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(Tahiti), (ca 1861) 10,8 x 16 cm (le Gouvernement) et 16 x 21,4 cm (la Baie), crayon et rehauts de gouache blanche sur papier, signature au bas à gauche (pour Le Gouvernement), titre au crayon sous chaque vue, coins bizautés, sous verres, passe-partout bleu, cadres dorés (encadrement moderne).
Rares et précieux témoignages pour l’histoire de Tahiti au milieu du XIXe siècle.Commis de Marine envoyé dans les îles polynésiennes Léon Armand pris part en 1861 à une « tournée d’amitié » sur l’initiative du Commissaire impérial Gaultier de La Richerie, gouverneur de Tahiti. Dessinateur, aquarelliste et lithographe Armand crée un précieux inventaire avec des vues de l’île, pittoresques, évènementielles ou paysagées. Reportage à la facture élégante ou impressionniste, travail émouvant à visée didactique, elles constituent un fond historique et artistique dont sont issus ces deux dessins. Une partie formant collection est maintenant conservée à Tahiti.La façon précise et élégante du dessin Le Gouvernement représente le temple protestant de l’île vers 1860-1861.Vue anodine s’il en est mais témoignage rare. Celui-ci servi de refuge à l’Assemblée, formant le dernier siège du gouvernement pour une courte période, forcée d’attendre la construction d’un véritable édifice politique pour l’Assemblée législative : le fare apoo-raa qui durera jusqu’au début du XXe siècle.En pleine annexion culturelle et politique, Tahiti est sous Protectorat français depuis 1843 et ne basculera sous la Loi française qu’en 1866. Elle a donc son autorité législative et le choix du temple comme siège du politique souligne l’imprégnation du culte protestant dans la société locale même après le départ anglais (déjà l’Assemblée se tenait à la Chapelle protestante de Papeete et les lois missionnaires prévalaient sous l’influence anglaise) : punctum de la croix veillant sur une assemblée politique, la gouache blanche l’illuminant de soleil.Le caractère éphémère de cette Assemblée tahitienne aux allures de villa coloniale souligne l’instantanéité exceptionnelle du dessin dont on pourrait presque faire titre cette citation :"Elle mourut de désuétude et d'un afflux de lois qu'elle ne comprenait pas, après avoir tenu le rôle d'un forum fort utile pour prendre des mesures qui faisaient du mot "protectorat" une fausse appellation et de l'assemblée elle-même un anachronisme".C. Newbury, Revue française d’Outre-mer (n°163), 1959.La vue de La Baie de [A]aonoa (de la mer), encore peu humanisée, est plus rapidement exécutée et estompée au doigt. On y retrouve le style de certaines aquarelles d’Armand. On évoquera une esquisse préparatoire, sans certitude en l’absence de catalogue raisonné. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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1963 Paris, Julliard, 1963, in 8° broché, 206 pages ; 8 photographies et une carte ; couverture illustrée.
Exemplaire du Service de Presse. ...................... Photos sur demande ..........................
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P., A. Michel, 1950, 2 volumes in 8° brochés, 396 et 405 pages ; couvertures fanées.
Tome 1 : Tahiti, Moorea, les Polynésiens, avec 20 dessins faits sur place par Amandine Doré et 24 photographies de l'auteur. - Tome 2 : Marquises, Sous le Vent, Australes, Tuamotu, avec 22 dessins faits sur place par Amandine Doré et 24 photographies de l'auteur. ...................... Photos sur demande ..........................
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P., A. Michel, 1950-51, 3 volumes in 8° brochés, 396, 405 et 219 pages ; couvertures illustrées.
Tome 1 : Tahiti, Moorea, les Polynésiens, avec 20 dessins faits sur place par Amandine Doré et 24 photographies de l'auteur. Tome 2 : Marquises, Sous le Vent, Australes, Tuamotu, avec 22 dessins faits sur place par Amandine Doré et 24 photographies de l'auteur. Tome 3 : photos d'illustrations avec Préface et commentaires. RARE COMPLET du 3e VOLUME. ...................... Photos sur demande ..........................
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Tahiti, Au vent des îles, 2004, in-8°, 532 pp, 16 gravures et photos, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
La “découverte” de Tahiti (1767-1769), les récits des voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer “l’amour libre” et même de le faire “en public”. Le discours fut un point de vue masculin centré sur l’Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes. — A l'arrivée de Bougainville à Tahiti en 1768, un curieux épisode marque la naissance d'un mythe durable : un chef de village amène une jeune fille à bord et, la dénudant, la propose aux officiers français interloqués. Une fois à terre, plusieurs d'entre eux font la même expérience. La publication de ces récits plus ou moins enjolivés, puis confirmés par d'autres navigateurs, diffusa l'idée qu'il s'agissait d'une forme d'hospitalité typiquement polynésienne. A Tahiti, en particulier, les femmes étaient très désirables et s'adonnaient spontanément à l'amour en public. Ainsi naquit le mythe de la « nouvelle Cythère » et de la sexualité libre des Polynésiens. Serge Tcherkézoff reprend, avec un luxe de détails, l'intégralité de ce dossier pour déconstruire une légende dont les effets contagieux sont parvenus jusqu'à influencer les ethnographes du xxe siècle. Il explore, en particulier, les fantasmes des Européens du XVIIIe siècle concernant la nature féminine, la blancheur des Polynésiennes et les préconstruits antiquisants qui leur font voir « Vénus », « Hélène » et « Priape » aux Antipodes. Il analyse les autres éléments qui, comme les danses de « vahinés », confortent l'image d'une société entièrement vouée à la sensualité... — En retournant aux journaux de bord, on entrevoit la face demeurée cachée de ce que furent les premiers contacts entre les Tahitiens et les Européens. Les "femmes" qui vinrent au devant des visiteurs étaient de très jeunes filles ; loin de sourire, elles tremblaient de peur, puis jouaient en pleurant un rôle imposé par les adultes. L"amour" n'avait rien à faire dans ces scènes. Et les danses présentées n'avaient rien d'érotique. Ce livre restitue ce qui s'est réellement passé sur les rivages de Tahiti. Il reprend aussi tout le dossier des interprétations concernant les postures et la "nudité" dans la danse polynésienne, ainsi que le malentendu occidental sur la place de la "sexualité" dans la culture. Mais comment a-t-on pu se tromper à ce point ? Ce livre retrace aussi l'émergence, puis les influences réciproques des deux inventions, raciale et sexuelle-sexiste, qui ont créé le mythe. L'ancien mot "Polynésie" fut redéfini quand les savants européens voulurent distinguer "deux races" dans le pacifique : "claire" et "noire" (Polynésiens/"Mélanésiens"), D'autre part, avec la "découverte" de Tahiti (1767-69), les récits des voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer "l'amour libre" et même de le faire "en public". Tout se mêla : les visiteurs furent subjugués parce que ces femmes si "libres" leur parurent "très blanches" de peau. Le discours fut un point de vue masculin centré sur l'Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes. La vie publique, chez les aristocrates et chez les imprimeurs de Paris et de Londres, fut une course au sensationnel, à coup de rumeurs et de publications fantaisistes. Surtout la réécriture du journal de bord en un récit officiel "offert au roi" a tout brouillé : les faits quotidiens du séjour des Français à Tahiti, en avril 1768, et du séjour des Anglais un an plus tard ont disparu derrière la présentation imaginaire d'une supposée "coutume" locale. Les récits européens n'ont pas seulement exagéré, ils ont tout déformé. Depuis deux siècles, la vision européenne de la Polynésie "traditionnelle" repose sur une immense méprise. (4e de couverture) — L’analyse historique extrêmement documentée proposée par Serge Tcherkezoff dans ce livre permet d’illustrer les malentendus qui peuvent surgir lors des contacts entre témoins européens et acteurs indigènes, chacun des partenaires développant sa propre vision des choses à propos de l’autre sur la base de ses propres préjugés. Dans le cas particulier le mythe de la liberté sexuelle des tahitiennes a induit des ravages dans la pensée occidentale jusqu’à aujourd’hui...