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Démons et Merveilles
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Très bel exemplaire sur grand papier, conservé broché, tel que paru. Paris,Éditions du Seuil,1957. 4 volumes in-8, conservés brochés. 196 x 136 mm.
Édition originale française dans une traduction impeccable de Philippe Jaccottet. L’un des 55 exemplaires numérotés sur vélin neige, seul tirage de tête. «Une entreprise poétique, dont l’importance décisive pour l’évolution, l’élévation, l’enrichissement spirituel du roman allemand ne fait aucun doute. Ce livre étincelant, qui maintient de la façon la plus exquise le difficile équilibre entre l’essai et la comédie épique, n’est plus, Dieu soit loué, un «roman» au sens habituel du terme : il ne l’est plus parce que, comme l’a dit Gœthe, «tout ce qui est parfait dans son genre, transcende ce genre, pour devenir quelque chose d’autre, d’incomparable». Son ironie, son intelligence, sa spiritualité relèvent du domaine le plus religieux, le plus enfantin, celui de la poésie. Ce sont les armes de la pureté, de l’authenticité, du naturel, contre l’étranger, le trouble, la falsification, contre tout ce que Musil a appelé, avec un mépris rêveur, «les qualités».L’Homme sans qualitésest un roman actuel, au sens le plus fort».Thomas Mann,Das Tagebuch. Représentant l’impossibilité du romanesque au XXe siècle, ce texte porte en filigrane la citation de Pascal: «On n’aime personne, mais des qualités». L’intention de Robert Musil était d’y dénoncer certaines erreurs notoires de l’idéologie européenne, erreurs auxquelles nul remède n’avait, de son point de vue, été apporté, «en procédant du principe selon lequel les idées déterminent le cours de l’histoire, certes, mais le problème est que les gens ne parviennent pas à en concevoir de nouvelles». Il propose, dans une trame et un style qui présentent à la fois un caractère onirique et fantastique, un parcours d’hommes et de femmes «sans qualités», qui ne disposent que de métiers, de statuts, d’identités, de certitudes, formant un groupe de «gens de la réalité», alors qu’Ulrich - fascine par la suprématie de la pensée – se définit comme «homme du possible», sorte d’homme expérimental qui a «la faculté de penser tout ce qui pourrait être […] et n’accorde pas plus d’importance à ce qui n’est pas». “Robert Musil’s vast novel is one of the twentieth century’s most esteemed work of fiction. From its opening paragraph Musil’s distinctive style alerts us to the playful and peculiar attributes of his intelligence. The Man Without Qualities has often been hailed as the equal of Joyce’s Ulysses and Proust’s In Search of Lost Time. An intellectual engine that never comes to rest, Musil’s masterpiece is alive with a play of erudition, insight and acuity that, paragraph by paragraph, is its own unparalleled reward.” Très bel exemplaire conservé broché, non coupé, tel que paru.
Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée. Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775. In-8 de xlviii pp., 328 pp., (3) ff., (1) f.bl., 4 gravures sur 2 planches hors texte dépliantes. Veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 182 x 98 mm.
Première et unique édition de la première description du scaphandre, l’invention nouvelle de Jean-Baptiste de La Chapelle. Le mot «scaphandre», du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l'Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme. L'invention de l'Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau. «L’Abbé Jean-Baptiste de La Chapelle est un mathématicien français, né vers 1710, mort à Paris, en 1792. Censeur royal, membre de quelques Académies de province et de la Société royale de Londres, il passa sa vie dans la retraite, partageant son temps entre l’étude et la société de quelques amis. Il s’occupa surtout de mathématiques, et fit quelques découvertes utiles, parmi lesquelles on compte ce qu’il appela le scaphandre, appareil en liège au moyen duquel l’homme peut marcher à la surface des eaux tranquilles. L’auteur en fit plusieurs fois l’essai lui-même sur la Seine.» (Nouvelle biographie générale, XXVIII, 509-510). "Cette espèce de cuirasse permet de faire à la nage toutes sortes de manœuvres comme de manger, boire, lire, écrire, combattre, charger le fusil ou le pistolet, tirer, chasser, pêcher, se sauver des naufrages, sans jamais pouvoir couler au fond, calfater un vaisseau en pleine mer, ou l'y radouber, faire passer à un corps de troupes, sans ponts, sans bateaux, sans radeaux & surtout sans bruit, les plus grands fleuves et les plus rapides, lui faciliter une descente par mer, sur une côte ou sur une terre. L’auteur décrit par le menu les périls de la mer ainsi que la combinaison avec laquelle il gagna une importante notoriété en traversant à de nombreuses reprises la Seine. Composée de toile et de cuir, son invention ne permet pas encore d’évoluer sous la surface de l’eau, mais propose un système de flottaison destiné aux troupes de marine et au sauvetage lors des naufrages. L’illustration est composée de 4 belles gravures sur cuivre imprimées sur 2 planches dépliantes dessinées et gravées par J. Robert. Elles donnent à voir les différents éléments de cette étrange habit qui demeure largement considéré comme le véritable précurseur des gilets de sauvetage modernes. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.
Paris, Charles Angot, 1664. Petit in-4, [70]-448-[8] pp., basane mouchetée brune postérieure, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, pièce de titre rouge, tranches rouges (quelques restaurations à la reliure, galeries de ver sans atteinte au texte, quelques petites rousseurs, pâle mouillure angulaire à plusieurs ff.).
Édition originale posthume, Descartes décède en 1650, établie par Claude Clerselier qui en rédige également l'extensive préface. Elle est illustrée de 51 bois gravés dans le texte, certains répétés, dessinés d'après les croquis de Descartes. Ce sont Gérard van Gutschoven (qui signe de la lettre G.) et Louis de La Forge (qui signe de la lettre F.) qui sont à l'origine de cette illustration. Seules deux figures proviennent directement de Descartes et ne comportent pas de lettre. Les deux traités de Descartes constituent la première partie de l'ouvrage. Ils décrivent le corps humain, ses principales fonctions (comme la circulation ou la digestion), son mouvement, ses sens extérieurs (la vue ou l'odorat) puis intérieurs (la faim ou la joie). La seconde partie est composée des Remarques de Louis de La Forge sur le Traité de l'Homme et ses figures puis de la traduction en français de la préface en latin de Florent Schuyl, publiée dans l'édition latine de 1662, traduite par François Clerselier, fils de Claude, placée en fin de volume avant la table. Un des premiers ouvrages de physiologie, mêlant médecine et mécanique, qui aura une grande influence sur la médecine et les sciences. Tampon ex-libris H. Drouet au titre et au feuillet en regard, ex-libris manuscrit du Dr René Giroux. Tchemerzine, IV, 309; Legée, L'Homme de René Descartes (éditions de 1662 et 1664): Physiologie et mécanisme, Société française d'Histoire de la médecine, 1987; Heirs of Hippocrate, n°468. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Editions Synthèses. 1969. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 141 pages - quelques graphiques et photos en noir et blanc dans et hors texte. Texte sur deux colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Les droits de l'homme ? - Les droits et les devoirs de l'homme - Une bouteille à la mer - Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1793) - Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) - Les droits de quel homme ? - Au-delà des droits de l'homme - Les droits de l'homme, selon.. - Dossier : l'Afrique du Sud, pays exemplaire - Un rêve de liberté absolue : les Tsiganes parmi nous - Il y a des hommes et des femmes - A propos d'un génocide oublié - Le droit aux régions, ou l'urbanisme impossible - Les droits de l'homme, discours sur les peu de réalité - Les droits de l'homme et la presse - Droits de l'homme et églises - La protection des droits de l'homme dans les conflits armés - Intégration régionale et droits de l'homme : situation en Afrique et en Amérique.. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
CERCLE D'ART. 2001. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 189 PAGES - Nombreuses illustrations couleur et noir/blanc, dans et hors texte - Texte sur deux colonnes - Prologue d'Ilya Prigogine - Avec Yves Bonnefoy, Henri Cueco, André Delvaux, Roger-Pol Droit, Luc Ferry, Elisabeth de Fontenay, Albert Jacquard, Naïm Kattan, Axel Kahn, Abdelkébir Khatibi, Jannis Kounellis, Marcel Moreau, Edgar Morin, Jacqueline de Romilly, Danièle Sallenave, Philippe Sollers, Isabelle Stengers, Antoine Vergote. . . . Classification Dewey : 909.04-Ethnologie
"19 Auteurs pour un livre, qui pose une question infinie : qu'est-ce qui fait l'humanité de l'Homme ? Un chimiste, un biologiste, un généticien, un anthropologue-sociologue, un psychanalyste qui est aussi théologien, quatre philosophes, une historienne, cinq écrivains essayistes, un poète, un cinéaste, deux peintres. Cela donne un choeur de voix accordées et discordantes, une approche perspectiviste et pluridisciplinaire, où les savoirs et les fictions, les généalogies et les utopies se succèdent.Ce livre jette des ponts entre science et philosophie, nature et art. Il manifeste sans doute ce qu'Il y a Prigogine appelle ""une nouvelle rationalité"". Deux notions dues à l'auteur de La nouvelle alliance pourraient servir de fil d'Ariane à l'humanité de l'Homme : l'événement et la créativité."" Dans l'art, comme dans la nature, se réalisent à la fois des règles et des événements imprévus, des bifurcations, qui orientent le futur toujours incertain."" Ce sont les dernières lignes de la coda du volume. Les participants de ce choeur humaniste décrivent, sans s'être concertés, les bifurcations, cernent les événements qui ont conduit l'homme de "" l'hominisation à l'humanisation "" (Axel Kahn), de l'Homo erectus à l'Homo sapiens et enfin à l'homme de la Terre-Patrie (Edgar Morin). Cette odyssée échappe, en partie, à tout déterminisme. Des scénarios d'humanité et de barbarie sont toujours possibles. ""La liberté, dit Albert Jacquard, s'insère là où il y a imprévisibilité et complexité"" L'aventure du devenir humain est aussi l'histoire de sa liberté. Marcel Moreau parle du ""fabuleux gisement de tous les possibles."" Sur ce chemin se rencontrent, à chaque bifurcation, la violence et les stratégies artistes de sa sublimation, de sa transfiguration. La nature elle-même est artiste, selon Prigogine, et capable d'une autorégulation. En marge des textes, leur faisant écho ou simplement inspirée par ceux-ci, une iconographie - pour partie suggérée par les auteurs - a été sélectionnée par l'éditeur : de la paroi d'une grotte aborigène à une oeuvre de Kounellis, d'un kouros à un arbre de vie de Jeanclos, de l'écriture cunéiforme au geste de peintre de Jorn, d'un masque inuit à un visage de Basquiat, c'est un petit musée de l'humanité de l'Homme que le lecteur, le spectateur de sa propre histoire, pourra voir et réfléchir en lui. Ce livre apporte plus de questions, d'hypothèses, de paris théoriques et éthiques que des certitudes. Il reste ouvert à d'autres figures de l'humanité, car l'homme seul est capable de l'affirmation, provisoire et précaire, vitalisante ou réactive, de l'interprétation multiple et contradictoire de son passé et de son devenir.J. S.Sommaire : Avant-propos, Prologue, A l'image et à la ressemblance de l'homme, Aux sources de l'humanisme, Présence de la parole, Le cheminement de la parole, Les naissances de l'homme, De l'hominisation à l'humanisation, J'ai inventé que demain existera, L'arrachement à la nature, Faiblesse et barbarie, Apocalypse domestique, Le génie des instincts, La déprise, La grandiose invention de l'angle, Le plan incliné de Galilée, Archive et mie en scène, L'homme imaginaire, L'entre-deux, Le jazz, La nature créatrice, Dix-neuf auteurs, écrivains, artistes, philosophes, scientifiques ou théologiens ont tenté de répondre, à l'invitation de Jacques Sojcher, à la question de l'humanité de l'homme. Se penchant trop sur lui-même, celui-ci risque toujours de se perdre - d'où l'utilité du recours à des esprits éclairés, qui le retiendront de succomber au vertige, ou lui donneront un sens. Classification Dewey : 909.04-Ethnologie"