Sans date.
Reference : 500293421
ISBN : 9782360752959
Très bon état
Démons et Merveilles
M. Christophe Ravignot
contact@demons-et-merveilles.com
07 54 32 44 40
Rapidité d'envoi Tous nos articles sont expédiés le jour même de la confirmation de la commande Soin de l'emballage Un soin particulier est apporté à l'emballage, vos objets voyagent en toute sécurité. A votre écoute Si toutefois un incident devait survenir lors de l'acheminement de votre paquet, n'hésitez pas à nous contacter, nous mettrons tout en oeuvre pour vous satisfaire, en vous proposant un retour, un remboursement ou toute autre soluton à votre convenance. Professionnalisme Les livres que nous vendons sont pour la plupart des livres anciens, nous tâchons d'être le plus objectif possible quant à leur état.
[Lith. Viellemard et ses Fils] - Collectif ; V. COPEAU & FILS
Reference : 69352
(1889)
1 tableau dépliant en couleurs format 57,3 x 75 cm, Manufacture de Garnitures pour Harnais, [ 83 Faubourg St Denis - V. Copeau & Fils Paris ], Lith. Viellemard et ses Fils, rue de la Glacière, Paris, s.d. [ circa 1889-1900 ]
Etat très satisfaisant (petites usures et fentes en plis, bon état par ailleurs)
1 lettre recto verso, avec la mention en haut à gauche, de la main de l'ingénieur des chemins de fer et Président honoraire des "Patriotes de La Moselle" David Dietz : "Lettre adresse à Mr. Veschoutre de Metz. J'ai vu l'original". [ Copie d'une lettre d'Alexandre Dumas Fils adressée à M. Veschoutre de Metz évoquant la condamnation à mort du communard Louis Rossel ] Puys, (Seine Inférieure) 18 août 1871. Monsieur, Rossel sera certainement condamné à mort, il ne peut pas ne pas l'être. Il a déserté, il a passé à l'ennemi, il a combattu des chefs et des camarades ; la loi militaire est formelle, et l'acquittement de Rossel serait du plus mauvais et du plus dangereux effet. Pour le principe, et surtout en des moments comme les nôtres, il faut que Rossel soit condamné à mort, et si j'étais un de ses juges, je n'hésiterais pas une seconde ; mais une fois la condamnation prononcée, je demanderais sa grâce et de cette grâce je ne doute pas un moment. Rossel excite déjà de grandes sympathies et c'est au maréchal Mac-Mahon qu'il doit de n'avoir pas été fusillé sommairement. S'il ne prend pas devant le conseil de guerre une mauvaise attitude, il aura pour lui toutes les indulgences possibles. Je ne suis pas dans le Secret des Dieux, mais je crois pouvoir vous rassurer d'avance sur le sort de votre ami. Du reste, le moment venu, je ferai de mon mieux et je ne serai pas le seul. Je retournerai justement à Versailles pour cette affaire là. Très affectueusement à vous". A. Dumas On joint le numéro 106 du "Courrier de la Moselle" du samedi 3 septembre 1870 (qui évoque "M. Dietz, le directeur bien connu des ateliers de Montigny" ainsi que l'enterrement de sa mère, de religion réformée, à l'enterrement de laquelle au cimetière du Sablon l'autorité catholique avait voulu porter obstacle), ainsi qu'un prospectus : "Discours prononcé dans la réunion de la Salle Chaynes le 30 août 1893 par le Citoyen Dietz, ancien ingénieur en chef de Chemins de Fer, Président honoraire des Patriotes de la Moselle" à Paris, en soutien au candidat républicain Delattre.
Très intéressant ensemble réunissant la copie d'une lettre d'Alexandre Dumas fils évoquant la condamnation à mort de Rossel (malgré l'optimisme de Dumas fils, Louis Rossel sera fusillé le 28 novembre 1871) et le numéro 106 du "Courrier de la Moselle" du samedi 3 septembre 1870 (qui évoque "M. Dietz, le directeur bien connu des ateliers de Montigny" ainsi que l'enterrement de sa mère, de religion réformée, à l'enterrement de laquelle au cimetière du Sablon l'autorité catholique avait voulu porter obstacle), ainsi qu'un prospectus : "Discours prononcé dans la réunion de la Salle Chaynes le 30 août 1893 par le Citoyen Dietz, ancien ingénieur en chef de Chemins de Fer, Président honoraire des Patriotes de la Moselle" à Paris, en soutien au candidat républicain Delattre.
Fort recueil in-4 établi sur un registre d'époque recueillant de très nombreux articles et documents contrecollés et quelques textes manuscrits : Recueil de documents imprimés et manuscrits relatifs à Bordeaux de 1864 à 1877 réalisé par un grand-père pour son petit-fils [ Contient notamment : ] Fête de charité de Bordeaux organisée par le Cercle artistique et littéraire qui ont eu lieu les 25 & 26 mai 1863 (gravure) - Critique de l'exposition de peinture 1870 à Bordeaux (gravure satirique découpée par Jean de Dordogne "Le Salon Comique") - Critique bordelaise (article et gravure satirique par Jean de Dordogne, mars 1870) - Les Demoiselles Mezeray ("Soirée Mezeray", "représentation extraordinair de Faust, donnée au bénéfice de M. Mézeray, chef d'orchestre du Grand-Théâtre, avec le concours de ses deux filles" article de Charles de Lorbac, 15 mai 1870) "Extraits de divers journaux bordelais bons à consulter pour l'histoire du pays recueillis en 1872 par E. Laporte" [ dont :] 1872 article sur L'Histoire du collège de Guienne par E. Gaullieur ; Les rues de Bordeaux ; L'abbé Gabriel et sa Géographie Bordelaise ; Les plantations des villes ; Musée préhistorique ; Médaille inédite trouvée à St Emilion ; Affaire Junqua ; Voyage à pied et en tramway ; La cavalcade de Libourne ; Ce que diront nos cloches ; Obsèques du docteur Télèphe Desmartis ; Legs à l'Eglise St Bruno ; Le parlement de Bordeaux en 1762 ; Poésie gasconne (Combesration dé dux bigneyrous das émbirouns dé Bourdeon" 13 septembre 1872 par Th. Blanc ; Gambetta en ballon ; La tour et l'église Saint-Michel ; La Fête Municipale (13 septembre 1872) ; Brascassat sa vie et son oeuvre ; Réforme viographique ; Réception officielle de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences dans les Salons de l'Hôtel de Ville 11 septembre 1872 ; Rapport spécial sur le domaine de Beau-Désert pour l'établissement d'un Cimetière général ; Blasons de la Presse Bordelaise par Petrus ; Découverte à Saint-Emilion ; Incendie de la scierie de M. Gardère - La Catastrophe du Parc Bordelais - L'ouragan du 20 août 1877 à Bordeaux ] - Mon Enquête sur l'Incendie de la Rade nuit du 28-29 7bre 1869 (19 feuillets, très riche et complet) - Incendie de la fabrique Duchon Doris père & fils située entre les rues Laroche et David Johnston. Nuit du 25 mars 1870 (10 feuillets manuscrits, 1 f. avec articles contrecollés) - Mes "éphémérides girondines" extraits de "La Victoire" publiées en 1872 et 1873 sous le pseudonyme E.L. Menardis (21 ff. d'articles contrecollées) - Articles Scientifiques et Littéraires ; Chronique locale etc. publiées dans "La Victoire" Organe de la Confédération Européenne par E. Laporte 1872. Divers articles publiés par E. Laporte sous divers pseudonymes en 1872 et 1873 (18 ff. d'articles contrecollées) - Un mois d'éphémérides publiées sous le pseudonyme Petrus par E. Laporte en 1873 (18 ff. d'articles contrecollées) - Trois mois (de Novembre 1872 à février 1873) de Chronique locale par E. Laporte (66 ff. d'articles contrecollés) - Trois mois (de Novembre 1872 à février 1873) de revues Théâtrales par E. Laporte (9 ff. d'articles contrecollés) - Notes de mon grand-père sur industrie commerce mœurs costumes & a. [et ainsi] du département : "De Bordeaux qui n'est plus et nous reste. Foires franches (décembre 1864)" (1 f. manuscrit) - Institution Rollin rue Frère 16, Bordeaux (Prospectus) - Le Parc Bordelais - Photo de la "Maison Gobineau" - L'institut de Longchamps 1 rue David Johnston - Armes de Bordeaux (4 ff. d'armoiries contrecollées) - Souvenir du Congrès Régional quia eu lieu à Bordeaux du 20 au 29 Mai 1876
L'auteur de ce recueil passionnant expose son but dans un texte autographe mis en préface : "Le but que je me suis proposé en te faisant ce volume a été, mon cher petit Théo, de grouper les différents objets relatifs à Bordeaux et au département qui bien que ne trouvant pas leur place dans les volumes (arrondissement, histoire chronologique et Éphémérides) offrent pourtant un [certain] intérêt les uns parce qu'ils sont les produits de mon travail les autres par leur importance ou par leur cachet local. Réunir en un seul lieu les diverses notes relatives à notre pays, m'a paru chose utile afin d'empêcher, autant que possible, qu'elles ne se perdissent. Pour mettre un peu d'ordre dans ce fouillis de notes ou documents divers il fallait une table afin de pouvoir d'un coup d'œil savoir ce que contient ce pandémonium. Ainsi c'est le premier travail auquel je me suis livré après l'assemblage des divers objets composant ce recueil dans lequel j'espère tu pourras, plus tard, juger par analogie ce que fut Bordeaux pendant ton enfance". La quasi totalité des coupures de presse concernent une période comprise entre 1869 et 1877. Les 2 enquêtes sur l'Incendie de la Rade de Bordeaux dans la nuit du 28-29 séptembre 1869 et sur l'incendie de la fabrique Duchon Doris père & fils située entre les rues Laroche et David Johnston, dans la nuit du 25 mars 1870, sont très riches. Etat satisfaisant (recueil très manipulé avec traces d'usage, un cahier débroché, qq. documents et feuillets conservés volants)
[Imprimerie Emile Flouret] - DE LA BATUT, Jeanne et Pierre
Reference : 44471
(1900)
1 cahier d'écolier, Imprimerie Emile Flouret, Bergerac, 7 pages manuscrites, s.d. (circa 1900-1930 ?) [ Témoignage détaillé sur la mort de Decamps ]. [ ... ] "Un jour Decamps invité [chez ] Napoléon III ne voulait s’y rendre qu'avec une femme et ses filles et son épouse refusant d'y aller, fit habiller en Amazone son fils qui avait une jolie figure efféminée. Personne ne s'aperçut de la supercherie, et chacun se demandait quel était cette jeune inconnue que Decamps accompagnait ainsi. Mais cela fit un scandale énorme et le lendemain toute la ville en parlait ; et le peintre s'en amusait beaucoup car il se souciait peu de l'opinion des autres. Enfin un ami qu'on avait mis dans la confidence raconta l'histoire et les potins s'apaisèrent, chacun disant : « C'est bien une idée d'artiste »." [...] "Decamps fit son premier tableau à l'huile de vers l'âge de 14 ans et le donna à une cousine [...] La scène était très animée et recelait déjà réel talent. Musard, l'introducteur des cafés-concerts en France, ayant vu ce tableau : « le jeune homme qui l'a fait, s'il continue, fera certainement son chemin ». Cela n'empêcha que le père de deux camps s'opposa longtemps à ce que son fils soit peintre ; il voulait en faire un notaire comme lui." [...] Il était très indépendant. Traité avec ses amis, éléments à s'amuser en compagnie, il avait, cependant un fond de mélancolie incurable." [...] « Les amis de ma femme ne sont pas mes amis », disait mon grand-père Dentu.[...] "M. Emile Gaboriau avait pour maîtresse une blanchisseuse. Il l'épousa après avoir été soigné par elle durant une maladie, mais sa mère ne lui pardonna pas. [...] Gambetta, ayant gagné (à la bourse, je crois) 4 millions et ne voulant pas qu'on le sache car un républicain milliardaire est toujours suspect s'acheta l'île de Porquerolles mais au nom de M. E. De Roussen, son secrétaire. Gambetta étant mort rapidement sans avoir le temps de régulariser la situation, M. de Roussen conserva, sans scrupules, l'île de Porquerolles. Sa femme, directrice d'une maison de correction dans l'île, se fit remarquer par sa brutalité, sa cruauté et fut d'ailleurs condamné de ce chef." [...] "Ma bisaïeule Mme Caumartin, veuve d'un avoué, propriétaire d'un hôtel particulier au coin de la rue Caumartin et du boulevard des Italiens vendus 2 millions au Crédit Lyonnais, versa 1 million pour libérer son gendre, Dentu, de prison où il se trouvait à la suite de polémiques dans le drapeau blanc. Sans doute pour payer ses amendes. Cette somme fut déduite de l'héritage de Mme Dentu afin que les soeurs de cette dernière n'en supportent pas les conséquences." [...] Decamps avait un ours. Il le prêta un ami qui le mena au bal de l'opéra où on le prit pour un déguisé. Puis il le laissa pour danser et l'ours, s'en fut coucher dans une loge où il s'endormit. Après le bal, une ouvreuse vint lui taper sur l'épaule et pensa mourir de frayeur quand elle s'aperçut que c'était un ours véritable." [ Notes sur Mme Gonzalez, femme du romancier, mère d'Eva Gonzalez, élèvre de Berthe Morizot ; notes sur la famille de Ponson du Terrail ]
Intéressant recueil d'anecdotes diverses, rédigé d'après les témoignages de la tante Angèle Lair par Jeanne Dentu ou par son fils Pierre de La Batut.
DE LA BATUT, Pierre ; PAULHAN, Jean ; SUPERVIELLE, Jules ; COPEAU, Jacques ; GARRICK, Yvonne ; ACHARD, Paul ; DAYOT, Armand ; DEKOBRA, Maurice ; ANTOINE, André ; FOLEY, Charles ; SERVAIS, Jean ; BIRABEAU, André ; JOINARD, Achille ; ARMORY ; SARMENT, Jean ; GILLET, Louis ; MAURRAS, Charles
Reference : 44475
(1914)
Ensemble de plus de 40 pièces, entre 1914 et 1951 dont : Jean Paulhan : L.S. (non datée) : "Merci de votre lettre et des deux manuscrits. La Fille aux diables m'a intéressé, et j'attendrai impatiemment la deuxième version promise. Pour l'homme d'affaires, vous avouerai-je, si les changements de composition me semblent heureux, que je ne suis pas sans regrtetter le ton de la première version". - Jacques Copeau (21 février 1941 : "Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais eu sous les yeux l'ouvrage dont vous me parlez. [ ...] ) - Jules Supervielle, 2 L.A.S. (à Pierre puis à son fils : ) "24 janvier 1949 : J'ai gardé un excellent souvenir de votre père qui était en effet un de mes bons amis. Mais je n'ai jamais écrit de préface [ ...]) - Achille Joinard, Président de La Rose Blanche, Directeur du Mousquetaire (LAS sur carte de visite, recommandation de Pierre de la Batut au Général Rebillot) - Plusieurs prospectus de pièces de théatre de Pierre de La Batut, un bulletin de déclaration à la SACD - Paul Achard : 2 LAS (... il est convenu que vous me donnez une option d'un an pour céder à une maison de production cinématographique [ ...] les droits d'adaptation de votre roman L'homme d'Affaires) - Yvonne Garrick : 2 LAS (On m'offre un rôle dans la pièce qu'on monte de suite à l'Oeuvre mais il n'y a qu'une scène avec Fresnay, croyez(vous que je doive accepter ? Moreno s'est bien rendu célèbre avec 1 scène !" - Courrier de la Société des Gens de Lettres ("Pourriez-vous joindre au portrait un autographe d'Edouard Dentu) - Armand Dayot (2 L.A.S.) - Plusieurs courriers de Journaux et Maisons d'Edition (NRF, Echo de Paris, J. Dupuis et Cie, Art et Connaissance ) - Jean Servais : 3 LAS (il sollicite auprès de Pierre de La Batut puis auprès de son fils leur accord pour une adaptation cinémétographique du roman "Le Consentement" - André Birabeau : 2 L.S. à Francis de La Batut : "Les héritiers de René Boylseve vienne d'autoriser un musicien et un librettiste à tirer une opérette de "La leçon d'Amour dans un Parc". J'ai obtenu que la comédie que votre père et moi avions faite autrefois [ ...] soit utilisée pour cette adaptation musicale". (on joint une LAS de Gérard Failly exécuteur testamentaire de René Boylesve) - André Antoine : 1 L.S. (13 juillet 1913 : sur une pièce passant au comité de lecture du Théatre National de l'Odéon) - Pierre de La Batut : Contrat sur papier timbré signé avec le directeur du Théâtre de Verdun du Pré Catelan, 18 avril 1914. - Albert Pestour, rédacteur en chef du "Salut National" : "28 janvier 1930 [...] M. de Choiseul a eu peu d'un procès [ ...] j'ai tripoté votre texte au galop, car l'heure pressait [ ...] - Armory, L.S. 1941 - Jean Sarment, 1 L.A.S. et 1 L.S. (1939) - Charles Foley, 1 L.A.S. 1925 - Louis Gillet, 1 L.A.S. (16 août 1934) - Charles Maurras, 1 L.S. à en-tête de l'Action Française ( 5 mars 1938)
Intéressant lot d'archives familiales réunissant courriers autographes de personnalités littéraires et documents d'intérêt littéraire adressés à Pierre de la Batut (ou relatif à lui et adressés à son fils). On croise dans ces courriers quelques pseudonymes de l'écrivain : Pierre Tantare et Jean Dentu (du nom de sa mère, Jeanne Dentu, fille de l'éditeur Edouard Dentu).