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A Paris, Chez F. Buisson, Imprimeur-Libraire, rue Hautefeuille, n°20. (1791). 1791 2 vol. in-8° (200 x 125 mm.) de : I. [2] ff. (titre, f. t.), viii, 466 pp.; II. [2] ff. (titre, f. t.), 486 pp. Initiales manuscrites à l'encre "L R" surles faux titres. Demi-basane dépoque, dos lisses ornés et titrés à l'or, coins de parchemin, plats recouverts de papier à la colle bleu.
Première édition française du journal des voyages du comte Maurice Auguste, comte De Benyowsky (1741-1786), lune des figures les plus romanesques de son époque, dont les aventures au Kamchatka, dans le nord du Pacifique, à Madagascar, et aux Etats-Unis durant la Guerre dIndépendance, firent une figure quasiment légendaire, par le biais de ces présents « Voyages et Mémoires ». Louvrage contient le récit des nombreuses péripéties de la vie de cet homme originaire dEurope de lEst (son pays de naissance est encore un objet de doute) qui, d'abord militaire en Pologne, fut ensuite exilé en Sibérie pour ses engagements politiques. Il séchappe avec quelques aventuriers qui lui restèrent attachés jusquà la fin, par la mer du Kamchatka en 1771, puis voyage au Japon, à Formose, aux Îles Kouriles et aux Îles Aléoutiennes, et même en Alaska. Arrivé à Paris, le fougueux jeune homme est remarqué par Louis XV qui lui propose de représenter la France à Madagascar. Il débarque sur l'île en 1774 à la tête dun corps de volontaires, fonde la ville de Louisbourg et envoie des expéditions dexploration. Ainsi découvre-t-il le plateau central où sera bâtie la future capitale Antananarivo. Benyowsky unifie de nombreux chefs locaux qui lélisent leur empereur (« Ampansacabe ») le 10 octobre 1776. Sa mission accomplie, Benyowsky rentre à Paris en 1776 pour y recevoir sa nomination au grade de commandant de Madagascar. Il se voit également décerner lordre de Saint Louis et bénéficie d'une pension à vie par Louis XVI. En 1777, il est amnistié pour sa participation à la rébellion polonaise et recouvre son titre et son grade grâce à Maria Theresa. Durant son séjour parisien, Benyowsky devient lami de Benjamin Franklin et connait dautres sympathisants de la cause de lindépendance américaine. En 1779, il se rend en Amérique sur les pas de son ami Pulaski. « La liberté dorée ne peut être désirée pour lor » écrit-il (en latin) dans une lettre adressée au Congrès. Il déclare être prêt à donner sa vie pour prouver sa loyauté. Il est autorisé à rejoindre le Général Pulaski à Savannah. Il combat également à Yorktown. En 1783, la paix revenue, il échoue à défendre les intérêts de la France à Madagascar, et Londres nest pas plus convaincue de ses projets. Cependant, il crée avec son ami le scientifique John Hyacinthe de Magellan (descendant du célèbre explorateur) une compagnie anglo-américaine dinvestissements chargée de promouvoir le commerce avec Madagascar. Il débarque ainsi à Baltimore le 8 juillet 1784 où il obtient le soutien de ses amis Pulaski, Zollikofer et Messonier pour armer LIntrépide, navire de 450 tonneaux et 20 hommes déquipage, quil charge de vivres et marchandises. Il parvient ainsi à Madagascar le 25 octobre 1784, mais sa tentative se solde cette fois-ci par un échec patent, tué quelques temps plus tard lors dune bataille contre les Français. En 1783, Benyovszky avait sollicité le gouvernement britannique pour obtenir son soutien à une expédition à Madagascar, avait remis à Jean Hyacinthe de Magellan ses mémoires, rédigés en français. La même année, Magellan les fait traduire en anglais et les publie en 1790 en quatre volumes par William Nicholson, intitulés « Mémoires et Voyages ». Les originaux sont aujourd'hui conservés au département des manuscrits de la British Library. Les mémoires furent rapidement traduits en allemand (Berlin, 1790 ; Vienne, 1816), en français : la présente édition (Paris, 1791), en néerlandais (Haarlem, 1791), en suédois (Stockholm, 1791), en polonais (Varsovie, 1797), en slovaque (Pressburg, 1808) et en hongrois (1888). Outre le succès de son uvre à la fin du XVIIIe siècle, Benyovszky a inspiré de nombreux écrivains, poètes et compositeurs. Huit opéras lui ont été dédiés , ainsi que des romans et une série télévisée intitulée « Vivat Benyovszky », qui retracent également son histoire. Une vie si extraordinaire ne pouvait pas ne pas susciter de doutes quant à sa véracité, méfiance qui fut encore renforcée par les divers problèmes qui entourèrent la publication de la première édition (mort de lauteur, échec de la souscription, incendie qui ravagea latelier du graveur). Nicholson, dans sa préface, se fait donc très insistant sur lexactitude de la relation, appuyant ses dires sur des comparaisons avec dautres relations et des références à des cartes. Le texte nen demeure pas moins : « lune des premières et des plus essentielles relations pour la côte Nord-ouest américaine en général et lAlaska en particulier ». (Lada Mocarski), avec ses captivants passages décrivant la Sibérie, le Kamchatka, le Japon, la Chine et le Nord du Pacifique, et ses intéressants développements sur la Sibérie, le commerce des fourrures russe, et lhistoire, les murs et les coutumes du Kamchatka. « Lauteur donne aussi des descriptions des Kouriles et des îles Aléoutiennes, et prétend avoir atteint lAlaska ? » (Hill). « Dans les pages du journal consacrées à lAlaska, se trouvent une très bonne relation des Îles Aléoutiennes ainsi quune histoire des premiers voyages des Russes en Alaska. (Lada Mocarski). Le deuxième volume comprend une relation passionnante sur Madagascar où Benyowsky joua un rôle si important. « Ouvrage rare et très curieux. Le tome 2 contient un travail très important sur Madagascar » (Chadenat). Bel exemplaire conservé dans sa reliure dorigine. 2 vols. 8vo (200 x 125 mm.) of: I. [2] ff. (title, f. t.), viii, 466 pp.; II. [2] ff. (title, f. t.), 486 pp. Handwritten initials L R in ink on the half-titles. Contemporary half-basane, smooth spines decorated and titled in gold, parchment corners, covers covered with blue paper. First French edition of the travel journal of Count Maurice Auguste, Count De Benyowsky (1741-1786), one of the most romantic figures of his time, whose adventures in Kamchatka, the North Pacific, Madagascar, and the United States during the War of Independence made him almost legendary, through these Travels and Memoirs. The book contains the account of the many adventures in the life of this man from Eastern Europe (his country of birth is still a matter of doubt) who, initially a soldier in Poland, was then exiled to Siberia for his political commitments. He escaped with a few adventurers who remained loyal to him until the end, via the Sea of Kamchatka in 1771, then traveled to Japan, Formosa, the Kuril Islands, the Aleutian Islands, and even Alaska. Upon arriving in Paris, the fiery young man caught the attention of Louis XV, who offered him the opportunity to represent France in Madagascar. He landed on the island in 1774 at the head of a corps of volunteers, founded the city of Louisbourg, and sent out exploration expeditions. This is how he discovered the central plateau where the future capital, Antananarivo, would be built. Benyowsky united many local chiefs, who elected him their emperor (Ampansacabe) on October 10, 1776. His mission accomplished, Benyowsky returned to Paris in 1776 to receive his appointment as commander of Madagascar. He was also awarded the Order of Saint Louis and received a lifetime pension from Louis XVI. In 1777, he was granted amnesty for his participation in the Polish rebellion and regained his title and rank thanks to Maria Theresa. During his stay in Paris, Benyowsky became friends with Benjamin Franklin and met other supporters of the American independence cause. In 1779, he traveled to America to follow in the footsteps of his friend Pulaski. Golden freedom cannot be desired for gold, he wrote (in Latin) in a letter to Congress. He declared that he was ready to give his life to prove his loyalty. He was allowed to join General Pulaski in Savannah. He also fought at Yorktown. In 1783, with peace restored, he failed to defend France's interests in Madagascar, and London was not convinced by his plans. However, he and his friend, the scientist John Hyacinthe de Magellan (a descendant of the famous explorer), created an Anglo-American investment company to promote trade with Madagascar. He landed in Baltimore on July 8, 1784, where he obtained the support of his friends Pulaski, Zollikofer, and Messonier to arm L'Intrépide, a 450-ton ship with a crew of 20, which he loaded with food and goods. He arrived in Madagascar on October 25, 1784, but this time his attempt ended in failure, and he was killed shortly afterwards in a battle against the French. In 1783, Benyovszky had asked the British government for support for an expedition to Madagascar and had given Jean Hyacinthe de Magellan his memoirs, written in French. That same year, Magellan had them translated into English and published them in 1790 in four volumes by William Nicholson, entitled Memoirs and Voyages. The originals are now kept in the manuscripts department of the British Library. The memoirs were quickly translated into German (Berlin, 1790; Vienna, 1816), French: the present edition (Paris, 1791), Dutch (Haarlem, 1791), Swedish (Stockholm, 1791), Polish (Warsaw, 1797), Slovak (Pressburg, 1808) and Hungarian (1888). In addition to the success of his work at the end of the 18th century, Benyovszky inspired many writers, poets, and composers. Eight operas have been dedicated to him, as well as novels and a television series entitled Vivat Benyovszky, which also recount his story. Such an extraordinary life could not fail to raise doubts as to its veracity, a mistrust that was further reinforced by the various problems surrounding the publication of the first edition (the author's death, the failure of the subscription, and a fire that ravaged the engraver's workshop). Nicholson, in his preface, therefore insists on the accuracy of the account, supporting his claims with comparisons to other accounts and references to maps. The text remains nonetheless one of the earliest and most essential accounts of the American Northwest Coast in general and Alaska in particular. (Lada Mocarski), with its captivating passages describing Siberia, Kamchatka, Japan, China, and the North Pacific, and its interesting developments on Siberia, the Russian fur trade, and the history, customs, and traditions of Kamchatka. The author also gives descriptions of the Kuril Islands and the Aleutian Islands, and claims to have reached Alaska? (Hill). "In the pages of the journal devoted to Alaska, there is a very good account of the Aleutian Islands as well as a history of the first Russian voyages to Alaska. (Lada Mocarski). The second volume includes a fascinating account of Madagascar, where Benyowsky played such an important role. A rare and very curious work. Volume 2 contains a very important study of Madagascar (Chadenat). A fine copy preserved in its original binding.
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Paris, Desnos, 1757-1766. 1757 1 vol. in-folio (300 x 220 mm) entièrement gravé et monté sur onglets de : 1 titre gravé sur double-page ; 1 carte générale dépliante et 50 cartes gravées sur double page numérotées de 1 à 50 (NB : Sur la carte générale figure une carte N° 14 des iles anglo-Normandes qui nest pas reliée dans les exemplaires, remplacée par une carte « 26 deuxième Partie de la Bretagne). Mer aquarellée d'époque pour la carte générale, les cartes 1 à 20 et 44 à 50. (Quelques brunissures au dos des cartes). Demi-basanne d'époque, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge et lettres dorées, fleurons dorés dans les caissons, tranches rouges, (mors fendus mais solides, défauts d'usage aux coiffes et aux coins).
Bel exemplaire de cet atlas dédié au littoral de la France, l'un des travaux les plus originaux dus au cartographe Louis Le Rouge. Georges-Louis Le Rouge (vers 1712-1790) est un cartographe, graveur et architecte français du XVIIIe siècle, ingénieur géographe du roi Louis XV, auteur d'atlas, de cartes, de plans de bataille et relevance de place fortes. Son parcours et ses connexions sociales, à cheval sur l'Allemagne et la France, sont caractéristiques des ingénieurs géographes de son temps, qui circulaient à travers l'Europe du XVIIIe siècle pour acquérir puis faire valoir leurs compétences cartographiques. En tant quingénieur militaire des fortifications, Le Rouge sacquitte de sa tâche de géographe en dressant des cartes pouvant être utiles aux armées et à la marine royale. Le présent recueil, dédié au Comte de Clermont, dont lIngénieur Géographe fut aussi le serviteur, rassemble des cartes sur double-page, placées dans de beaux encadrements gravés, représentant le littoral français et une partie de larrière-pays dans un style proche de celui de Cassini. À l'époque où Le Rouge publie cet atlas du littoral français, la France est plongée dans la guerre de Sept Ans (1756-1763), dernier conflit majeur avant la Révolution française impliquant toutes les grandes puissances européennes. Cet atlas est donc essentiel à la stratégie de défense de la France. Dans ce conflit, la France, l'Autriche, la Saxe, la Suède et la Russie étaient alignées contre la Prusse, le Hanovre et la Grande-Bretagne. Cette guerre impliquait également des conflits pour le contrôle des colonies de Grande-Bretagne et de France, principalement pour le contrôle de l'Amérique du Nord (guerre de Sept Ans de 1754 à 1763) et de l'Inde. Latlas débute par une grande Carte Générale repliée, imprimée sur vélin épais. Toutes ces cartes de côtes sont remarquablement détaillées et offrent de nombreux détails topographiques dun grand intérêt et qui ne figuraient pas sur les travaux antérieurs de Tassin ou Nicolas de De Fer (XVIIe). Bel exemplaire, frais.
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S.L. [Londres], 1784. 1784 1 feuille de parchemin in-plano (505 x 435 mm), manuscrit sur 25 ligne calligraphié à lencre brune dans un encadrement à lencre rouge et frise, surmonté de 4 blasons armoiriés polychrome peints à la gouache et à lor, signatures en bas sur un repli, empreintes de cachets sur papier bleu nuit contrecollés à gauche, 2 cachets de cire rouge fixés en bas par des rubans de soie rose rangés dans des boites métalliques à décor de fleurs peintes, petit ex-libris armorié gravé « G R » contrecollé au dos. (petites plis à lextrémité supérieure, coloris très frais). Boitier de bois articulé d'origine à fermoirs de laiton (542 x 135 mm), extérieur recouvert de basane brune décorée de frises de fers à froid et dorés de feuillages et de fleurs de lys, intérieur garni de papier dominoté polychrome et doré à motifs floraux. (usures et petits manques, or effacé).
Très beau certificat de noblesse du Capitaine John Bazely Esquire, brillant officier dans la flotte britannique qui débute sa carriére et s'illustre aucour de la guerre dindépendance Américaine et finit vice-amiral de l'escadron rouge de la Royal Navy. L'amiral John Bazely (1740 - 1809) est un officier expérimenté et très respecté de la Royal Navy britannique qui sert lors de trois guerres et participe à de nombreux combat. Son premier fait darmes est la capture du brick américain USS Lexington en 1777 (à lorigine une brigantine de 14 canons nommée « Wild Duck », acheté en 1776 pour servir dans la flotte de la jeune Amérique indépendante] Cette première action de Bazely a lieu au large d'Ouessant le 22 septembre 1777, lorsque l« Alert » , armé de 10 canons, aperçoit et engage lUSS Lexington , encalminé . Un duel de trois heures, de 7 h à 10 h, endommage gravement les deux navires. Le navire américain tente de s'échapper vers le sud, mais Bazely le poursuivit et le rattrape à 13 h. À 13 h 30, il forçe le Lexington à se rendre ; le navire compte sept morts et onze blessés, contre deux morts et trois blessés pour l' Alert . Un équipage de prise fait alors route vers la Grande-Bretagne. Bazely est salué et promu au grade de commandant, puis de capitaine de vaisseau en avril 1778. Il prend le commandement du « HMS Formidable » et participe à la première bataille d'Ouessant . Le « Formidable » subit 16 morts et 49 blessés. Il commande ensuite la frégate « HMS Pegasus » rattaché à la flotte de George Rodney pour le soulagement du Siège de Gibraltar . Il participe à la capture d'un convoi d'armement espagnol au large du cap Finisterre le 8 janvier 1780, puis à la bataille du cap Saint-Vincent. Le « Pegasus » accompagne ensuite Rodney et participe à la bataille de la Martinique aux Antilles. Bazely rapporta les dépêches de la bataille en Grande-Bretagne et reçut bientôt le commandement du « HMS Apollo » , puis du « HMS Amphion », au commandement duquel Bazely soutient les troupes britanniques lors de la bataille de Groton Heights et supervisant l'incendie de New London, dans le Connecticut, et des magasins militaires de la ville. À la fin de la guerre, Bazely resta en service, commandant le « HMS Alfred » à Chatham pendant les dix années de paix. Il finira sa carrière comme vice-amiral de l'escadron rouge de la Royal Navy. Le présent document constitue un titre de noblesse donnant à cet officier de la Navy le droit d'utiliser les armes et emblèmes de sa famille au titre de seul fils survivant de John et petit-fils James Bazely tous deux de Douvres dans le comté de Kent. Il sachève par la formule : « In witness where of we said GARTHER and CLARENCEUX Kings of Arms have to these presents subscribed our Names and affixed the seals of our several offices this sixth day of Augustin the twenty fourth year of the Reign of our Soereign Lord GEORGE the Third by the grâce of GOD King of Great Britain France and Ireland defender of the Faith : and in the year of our LORD one thousand seven hundred and eighty four. » Le texte est finement calligraphié à lencre brune dans un encadrement à lencre rouge. Il est surmonté de 4 blasons armoiries peints à la gouache et à lor, avec signatures en bas, empreintes de cachets sur papier, et 2 cachets de cire rouge sont reliés en bas par des rubans de soie et rangés dans des boites métalliques à décor de fleurs peintes. Provenance : Un petit ex-libris armorié gravé « G R » contrecollé au dos. Lensemble est rangé dans son boitier dorigine recouvert de basane brune décoré de frises de fleurs de lys, et garni intérieurement dun superbe papier dominoté polychrome. Très bel ensemble conservé dans sa condition dorigine. 1 sheet of parchment (505 x 435 mm), 25-line manuscript calligraphied in brown ink and framed in red ink and frieze, surmounted by 4 polychrome coats of arms painted in gouache and gold, signatures at bottom of fold, stamp imprints on midnight-blue paper laminated on the left, 2 red wax stamps fastened at the bottom with pink silk ribbons in metal boxes decorated with painted flowers, small armorial bookplate engraved G R laminated on the back. (minor creasing at upper end, very fresh coloring). Original hinged wooden case with brass clasps (542 x 135 mm), exterior covered in brown basane decorated with gilt and cold-iron friezes of foliage and fleurs-de-lis, interior lined with polychrome and gilt dominoté paper with floral motifs. (Wear and small chips, faded gold). Very fine certificate of nobility for Captain John Bazely Esquire, a brilliant officer in the British fleet who began his career and distinguished himself in the American War of Independence, eventually becoming Vice-Admiral of the Royal Navy's Red Squadron. Admiral John Bazely (1740 - 1809) was an experienced and highly respected officer in the British Royal Navy, serving in three wars and taking part in numerous battles. His first feat of arms was the capture of the American brig USS Lexington in 1777 (originally a 14-gun brigantine named Wild Duck, purchased in 1776 for service in the fleet of the newly independent America). Bazely's first action took place off Ushant on September 22, 1777, when the 10-gun Alert sighted and engaged the trapped USS Lexington. A three-hour duel, from 7 a.m. to 10 a.m., severely damaged both ships. The American ship tried to escape to the south, but Bazely pursued and caught up with her at 1 pm. At 1:30 p.m., he forced the Lexington to surrender; the ship suffered seven dead and eleven wounded, compared with two dead and three wounded for the Alert . A prize crew then set sail for Great Britain. Bazely was saluted and promoted to commander, then captain in April 1778. He took command of HMS Formidable and took part in the First Battle of Ushant. The Formidable suffered 16 dead and 49 wounded. He then commanded the frigate HMS Pegasus, attached to George Rodney's fleet to relieve the Siege of Gibraltar. He took part in the capture of a Spanish armament convoy off Cape Finisterre on January 8, 1780, then in the Battle of Cape St. Vincent. The Pegasus then accompanied Rodney and took part in the Battle of Martinique in the West Indies. Bazely brought battle dispatches back to Britain and was soon given command of the HMS Apollo, then the HMS Amphion, in command of which Bazely supported British troops at the Battle of Groton Heights and oversaw the burning of New London, Connecticut, and the city's military stores. At the end of the war, Bazely remained in service, commanding the HMS Alfred at Chatham during the ten years of peace. He finished his career as vice-admiral of the Royal Navy's Red Squadron. The present document constitutes a title of nobility giving this Navy officer the right to use the arms and emblems of his family as the only surviving son of John and grandson James Bazely, both of Dover in the county of Kent. It ends with the formula: In witness whereof we said GARTHER and CLARENCEUX Kings of Arms have to these presents subscribed our Names and affixed the seals of our several offices this sixth day of Augustin the twenty fourth year of the Reign of our Soereign Lord GEORGE the Third by the grace of GOD King of Great Britain France and Ireland defender of the Faith: and in the year of our LORD one thousand seven hundred and eighty four. The text is finely calligraphed in brown ink and framed in red ink. It is surmounted by 4 coats of arms painted in gouache and gold, with signatures at the bottom, stamp impressions on paper, and 2 red wax seals are bound at the bottom with silk ribbons and stored in metal boxes decorated with painted flowers. Provenance: A small armorial bookplate engraved G R on the spine. The set is housed in its original brown basane case decorated with fleur-de-lis friezes, and lined with superb polychrome dominoté paper. Very fine set, preserved in its original condition.
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SANOIS (Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de).
Reference : 11680
(1786)
, , 1786. Manuscrit in-folio réglé (22 x 32,5 cm) de (2)-162 pp., quelques feuillets laissés vierges, vélin sur ais de bois (reliure de l’époque). Titre manuscrit sur le plat supérieur à l'encre du temps : Journal du Comte de Sanois sortant de la Maison de force de Charenton où il a été détenu au secret depuis le 4. may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Premier cahier. Mémoire dicté à Besançon (suivi sur le dos, en long :) Journal manuscrit du comte de Sanois May 1786 7bre 1787.
Le Comte de Sanois et son Journal : Une Plongée Historique au Coeur des Lettres de Cachet. Le journal manuscrit de Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de Sanois, représente un témoignage rare et précieux des abus de pouvoir sous l'Ancien Régime en France. Ce document, rédigé entre mai 1785 et janvier 1786, est bien plus qu'un simple récit autobiographique : il est une protestation poignante contre les lettres de cachet, ces instruments de justice arbitraire qui permettaient l'incarcération sans procès.Dans cet article, nous explorons les événements qui ont conduit à la rédaction de ce journal, son contenu et son impact historique. En mettant en lumière les luttes personnelles du comte de Sanois et leur résonance sociopolitique, nous espérons offrir un aperçu complet de cette époque tumultueuse.Le Contexte Historique : Les Lettres de Cachet. Les lettres de cachet, symbole du despotisme royal, permettaient au souverain d'ordonner l'emprisonnement d'un individu sans procès. Bien que souvent utilisées pour écarter des opposants politiques, elles étaient également exploitées dans des conflits familiaux ou financiers, comme ce fut le cas pour le comte de Sanois.Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard était un aide-major des Gardes françaises et chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Accusé de dilapidation et de banqueroute frauduleuse, il fut enfermé à la maison de force de Charenton sur demande de sa propre famille. Cette détention arbitraire souligna les abus systémiques des lettres de cachet, offrant une illustration tragique de leur utilisation dans des affaires privées.Le Journal du Comte de Sanois : Une Déclaration de Défense. Une Rédaction en Captivité. Le comte de Sanois a commencé la rédaction de son journal en mai 1785, alors qu’il était emprisonné à Besançon. Ce mémoire fut dicté à deux officiers prisonniers comme lui, reflétant une volonté farouche de préserver son histoire et de préparer sa défense. Revu et corrigé après sa libération en janvier 1786, le manuscrit présente un récit organisé et soigneusement structuré en chapitres thématiques, chacun abordant un aspect de sa vie ou de son procès.Une structure précise. Le journal est divisé en plusieurs chapitres qui abordent les accusations portées contre lui, les conflits familiaux et financiers, ainsi que les épisodes marquants de sa vie. Voici quelques-uns des chapitres les plus notables :Accusations et Répliques : Une réfutation détaillée des charges de dilapidation et de banqueroute frauduleuse.Conflits Familiaux : Des descriptions poignantes de sa relation tendue avec sa fille et ses frères cadets.Procès et Transferts : Les étapes de son emprisonnement et de sa détention à Charenton.Vie Privée et Mariage : Des réflexions sur sa femme et les événements marquants de leur union.Un témoignage unique. Le manuscrit, relié sur ais de bois, est à la fois une pièce historique et un instrument de défense. Il illustre la volonté de Sanois de faire entendre sa voix, même en captivé, contre des accusations qu’il considérait comme infondées.Un procès au service d’une cause plus grande. L’Intervention de Pierre-Louis de Lacretelle Le comte de Sanois bénéficia de l’assistance de Pierre-Louis de Lacretelle, un jeune avocat et écrivain brillant. Lacretelle publia en 1786 un « Mémoire pour le comte de Sanois sortant de Charenton », qui attaquait directement l’usage des lettres de cachet.Cet écrit transforma une affaire privée en un sujet de débat public, exposant les dérives des pratiques judiciaires de l’Ancien Régime. Les arguments de Lacretelle, présentés avec éloquence et conviction, furent déterminants pour sensibiliser l’opinion publique.Une Affaire Politique. Le cas du comte de Sanois devint rapidement emblématique d’une lutte contre l’arbitraire royal. En effet, la critique des lettres de cachet était à l’époque un sujet de discorde majeure entre les défenseurs des libertés individuelles et les partisans de l’absolutisme monarchique. En portant cette affaire devant le tribunal de l’opinion publique, Lacretelle et Sanois contribuèrent à affaiblir la légitimité de ces pratiques.Impact et héritage. Une Victoire Symbolique. Bien que l’affaire n’ait pas conduit à une suppression immédiate des lettres de cachet, elle a joué un rôle clé dans leur abolition en 1790. Le courage de Sanois et l’habilité rhétorique de Lacretelle ont contribué à l’effritement progressif de l’autoritarisme royal.Un Héritage DocumentéLe journal du comte de Sanois reste aujourd’hui une source inestimable pour les historiens. Il offre un aperçu unique sur les luttes d’un individu face à un système oppressif, tout en éclairant les dynamiques sociales et juridiques de la fin de l’Ancien Régime.Le cas de Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de Sanois, révèle les failles d’un système judiciaire où les libertés individuelles étaient sacrifiées sur l’autel de l’autorité royale. Son journal manuscrit, à la fois confession et plaidoyer, est un témoignage éloquent de l’injustice de son époque.Aujourd’hui, ce document inspire par sa force et rappelle l’importance de la lutte pour les droits fondamentaux. En donnant la parole à ceux qui furent réduits au silence, l’histoire du comte de Sanois continue de résonner comme un appel à la justice et à l’équité.
DE CIRCOURT, Comte Adolphe ; VALAORITIS, Aristote ; [ VALAORITY, Aristote ]
Reference : 44697
(1836)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane verte, tomaison marquée : "7 - Critique, Littérature" : Recension de : Noticia Intorno, etc. Notice sur les travaux historiques d'Ibnu-Khaldin, par le Chev. Graberg de Hemso, Florence, Tiré de la Bibliothèque Universelle, 1834, 6 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Recension de :Chronique d'Abou-Djafar-Mohammed Tabari par Louis Dubeur, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Novembre 1836, 12 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Les Psaumes d'après l'Hébreu par F. de La Jugie, Revue Critique, pp . 242-426 [ Suivi de : ] Recension de : Island, Hvitramannaland, Groenland, und Vinland, von Karl Wilhelmi, Heidelberg, 1842. Chroniques Scandinaves, Episode de Björn et Thurid, s.n., pp. 469-479 [ Suivi de : ] La Saga de Viga Glum, par Adolphe de Circourt, Aux Bureaux de la Revue Britannique, 1867, 15 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Poèmes Populaires des Persans, des Tourkmans, des Tatares d'Astrakhan et des Kalmouks par Alexandre Chodzko, Tiré de la Bibliothèque de Genève, Juin 1844, 18 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Poésies populaires de l'Italie. Agrumi. Egeria. Saggio di Canti Populari, Etudes Provinciales, pp. 57-75 [ Suivi de : ] Chronique : Littérature Populaire de l'Espagne, Novembre 1860, pp. 534-554 [ Suivi de : ] Recension de : Le Comte Lucanor. Apologues et fabliaux du Quatorzième siècle, traduits pour la première fois de l'Espagnol par M. Adolphe de Puibusque, Tiré de la Bibliothèque de Genève, Juin 1854, 12 pp. [ Suivi de : ] Chronique : Le Brésil Littéraire. Recension de Histoire de la Littérature brésilienne par Ferdinand Wolf, pp.91-115 [ Suivi de : ] De Braziliaansche letterkunde door A. de Circourt, De Globe, 1866, pp. 40-61 [ Suivi de : ] Appréciations des Poëmes d'Aristote Valaoritis par M. le Comte A. de Circourt, Imprimerie Wiesener, Lutier et Compagnie, Paris, 1869, Extrait de ka Revue Moderne, Livraison du 25 Septembre 1869, 15 pp. [ Avec une L.A.S. d'Aristote Valaoritis ] [ Suivi de : ] Recension : Literarische Bilder aus Russland. Tableaux de la Littérature Russe, par M. Koenig, Extrait de la Revue Française et Etrangère, 36 pp. [ Suivi de : ] Compte-Rendu de : Boris Godounoff, Drame historique par Alexandre Pouchkine, pp. 352-393 [ Suivi de : ] Recension : Rimes inédites ou dispersés de Torquato Tasso, par le Professeur Rosini, Tiré de la Bibliothèque, Août 1832, 39 pp. [ Suivi de : ] Recension : Torquato Tasso, par le Professeur Rosini, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Octobre 1832, 27 pp. [ Suivi de : ] Recension : Luisa Strozzi, histoire du seizième siècle, par Giovanni Rosini, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Avril 1834, 25 pp. [ Suivi de : ] Recension : Poètes allemands contemporains. Poésies par Ernest baron de Feuchtersleben, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Janvier 1841, 20 pp. [ Suivi de : ] Recension : Poésies de Ferdinand Freiligrath, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Août 1842, 27 pp. [ Suivi de : ] Recension : Poésies Allemanniques de Hebel, Tiré de la Bibliothèque Universelle, Juin 1844, 21 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Poèmes Populaires des Persans, des Tourkmans, des Tatares d'Astrakhan et des Kalmouks par Alexandre Chodzko, Tiré de la Bibliothèque Universelle de Genève, Juin 1844, 17 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Poésies lyrique d'Auguste, Comte de Platen, Tiré de la Bibliothèque Universelle de Genève, Mars et Avril 1843, 52 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Yarrow revisited and other poems, by William Wordsworth. Nouveaux Poëmes de Wordworth, pp. 427-443 [ Suivi de : ] Recension de : Athéanis ou la Première Croisade par William Stigand, pp. 259-312 [ Suivi de : ] Recension de : Poems etc. Poésies de William Cullen Bryant, Philadelphie 1847, Tiré de la Bibliothèque Universelle de Genève, 12 pp. [ Suivi de : ] Recension de : La Littérature Française à l'Etranger pendant le dix-huitième siècle, 32 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Histoire de la Littérature française sous la Restauration et Histoire de la Littérature française sous le Gouvernement de Juillet, Tiré de la Bibliothèque Universelle de Genève, 1856, 38 et 35 pp. [ Suivi de : ] Recension de : Historic Devices, Badges and War Cries by Mrs Bury Palliser, pp. 373-378 [ Suivi de : ] Recension de : Origine et Histoire de la Langue Anglaise. The origin and history of the English language and of the early literature it embodies, pp. 461-483
Recueil original d'articles (le plus souvent en tirés-à-part originaux) du Comte Adolphe de Circourt, dont plusieurs avec sa signature autographe et ses annotations. Une lettre autographe signée du poète grecque Aristote Valaoritis a été insérée en tête de l'article qui lui a été consacré par le Comte de Circourt : "Sainte Maure, 25 Juin 1870. Monsieur le Comte. J'ai lu dans l'Annuaire de l'Association pour l'Enseignement des Etudes Grecques le charmant article sur mes deux derniers poèmes Athanase Diakos et Astropagiannos. Ce n'est pas la première fois, Monsieur le Comte, que vous m'honorez de votre précieuse sympathie. Mais dans un temps où la pauvre Grèce est devenu le but de tant d'injures et de calomnies, permettez-moi de vous dire que votre bonté pour moi a été ma seule consolationet que c'est à elle que je dois l'adoucissement de toutes les douleurs morales que nous avons endurées après le massacre d'Oropès". Le salon d'Anastasie de Circourt et de son mari le Comte Adolphe de Circourt fut l'un des plus célèbres du XIXe siècle. Comme l'écrit Sainte-Beuve, "aucune prévention, aucun préjugé n’arrêtait cette personne, si pieuse d’ailleurs et si ferme dans ses croyances, dès qu’elle sentait qu’elle avait affaire à un esprit de valeur et à un homme de talent". Correspondant de Tocqueville, le Comte collabora à de nombreuses revues (Revue Britannique, Revue Contemporaine, Revue Britannique, etc...). . Etat très satisfaisant (mq. de papier au second plat, ex-libris Bibliothèque des Bruyères, très bon état par ailleurs) pour cet recueil établi par l'auteur, le Comte de Circourt et provenant de sa bibliothèque des Bruyères, à La Celle-Saint-Cloud.