page.. . . . Classification Dewey : 70.1-Journaux
Sommaire : Agen - Revue politique - Nouvelles d'Espagne - La reine Christine et le favori Munoz - Paris, 16 et 17 juillet - Correspondance particulière du mémorial agenais, Paris 18 juillet 1836 - Nouvelles diverses -Variétés, dialogue, les deux hélas - Epingles - Annonces et avis divers - A vendre Classification Dewey : 70.1-Journaux
18/11/1955 Soupault sexcuse nouveau davoir t confus. Il a tlphone son ami ...Barkan [Raymond Barkan, crivain, et cinaste] qui est, par tlphone, un homme fort aimable que je vois demain. Je vous remercie de mavoir procur le plaisir de faire sa connaissance. Je crois quil peut maider beaucoup. Encore merci... Il espre que son correspondant va mieux et quil le verra prochainement Paris souhaitant faire sa connaissance ...Plus je consulte votre anthologie, plus je mmerveille de votre choix et de votre sens de la probit...
TRS BELLE DAMITI UN CONFRRE, DATE DE 1895.Curnonsky alors g de 23 ans, est chroniqueur pour divers journaux et lun des ngres de Willy, le mari de Colette, auquel il avait t prsent par les frres Veber& ...Avant de prendre une large part aux acclamations collectives dont le Gil Blas fera retentir samedi les bords de la Seine, je voudrais vous dire simplement toute la joie que ma donne la conscration officielle de votre noble et fier talent qui mavait appris vous aimer avant de vous connatre...Lorsque jai eu lhonneur de vous tre prsent par notre charmant ami Veber, vous vous tes montr tout de suite si aimable et si accueillant pour moi, que je suis heureux de pouvoir vous en tmoigner aujourdhui toute ma gratitude& Ltonnant capitaine de dragons dont je vous avais parl, vous savez& celui qui mavait maudit pour avoir introduit lEnnemi, dans la bibliothque des officiers de mon rgiment ?& vient lui-mme de samender (...) : il vous a lu ! et il a pu constater, avec une joyeuse surprise, que lEnnemi nest pas, comme il ma confess lavoir toujours cru, un rquisitoire contre larme. Voil encore un brave homme dont vous avez conquis lestime !& Dautant plus quil fut propritaire de vignobles phylloxers jusqu la moelle... Quant moi, qui vous connaissais davance, jai ressenti, en apprenant votre promotion dans un Ordre qui shonore dadmettre des hommes tels que vous, un trs vif et trs sincre enthousiasme, que partageront, jen suis sr, tous ceux qui ont encore le droit de se dire des jeunes& Lenthousiasme nest il pas de notre ge ? Et puis vous mavez fourni, mon cher matre, le plus dcisif argument en faveur de lutilit des ministres. Je sens que je commence croire la justice humaine& et je vous dois ainsi une sensation bien rare et bien prcieuse ! Comme je vous aurais dit cela trs mal notre runion de samedi prochain, jai tenu vous lcrire, et jose esprer que vous ne verrez dans ma lettre quune preuve de la trs respectueuse affection et de la profonde sympathie littraire de votre jeune collaborateur... Dsirant devenir journaliste, Curnonsky sinstalle Paris lge de 18 ans pour prparer lcole normale suprieure. Commenant rdiger des articles pour des journaux, Alphonse Allais lui conseille de sinventer un pseudonyme. Il travaille dabord au journal Gil Blas avec Tristan Bernard et les deux frres Veber, Pierre et Jean, ce dernier un peintre et illustrateur de presse.Curnonsky, connu pour ses chroniques gastronomiques fonda en 1911, l'Acadmie Gastronomique et en 1922 l'Acadmie des psychologues du got.
Belle ballade apologtique en lhonneur du pote Franois Villon, crite pour figurer en introduction de la traduction des Suvres de Villon par Payne& A toi salut, Cher Payne ! En vers anglais / Tu mets Villon, que notre vigne inspire ? / Entre les fous, aieux de Rabelais, / O bons rythmeurs du pays de Shakespeare / Vous en pouviez, je crois, choisir un pire. / Ce doux railleur, au plaisir assidu, / Naima rien tant que le fruit dfendu. / Son perruquier farouche tait la brise, / Et son humeur, celle dun chien perdu. / Prenez Villon, cest une bonne prise/ Ce vagabond, pareil aux feux-follets, / Contre la faim et dbat et conspire. / Epris du luth moins que des flageolets, / Cest charmer Jeanneton quil aspire / Un cabaret fut son joyeuxempire / Si bon garon quil fut presque pendu& Banville, dans cette lettre, donne son correspondant les informations demandes : & Il nexiste pas de portrait de Villon, si ce nest dabsolument chimrique. Mon ami, M. Alphonse Pags, qui est un grand trouveur en a en vain cherch un lorsquil a fait sa publication intitule Les Grands Potes Franais et cest le seul pote dont il nait pu donner le portrait. Mais dans sa livraison consacre Villon il donne une trs curieuse vignette reprsentant des pendus et de trs curieux fac-simile&