Ouest-France 1990 21 2x0 8x28 8cm. 1990. leather_bound.
Reference : 500144257
ISBN : 9782737304842
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Premier tirage de ce recueil du Cabinet du Roi publié sur ordre de Louis XIV en divers formats et planches séparées. Paris, 1685-1686. Grand in-folio de 34 grandes planches. Petites déchirures aux pliures des vues 8, 9 et 13, restaurations sans manques aux vues 1, 6, 11,19 et 28. Maroquin rouge, double cadre de triple filet doré avec chiffre royal couronné aux angles, armes frappées or au centre, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné, répété 7 fois, au sein de fleurs-de-lys et roulette fleurdelysée, filets dorés sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 560 x 420 mm.
Premier tirage de ce recueil du Cabinet du Roi publié sur ordre de Louis XIV en divers formats et planches séparées. Superbe recueil de 34 très belles estampes évocatrices du règne de Louis XIV. La plupart doubles ou plusieurs fois repliées, elles évoquent la vie de la Cour à Vincennes, Versailles et Fontainebleau, puis les campagnes de Flandre. Toutes présentent une réelle qualité artistique et sont animées sur fond architectural de groupes de personnages et cavaliers campés avec un bon sens du mouvement. Les 34 estampes dessinées par Van der Meulen, le peintre des conquêtes de louis XIV, sont gravées par R. Bonnart, Baudoin, Van Huchtenburg et Simoneau. Superbe recueil de vues de taille monumentale, somptueux panoramas du peintre bruxellois Adam Van der Meulen (1632-1690), appelé par Le Brun à Paris, nommé Premier peintre du Roi et directeur de la Manufacture des Gobelins. Il réalise plus de 150 planches pour le Cabinet du Roi. Van der Meulen accompagnait le roi dans tous ses déplacements et s'attachait à le portraiturer dans ses victoires et ses conquêtes, tout en représentant les villes conquises avec un réalisme de géographe. « Elève de Peter Snayers Van de Meulen apprit de celui-ci à dessiner les chevaux et la technique légère et transparente de l’école de Rubens. Il fut chargé de faire les modèles des tapisseries représentant les hauts faits de Louis XIV et accompagna le Roi dans tous ses voyages et toutes ses guerres. Ses tableaux reproduisent avec fidélité les compositions des troupes et jusqu’aux costumes de certains personnages et sont à ce titre des documents précieux. Quand il accompagna le roi dans les campagnes de Flandre en 1667, de Franche-Comté en 1668 et de Hollande en 1672, il prenait chaque jour les ordres du Roi, sur les épisodes que celui-ci désirait voir représenter. Il dessinait ainsi sur les lieux les campements, disposition des armées et sièges. Il peignait à la perfection les armées en campagne ». Benezit, VII, 366-367. Le recueil est ainsi réparti : - 11 Planches doubles : Vue du château de Vincennes, Vue du château de Versailles, La Reine allant à Fontainebleau, Vue de la ville et de la Citadelle de Cambray, Saint-Omer vu du costé du fort de Bournonuille, L’armée du Prince d’Orange, Vue de St Laurent de la Roche (x 2), Vue du chasteau Ste Anne (x 2), Vue du chasteau de Joux. - 10 Planches triples : Marche du Roi sur le Pont-neuf à Paris, Le Roi et sa calèche dans le bois de Vincennes, Vue du château de Versailles, Vue de la ville d’Ardrès, Entrée de la Reine dans Arras, Arrivée du Roy devant Douai, Arrivée du Roy au camp devant Mastrick, Valenciennes prise d’assaut, Le Roy s’étant rendu maitre de la ville de Cambray, Vue de Leuve. - 13 Planches quadruples : Vue du château de Fontainebleau, Vue de la ville de Béthune en Artois, Vue de la ville et du Port de Calais, Entrée du Roi dans Dunkerque, Vue de Tournay, Vue de la ville de L’Isle, Vue de Courtray, Vue de la ville et du siège d’Oudenarde, Vue de la Ville de Besançon, Dole prise dans la première conqueste que le Roy a faite, Vue de la Ville et faubourg de Salins, Vue de la Ville de Gray, Vue de l’Armée du Roy. Somptueux recueil de premier tirage. L’un des exemplaires de présent offerts par le Roi Louis XIV, conservé dans sa superbe reliure de présent en maroquin rouge aux armes et chiffre couronné du Roi Louis XIV. Les exemplaires du Cabinet du Roi peuvent être composés de vues différentes et comporter un nombre de gravures différent. Celui-ci est complet tel que paru avec ses 34 gravures. Provenance: Château de Vaux le Vicomte.
Des bibliothèques Genard et Léon Rattier, avec ex-libris. Berlin, C.F. Henning, 1751. 2 tomes en 2 volumes in-12 de: I/ (7) ff., 488 pp., (1) f. d’errata,pte. déch. restaurée ss. manque p. 191; II/ (2) ff., 466 pp., (1) f. d’errata. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Chambolle-Duru. 143 x 85 mm.
Véritable édition originale «fort rare et recherchée» de l’une des œuvres majeures de Voltaire, tirée à 3 000 exemplaires (Lettres de Voltaire à Walther du 28décembre 1751). Bengesco, n° 1178. «L’édition de 1751, l’originale, présente deux particularités: il n’y a pas une seule lettre capitale dans tout l’ouvrage excepté en tête des paragraphes (...) C’est le premier livre imprimé tout entier avec l’orthographe de Voltaire». (Bengesco, n° 1178). Y songeant depuis 1732, Voltaire entreprend cet ouvrage historique à Cirey, à la demande de la marquise du Chatelet qui souhaitait pouvoir lire sans fatigue l’histoire moderne. Ce geste galant répondait en fait au dessein profond de l’auteur: expliquer le monde de l’histoire à la lumière de l’éternelle raison. Il dit qu’il passa trente années à s’instruire des faits principaux de ce règne. «Sa vie accidentée l’avait mis au contact d’un grand nombre de témoins directs et de grands personnages du règne de Louis XIV, rendant ainsi très croustillantes les intrigues, et anecdotes révélées pour la première fois au public, tels «le Masque de fer» ou «le drame des poisons», et si chargées de l’atmosphère de l’époque et de l’air du temps.» La longue maturation de l’œuvre fit ensuite évoluer Voltaire vers une étude des progrès de l’esprit humain et de l’histoire des mœurs. «C’est encore plus d’un grand siècle que d’un grand roi que j’écris l’histoire». «Lesiècle de Louis XIV est à la fois le plus important des travaux historiques de Voltaire et une de ses plus belles œuvres. Voltaire s’y montre l’égal des grands écrivains du XVIIe siècle dont il proclame ici l’éclatante supériorité» (Dictionnaire des œuvres). «Voltaire s’y révèle l’un de nos premiers historiens» (R. Pomeau, En Français dans le texte). Le Siècle de Louis XIV émerveille les contemporains de Voltaire. Dès le 17 juin 1738, Frédéric II écrivait ainsi à Voltaire: «Je vous prie instamment de continuer «Le Siècle de Louis xiv». «Jamais l’Europe n’aura vu de pareille histoire; et j’ose vous assurer qu’on n’a pas même l’idée d’un ouvrage aussi parfait que celui que vous avez commencé». L'intention de départ était de démontrer la supériorité du XVIIe siècle, « si fertile en grands esprits » et de Louis XIV, sur le gouvernement de Louis XV. Grande était l'audace de Voltaire à entreprendre une telle œuvre en 1732. L’écrivain préfère faire paraitre l’ouvrage à Berlin, sous le patronage officieux de Frédéric II, et c’est dans cette ville que sera imprimée la première édition, par C.F. Henning, l’imprimeur du roi. Le nom de Voltaire ne figure pas sur la page de titre. « Premier historien moderne, Voltaire donne ainsi la première grande œuvre historique où le personnage central est la nation et l'intérêt concentré sur les mœurs et non sur les batailles. Il y avait quelque audace et quelque courage à entreprendre, vers 1732, une telle œuvre. La mémoire de Louis XIV était honnie, on ne se souvenait que des misères de la fin du règne, de l’austérité des dernières années. Ce qui est remarquable, c’est qu’il ait tenté d’anticiper le jugement de l’Histoire et qu’il y ait, somme toute, admirablement réussi; chaque chapitre est un chef-d’œuvre de lucidité, de rapidité, d’intelligence, d’esprit de synthèse » (Dictionnaire des Œuvres). Séduisant exemplaire finement revêtu par Chambolle-Duru d’une élégante reliure en maroquin rouge. Provenance: Genard (cat. 1882, n°858) et Léon Rattier (cat. 1920, n°196), avec ex-libris.
Très bel exemplaire en maroquin rouge de l’époque aux armes et au chiffre couronné du roi Louis XIV. Paris, Imprimerie Royale, 1670. In-folio de (4) ff., 8 pp. de texte, 11 gravures sur 7 double-pages, pp. numérotées 17 à 67 comportant pour la plupart une grande eau-forte, 9 planches de devises reliée entre les ff. 29 et 30, entre les ff. 35 et 36, 37 et 38, 43 et 44, 45 et 46, 51 et 52, 53 et 54, 60 et 61, 62 et 63, (1) f., pp. 65 à 104. Une seconde version de la planche 58 a été ajoutée au début du volume, coloriée à la main à l’époque et enluminée. Nombreux bandeaux, vignettes, initiales. 4 ff. brunis. Est jointe au volume une table des illustrations manuscrite d’une main contemporaine. Ainsi complet. Maroquin rouge, double encadrement de triple filet doré, armoiries frappées or au centre, chiffre couronné aux angles, dos à nerfs orné de fleurs de lys dorées et de chiffres couronnés dans les entrenerfs, roulette dorée sur les coupes, roulette fleurdelysée intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 560 x 410 mm.
Le plus beau livre de fêtes des premières années du règne de Louis XIV. Brunet, II, 337. L’ouvrage, dont le texte est l’œuvre de Charles Perrault, avec une relation en vers latins par Fléchier, est orné de 96 estampes gravées par Chauveau, et Israël Silvestre: 30 eaux-fortes de Chauveau représentant les cavaliers des cinq quadrilles et les caparaçons de leurs chevaux, 8 eaux-fortes oblongues sur quatre feuillets doubles, 55 eaux-fortes représentant des emblèmes et devises, 3 eaux-fortes doubles d’Israël Silvestre. L’ouvrage fait partie de la collection du Cabinet du Roy. Cette collection se compose de volumes d’estampes exécutées par ordre de Louis XIV et publiés d’abord séparément, en différents formats, avec des explications imprimées. Les exemplaires publiés séparément avant la formation de cette collection, ont l’avantage de présenter les premières épreuves des planches. Les courses de testes et de bagues, ici en premier tirage, représentent les fêtes données aux Tuileries à l’occasion de la naissance du Dauphin: cinq quadrilles en costumes somptueux exécutèrent des figures de Carrousel pendant trois jours. Le Roy y est représenté en costume romain. (Histoire de l’édition française. Le Livre triomphant, planche 12). L’origine de cette fête, et par suite de ce livre, serait la réalisation d’un rêve d’enfant. «A en croire Vulson de La Colombière, les images du ‘Théatre d’honneur’, superbe volume illustré édité à Paris en 1648, émerveillèrent le petit Louis XIV, et si l’on rapproche ces images de celles que le même artiste, Chauveau, grave après la Course de bagues de 1662, il semble que cette fête n’ait été que la réalisation d’un rêve d’enfant». Très bel exemplaire en maroquin rouge de l’époque aux armes et au chiffre couronné du roi Louis XIV.
Edition originale absolument rarissime du roman libertin dont Louis XIV est le héros, qui défraya tant la chronique littéraire, politique et bibliophilique. Imprimé en Hollande vers 1667. Petit in-12 de 96 pages, titre compris, dernière page en 15 lignes. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Thibaron-Joly. 127 x 72 mm.
Edition originale absolument rarissime de ce roman libertin dont Louis XIV est le héros qui dÉéraya tant la chronique littéraire, politique et bibliophilique. Willems, 1770, Tchemerzine, II, 166. Willems dans sa bibliographie des Elzévier, rapporte cette savoureuse histoire : « Nous lisons dans une Lettre à Achille Jubinal, qui fait partie du Pêle-mêle philosophique et littéraire de F. Grille (Paris, 1850) : « Vous qui courez et dénichez les raretés, dites moi, je vous prie, si vous avez rencontré de par le monde un petit livre intitulé : Les Amours du Palais Royal, qui parut sous Louis XIV. MM. Brunet, Beuchot, Jacob et Quérard n’en parlent pas. Ce livre fut imprimé en Hollande ; un exemplaire en fut envoyé à Louvois qui le porta au Roi, le Roi le montra à Mme Henriette ; elle y était, avec lui, fort compromise. Elle en parla à l’évêque de Valence, Cosnac ; l’évêque disparut et s’en alla à La Haye ; au bout de huit jours il revint chargé de toute l’édition qu’il avait achetée pour la brûler. Trois exemplaires étaient restés, la princesse les eut entre les mains et les jeta au feu. Cependant on les vit ; il y en eut des copies, d’incomplètes copies sur lesquelles on fit une seconde édition, pleine de lacunes ». Grille n’indique pas où il a pris cette piquante anecdote, mais le fond en est exact, et les Mémoires de Dan. de Cosnac, publiées en 1852, sont venues la confirmer, au moins dans ses points principaux. » Barbier (Dictionnaire des anonymes) ignorait lui aussi l’existence de cette édition originale non datée, et citait les deux copies, datées 1667, la première, avec la dernière page en 15 lignes, la contrefaçon, avec la dernière page en 10 lignes. À Pâques 1659, le comte de Bussy-Rabutin prend part à une orgie au château de Roissy, où il médit outrageusement et scandaleusement sur les mœurs de la cour, sur le roi et sur la famille royale (décrit plus tard dans son œuvre « Histoire amoureuse des Gaules »). Il est alors condamné, trois mois plus tard, à un premier exil de la Cour de France par le jeune roi Louis XIV, dans le château familial de Bussy de son domaine bourguignon. En 1660, incorrigible, il écrit sans vouloir le publier son pamphlet satirique et calomnieux « Histoire amoureuse des Gaules », chronique sur les frasques de certaines personnes de la cour et sur les premières amours du jeune Louis XIV et de Marie Mancini (nièce du cardinal - premier ministre Jules Mazarin) qu'il tourne en ridicule, pour amuser sa maîtresse, la marquise de Montglas et quelques-uns de ses amis. L'intrigante marquise de la Baume fait alors secrètement copier l’œuvre, puis répandre sa publication en avril 1665 à Liège, à l'insu de l'auteur. L'œuvre scandaleuse parvient à la cour et au jeune roi qui fait arrêter l'auteur en 1666, le destitue de toutes ses charges et le fait enfermer treize mois à la Bastille (alors qu'il vient juste d'être élu à l'Académie française) avant de le faire exiler et disgracier à vie, pour la seconde fois, dans son château en Bourgogne, où ce dernier passera dix-sept années d'exil et la fin de sa vie. La rareté de cette originale est légendaire puisque la famille royale l’acheta en bloc pour la détruire et jusqu’à ce jour, un seul autre exemplaire était répertorié, celui de La Villestreux et L. de Montgermont relié par Lortic en maroquin rouge et cité par Willems et Tchemerzine. Magnifique exemplaire, à belles marges, reliÉ en maroquin rouge de Thibaron‑Joly.
Reference : LCS-17676
Précieux exemplaire orné de 89 estampes et conservé dans son maroquin citron de l’époque aux armes et chiffre du Roi Louis XIV. [Paris, 1727]. - Grand in-folio de : - 1 plan, - 44 planches à pleine page, - 3 planches sur double-page, - 5 feuillets avec 41 gravures de petit format, Soit un total de 89 planches en 53 pièces. Plein maroquin citron, double encadrement de triple filet doré sur les pats, chiffre couronné aux angles, armes frappées or au centre, tranches dorées, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée. Légers frottements aux coiffes et charnières. Éraflure pâle sur le premier plat. Reliure de l’époque. 632 x 458 mm.
Superbe ouvrage consacré à la description de la grotte de Versailles. Il s’agit du tome VI de la seconde édition de cette superbe collection d'estampes, exécutées sur ordre de Louis XIV en 23 tomes (la première édition parut vers 1677-1679 en volumes de différents formats, avec des textes explicatifs). Éclairé par son Ministre Colbert, Louis XIV, dans un double souci de mécénat et de propagande, chercha à faire reproduire ses collections ainsi que les événements culturels importants de son règne. Les commandes qu’il passa formèrent le fonds que l’on connaît sous le nom de « Cabinet du Roi ». Le Cabinet du Roi fut l’une de plus belles réussites entreprises à la gloire du roi. La Description de la grotte contient 20 planches gravées entre 1672 et 1678, par Le Paultre, Chauveau, Picart, Edelinck, Baudet... Le Labyrinthe comprend 41 planches de petit format sur 5 feuillets, et signées Le Clerc. Suivent 28 planches de fontaines et statues de bassins, signées Le Paultre (1672-1680), Silvestre (1680-1684), Chastillon (1683), Simonneau le Jeune (1688-1689)... « Quant à ce que nous avons nommé la première édition [du Cabinet du Roi], comme il ne s’en trouve presque jamais d’exemplaires complets, il n’est guère possible de l’apprécier. » (Brunet, I, 1444). Superbe exemplaire, complet de ses 89 planches, conservé dans sa reliure de l'époque en maroquin citron aux armes et chiffre de Louis XIV. Olivier-Hermal, Reliures armoriées françaises, planche 2494, fers n°10 et n°21. Provenance: Viscount Cowdray avec ex-libris armorié ; Baron Alexis de Redé avec ex-libris armorié.