Sans date.
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Très bon état
Démons et Merveilles
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Paris, François Regnault, 1535. In-folio gothique (31 x 21 cm) de (28, le dernier blanc)-CXXXVII-(5) ff. (sig. +6, A8-B8, C5, a-r8, s6), veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre havane, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle).
Première édition du coutumier du Maine avec les commentaires de Guillaume Le Rouillé (1494-1555), jurisconsulte et poète, nommé par Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon et reine de Navarre, lieutenant général de Beaumont-le-Vicomte et de Fresnay, puis conseiller à l'échiquier d'Alençon. Ce Grand Coutumier du Maine est le troisième ouvrage de Le Rouillé, après sa Justiciae atque iniusticiae descriptionum compendium (Paris, Chevallon, 1520) et son Grand Coutumier de Normandie (Paris, François Regnault, 1534), chez le même éditeur et dans la même collection — ce qui révèle une spécialisation dans les coutumiers régionaux et une relation de confiance établie avec l'imprimeur-libraire parisien François Regnault.Le texte du coutumier imprimé une première fois en 1509 sans commentaire, est ici imprimé sur deux colonnes en caractères gothiques, suivi de la glose en latin de Le Rouillé en plus petits caractères.Belle impression ornée d'une belle suite d'initiales à fond criblé ; titre gravé sur bois en noir et rouge, orné d'un encadrement de putti et de blasons comprenant les armoiries du Maine et de l'Anjou.Petite galerie de ver marginale sans atteinte au texte.Bechtel, C-789 ; Brunet, II, 373 ; Moreau, IV, 1279 ; Gouron & Terrin, n° 1159 (daté par erreur 1536).
Paris, Auguste Vaton, 1858. Un vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 1 f. bl., xiii - 247 pp., 1 f. n.fol. et 1 f. bl., broché.
Edition originale. ''Comment se fait-il qu'un livre qui a reçu un tel accueil, avec un caractère si profondément individuel et distinct, un livre qui joint toute l'émotion d'une douloureuse destinée à tout l'intérêt de la philosophie et de la foi, n'ait pas eu plus de retentissement dans le monde des esprits et des âmes ?'' Considéré tel le premier journal philosophique jamais publié, l'ouvrage laisse affleurer ''l'histoire sincère et curieuse de toutes les révolutions de l'âme et de la pensée de son auteur, en une sorte de confession discrète et mélancolique. Maine de Biran a dépeint avec un abandon et une candeur admirables l’histoire de ses pensées, de ses sentiments, de ses impressions, à plusieurs époques très importantes de sa vie, et qui nous fait connaître en lui une personne non pas contraire à celle que l’on pouvait conjecturer d’après les écrits publiés, mais cependant bien différente. Les Pensées, au contraire, nous montrent une âme tendre, délicate, mélancolique, ébranlée comme une sensitive par le moindre souffle du dehors, puisant quelques rares éclairs de bonheur dans l’amour de la nature, mais la plupart du temps mécontente de soi, aspirant à une satisfaction qui le fuit sans cesse, et souffrant jusqu’à l’angoisse de cette lutte de l’homme intérieur et de l’homme extérieur qui n’ont jamais pu s’accorder en elle, et dont l’un n’a jamais réussi à subjuguer l’autre. Ainsi, au lieu d’un spéculatif semblable à Descartes ou à Kant, le journal intime nous montre une personne émue, troublée, altérée de bonheur et de vérité, avide de paix et de joie intime, mais qui n’a jamais pu rencontrer ni la joie ni la paix. On remarquera encore que le style de Maine de Biran, qui dans ses écrits philosophiques est d’ordinaire si dur et si difficile, s’anime au contraire, se colore, s’assouplit lorsqu’il raconte ses impressions intimes.'' (Paul Janet, Les Ecrits intimes de Maine de Biran). Très légères marques d'usage au dos. Quelques discrètes rousseurs dans le texte. Du reste, bonne condition.
Versailles, , 1859. Manuscrit in-8 de (1)-153 pp., demi-cuir de Russie prune, dos lisse anonyme (reliure de l'époque, étiquette Étienne rue de la Paroisse n°46 Versailles).
Roman historique apparemment inédit, signé D. Bouchard à Versailles en 1859, d'une fine écriture régulière et parfaitement lisible, sans rature. La pagination saute de 106 à 109, sans lacune dans le texte. Coiffes arasées.Le récit a pour héros Raoul de Kaqueret, jeune gentilhomme vendéen de vingt-six ans en 1792, « dévoué à son pays et à son Roi ». Émigré au début de la Révolution, il rejoint les forces royalistes combattant la République ; rentré en Vendée en 1813, il entreprend de retrouver sa femme et son fils dont il a été séparé : « Dans plusieurs provinces de l'Ouest, la Saintonge, la Vendée, l'Anjou, le Maine et autres, la guerre était organisée contre ces atrocités sous le nom de Guerre de la Vendée [...] Le dernier rejeton de cette noble famille était le comte Raoul de Kaqueret. »Le choix du nom de Kaqueret, très proche de celui de Frédéric-Joseph de Cacqueray (Angers, 1771 – La Jumellière, 1845), mérite d'être relevé. Sous-lieutenant au Royal-Cavalerie en 1786, Cacqueray émigra à l'armée de Condé, servit dans le régiment de Castries, fut envoyé en Angleterre puis au Portugal, avant de rentrer en France en 1802. Il devint maire de La Jumellière sous l'Empire, chevalier de Saint-Louis, commanda une division de la levée vendéenne de 1815 et fut député de Maine-et-Loire de 1827 à 1830, démissionnant pour ne pas prêter serment à la Monarchie de Juillet (Base de données des députés français depuis 1789, Assemblée nationale). L'hôtel qu'il fit construire à Angers vers 1840 est documenté par l'Inventaire général du patrimoine culturel. Sans permettre d'établir une source directe, cette proximité onomastique et biographique pourrait avoir inspiré le personnage de Raoul de Kaqueret.Le titre du manuscrit offre en outre un rapprochement bibliographique notable avec le drame homonyme d'Alexandre Dumas père et Anicet-Bourgeois, Le Fils de l'émigré, créé le 28 août 1832 au théâtre de la Porte-Saint-Martin et longtemps demeuré inédit, dont le sujet est toutefois différent.Suivi de : Un Conte oriental. Le Roi et la fée.
Paris Johanneau 1829, In Paris Johanneau 1829, In-8 broché sous couverture d'attente, iv + 169 pages. Dos fragile néanmoins trés bon exemplaire à relier pour cet ouvrage peu courant.
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Paris, Basset, 1773. 495 x 700 mm ; repliée sous couverture cartonnée recouverte de papier saumon de l'époque (201 x 125 mm) ; étiquette sur le premier plat portant le titre manuscrit à l'encre.
Belle et rare carte du Maine et du Perche, dressée et gravée par D. Delafosse, et publiée par Basset à Paris en 1773. Il existe deux autres éditions, l'une publiée par Daumont en 1761, l'autre publiée par Basset en 1785. Le Maine est divisé en Haut et Bas Maine. Avec le Perche, les trois régions formaient le gouvernement général du Maine et Perche. Sous l'Ancien Régime, les gouvernements généraux étaient des circonscriptions administratives correspondant aux anciennes provinces du royaume. Les gouverneurs étaient nommés par le roi. Jusqu'au XVIe siècle, la France en comptait 12. En 1776, elle en comptait 39, dont dix-huit de la première classe (les titulaires percevaient 60 000 livres par an), et vingt-et-un de la seconde classe (30 000 livres par an). Le gouvernement de Maine et Perche appartenait à la seconde classe, et son chef-lieu était Le Mans. La carte s'étend au nord jusqu'à Médavy (Orne), au sud jusqu'à Chigné (ancienne commune du Maine-et-Loire), à l'ouest jusqu'à Montautour (Ille-et-Vilaine), et à l'est jusqu'à Illiers ou Illiers-Combray (Eure-et-Loir). Les routes royales sont représentées par un trait double. La carte est dédiée à Philippe Antoine Gabriel Victor Charles de La Tour du Pin, marquis de la Charce, gouverneur et lieutenant général de Maine et Perche de 1749 à 1765. Elle est décorée d'un beau cartouche de titre orné en tête des armoiries du dédicataire. En haut à gauche figure l'échelle, en bas à gauche, la liste des trois régions du Maine et du Perche avec leurs villes les plus importantes, et la légende des signes conventionnels. Rare, un seul exemplaire de cette édition dans les collections publiques (Universitätsbibliothek Bern). Présentation peu commune pour cette carte, repliée et placée dans une couverture cartonnée de papier bleu de l'époque. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.