‎Bard Patrick‎
‎La Frontière‎

‎Seuil 2003 384 pages poche. 2003. Broché. 384 pages.‎

Reference : 500139755
ISBN : 9782020604383


‎Bon état‎

€3.00 (€3.00 )
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Démons et Merveilles
M. Christophe Ravignot

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‎Belot Robert‎

Reference : 34876

ISBN : 97827025130164

‎Guerre et frontières : la frontière franco-suisse pendant la Seconde guerre mondiale‎

‎ Lavauzelle / Alphil, 2006, collection Histoire, mémoire & patrimoine, 367 pages, in/8 broché. ‎


‎"La particularité de la frontière entre la France et la Suisse vient de ce qu'elle n'est pas tributaire d'une histoire conflictuelle. Elle a suscité l'existence d'une «société frontalière», d'un habitus (social, religieux, culturel, technique, économique) de «transfrontiérité» qui a traditionnellement tendu à relativiser la de rupture de la frontière politique.Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, tous les acteurs politiques du moment (suisses, allemands, français et italiens) s'efforcent de transformer cet espace transfrontalier en limite infranchissable et surveillée. Mais l'imperméabilité désirée et organisée a-t-elle été effective ? Les politiques coercitives ont-elles réussi à avoir raison de la force de cette tradition de solidarité transfrontalière ? Dans ces conditions, comment circulent les biens, les personnes, les renseignements ? Comment des flux clandestins s'organisent-ils pour venir en aide aux persécutés ou aux résistants ?Mais la frontière en guerre n'est pas un simple objet d'histoire. C'est aussi un lieu de mémoire. Il convenait donc également de tenter de dévoiler les phénomènes de représentation et de remémoration auxquels cette histoire a donné lieu. Comment la société frontalière s'est-elle souvenue de cette histoire émaillée de drames et de compromissions mais aussi de remarquables actes de courage et de sauvetage ? L'épreuve de la guerre et les solidarités créées dans l'extrême ont-elles été de nature à renforcer cette identité régionale après-guerre ?Pour mener à bien ce projet ambitieux, il convenait de dépasser les cadres nationaux de la recherche sur la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre en développant une coopération scientifique transfrontalière dans un cadre régional. Car l'enjeu ultime est d'aboutir à un croisement des regards et des sources susceptible de constituer un jeu de miroir où pourraient se rencontrer les multiples facettes d'une réalité complexe, incluant notamment les Français en Suisse et les Suisses en France, mais aussi les autres acteurs, Allemands, Italiens,Américain et Anglais." ‎

Phone number : 04 78 30 94 84

EUR20.00 (€20.00 )

‎Belot Robert‎

Reference : 34877

ISBN : 97827025130164

‎Guerre et frontières : la frontière Franco-Suisse pendant la Seconde guerre mondiale.‎

‎ Lavauzelle / Alphil, 2006, collection Histoire, mémoire & patrimoine, 367 pages, in/8 broché. ‎


‎"La particularité de la frontière entre la France et la Suisse vient de ce qu'elle n'est pas tributaire d'une histoire conflictuelle. Elle a suscité l'existence d'une «société frontalière», d'un habitus (social, religieux, culturel, technique, économique) de «transfrontiérité» qui a traditionnellement tendu à relativiser la de rupture de la frontière politique.Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, tous les acteurs politiques du moment (suisses, allemands, français et italiens) s'efforcent de transformer cet espace transfrontalier en limite infranchissable et surveillée. Mais l'imperméabilité désirée et organisée a-t-elle été effective ? Les politiques coercitives ont-elles réussi à avoir raison de la force de cette tradition de solidarité transfrontalière ? Dans ces conditions, comment circulent les biens, les personnes, les renseignements ? Comment des flux clandestins s'organisent-ils pour venir en aide aux persécutés ou aux résistants ?Mais la frontière en guerre n'est pas un simple objet d'histoire. C'est aussi un lieu de mémoire. Il convenait donc également de tenter de dévoiler les phénomènes de représentation et de remémoration auxquels cette histoire a donné lieu. Comment la société frontalière s'est-elle souvenue de cette histoire émaillée de drames et de compromissions mais aussi de remarquables actes de courage et de sauvetage ? L'épreuve de la guerre et les solidarités créées dans l'extrême ont-elles été de nature à renforcer cette identité régionale après-guerre ?Pour mener à bien ce projet ambitieux, il convenait de dépasser les cadres nationaux de la recherche sur la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre en développant une coopération scientifique transfrontalière dans un cadre régional. Car l'enjeu ultime est d'aboutir à un croisement des regards et des sources susceptible de constituer un jeu de miroir où pourraient se rencontrer les multiples facettes d'une réalité complexe, incluant notamment les Français en Suisse et les Suisses en France, mais aussi les autres acteurs, Allemands, Italiens,Américain et Anglais." ‎

Phone number : 04 78 30 94 84

EUR20.00 (€20.00 )

‎( Bandes Dessinées ) - Sébastien Philippe.‎

Reference : 16602

(2005)

‎Ex-Libris dessiné par Sébastien Philippe pour la série " Les Chevalier du Ciel - Tanguy et Laverdure " et l'album : Une Frontière Obscure.‎

‎ Editions Dargaud 2022. Superbe ex-libris offset, au format 30 x 12 cm, avec dessin en noir et blanc de Sébastien Philippe pour la série " Les Chevalier du Ciel - Tanguy et Laverdure ", édité pour la sortie de l'album : Une Frontière Obscure. Edition originale en état proche du neuf. ‎


‎ Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues‎

Phone number : 06 80 26 72 20

EUR15.00 (€15.00 )

‎( Bandes Dessinées ) - Hermann Huppen dit Hermann.‎

Reference : 18239

(2000)

‎Ex-Libris " Jéremiah " , tome 19 - Zone Frontière ( Planche 27, case 4 ) numéroté et signé par Hermann.‎

‎ Editions Dupuis / Swof 2000. Ex-Libris " Jéremiah ", reprenant la case 4 de la planche 27, de l'album n° 19 : Zone Frontière. Tiré à part signé par Hermann, numéroté à 250 exemplaires. Tirage en offset couleurs au format 21 x 29,5 cm. Etat parfait. Edition originale. Epuisé chez l'éditeur‎


‎ Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues‎

Phone number : 06 80 26 72 20

EUR25.00 (€25.00 )

‎SOUBIRAN, Yvonne‎

Reference : 54723

(1928)

‎Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

‎3 cahiers manuscrits dont deux brochés (l'un oblong), 1928, 40 ff. et 1943, 36 ff. et l'autre cartonné (recueil de citations). Rappel du titre complet : Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎


‎Très remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

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