France loisirs 1996 269 pages in8. 1996. cartonné jaquette. 269 pages.
Reference : 500126873
ISBN : 9782724295153
Bon état
Démons et Merveilles
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TORT-NOUGUÈS, Ancien Grand Maître de la Grande Loge de France
Reference : 34515
(2001)
Paris Guy Trédaniel 2001 in-12°
Bon Couverture souple
Rio-Grande do Sul, auto-édité, 1881. Imprimé à Paris par B. Millet. Document technique de 12,4 mètres de long sur 31 cm de haut, imprimé sur lin. Signature à la plume sur la page de titre. Rarissime profil longitudinal rarissime d'un projet ferroviaire, daté du 5 octobre 1881, imprimé sur lin. Cette ligne de chemin de fer devait relier le port de Rio Grande, dans le Rio Grande do Sul, à la ville de Bagé, près de la frontière uruguayenne. Ce document présente le profil longitudinal complet de la ligne, à l'échelle 1/4000 pour les longueurs et 1/400 pour les hauteurs, et indique les déblais, les remblais, les rampes, les plaines et les gares intermédiaires, notamment celles de Rio Grande et de Quinta. Outre le profil de la voie ferrée, le document comprend un dessin d'une locomotive de l'époque, accompagné de calculs manuscrits de ses performances et de ses proportions. Le lin sur lequel il a été imprimé est plus résistant que le papier, ce qui indique un document conçu pour supporter des manipulations récurrentes sur les chantiers et dans les bureaux d'études. L'ensemble comprend deux cartes cyanotypes (plans) d'époque : 1) Carte générale du tracé, représentant la ligne de chemin de fer partant du port de Rio Grande, traversant des localités telles que Quinta, Piratini, Herval, Candiota et se terminant à Bagé. Elle indique les principaux éléments géographiques comme la lagune de Lagoa dos Patos, l'océan Atlantique, les rivières et les routes royales. Les noms des gares sont accompagnés du kilométrage et des distances cumulées ; et 2) Profil altimétrique de la ligne, illustrant graphiquement les variations d'altitude le long du parcours, avec les distances respectives entre les gares. Le graphique à l'échelle illustre la progression du niveau de la mer à Rio Grande jusqu'aux hautes altitudes de la région de Bagé, révélant les difficultés techniques liées aux rampes et aux pentes. Signé par l'ingénieur responsable à l'époque. Les deux cartes sont en bon état. Dimensions : 42 × 31 cm. Le profil, en très bon état, présente quelques marques ou détails mineurs dus à l'âge et est entièrement restaurable si souhaité. Il est conservé (plié – 21,5 x 33 cm) dans un coffret moderne doublé de velours. Dimensions totales du coffret fermé : 4 x 25,5 x 35,5 cm. Le projet de la ligne de chemin de fer Rio Grande-Bagé s'inscrit dans le cadre du développement du réseau ferroviaire du Second Empire, visant à relier l'intérieur pastoral et frontalier du Rio Grande do Sul au port de Rio Grande. En 1881, année de rédaction de ce document, la Province était le théâtre d'intenses débats concernant les concessions ferroviaires, souvent menés par des ingénieurs et des entreprises étrangères, notamment françaises et anglaises, chargées du tracé, du financement et de la réalisation. Cet exemplaire constitue non seulement un témoignage de l'histoire du génie ferroviaire au Brésil impérial, mais aussi une illustration matérielle de l'influence française dans la construction du réseau de transport du sud du pays. La ligne de chemin de fer Rio Grande-Bagé trouve son origine dans le projet présenté au gouvernement impérial par l'ingénieur José Felipe Neri Ewbank da Câmara (Porto Alegre, 17 avril 1843 - Rio de Janeiro, 3 mars 1890) en octobre 1872. Ce projet prévoyait une ligne reliant Rio Grande à la ligne Porto Alegre-Urugaiana à São Gabriel. Le 10 septembre 1873, un décret autorisant sa construction fut signé, le même décret qui autorisait la ligne Porto Alegre-Urugaiana. En 1874, la concession fut accordée à l'homme d'affaires Higino Correa Durão pour exploiter cette ligne jusqu'à Alegrete. Higino n'ayant pas respecté les délais contractuels, la concession fut renégociée par le gouvernement avec les hommes d'affaires Miguel Gonçalves da Cunha et James Gracie Taylor, qui la conservèrent pendant 90 ans. Le projet prévoyait deux phases : la première entre Rio Grande et Bagé, parallèle à la frontière uruguayenne, et la seconde jusqu’à Alegrete. Comme pour de nombreux projets de l’époque, ces hommes d’affaires renégocièrent la concession avec la Compagnie Impériale des Chemins de Fer du Rio Grande do Sul le 11 décembre 1880. Durant la construction de la voie ferrée, la Compagnie Impériale fusionna avec la Southern Brazilian Railway Company le 17 février 1883. La construction du chemin de fer Rio Grande-Bagaé débuta le 27 novembre 1881. À l’instar des autres chemins de fer de l’époque, des techniques et des matériaux plus simples furent adoptés afin de minimiser les coûts. Les travaux se déroulèrent comme prévu et le premier tronçon, entre Rio Grande et Bagé, fut inauguré le 2 décembre 1884, sur une longueur de 283 km. Le raccordement à la ligne Porto Alegre-Uruguaiana à Cacequi ne fut réalisé que le 8 octobre 1900 avec l'achèvement du tronçon entre São Gabriel et São Sebastião. La ligne resta sous le contrôle de la Compagnie du Sud jusqu'au 6 juin 1905, date à laquelle sa concession fut reprise par le gouvernement fédéral et transférée à la Compagnie Auxiliaire. Transportant du bétail et de la viande séchée jusqu'au port de Rio Grande, la ligne a longtemps été perçue comme un symbole de prospérité par les locaux. Cependant, dès la fin du 19e siècle, son trafic commençait à diminuer en raison des prix élevés du fret, d'un service parfois douteux et de l'interruption du service ferroviaire par la Révolution fédéraliste de 1893-5.
Un document historique unique, sans aucun autre exemplaire trouvé. Un témoignage touchant de la présence française en pays gaúcho.
1 registre in-8 (27 x 20 cm) reliure plein vélin de remploi, rédigé tête-bêche, Mention de titre en couverture: «Memoyre : [… ] testamens, mariage [… ] Declaration d’actes, d’achapts et autres mémoires» et sur l’autre couverture: «Memoyre des quitances Dachpts [ Mémoire des Quittances d’Achat ], 1 f. blanc, 17 ff. manuscrits, 53 ff. blancs, 55 ff. manuscrits. On joints quelques actes de même provenance (dont une transaction immobilière à Saint-Astier).Passionnant «Livre de Raison» de la famille de Paul de Lacoste, époux de Fr. de la Grace (marié en 1659), ayant passé son testament devant notaire royal à Sainte-Foy-la-Grande. La généalogie remonte à Mathieu de Lacoste, né en 1560, puis à Jean, fils de Mathieu, né en 1595, Etienne (né en 1597) et Suzanne (née en 1599). Jean est baptisé par Mollay, ministre de Fauillet, Etienne par le ministre Danglade, Suzanne par Desparats, «ministre de cette ville», juste après la promulgation de l’Edit de Nantes. Parmi d’autres documents joints, un acte daté d’octobre 1709 fait mention de «Noble Alexandre de Lacoste, Escuyer seigneur de Lussac», manifestant l’ascension sociale de la famille de Lacoste. Comme dans tout livre de raison, on y trouve non seulement mention des actes d’état civil, mais également de tous les achats, échanges de terre et de consolidation parcellaire révélatrice de l’accroissement de la fortune des Lacoste. On y découvre surtout un remarquable «Estar du Raport du bled de la ville & iurysdicion de St foy En Ajenois sur dordogne despuis lannee 1577. iusques a lannee 1642 et suyvantes ainsy quil a communement valeu au marche dicelle annee par annee, Ledict Raport S'estrant au vray des livres de monsieur Proizeau S. de [masse]... & de Faure. Et afin que le raport iuste puisse servir a ceux de Montravel faut scavoir que la mesure dud. montravel Est plus grande que Celle de St foy dune neufviesme. ainsy quand Le bled a valu dans st Foy huit solz il faut conter neuf pour Montravel. Et lorsquil a bally [valu] vingt & quattro solz faut conter vint & sis Et un quart ou quan pour sept de plus. la forée se fait du prix du bled d'ung St martyn a lautre St Mich. la l’autre.» [ Transcriptionrapide : État du rapport du blé de la ville et juridiction de Sainte-Foy-en-Agenois sur Dordogne [Sainte-Foy-la-Grande], depuis l'année 1577 jusqu'à l'année 1642 et suivantes, tel qu'il a couramment valu, année après année, sur le marché de ladite ville. Ce rapport est extrait fidèlement des livres de monsieur Proizeau, seigneur de Masse, et de Faure. Et afin que ce rapport exact puisse également servir pour Montravel, il faut savoir que la mesure dudit Montravel est plus grande d'un neuvième que celle de Sainte-Foy. Ainsi, lorsque le blé vaut huit sols à Sainte-Foy, il faut compter neuf sols pour Montravel. Et lorsqu'il a valu vingt-quatre sols, il faut compter vingt-six sols et un quart (ou un quarton) en plus. La forée [i.e. le prix moyen officiel] s'établit d'une Saint-Martin à l'autre (ou d'une Saint-Michel à l'autre) ]. Le document est en réalité plus complet, car il contient les relevés systématiques du prix des grains à Sainte-Foy-la-Grande de 1577 jusqu’à 1699 (liste de 1577 à 1676 puis de 1677 à 1699), pour le froment, le seigle et l’avoine, mesuré par quart (l’unité locale de mesure des grains)! On y relève l’explosion des prix certaines années, comme en l’année 1595, en 1598 ou en 1694, fameuse année de famine... La seconde partie rédigée tête-bêche s’ouvre sur une longue description(une page et demie) de l’inondation d'une cité (sans doute Sainte-Foy) par la Dordogne, survenue le 15 mars 1615. On y évoque la place du Foirat, le lieu dit La Crabière, la porte du chay appelée la Libournaise (ou Libournette), la fonte subite des «neiges des montagnes» qui surpris la plaine. Suit une brève description d’un autre tempêtedu 20 février 1617 «fust un sy grand vent qui dura presque tout le jour» qu’il abattit «grand quantité de grands noyers et autres grands arbres» [ … ]
Remarquable manuscrit, probablement rédigé à partir de 1595/1600 jusqu'à la fin du XVIIe siècle (si les mercuriales courent jusqu'en 1699, les dernières rédactions plus développées s'arrêtent vers 1680), d'un très grand intérêt local. Dans ce passionnant «Livre de Raison» de la famille de Paul de Lacoste, époux de Fr. de la Grace (marié en 1659), ayant passé son testament devant notaire royal à Sainte-Foy-la-Grande. La généalogie remonte à Mathieu de Lacoste, né en 1560, puis à Jean, fils de Mathieu, né en 1595, Etienne (né en 1597) et Suzanne (née en 1599). Jean est baptisé par Mollay, ministre de Fauillet, Etienne par le ministre Danglade, Suzanne par Desparats, «ministre de cette ville», juste après la promulgation de l’Edit de Nantes. Parmi d’autres documents joints, un acte daté d’octobre 1709 fait mention de «Noble Alexandre de Lacoste, Escuyer seigneur de Lussac», manifestant l’ascension sociale de la famille de Lacoste. Comme dans tout livre de raison, on y trouve non seulement mention des actes d’état civil, mais également de tous les achats, échanges de terre et de consolidation parcellaire révélatrice de l’accroissement de la fortune des Lacoste. On y découvre surtout un remarquable «Estar du Raport du bled de la ville & iurysdicion de St foy En Ajenois sur dordogne despuis lannee 1577. iusques a lannee 1642 et suyvantes ainsy quil a communement valeu au marche dicelle annee par annee, Ledict Raport S'estrant au vray des livres de monsieur Proizeau S. de [masse]... & de Faure. Et afin que le raport iuste puisse servir a ceux de Montravel faut scavoir que la mesure dud. montravel Est plus grande que Celle de St foy dune neufviesme. ainsy quand Le bled a valu dans st Foy huit solz il faut conter neuf pour Montravel. Et lorsquil a bally [valu] vingt & quattro solz faut conter vint & sis Et un quart ou quan pour sept de plus. la forée se fait du prix du bled d'ung St martyn a lautre St Mich. la l’autre.» [ Transcriptionrapide : État du rapport du blé de la ville et juridiction de Sainte-Foy-en-Agenois sur Dordogne [Sainte-Foy-la-Grande], depuis l'année 1577 jusqu'à l'année 1642 et suivantes, tel qu'il a couramment valu, année après année, sur le marché de ladite ville. Ce rapport est extrait fidèlement des livres de monsieur Proizeau, seigneur de Masse, et de Faure. Et afin que ce rapport exact puisse également servir pour Montravel, il faut savoir que la mesure dudit Montravel est plus grande d'un neuvième que celle de Sainte-Foy. Ainsi, lorsque le blé vaut huit sols à Sainte-Foy, il faut compter neuf sols pour Montravel. Et lorsqu'il a valu vingt-quatre sols, il faut compter vingt-six sols et un quart (ou un quarton) en plus. La forée [i.e. le prix moyen officiel] s'établit d'une Saint-Martin à l'autre (ou d'une Saint-Michel à l'autre) ]. Le document est en réalité plus complet, car il contient les relevés systématiques du prix des grains à Sainte-Foy-la-Grande de 1577 jusqu’à 1699 (liste de 1577 à 1676 puis de 1677 à 1699), pour le froment, le seigle et l’avoine, mesuré par quart (l’unité locale de mesure des grains)! On y relève l’explosion des prix certaines années, comme en l’année 1595, en 1598 ou en 1694, fameuse année de famine... La seconde partie rédigée tête-bêche s’ouvre sur une longue description(une page et demie) de l’inondation d'une cité (sans doute Sainte-Foy) par la Dordogne, survenue le 15 mars 1615. On y évoque la place du Foirat, le lieu dit La Crabière, la porte du chay appelée la Libournaise (ou Libournette), la fonte subite des «neiges des montagnes» qui surpris la plaine. Suit une brève description d’un autre tempêtedu 20 février 1617 «fust un sy grand vent qui dura presque tout le jour» qu’il abattit «grand quantité de grands noyers et autres grands arbres» [ … ]. Etat très satisfaisant (reliure frottée, traces d'usages avec qq. accrocs, mouill. colorée en marge intérieure des premiers feuillets, bon état par ailleurs, l'on joint quelques actes de même provenance dont une transaction immobilière à Saint-Astier) pour ce document éclairant l'histoire de la région de Sainte-Foy-la-Grande, sur la Dordogne, aux limites extrêmes du département la Gironde.
Paris Tallandier 1991 in-8° de la Bibliothèque Napoléonienne, préface de Jean Tulard
Bon Couverture souple
Paris Le livre Chez Vous 2000 Édition présentée et complétée par C. Bourachot
Bon Couverture souple